SKI
(01. cyii, 2; R AOi )
Athènes. — Discours de Demostliène pour les Bhodiens.
macédoine. — Guerre entre Philippe et Olynthe.
Rome* — Soumission des principales villes latines qui peuvent menacer Rome à l'est, Tibur sur l'Aiiio et Préneste.
r>so.
(01. cyii, 3; R. 405.)
Athènes et macédoine. — En
Eubée encore se rencontrent et se heurtent les intérêts de Philippe et ceux d'Athènes. Plularquc , tyran d'tèrétrie à l'ouest de l'Ile d'Eubée, avait appelé les Aihéniens pour résister à Philippe; il trompe ses alliés ou les trahit; mais il est vaincu par Phocion, général d'Athènes,
Rome. — Trêve de quarante ans avec les Étrusques de Tarqulnies.
Le premier dictateur plébéien , C. Marcius Rutilus, est le premier de son ordre élevé à la censure.
(01. cru, * ; R. 406.)
Athènes et Macédoine.— Philippe assiège Olynthe, la plus importante ville de la péninsule chalcldique. Elle demande secours a Athènes.— La Première Olynthiennc de Démosthène décide les Athéniens à lui envoyer une armée de mercenaires avec Charès. Après la Deuxième , nouveaux renforts conduits par Charidème et qui sont encore insuffisants.
Rome. — Furius Camillus, le fils du grand Camille, gagne une victoire signalée sur les Gaulois; pendant cinquante-cinq ans ils n'envahiront pas le territoire romain. — Exploit du jeune Valérius Corvus.
(01. cvui, 1.)
Athènes et iflacédolne. — Lors que la Troisième Olynthienne de Démosthène arrache enfin aux Athé-
58 IVe SIÈCLE AVANT J. C.
niens un décret d'expédition nationale en faveur d'Olynthe, cette ville, serrée de tous côtés par les Macédoniens, est au pouvoir de traîtres qui vont la livrer à Philippe.
(01. cvm,î; R. 408)
Athènes* — Mort du philosophe Platon ; Speusippe dirige, après lui, T Académie.
Macédoine. — Philippe, destructeur d'Olynthe , célèbre à Dion, en Piérie, des jeux olympiques a la façon des Grecs. — Anaxandridc fournit une comédie pour les spectacles donnés à ces fêtes.
Rome. — Le taux de l'intérêt pour l'argent prêté, est réduit à l/U du capital, un peu plus de 4 pour 100.
(01. eviti, 3 ; R. 409.)
Grèce, TOacé «loi ne et Thrace.
— Les Athéniens désirent la paix avec Philippe. Histoire des trois ambassades. Parmi les dix députés envoyés d'abord au roi de Macédoine, sont Eschine et Démosthène. La seconde députation doit lui faire ratifier le traité conclu, mais elle ne le rencontre que lorsqu'il a dépouillé le roi de Thrace Kersobleptès. Pendant que la troisième est en route pour faire modifier le traité, Philippe se fait désigner par le conseil amphictyonique pour punir les sacrilèges Phocidiens. Quand il a terminé la guerre sacrée en exécutant l'arrêt cruel rendu contre les villes de Phocide, il est reçu membre du conseil amphictyonique, et obtient l'intendance du temple de Delphes.
— Athènes elle-même est forcée de lui reconnaître ces nouveaux titres, pour ne pas lutter contre la volonté de tous les peuples grecs. Démosthène prononce son discours sur la Paix.
Rome. — Valérius Corvus, le héros de la dernière guerre gauloise, consul à vingt-trois ans, combat avec succès les Volsques.
Sicile. — Les troubles de Syracuse rouvrent les portes de celle ville à Denys.
(01. evitt. 4 ; R. 410.)
Rome. — La prise de Sora t à l'extrémité orientale du pays des Volsques sur le haut Liris , l'attaque du territoire des Aurunces au sud des Volsques, mettent les Romains sur la route de la Campante. — Plus de quatre siècles de guerres n'ont assuré à ce peuple que le territoire du Latium, et une portion de i'Étrurie.
— Mais il s'est constitué à l'intérieur, et les luttes agitées du forum, au lieu de tuer la vraie liberté, comme dans les États de la Grèce, lui ont donné toute sa plénitude; et la concorde enfin établie par l'égalité politique, entre les différentes classes de la société romaine, entretient chez ce peuple une force irrésistible.
