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igyptc. — Le savant Démétrius de Phalèrc va diriger l'école grecque d'Alexandrie.
Grèce* — Athènes qui obéit au tyran Lacharès est entourée par les armées de Démétrius.
(01. cui, 2 ; R. 460.)
Ciré ce. — La famine force Athènes de se rendre à Démétrius. — Expédition de ce prince en Laconie ; il bat le roi Archidamos à Manlinée et s'approche de Sparte.
Borne, Gaulois et gamnltes.
— Les Samnites elles Gaulois, avant d'avoir pu se joindre aux troupes de leurs alliés , les Ombriens et les Etrusques, sont forcés de combattre à Sentinum, près du fleuve j'Esis, à rentrée du pays des Gaulois Sénons :
Fabius Rullianus, consul, doit la victoire à son habileté cl à son courage, mais aussi au sacrifice héroïque de son collègue Décius Mus, qui se dévoue pour les légious.
(01. cui, 3; R. 461.)
Macédoine. — Démétrius Poliorcète éloigne les enfants de Cassandre du trône de Macédoine, qu'il prend pour sept ans.
Orient. — Séleucus donne la haute Asie à gouverner à son fils Aniiochus.
^ nome et étrusques. — Les
Ktrusques, après le sanglant désastre de Sentinum qui a frappé leurs alliés Gaulois et Samnites, consentent à une trêve de quarante ans.
(01. cui, 4; R. 462.)
Rome et Samnites. — Le fils du vieux Papirius Cursor tue trente mille hommes aux Samnites dans la journée d'Aquilonie, au sud de leur pays; tous les Samnites réunis, avant de combattre , sous la tente de lin, s'étaient par les plus formidables ser-
ÀVANT J. C.
ments dévoués a la mort ou a la victoire.
(01. cuu, 2 ; R. 464.)
Grèce. — Mort du plus grand poêle delà comédie nouvelle, Ménandre. La littérature grecque va se réfugier à Alexandrie.
Home et Samnites. — Le chef des Samnites qui avait épargné mais humilié les Romains aux Fourches caudines, Pontius Hérennius, pris par le vieux Fabius Rullianus, lieutenant de son fils le consul Fabius Gurgès, est égorgé à Rome, après le triomphe, selon la coutume barbare des vainqueurs.
(01. cuu. 3; R. 465.)
Etoile. — Les brigandages des Ëtoliens s'étendant jusqu'à Delphes, Démétrius Poliorcète fait célébrer à Athènes les fétes Pythiques en l'honneur d'Apollon.
Rouie, Snblns et Samnites. — Le consul (ai ri us Dentalus arrache enfin aux Samnites l'obligation de rester en paix. Un traité les fait alliés de Rome. — Soumission définitive des Sabins qui s'étaient souvent associés à leurs guerres.— Toute l'Italie centrale a été cruellement ravagée pendant près de cinquante ans.
La domination romaine commence à s'asseoir sur ces contrées.
(01. cuu, 4.)
Sicile. — Mort du tyran de Syracuse, Agathocle.
(01. cxxiii, S.)
Kplrc et Macédoine.— Le roi
d'Épire, Pyrrhus, neveu d'Olympias la mère d'Alexandre, enlève la Macédoine à Démétrius Poliorcète, qui reste toujours maître de la plus grande partie de la Grèce.
(01. cxxui, 3; R. 4C8.)
Macédoine et Tlirace.— Après
IIIe SlfcCLE AVANT J. C.
sept mois tîe possession, Pyrrhus perd la Macédoine, dont le dépouille Lysimaque de Thrace.
Orient. — Démétrius quitte la Grèce pour aller combattre, en Asie, Séleucus; vaincu et pris en Cilicie, il sera captif jusqu'à la fin de sa vie.
Rome. — Les souffrances de la masse du peuple , toujours écrasée sous les dettes, menacent la cité d'une nouvelle explosion que préviennent les lois démocratiques proposées par le dictateur plébéien Horlcnsius , soumises aux suffrages après sa mort par Fabius Rullianus : abolition des dettes et de l'esclavage pour dettes; distribution de sept jugera ( 1 hectare 77 ares) de terre à chaque citoyen.
(01. cttui, 4.)
KgTpte. — Ptolémée Lagos associe au trône d'Ëgypte son fils Ptolémée Puiladelphe.
(01. cmiv, 2; R. 4T2.)
