SOI
(01. lxix, 4.)
Grèce asiatique et Perse* —
A la suite des troubles de Naxos, révolte des Grecs d'Ionie contre la Perse , à 1 instigation d'Aristagoras , gouverneur de Milet pour Histiée; rôle politique de l'historien Hécatée de Milet.
soo.
(01. ixx, 1.)
Grèce et Perse. — Aristagoras vient, au nom des Ioniens, solliciter les secours des Grecs d'Europe. Refus de Sparte; Athènes décrète l'envoi de vingt vaisseaux i secours envoyés aussi par Ërétric de l'Eubée.
nielle.— Premier poëte comique grec en Sicile, Épicharme, avant que Chionide fasse représenter des comédies à Athènes.
V* SIÈCLE AVANT J. C
APERÇU GÉNÉRAL
Il n'y a d'éclat et d'histoire proprement dite qu'à Rome , en Perse et en Grèce.
A Rome, les dissensions entre le peuple et les patriciens , la ty-
Y* S1ÈCLB AVANT J. C.
rannie même et la chute des décemvirs, seront d'imposants spectacles, où les passions politiques ne dégraderont pas ceux qu'elles auront égarés.
Chez les Perses, l'ambition des Darius et des Xerxès, si elle n'a rien d'élevé, se montrera du moins gigantesque : en menaçant la Grèce, elle y va susciter Miltiade, Thémistocle, Aristide, Athéniens immortels, et le Spartiate Léonidas.
Heureux les Grecs, s'ils n'avaient combattu que pour se défendre contre les rois de l'Asie , et si leurs annales militaires n'offraient pendant ce siècle que les journées de Marathon, des Thermopyles, de Platées, deMycale, et cette retraite des Dix Mille, dont la gloire parut égaler celle d'un triomphe! Mais de tristes rivalités allument entre Athènes et Lacédémone cette guerre du Péloponnèse, où, pendant vingt-huit ans, la bravoure et le talent rendent la victoire incertaine. Après la trahison d'Alcibiade, il faut encore les subsides du grand roi pour faire pencher la fortune du côté des Spartiates. Cependant, au bruit de tant de combats, les Athéniens cultivent, agrandissent les sciences et le3 arts : le nom de Périclès est resté à son siècle. La discussion des affaires publiques formait des orateurs habiles qui devenaient souvent de dangereux démagogues; le sentiment de la gloire nationale éveillait dans Hérodote, dans Thucydide, la féconde muse de l'histoire; les chants lyriques dePindare animaient les athlètes et les guerriers. Phidias et Polyclète créaient ou perfectionnaient la sculpture ; Hippocrate la médecine; Eschyle, Sophocle, Euripide, l'art sublime de la tragédie : Aristophane abusait déjà des libertés de la scène comique.
Mais dans ce siècle de lumières, chez un peuple poli et léger, au sein duquel l'esprit et les grâces de la courtisane Aspasie avaient de la célébrité et de l'influence, Socrate, un des précepteurs de l'humanité, allait être condamné comme impie : cette sentence inique dit assez toute la puissance que gardait encore le polythéisme.
perse. — Les Ioniens cl leurs des Grecs rebelles est remise sous le auxiliaires d'Athènes incendient Sar- joug des Perses, des: ils sont poursuivis par les Per- Borne. — Création de la dicta-
(OL txx, J.) 1
Grèce. — Eschyle , à vingt-cinq ans, commence à faire représenter des tragédies.
ses jusqu'à Éphèse. Départ des Athéniens; la guerre continue.
(01. lxx, S; R. 256 )
Verse. — L'Ile de Cypre alliée
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turc, magistrature curulc extraordinaire, souveraine, sans partage, mais temporaire (au plus six mois); les patriciens s'en feront une arme contre les révoltes du peuple, qu'irrite la misère aggravée par l'usure.
pêne. — ■ Aristagoras, un des agitateurs de l'ionie, a été réduit à fuir en Thrace, où il est tué. — Histiée, l'ancien tyran de Milet, revient au milieu des Grecs, non pour revendiquer la tyrannie, mais pour s'associer au mouvement d'indépendance.
atome. — La bataille du lac Rhégille perdue par les Latins, défenseurs du vieux tyran Tarquin le Superbe, affermit le gouvernement républicain.
Pcroc. — Les Grecs d'Asie confédérés perdent avec la bataille navale de l'Ile de Lada , près de Milet, tout espoir d'indépendance. Milet, d'où était parti le signal de la guerre, il y a six ans, est prise par les Perses. — Un neveu de Polycrate redevient tyran à Samos. — Réduction de la Carie qui s'était jointe aux Ioniens.
(01. lx*i, 4 ; R. Î6Î.)