(01. cix, 1.)
Athènes. — La Deuxième Philippique de Démosthène appelle l'attention d'Athènes sur les intrigues de Philippe dans le Péloponnèse.
Kgypte et l»crse. — Oc h us soumet l'Egypte révoltée.
Sicile. — Le Corinthien Timoléon va combattre pour la liberté des Grecs de Sicile, contre les tyrans, surtout contre Denys le Jeune de Syracuse, et contre les Carthaginois ennemis de la race grecque.
(01. oix, 2.)
Athènes et Macédoine. — Tentative de Philippe sur Mégare. Ses progrès, à l'ouest de la Thessalie et de la Grèce centrale, dans l'Ëpire et l'Acarnanie ; mais une armée athénienne le surveille de ce côté et le prévient. Démosthène et d'autres députés sont envoyés à Ambracie et dans le Péloponnèse. Le roi de Macédoine enlève à Test de l'Kubée un repaire de pirates, l'île d'Halonèse, dont les Athéniens réclament la possession par la voix de Démosthène.
IVe SIÈCLE AVANT J. C.
Sicile* — Timoléon, maître de Syracuse, et pouvant disposer de la vie de Denys , l'envoie a Corinthe achever sa carrière dans une condition privée.
L'histoire de Théopompe s'arrôte, pour la Sicile , à la chute définitive de Denys.
(01. cix, 3 ; R. 413.)
Athènes* — Naissance du grand poète comique Ménandre, fils du général Diopithe. — Isocrate, rhéteur athénien , à quatre-vingt-quatorze ans, se met à composer son discours le Panathénaique.
Athènes et macédoine- — L'habileté de Diopithe qui commande la flotte athénienne dans l'Hellespont retarde l'occupation de la Thrace par Philippe.
Macédoine* — Le philosophe de Stagire 9 Aristote , instruit dans toutes les sciences du monde physique et du monde moral , dirige l'éducation d'Alexandre.
Rome et Saniniteg. — Les Romains vont rencontrer, en Campanie, les Samnites, pleins d'énergie guerrière, mais que leurs divisions intérieures ont empêchés de former un grand État.— L'attaque des Samnites surTéanum des Sidicins, à l'ouest de leurs montagnes et l'intervention malheureuse de Capoue, importante cité campanienne , en faveur de la ville menacée, décident les Romains à prendre parti pour les Campaniens contre les Samnites. La victoire du consul Valérius Corvus, près du mont Gaurus, en Campante, met pour quelque temps les Samnites hors de combat.
(01. cix, * ; R. 4H.j
Athènes, macédoine et Perse*— Pendant les progrès de Philippe en Thrace , discours de Démosthène sur la Chersonèse, possession athénienne où Diopithe avait de la peine à défendre Cardie ; Troisième et quatrième Philippique, pour aver-
tir les Athéniens du danger que court Byzance et de la nécessité où ils seront bientôt de combattre pour leur propre salut. — Les Grecs sollicitent les secours du roi de Perse pour défendre contre Philippe les
Ë laces de la Thrace. — Le roi de [acédoine assiège Périnthe.
Rome* — La prise d'armes des légionnaires romains en garnison a Capoue, qui marchent même contre Rome, et poussent à la révolte les plébéiens, vaut aux soldats un accroissement de privilèges, au peuple la consécration de ses droits politiques, l'abolition du prêt à intérêt et des dettes. Le sénat avait fait nommer un dictateur, Valérius Corvus.
(01. et, 1 ; R. *15.)
Ciré ce asiatique. — Ëphore, de Cumes dans l'Éolide, dont l'histoire s'arrêtait à la vingtième année du règne de Philippe , paraît avoir été le premier qui ait distingué dans le genre humain, les Grecs exceptés, quatre grandes races: les Indiens au levant d'hiver ; les Éthiopiens au couchant d'hiver; les Celles au couchant d'été; les Scythes au levant' d'été.