Egypte et Judée. — Mort de Ptolémée Lagos, surnommé Soter; son fils , Ptolémée Puiladelphe, gouverne seul. Dès le commencement de son règne , Philadelphe fonde à Alexandrie le Musée et la fameuse bibliothèque qui attirent en Ëgyple les savants et les poêles. 11 donne la liberté aux Juifs captifs en Egypte , envoie des présents au grand poniifc Éléazar pour le temple de Jérusalem, fait traduire en grec les livres saints des Hébreux : version des Septante.
Grèce et macédoine.— Après que Démétrius Poliocrètc est mort captif de Séleucus en Asie , son fils Antigone Gonatas renouvelle ses prétentions sur la Grèce et sur la Macédoine.
Perftnnie. — Philétère, qui commande au nom du roi de Thrace, Lysimaque , dans le territoire de Pergame,en Mysie, s'y forme une principauté indépendante.
nome et Gaulois.— Une armée consulaire entrant pour la première fois sur le territoire des Gaulois Sénons , y a tout dévasté : les Boles, voisins des Sénons au nord -ouest, espèrent venger leurs frères en accourant en Etrurie; Étrusques et Gaulois sont vaincus près du lac Vadimon ( lago di Bassano ) et bientôt réduits à faire la paix.
(01. cxxiv, 3 ; H. 473.)
Rome et Grande-Grèce* — Les
brigandages des Lucaniens, comme autrefois ceux des Samnites en 342, servent de prétexte aux Romains pour envoyer une armée au sud de l'Italie. La ville grecque de Thurion (Thurium) reçoit de Fa br ici us une garnison romaine.
(01. cxxiv, 4.}
Orient et Thrace. — Lysimaque, .
roi de Thrace et de Macédoine, est vaincu et tué à Cyropédion,en Phrygie, par Séleucus, roi de Syrie, qui domine quelque temps sur ces deux États.
Grèce. — Renouvellement de l'ancienne alliance entre les cités de l'Achaïe. Principes de la constitution achéenne : concorde et union fédérale ; respect du gouvernement particulier des cités qui seront agrégées à la ligue ; haine vouée aux tyrans qui ont profité de l'anarchie pour étouffer les libertés locales; affranchissement des peuples par les lois et les mœurs d'une démocratie modérée. Le pouvoir fédéral est partagé entre une assemblée où chacun des États peut envoyer ceux de ses citoyens qui sont âgés d'au moins trente ans, et des magistrats suprêmes, stratèges et demiourges, élus par les confédérés. — La Grèce perd alors Praxitèle d'Athènes, le plus gracieux des statuaires antiques, auteur d'un Cupidon, d'une Vénus, et peut-être du beau groupe de Niobé,
72 IIIe SIÈCLE
attribué, sans preuve , au statuaire Scopas, artiste du \" siècle.
macédoine 9 Orient et Tlira-
ce. — Séleucus Nicator, le dernier survivant des généraux d'Alexandre qui se sont faits rois, est assassiné par le fils aîné de Ptoléniée Soter, Ptoléraée Gérauoos, qui était son hôte.
Le meurtrier règne à peine un an sur la Macédoine ; les Thraces redeviennent indépendants; Antiochus Soter ne garde que les États de son père en Asie.
Rome et Eplre.— Pyrrhus vient combattre les Romains en Italie, comme allié des Grecs de Tarcnte.
Il doit à ses éléphants la victoire gagnée à Héraclée, près du golfe Tarentin, sur le consul Valérius Lévinus.
Rome* — Pour la première fois un consul plébéien, Cn. Domilius, clot le lustre : le recensement donne deux cent soixante dix-huit mille deux cent vingt télés de citoyens.
(01. cxxv, J ; R. 476.)
Chaldée. — Le Babylonien Bérose, prêtre de Bélus, écrit une histoire de Chaldée, dans laquelle il remonte jusqu'à la naissance du monde. On n'en a que des fragments, dont quelques-uns sont cités par Josèphe, l'historien des Juifs.
Gaulois et Grèce. — Le nord de la Grèce est dévasté par une expédition gauloise, sous la conduite d'un brenn. Confédération des Grecs , comme au temps de la guerre médique. Les Gaulois s'approchent de la ville sacrée de Delphes ; ils y trouvent leur ruine.
