I.acédémonc et Thèbe
Les Thébains pour la première fois envahissent la Laconie qu'ils ravagent. Le roi Agésilas sauve Sparte de l'attaque des ennemis et d'une conspiration. Épaminondas rappelle les Messéniens et fonde la ville de Messène sur le mont llhome. — Accusation à Thèbes contre Épaminondas et Pélopidas qui ont conservé le commandement au delà du terme fixé; ils sont acquittés.
Bielle.— Dcnys réconcilie Sparte et Athènes.
Thessalle. — Alexandre de Plières s'empare de la tyrannie. Les Aleuades, chefs de l'aristocratie, vont demander proteclion au roi de Macédoine Alexandre II, fils aîné et successeur d'Amyntas II.
(01. cm, 1.)
I. ace démone , Thèbes et Thessalle. — Courte apparition des Thébains dans le Péloponnèse.
— Dcnys , tyran de Syracuse , envoie des secours aux Spartiates. — Pélopidas va défendre l'indépendance desThessallens contre le tyran Alexandre de Phères, qui le bat et le retient quelque temps prisonnier :
il sera délivré par l'habileté dÉpaminondas,qui, servant comme simple soldat dans l'armée thébaine, sera mis par les troupes à leur téte. — Destruction d'Urchomène par les Thébains.
perse. — Le grand roi, qui a besoin de mercenaires grecs, fait inviter par le satrape Ariobarzane les Grecs à la paix.
Sicile. — Denys de Syracuse enlève aux Carthaginois Sélinonte, Entelle et ryx. Il meurt. Son tils Denys le Jeune lui succède.
(01. cm, s ; n. 388.) racédémone. — Les Péloponnésiens essayent de lutter seuls, sans
IVe SIÈCLE AVANT J. C.
le concours dos Thébains, contre les Spartiates. Le roi Archidamos gagne sur eux, en Arcadie, à Midée, la victoire sans larmes.
Macédoine. — Après la mort violente du jeune roi Alexandre 11, ses deux frères, Perdiccas III et Philippe II, sont placés, par leur mère Eurydice, sous la protection de l'Athénien Iphicralc , et peut-tore du Thébain Pélopidas, qui emmène à Thèbes le plus jeune, Philippe. — Philippe passera trois ans chez les Grecs.
Perse. — Ambassadeurs grecs à Suscs.
Rome. — Vingt-trois ans après la prise de Rome , une invasion de Gaulois ramène ces barbares jusqu'au sud de la ville, près d'Albc. Camille, dictateur, doit la victoire à d'heureuses innovations dans l'armure romaine.
(01 cm, 8 ; R.369.)
IiAcéclémonc et Thèbcft. — Expédition d'Épaminondas en Achaîe, pour unir le peuple achéen aux Arcadiens et aux autres alliés du Péloponnèse, contre Sparte.
Rome. — Camille, dictateur, s'interpose pour la réconciliation des patriciens et des plébéiens. Les lois liciniennes sont acceptées par le sénat. Un des tribuns, Scxtius, est le premier consul plébéien. La loi agraire, la plus utile au peuple, est dès le principe mal observée.
(01. cm, 4 ; n. 390.)
©rèce.— Guerre entre l' Arcadie et l'Elide.
Rome. — La puissance et la dignité du consulat cédé aux plébéiens, sont diminuées par la création de doux nouvelles charges curulcs patriciennes. 1° La préturc, pour l'administration de la justice, qui exige la connaissance des formules mystérieuses de la procédure. 2° L'édilité (curulc)pour une partie de la po-
lice urbaine , laissée tout entière jusque-là aux édiles plébéiens , et pour la célébration de ftocs qui entraînaient a de grandes dépenses.
(01. ctr, 1 R. 391.)
«rèce. — Bataille d'Olympie entre les Ëléens et les Arcadiens; troubles en Arcadie.
Rome. — A l'occasion de la peste qui vient d'enlever Camille , un dictateur, Manlius, est nommé à Rome pour enfoncer le clou sacré dans le temple de Jupiter. Acteurs étrusques admis à Rome; ils dansaient au son de la flûte. Manlius, après la cérémonie, refusant d'abdiquer, est appelé en jugement par un tribun. —Le peuple s'attribue le droit de choisir une partie des tribuns légionnaires, qui étaient jusque-là à la nomination des consuls.
Thèbes. — Une éclipse de soleil trouble les soldats de Pélopidas dans le combat livré près de Cynoscépliales au tyran Alexandre de Phercs. — Mort de Pélopidas.
(01. cjv, 2.)
Sicile. — L'histoire sicilienne de Philistos s'arrête à la cinquième année du règn,? de Denys le Jeune.