Macédoine. — Philippe, tout en continuant le siège de Périnthe, attaque aussi Byzance que les Perses défendent en commun avec les Grecs.
nome. — Les Latins, auxiliaires de Rome dans toutes ses guerres , demandent pour prix de leurs services l'égalité des droits politiques, le partage des places du sénat et du commandement militaire. Refus des Romains. Guerre latine, d'autant plus difficile pour les Romains que les Latins avaient mômes armes , môme discipline, môme tactique. — Rigueur exercée sans pitié par le consul Manlius contre son fils qui a combattu malgré sa défense. La victoire de Véséris, ruisseau près du mont Vésuve, en Campanie, est due surtout à l'action héroïque du consul plébéien Décius Mus, qui se dévoue. Vengeance exercée par le
IVfl SIÈCLE AVANT J. C.
sénat contre Capoue qui s'était déclarée pour les Lalins. La guerre continue.
Rome et Carthage. — Traité d'alliance renouvelé après cent soixante et dix ans.
Nielle. — Timoléon arrête les Carthaginois dans leur projet de conquête, par sa victoire près du fleuve Crimisos, au sud de l'Ile.
(01. ex, 2; R. 416)
Macédoine— Philippe renonce assiège de Périnlhe et de Byzance, qu'Athènes a puissamment secourues. — Il fait une expédition contre les Scythes du Danube.
Rome. — Le dictateur plébéien Publilius Philo fait décréter que les plébiscites seront obligatoires pour tous, qu'un des censeurs sera toujours plébéien, que toute loi présentée à l'assemblée des centuries n'aura pas besoin, après avoir été votée» de la confirmation de l'assemblée aristocratique des curies ni de celle du sénat.
(01. et, 3 ; R. 417.)
Grèce et Macédoine. — Seconde guerre sacrée. Le conseil aniphiclyonique appelle encore Philippe avec ses armées, pour punir un peuple sacrilège, les Locriens de Cirrha qui, depuis doux siècles, cultivaient une terre consacrée à Apollon. Il s'avance jusqu'à Élatée, aux confins de ia Béotie. Les exhortations patriotiques de Démosthène unissent enfin, pour leur commune défense, les Athéniens et les Thébains ; ils perdent ensemble contre la phalange macédonienne à Chéronée, en Béotie, l'unique bataille livrée par les Grecs à Philippe.
Le vainqueur se montre généreux envers les Athéniens. Ceux-ci deviennent dociles à l'orateur Démade, qui fait bon marché de l'indépendance hellénique. — Isocrate, âgé de quatre-vingt-dix-huit ans, se laisse mourir de faim à la nouvelle
de la défaite de Chéronée. — Congrès de toute la Grèce à Corinthe. L'assemblée proclame Philippe généralissime des Grecs contre les Perses.
— Expédition du roi de Macédoine dans le Péloponnèse; il ravage laLaconie.
Ijacedémonc et Tarante. —
Le roi de Sparte Archidamos, fils d'Agésilas , finit sa vie comme son père, en aventurier : venu en Italie pour soutenir les Tarentins d'origine lacédémonienne , contre de dangereux voisins, les Lucaniens, il meurt pendant l'expédition.
Perse. — L'eunuque Bagoas est le meurtrier du roi Ochus et de tous ses fils, excepté du plus jeune, Arsès, qu'il l'ait roi.
Rome et Latins. — Entière soumission du Latium. Le sénat partage le pays conquis en colonies militaires-, en municipes privilégiés; il se forme ainsi une barrière contre toute attaque extérieure, et des ressources pour de nouvelles conquêtes.
Les vaincus sont, par la condition même qui leur est faite , intéressés à la grandeur de Rome.
(01. ex, 4 ; R. 418.)
Athènes. — Le peuple , sur la proposition de l'orateur Lycurgue, condamne à mort le général Lysiclès un de ceux qui commandaient à Chéronée, et vote des statues à Eschyle, à Sophocle et à Euripide , dont les tragédies sont conservées dans les archives publiques, après avoir été revues avec soin pour faire disparaître les altérations que les acteurs y avaient déjà introduites.
macédoine. — Second mariage de Philippe du vivant d'Olympias; troubles à la cour. Préparatifs pour la guerre contre la Perse.
Rome. — Le plébéien Publilius Philo, qui a passé déjà par toutes les grandes charges curules , est le premier de son ordre qui arrive à la préture , magistrature siinrême de justice.
IVe SIÈCLE AVANT i. C.