Rome, Kplre et Cartilage.—
/es consuls, P. Sulpicius et Décius Mus, n'obtiennent pas de succès décisifs contre Pyrrhus? mais le roi paye chèrement sa victoire d'Asculum en Apulic. — Les traités de 510 et de 340, entre Rome et Carthage, sont renouvelés : elles étaient toutes deux menacées par le même ennemi,
Pyrrhus, l'une cn Italie, l'autre en Sicile.
Macédoine. — Antigone Gona* tas, le fils de Démétrius Poliorcète, commence à se faire reconnaître par les Macédoniens. — Il combat les Gaulois. — Le trône restera cent dix ans à cette famille.
orient et Gauloln. — Les Gaulois passent de la Thrace en Asie Mineure, appelés par le roi de Bithynie, Nicomède. Us garderont une partie de la Phrygie, la Galatie.
Rome et «pire. — Fabricius , consul, est opposé à Pyrrhus qui ne trouvant pas de faciles conquêtes en Italie passe en Sicile. — Fabricius dévaste le pays des Samnites , des Lucaniens, des Brutiens, qui pendant trois ans encore résisteront aux armées romaines.
(01. cmvi, t; R. 480.)
Rome. — Au moment où Pyrrhus revient de Sicile en Italie, le peuple résiste à l'enrôlement; il faut que le consul Curius Denlatus use de rigueur : le premier citoyen désigné par le sort qui ne répond pas â l'appel est puni par la vente de ses biens.
RomeetKplre.-Curius Dentatus bat le roi d'Épire à Bénévent, ville duSamnium, appelée autrefois Malévent. — Le premier, il montre aux Romains, le jour de son triomphe, des éléphants pris sur l'ennemi. — .
Pyrrhus va quitter l'Italie pour toujours.
(01. cxxvi, 4 ; R. 482.)
Kgypte et Rome. — Plolémée Philadelphe envoie une ambassade au peuple romain pour le féliciter de sa victoire sur Pyrrhus.
Kplre et macédoine.— Pyrrhus envahit de nouveau la Macédoine.
IIIe SIÈCLE
(01. cxxvn, 1 ; R. 483.)
Eplre et Grèce. — Pyrrhus est appelé contre les Spartiates par l'ambitieux Cléonyme; celui-ci veut dé- ))Ouillerdu trône son neveu Aréos,qui cependant reste roi. Monde Pyrrhus dans une tentative d'usurpation faite sur Argos. — L'Épire continue à avoir des rois.
Rome et Grande-Grèce. — Les
armées romaines ont encore à combattre les Lucaniens, les Samnites et les Bruttiens. Tarcnte en apprenant la mort de Pyrrhus, demande et obtient des secours des Carlhaginois , maîtres d'une partie de la Sicile. Elle n'en est pas moins forcée d'ouvrir ses portes et d'abattre ses murailles.
Hiclle. — Théocrite de Syracuse écrit vers ce temps ses Bucoliques dans le dialecte dorien. Il a quitté depuis 275 Alexandrie, où il avait séjourné à la cour de Ptoiéniée Philadclphe.
(01. cxxvn, 2 ; n. m.)
Rome. — Les légionnaires romains de Capoue qui s'étaient emparés de Rhégium sans l'ordre du sénat etprétendaient en rester maîtres, forcés de se rendre à l'arrivée d'une année consulaire, sont conduits à Rome ; trois cents d'entre eux sont passés par les verges et décapités.
(01. ci xvii, 3 ; R. 485.)
Grèce. — Le philosophe Épicure meurt dans l'Altique , à soixante et douze ans. Ses principes philosophiques n'aboutissent que par une délation forcée à la doctrine du plaisir.
Sicile. — Hiéron commence à régnera Syracuse, mais il était déjà, depuis plusieurs années , le premier magistrat de cette ville, qu'il gouvernera sagement pendant cinquanteciuq ans.
(01. cxxvn, 4 ; R. 486.)
Rome. — Une monnaie d'argent est pour la première fois frappée a Rome, cinq ans avant la première guerre punique.
(01. cxxvui. 1 ; R. 487.)
Kjçypte.— L'hgypticu Manéthon, originaire de Sébennytc, garde des archives sacrées dans le temple diléliopolis, ùcrh sous Ptolomée Philadelphe une histoire de l'Ëgypte, dont on n'a que quelques fragments dans les historiens Joscphc, Eusèbc et Georges le Syncelle.
Grèce et Macédoine. — Le roi
de Macédoine, Autigoue Gonatas, assiège Athènes.