(01. cit, 3.)
orèee. — Quatrième expédition d'Êpaminondas dans le Péloponnèse, où l'appelle une faction sacrilège de l'Arcadic. Il tente un coup de main sur Sparte, que sauve encore Agésilas. La victoire de Mantinée, en Arcadie, lui coûte la vie; avec lui finit la puissance thébaine. — L'histoire de Xénophon, les Helléniques, s'arrête à la mort d'Êpaminondas. — L'orateur athénien Kschine, âgé de vingt-sept ans, assistait à la bataille de Mantinée.
I»er»c. — Dans la révolte des satrapes de l'Asie Mineure contre Artaxerxès, Ariobarzane, gouverneur
IVe SIÈCLE
de Lydie, d'Ionieet de Phrygie, descendant d'un des sept seigneurs perses qui renversèrent les mages en 621 , et de qui sont issus les rois de Pont, soutient Thyus de Paphla- Ronie contre Datame , qui est fidèle au grand roi. Quand Datame se révolte à son tour, Ariobarzane devient son allié.
(01. civ, 4.)
Grèce. — Un traité de paix, commun à tous les Grecs , est consenti par les Spartiates, qui ne voulaient pas d'abord y laisser comprendre les Messéniens.— Naissance du grand sculpteur Praxitèle ?
lacédémone , Perse. — Nectanébos, chef national des Égyptiens, a recours, contre les Perses, au vieux roi de Sparte Agésilas, qui, malgré ses quatre-vingts ans, est encore plein d'ardeur pour la guerre. Quand Agésilas , après la campagne , veut quitter l'Egypte , il meurt en aventurier sur les côtes de Libye. Son fils Archidamos lui succède dans la royauté à Sparte.
«telle. — Le philosophe Platon vient pour la troisième fois en Sicile, avec le désir de réconcilier Denys le Jeune et Dion , philosophe , dont le tyran n'écoutait plus les conseils.
Après un séjour inutile de douze a quinze mois, il retournera en Grèce.
(01. cv, 1 ; R. m.)
Athènes et Thrace. — Olynthe empêche les Athéniens de rentrer à Amphipolis. Défaite du général athénien Charidème. Timothée est envoyé vers Amphipolis, où il échoue.
—La mort du roi de Thrace, Colys, livre ce pays à l'influence athénienne.
Grèce. — Pamphyle de Macédoine, grand peintre lui-même, forme le plus célèbre des peintres grecs, Apolle, né dans l'île de Cos.
Un Grec d'Asie, Eudoxc de Cnide, irai et compagnon de voyage de Platon , auteur d'un voyage autour
du monde, ou Itinéraire universel, dont il ne reste que quelques citations , a entrepris d'assujettir la géographie à des observations astronomiques. 11 a donné à l'année trois cent soixante-cinq jours uu quart.
Borne. — Les Gaulois qui sont venus camper près de l'Anio, un peu à l'est de Kome, ne sont pas arrêtés par l'exploit du tribun légionnaire, Manlius Torquatus. Ils reviennent souvent à leurs stations de l'Algide et du mont Albain.
(01. CY. l.J
Macédoine. — Philippe, âgé de vingt-trois ans, devient roi des Macédoniens. 11 bat le prétendant Aigéc à Méthone en Piérie, fait décréter l'indépendance d'Amphipolis pour la soustraire à l'influence athénienne, conclut la paix avec Athènes, attaque les Péoniens au nord de la Macédoine, et repousse les Illyriens.
—Le Grec Théopompe commence son histoire avec le règne de Philippe.
Il consacrai tjrois livres à la Sicile, depuis le commencement de Deuys l'Ancien.
T lie «salle. — Mort d'Alexandre de Phères : d'autres tyrans s'élèvent en Thessalie.
(01. cv, 3.)
Athènes et Macédoine.— Philippe emporte la ville d'Amphipolis pendant que les Athéniens sont occupés dans l'Eubéc. — 11 fait aussi la conquête de Pydna.
(01. cv, k ; R. 898.)
Grèce. — Athènes recouvre la Chersonèse de Thrace et l'Eubée; mais la guerre sociale commence entre Athènes et ses alliés maritimes, surtout Chios, Rhodes, Dyzance. Charès et Chabrias attaquent l'île de Chios; mort de Chabrias. — La guerre durera trois ans.
— Après un décret du conseil
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amphictyonfque provoqué par las Thébains et qui condamne les Phocidienset les Spartiates, les Phocidiens, avec leur chef Philomélos, s'emparent de la ville et bientôt du trésor sacré de Delphes. C'est la cause de la guerre sacrée, fatale à la liberté des Grecs. Sparte prendra parti pour les Pliocidiens.