Sicile. — Timoléon meurt re- Rreité des Siciliens qu'il a sauvés de là servitude.
(01. exi, 1.)
Macédoine* — Philippe meurt assassiné à Ëgées; son fils Alexandre lui succède à vingt ans.
Perse. — Mort du dernier prince de la maison d'Hystaspe, Arsès. — Le meurtrier Bagoas est tué par le nouveau roi Darius 111 Codoman.
(01. exi , J.)
Grèce - TWaeédolne. — Après s'être fait reconnaître pour généralissime par les Grecs , dans rassemblée de Corinthe, Alexandre porte ses armes contre les peuples barbares qui auraient pu assaillir la Macédoine en son absence: au nord-est contre les Triballes, à l'ouest contre les Illyriens. La tentative de rébellion des Grecs est expiée par Thèbes, qu'il vient détruire avec le concours de plusieurs peuples de la Grèce.
Athènes, complice généreuse de Thèbes, doit livrer ses orateurs : Alexandre les épargne.
(Ol. exi, 3.)
Athènes. — Aristotc vient commencer l'enseignementphilosophiquc du Lycée.
Haeén'olne et Perse.— Alexandre marchant avec trente-cinq mille tiomuies à la conquête de l'empire des Perses , laisse en Macédoine Anlipater avec vingt mille hommes pour surveiller la Grèce. La victoire du Granique, fleuve de la Phrygie Hellesponticnne, lui ouvre l'Asie Mineure; il s'assurera d'abord du littoral de la mer Egée et de la Méditerranée pour couper au roi Darius les communications avec l'Europe et lui ôler l'espoir de soulever la Grèce contre la Macédoine ou d'y recruter des mercenaires. Peu de résistance sur la côte occidentale i Milet et Haucaruasse sont vainement défendues
par Mcinnon le Rhodien, seul général habile de Darius.
(01. exi, 4.)
Macédoine et Perse. — Alexandre emploie la campagne d'hiver à soumettre les régions du sud-ouest de l'Asie Mineure. 11 monte en Phrygie jusqu'à Gordion (nœud gordien) pour soumettre le centre de la Péninsule, et après avoir reçu les soldats de Grèce et de Macédoine, qu'il avait envoyés prendre du repos dans leur patrie, il redescend, avec les renforts qu'ils amènent, à travers la Cappadoce jusqu'en Cilicie. — Maladie d'Alexandre à Tarse ; son héroïque confiance dans le médecin Philippe. — La victoire gagnée à Issus, dans les passages du mont Amanus, sur Darius en personne, ne lui fait pas changer son plan de guerre. Il suit le littoral de Syrie et de Phénicie. — Parménion s'empare de Damas et des trésors que Darius y a laissés. — Correspondance échangée entre Darius et Alexandre. — Commencement du siège de Tyr.
(01. exu, 1 ; R. m.)
rfplre et Rome. — Alexandre le Molosse, roi d'Épire, oncle d'Alexandre le Grand, qui était venu comme allié des Grecs de Tarente combattre les Lucaniens et les Samnites, conclut un traité d'amitié avec les Romains.
Macédoine et Perse. — Alexandre ne prend Tyr qu'après sept mois de siège; Gaza résiste deux mois. Il vient à Jérusalem, suivant l'historien juif Flavius Josèphe. Pour achever de fermer aux Perses l'accès de la Méditerranée, il marche sur l'Égyptc qui ne fait aucune résistance.
(01. «il, 2.)
Macédoine et Perse. — L'Ëgypte s'étant donnée à Alexandre sans combat, il fonde Alexandrie, au nord-ouest des bouches du Nil. Cette
IVe SIÈCLE AVANT J. C.
ville deviendra, grâce à son heureuse position, une des capitales de l'Orient et le lien entre l'Europe et l'Asie.— Alexandre va au travers du désert de Libye consulter l'oracle d'Ammon.
— 11 ne s'avance dans la haute Asie qu'après avoir ainsi pris possession de toutes les provinces maritimes et organisé les pays qu'il laisse derrière lui. — L'Euphrate est passéàThapsaque; au delà du Tigre, Darius livre son dernier combat à Gau gamèle , près d'Arbèles en Assyrie. — Alexandre, avant de se mettre à la poursuite du roi vaincu, prend possession des grandes capitales, Babylone, Suses, Pcrsépolis ; une partie de cette dernière ville est incendiée.