Cirèce.— Miltiade, voyant la domination persique s'approcher de la Ghersonèse de Thrace où il commande, la quitte pour aller vivre en citoyen libre à Athènes.
Perse. — La flotte phénicienne du grand roi ramène sous le joug les îles de Chios et de Lesbos.
Rome. — Traité de Spurius Cassius avec les Latins. — Les plébéiens, en haine des riches, se retirent sur le mont Aventin, la plus forte position de la ville aux sept collines. — Création du tribunat , charge plébéienne, élective, annuelle. Il y aura deux, puis cinq, puis dix tribuns.
Veto tribunitien.
(01. lxxii, 1.)
Cirèee et Perse. — Darius commence la guerre médique en envoyant son général Mardonius contre les Grecs d'Europe. Avant de passer en Thrace, Mardonius abolit le gouvernement des tyrans dans les villes grecques d'Asie, et laisse s'établir le régime démocratique. Une tempête brise la flotte persique près du mont Athos, à l'extrémité de la petite péninsule d'Acté en Chalcidique. Irruption des Rryges qui détruisent une partie de l'armée de terre. Darius cependant envoie demander aux peuples de la Grèce la terre et l'eau.
(01 LXX1I, î.)
Cirèee. — Athènes, avec l'aide de Corinlhe, combat ses voisins les insulaires d'Éginc. Dans cette guerre elle augmente et exerce sa marine.
A Sparte, le roi Cléomène fait déposer Démaratc son collègue, qui trouvera asile à la cour de Perse.
Sicile. — Gélon s'empare de la tyraunie à Géla.
(01 ltiiii. 8 ; R. tes.)
Grèce et Peme. — La guerre médique atteint le territoire grec.
Datis et Artapherne , généraux de Darius, traversent la nier Égée et sont battus à Marathon, au nord-est de l'Attique , par les Athéniens que commande Miltiade, et les Platéens de Béotie. — L'armée Spartiate n'arrive que trois jours après le combat.
— Le poète Kschyle a combattu à Marathon, où son frère Cynégire s'est signalé.
Rome. — Accusé par les tribuns, le patricien Marcius Coriolan se retire chez les Volsques qu'il conduit à la guerre contre lesRomains. Les supplications de sa mère et de sa femme lui feront lever le siège de Rome.
(Ol. L1YTIT, 1.)
Bielle. — Théron prend possession de la tyrannie à Agrigcnle.
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(01. Ltltll, t.)
Grèce* — Chionide , premier poète comique d'Athènes.
(01. lxxxiii, 8 i R. Î69.)
Perse* — Révolte de l'Égypte.
Rome* — La première loi agraire est présentée par un patricien consulaire, SpuriusCassius. Elle avait pour objet le partage, entre les pauvres, des terres conquises et appartenant par conséquent à l'État , mais usurpées par les grands. Les riches font précipiter Spurius Cassius du haut de la roche Tarpéienne.
(01. Liim, i.)
Grèce. — A Athènes, condamnation de Milliade pour son expédition malheureuse contre Paros. Crédit de Thémistocle.
Perse. — Xerxès, qui succède à Darius son père, prépare une formidable expédition contre les Grecs d'Europe.
Nielle. — Gélon , qui gouverne Géla depuis six ans, devient tyran de Syracuse.
(01. LIXIY, 1.)
Perse. — Xerxès soumet l'Égypte' révoltée depuis deux ans.
(01. LXXIY, 2.)
Perse* — L'Athénien Aristide le Juste est banni par l'ostracisme.
[01. lmciv, S ; R. Î7S.)
Borne* — Un tribun oppose son veto à la levée des troupes, parce que le sénat arrête l'exécution d'une loi agraire.
(01. iaxv, 1.)
Grèce* — Vers ce temps florissait à Thèbes un grand poêle lyrique, Pindare, né en 522.
Grèce et Perse*— Xerxès traîne à la conquête de la Grèce des millions d'hommes arrachés de l'Asie, de l'Égyple, de la Libye et de la Thrace. — Marche parallèle de l'armée de terre et de l'armée de mer , le long de la Thrace , de la Macédoine et de la Thessalic. — Trahison des Thébains.
— Dévouement héroïque des Spartiates avec le roi LéonidasauxThcrsiopylcs. — Combats maritimes de l'Artémision. — Dévastation de l'Aitique. — Incendie d'Athènes par les Perses. — La grande victoire navale de Sala mine, en face d' Athènes, sauve la Grèce du joug des barbares.
— Gloire de l'Athénien Thémislocle.
Fuite honteuse de Xerxès : il laisse en Grèce une armée de terre de trois cent mille hommes à Mardonius.