— Mort du philosophe Démocrite d'Abdère; du médecin Hippocrate de Cos, âgés tous deux, peut-être, de cent quatre ans. — Hippocrate, le père de la médecine, divulgue généreusement les méthodes curatives qui jusque-là étaient restées secrètes. 11 créa l'observation pathologique et voulut que le médecin, dans le traitement des maladies, se conformât à la constitution particulière de chaque sujet. Ses aphorismes jouissent encore aujourd'hui d'une légitime autorité. Dans son traité des Airs, des Eaux, des Lieux, il apprend à tenir très-grand compte pour l'étude des maladies de la constitution physique des pays où elles régnent.
Macédoine. — PJiilippe livre Potidée a Olynthe , pour capter son alliance.
Rome. — Le dictateur Sulpicius gagne, près de Rome, sur les Gaulois, une victoire que les Romains égalent aux plus beaux succès de Camille. — Les Herniqucs, depuis longtemps soulevés, sont battus et soumis.
— Licinius Stolon est condamné pour avoir violé lui-même sa loi agraire, qui défend de retenir plus de cinq cents jugera de terres du domaine public.
Sicile. — Dion le philosophe, que Dcnys le Jeune avait banni, part avec une flotte grecque, de i'Ile de Zacynthe, pour aller délivrer la Sicile de la tyrannie de Denys.
(01. cvt, 1.)
Grèce aalatlqnc. — L'Athé-
nien Gharès soutient Artabazc, satrape révolté contre le grand roi. — Érostratc incendie le temple de Diane à Êphèse.
Macédoine. — Naissance d'Alexandre le Grand, fils de Philippe et d'Olympias d'Ëpire. — Riche exploitation des mines d'or de Crénides, dans le mont Pangée, près de la ville nouvelle de Philippes, à rentrée de la Thrace.
Sicile. — Dcnys est forcé de quitter Syracuse, il passe dans la grande Grèce. — Mort de Philistos, l'historien de la Sicile.
(01 en. î; K. 400.)
Bosphore clmmérlen. — La
Leptinienne , discours de Démosthène, nous apprend la fertilité du Bosphore cimméiïcn qui était le grenier des Etats grecs : Athènes en faisait venir tous les ans quatre cent mille médimnes de blé (208 000 hectolitres). Le roi Lcucon, qui régna quarante ans, depuis 393, avait reçu, en retour de privilèges de commerce accordés à Athènes, l'immunité pour lui et pour son fils.
Grèce. — Les Athéniens ont chargé successivement de la direction de la guerre sociale, Charès, Tiniothec et Iphicrate. Ils n'en doivent pas moins consentir à la paix, et reconnaître l'indépendance des alliés.
Corcyre se sépare aussi de leur alliance.
Home. — Un des plus illustres plébéiens, ancien consul, C. Marcius Rutilus, est élevé, le premier de sor ordre, à la dictature, pour combattre les Étrusques de Tarquinics.
(01. evi, :>.)
Athènes. — Charès fait accusoi de trahison les généraux Timotluk et Iphicrate, ses collègues dans k guerre sociale. Timothée est cou damné à une amende de cent ta lents; il quitte une patrie ingrate.—
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Discours de Démosthène sur les disses des armateurs.
oï>3.
(Ol. c»i, 4.)
naecdoine. — Philippe, qui a conquis récemment Pydna, en Pién\ Potidée, au sud-ouest de la Cialcidique, pénètre en Thcssalie et s'empare de Pagascs qui sert de port a ia ville de Phères, sur le golfe Pé- U^ique; il attaque Méthone , en Pitrie.
Sicile. — La mort violente de Dion livre Syracuse à des ambitieux nui ne lui rendront pas plus que lui la liberté. — Denys conserve toujours ua parU puissant dans cette ville.
(Ol- cvu, 1 ; R. 403.)
Grèce asiatique. — Douleur fastueuse d'Artémise, veuve du roi de Carie Mausole : trois orateurs se disputent le prix d'éloquence qu'elle propose an meilleur éloge funèbre.
Elie fait construire un tombeau , dit mausolée, par 1rs architectes Satyros et Pylhcas. Ce monument, en forme <!e carré long, fut entouré de trentesix colonnes, enrichi de belles sculptures par Praxitèle et Scopas ; un quadrige de marbre surmontait l'édifice.
Grèce *) Iflftccdolne. — Philippe entre en Thcssalie comme pour délivrer le pays d'un nouveau tyran, Lycophron. Il bat et tue l'allié du tyran, le chef des Phocidiens sacrilèges, Onomarchos. En poursuivant l^s Phocidiens, il arrive jusqu'aux Thermopyles. Mais les passages de la Grèce sont gardés par une armée athénienne. — Première Philiypique de l'Athénien Démosthène, âgé de trente ans.
Rome. — Sous le consulat d'un patricien , Valérius , et du plébéien Marcius Rutilas, institution d'une banque qui doit prêter à un trèsfaible intérêt ; fixation du prix auquel les terres et les troupeaux peuvent être donnés en remboursement des emprunts.