(01. exu, 3.)
Athènes. — Grande lutte politique et oratoire entre Déinosthènc et Eschine au sujet de la couronne que Ctésiphon avait fait décerner à Démosthènc , comme récompense nationale de son zèle pour la cause de l'indépendance, dans les derniers temps du règne de Philippe. Eschine vaincu s'enfuit en Asie; il se retirera à Rhodes et mourra à Samos.— Phllémon est un des principaux représentants de la comédie nouvelle à Athènes.
Kco**c. — Suivant une chronique fabuleuse, accréditée par Boècc et par Buchanan , contemporain de Jacques VI , l'Ecosse a déjà un roi, Fergus 1er. Une prétendue série de quatre-vingt-six rois est donnée jusqu'au milieu du xie siècle après Jésus-Christ, où commence seulement une généalogie certaine.
Lacédémone et Tlaccdoluc.
— Les Spartiates veulent profiter de l'éloignemcnt d'Alexandre et de la défaite d'un de ses généraux par les Scythes du Danube pour relever leur pouvoir dans le Péloponnèse. Défaite et mort de leur roi Agis devant Mégalopolis, par Antipater.
macédoine et Perse. — Alexandre, maître d'Ecbatanc, se remet à la poursuite de Darius. Quand ce roi a
été assassiné par Dessus, il soumet les peuples qui habitent les régions montagneuses au sud de la mer Caspienne, traverse en conquérant la Partlne, l'A rie, la Drangiane, PArachosie, où il laisse des traces de son passage par des fondations de villes; remonte ensuite vers la Bactriane où les obstacles physiques, autant que le courage des populations, mettent à l'épreuve son génie et le dévouement de son armée. — Mort de Philotas; assassinat de Parménion.
(01. cmi,
Asie et Macédoine.— Alexandre passe l'Oxus, se fait livrer Bessus, l'assassin de Darius, prend Maracanda, ville royale des Sogdiens, et s'avance jusqu'à l'iaxarte. Assailli par les Scythes, il passe ce fleuve et les bat ; il fonde une Alexandrie sur les bords du fleuve et revient pour l'hiver en Bactriane, à Zariaspa, d'où il entretient encore ses communications avec l'Asie occidentale et avec l'Europe.
(01. cxm, 1.)
Asie et ftlncédolne. — Alexandre franchit de nouveau l'Oxus, soumet les populations révoltées de la Sogdianc; passe l'hiver à Nautaca et épouse Roxane , fille du Sogdien Oxyartès. — Meurtre de Clitus. — Défaite et mort de Spitamène, le complice de Bessus et le dernier chef perse qui tînt encore la campagne.
(01. cxui, a ; R. *SS )
Inde et 3iacédolne. — Le changement de mœurs d'Alexandre, qui se fait adorer , à la façon des rois de l'Orient, par les Perses et les barbares, lui aliène les Macédoniens :
conspiration et supplice d'Hermolaos. Le philosophe Callisthène expie la liberté de son langage. — Expéditions dans les régions montagneuses à l'ouest de l'Indus , et passage de ce fleuve,
nome et Samnltes.— Nouvelle
IVe SIÈCLE
guerre entre les Romains et les Samnites, en Caïupanie. Difficulté du siège de Palépolis. ,
(01. exitt, 3 ; R. 429.)
Inde et Macédoine* — Arrivée d'Alexandre à Taxila ; passage de l'Hydaspe, défaite de Porus; prise de Sangala ; arrivée de l'armée sur l'Hyphase , l'affluent le plus oriental de l'Indus. — Elle refuse d'aller plus loin. — Retraite sur l'Hydaspe. — Construction d'une flotte pour des* cendre ce fleuve , l'Acésine où il se jette, et l'Indus jusqu'à son embouchure. — Péril que court Alexandre chez les Mal liens.
Rome. — Le consul plébéien Publilius Philo, n'ayant pu dans Tannée de sa charge, 327, s'emparer de Palépolis, en continue le siège, avec le titre nouveau de proconsul. — Le proconsulat permettra de laisser à la tète des armées, pendant plus d'une année, des généraux qui ont la confiauce du sénat et du peuple.