«telle. — Théron, tyran d'Agrigente et Gélon , tyran de Syracuse, sont vainqueurs, à Himera, au nordouest de l'Ile, des Carthaginois, alliés des Perses.
(01. LIXY, 1.)
Chine* — Mort vers ce temps de Koug-Fou-Tseu dont les doctrines constituent encore les croyances religieuses de la classe des lettrés.
Grèce et perse. — La victoire remportée à Platées en Béotie sur Mardonius par le roi de Sparte, Pausanias, affranchit le territoire grec de la guerre médique. — Dans le même temps, les Perses sont vaincus en Asie même, à Mycaie, sur le territoire ionien, en face de l'Ile de Samos, par l'Athénien Xanthippe , père de Périclès, et par le roi de Sparte, Léothychidas.
(01. lxxv , 3.)
Grèce. — Les Athéniens encouragés par Thémislocle relèvent leurs murs, et fortifient le port du Pirée.
Grèce et Perse. — Le siège de Sestos , sur la côte de la Chersonèse de Thrace, que les Grecs vont attaquer après la victoire de Mycaie, tci -
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mine le récit de l'historien grec Hérodote.
Bielle. — Hiéron succède à Gélon, son frère, dans la tyrannie de Syracuse.
(01. iaxv, 4 ; R. 877.)
Grèce et Perse» — Pausanias, avec les forces des Grecs confédérés, après avoir enlevé aux Perses une grande partie de l'Ile de Cypre, va assiéger Byzance qui domine le passage de la nier Egée dans le Pont- Euxin. Les alliés, offensés de l'orgueil et des exactions de Pausanias, acceptent de préférence le commandement d'Aristide le Juste, qui a été rappelé d'exil par les Athéniens, avant Salamine ; il règle les contiMgents de vaisseaux, d'hommes, d'argent, et organise la confédération, doit Athènes est le chef.
Grèce* — La constitution de Soîon est rendue plus démocratique.— Toutes les charges, même celle d'archonte , deviennent accessibles à tous les citoyens.
Borne. — Trois cent six patriciens de la gens Fabia, sortis avec quatre mille de leurs clients pour bâtir une forteresse sur les bords du fleuve Crémère, et contenir le peuple véien dans son territoire, sont défaits après une lutte heureuse et succombent tous, dit-on, hors un seul.
(01. lxxvi, 1 ; R. J78.)
Grèce. — Les Athéniens jettent les fondements de leur puissance sur les côtes de Thrace : leur général Cimon , fils de Milliade, s'empare d'Eion, près de l'embouchure du Strymon. — Suivant l'ordre de la Pythie, les restes du roi Thésée sont rapportés de l'Ile de Scyros à Athènes.
Rome. — Les tribuns traduisent ♦es consuls devant le peuple pour feur demander compte de l'abandon fiù ils ont laissé les Fabius, précédent qui fait reconnaître aux tribuns le droit d'accuser les consuls.
(01. txxvi, 3i R.«0.)
Rome. — Trêve de quarante ans avec les Étrusques de Véies.
Sicile. — Hiéron de Syracuse protège Cumes, antique colonie grecque sur la côte de Campante, contre les pirateries des Etrusques :
il gagne sur ces derniers une victoire navale, qui sera chantée par Pindare.
Rome.— Le tribun Genucius,qui avait accusé deux consuls par-devant le peuple, est assassiné par les grands.
(01. txxtu, 1.)
Grèce. — Eschyle, poète athénien, donne sa tragédie des Perses.
Sicile. — A la mort du tyran d'Agrigente Théron, son fils Thrasydéos n'exerce pas un an le pouvoir, et les Agrigentins rétablissent le gouvernement républicain.
(01. lxxvii, x; R. Î83.)
Grèce. — Thémistocle est banni d'Athènes par l'ostracisme : il se retire pour quelque temps à Argos.
L'exil de Thémistocle et la mort d'Aristide, dont nous ne pouvons fixer la date, laissent la place libre à Cimon et à Périclès.
Rome. — Sur la proposition de PubliliusVolero, le peuple obtient le droit de nommer Ses tribuns dans l'assemblée populaire des tribus, où les voix se comptaient par têtes de citoyens , et celui de faire des plébiscites, qui soient obligatoires pour tous, comme les décrets du sénat.
(01. LXXriU. t.)
Grèce. — Première victoire tragique du poète athénien Sophocle.
(De R. 886.)
Rome. — Dans une guerre pe>
V SIÊCLK AVANT J. C. 37
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publica caPiat lq*e te wïsul X W*"16 aJJ nouveau roi Artaxèr-
aux dangers de r2ïat ?» Ungue-Main. Suivant une des
6 ;# versions qui coururent sur sa mort,