Rome et gamntte*.— La guerre contre les Samnitcs va s'étendre jusqu'à l'Apulie, en partie gagnée à leur cause. — Elle sera prolongée par la position de ce peuple au centre des monts Apennins, par son courage indomptable, et par l'alliance des diverses nations italiennes qui, l'une après l'autre , prendront parti pour les Samnites.
(0). ex m, 4 ; R. 430.)
Asie, Inde et Macédoine. —
L'armée macédonienne descend l'Indus; au Delta de ce fleuve grands travaux : fondation de ports, d'arsenaux, etc. — Néarquc s'embarque sur la mer Erythrée et revient par le t;olfo Persique, reconnaissant sur sa route toutes les côtes, dans l'intérêt du commerce. — L'année de terre a beaucoup à souffrir dans la Gédrosir; elle revient par la Garmanie et la Susiane où les chefs des deux expéditions se rejoindront, après cent
vingt-neuf jours de séparation. — Harpalos, satrape de Babylone, qui redoute, à cause de ses exactions, l'approche d'Alexandre , s'enfuit en Grèce avec cinq mille talents et six mille mercenaires qu'il recrute.
Rome. — Abolition de la contrainte par corps, en matière de créance ; les biens, non le corps du débiteur, répondront de la dette.
(01. exiv, 1 ; R. 451.)
-Athènen. — Plusieurs orateurs d'Athènes sont punis pour avoir reçu de l'argent d'Harpalos. L'orateur Dinarque les cite en jugement, le poète comique Tiinoclès les traduit sur le théâtre. Démosthène accusé avec^eux ne pouvant payer l'amende à laquelle on le condamne se retire à Trézène, puis à Ëgine.
Grèce. — Décret d'Alexandre, lu aux jeux olympiques, et qui rappelle tous les bannis, dans toutes les villes de la Grèce.
macédoine et Perse. — Retour
d'Alexandre à Suscs. — Fusion opérée entre les conquérants et les vaincus par les mariages de dix mille Macédoniens ou Grecs avec des femmes indigènes. — Alexandre paye les dettes de ses soldats. — Mort volonlontaire du brahmane Calanos. — Admission de trente mille épigones% l'élite de la jeunesse asiatique, dans les rangs de l'armée grecque. Murmures des soldats ; réconciliation, et départ de Cratère avec dix mille vétérans, à chacun desquels Alexandre donne un talent. — Expédition en Médie ; mort d'Éphestion. — Guerre contre les Cossécns dans les montagnes méridionales de la Médie.
Rome. — Le dictateur Papirius Gursnr, pendant la guerre contre les Samnites, consent à grand'peinc à ne pas punir de mort l'infraction faite à la discipline, par son maître Ue la cavalerie, Fabius Rullianus, qui a attaqué et vaincu l'ennemi malgré ses ordres.
IV SIÈCLE AVANT J. C
(01. CTIV, S )
Grèce* — Mort du philosophe cynique Diogène,à Corinthc.— Épicure qui avait passé sa jeunesse à Samos, où son père était colon athénien, vient à Athènes a l'âge de dixhuit ans.
Macédoine et Orient. — Retour d'Alexandre à Babylonc; nombreuses ambassades qui lui sont envoyées de lous les pays. — Travaux entrepris ; vastes projets conçus par Alexandre. — Il meurt le 21 avril, après onze jours de maladie , à l'âge de trente-deux ans huit mois, avec la crainte qu'on ne lui fasse de sanglantes funérailles. — 11 laisse un frère imbécile Philippe Arrhidée , un (ils posthume Alexandre Aigos, qui sont déclarés rois*par les généraux. Meurtre de Méléagrc. Régence de Perdiccas. Partage des gouvernements entre trente-quatre généraux : la Macédoine et la Grèce échurent à Antipater qui n'avait pas quitté l'Europe et à Cratère; la Thrace cl les régions voisines , à Lysimaque; la petite Phrygie Hellesponlienne, à Léonat; la Lycic, la Pamphylie, la grande Phrygie , à Antigone; la Carie, à Cassandre; la Cappadoce et la Paphlagonie, à Eumène; l'Armé nie, à Néoptolcine \ la Syrie et la Phénicie, à Laomédon ; l'Egypte, à Ptolémée; la Médie, a Pithon ; la Perse, à Peuccstas, etc. ; Sélcucus n'a encore que le commandement de la cavalerie. — Los Grecs prennent déjà les armes contre Antipater ; il est vaincu et assiégé dans Lamia. — Soulèvement des colons grecs de la haute Asie; ils sont égorgés par Pithon.
(01. ctiv, 3.)
Cappadoce. — Ariarathe, roi de Cappadoce, descendant d'un des sept seigneurs persans qui avaient renversé les mages l'an 521, meurt en défendant l'indépendance de l'Asie Mineure contre Perdiccas, le régent
de l'empire macédonien, et contre Eumène.
Egypte. — Le corps d'Alexandre est porté à Alexandrie.
Grèce. — Cratère arrive au secours d'Antipater. Défaite des Grecs à Cranon; fin de la guerre Lamiaque. Le vainqueur détruit la démocratie à Athènes : les droits politiques sont laissés seulement à neuf mille citoyens. Démosthène , l'orateur de la guerre d'indépendance , n'échappe aux poursuites d'Antipater qu'en s'empoisonnant.
Mort violente de l'orateur Hypéridès. Une garnison macédonienne est mise dans Munychie pour contenir les Athéniens. — La Grèce perd Aristote, le plus merveilleux génie de l'antiquité, mort à Chalcis, après avoir enseigné près de treize ans à Athènes, de 335 à 323. Théophraste lui succède dans son école des Péripatélicicns.
(01. exiv, *; R. 4SI.)
Grèce. — Première comédie du poète Ménandrc, la Colère.
Macédoine et Orient. — Mort de deux des principaux généraux d'Alexandre : Cratère, ttié en Asie Mineure, en combattant Eumène, général tout dévoué à la famille, du conquérant, et Perdiccas, assassiné en Egypte par ses soldats, dans la guerre contre Ptolémée, qui gardera l'Egypte. — Antipater devient régent.
— Un nouveau partage des gouvernements de l'empire macédonien est fait à Trisparadisos , ville de Ccelésyrie, au détriment d' Eumène et des amis de Perdiccas. Séleucus devient gouverneur de la Babylonic.
nome et gamnltes. — Une armée consulaire passe sous le joug aux Fourches caudines, à l'ouest du Samnium. Le traité conclu par les chefs de l'armée romaine avec les Samnites est cassé par le sénat :
l'éclat de nouveaux succès ne fait pas oublier la mauvaise foi des Romains.
IVe SIÈCLE AVANT J. C.
(01. cxv, 1.)
^S^ypte et Judée. — Ptolémée, gouverneur d'Egypte, soumet la Palestine qui aurait dû obéir au gouverneur de Syrie. — Beaucoup de Juifs sont établis par lui à Cyrcne, et surtout à Alexandrie.
(01. cxv, S.)
Créée et Macédoine* — Mort d'Antipater, à plus de quatre-vingts ans ; le vieux Polysperchon devient régent. — Cassandre, fils d'Antipater, est redouté en Grèce. — L'orateur athénien Démade meurt par l'ordre de Cassandre, pour avoir conspiré autrefois contre son père en faveur de Perdiccas.
Orient. — Le général macédonien Antigone commence à être toutpuissant en Asie, malgré Eumène qui se défend longtemps, dansNora, place de Phrygie, et qui bientôt portera la guerre dans la haute Asie. — Le satrape indépendant de Phrygie et de Pont, Mithridate, soutient Eumené.
(01. CXY, *.)
Athènes. — Les démagogues d'Athènes, avec l'assentiment du récent Polysperchon, condamnent à boire la cigûe le vieux général Phocion, qui n'avait été partisan de la guerre ni contre Philippe, ni contre Alexandre , ni contre Antipater.
Bientôt Cassandre établit a Athènes un gouvernement aristocratique, que dirige pendant dix ans Dénié tri us de Phalère.
macédoine. — Philippe Arrhîdéc , un des rois macédoniens, frère consanguin d'Alexandre, est tué par Olympias.
•rient. — Antigone poursuit Eumène dans les satrapies de la haute Asie et est battu par lui.
nielle.— Agathocle, fils d'un potier, devient tyran de Syracuse.