Rome. — Progrès militaires dans le Picénum, où est fondée la colonie d'Ariminum ; le Saiimium reçoit des colons romains à Bénévent.
(01. cxxviii, î ; R. 488.)
Rome, — Trois années de guerre, en réduisant sous la domination romaine le pays des Messapiens, Sa- Icntc et Blindes sur la côte de l'Adriatique, compléteront la conquête du sud de l'Italie.
(01. cxxix, 1 ; R. 491.)
RUhynie. — Nicomédie fondée par le roi iNicomède devient la capitale de la Bithynie.
Rome. — Le forum Boarium voit pour la première fois des combats de gladiateurs. Ce spectacle nouveau est donné aux Romains par M. et D. Brulus qui croient honorer ainsi les mânes de leur père. Une pensée religieuse semble inspirer ces fêtes sanglantes, originaires de la Campante, comme autrefois chez les Grecs, les représentations scéniques avaient lieu en l'honneur des dieux.
Rome. Cartilage et Syracuse.
— La protection accordée par Rome aux Mamertins, brigands d'origine
III* SIËCLE AVANT J. C.
campanienne , établis près de Messine, la met aux prises avec Hiéron roi de Syracuse et avec les Carthaginois. Heureux commande nie ut d'Appius Claudius, en Sicile. Il est le premier consul qui ait combattu hors de l'Italie. — Le moment où Rome commence la première guerre punique a servi de point d'arrêt à plusieurs historiens : à Denys d'Halicarnasse, contemporain de l'empereur Auguste, pour ses Antiquités romaines; à Timée de Tauromenium, pour son Histoire de Sicibe; il sert au contraire de point de départ à Polybe.
(01. cxxix, î; R. 492;.
Kgypte, Pergame. — Eumène succède sur le trône de Pergame à son oncle Philétère. — L'ardente rivalité que la passion pour les beauxarts crée entre Eumène et Plolémée Philadelphe , dégénère en guerre ouverte. Le roi d'Égypte interdit l'exportation du papyrus qui servait a écrire. Un Grec apprit aux Pergaméens à écrire sur des peaux préparées. Le parchemin remplace depuis lors le papyrus, mais il restera toujours fort cher.
Cirècc.— Mort de Zénon, le père de la philosophie stoïcienne : il enseignait à Athènes sous le célèbre
Eortique(<jToâ), nommé le Pcecile. — es tables chronologiques dressées par ordre du gouvernement d'Athènes et gravées sur des marbres, résumaient l'histoire des Athéniens depuis l'avènement de Cécrops, jusqu'à l'archontat de Diognète, 264-263 avant Jésus-Christ. Elles nous manquent à partir de l'an 354 . Ce précieux monument, trouvé dans l'Ile de Par os au commencement du xvir» siècle, acheté par le comte d'Arundcl , a été déposé dans la bibliothèque d'Oxford.
Borne et Sicile.— Hiéron pressé par les armées romaines conclut la paix avec le sénat; il leur donnera de l'argent et des vivres pour continuer la guêtre contre les Carthagi-
nois. Jusqu'à la fin de sa vie , pendant près de cinquante ans, il sera fidèle à l'alliance de Rome. — Premier cadran solaire apporté de Catane , ville de Sicile , par Valérius Messala.
(01. cxxix, 3 ; R. 493.)
Rome et 4 urthage. — Les
deux consuls assiègent pendant cinq mois Agrigente, place carthaginoise en Sicile.
(01. cxxixt4.)
Orient. — Le roi de Syrie, Antiochus Sotcr, meurt dans un combat contre les Gaulois , établis au milieu de l'Asie Mineure. Son fils Antiochus, Théos, lui succède.
(01. cxxx, 1 ; R. 495.)
Inde. — Avènement du roi de l'Inde Acoka , qui se convertira au bouddhisme et favorisera l'extension de cette religion dans son empire.
Borne et Cartilage. — Les Romains arment en mer pour la première fois; ils construisent des bâtiments à proue, appelés liburnes^ avec lesquels le consul Cornélius Scipion Asina se laisse d'abord surprendre par les Carthaginois. Son collègue Duilius remporte la première victoire navale près de Myles, au nord-est de la Sicile, prend trente et un vaisseaux , en coule quatorze, fait sept mille prisonniers , tue trois mille hommes. A l'aide des crampons de fer, appelés corbeaux , les vaisseaux carthaginois étaient saisis , tenus immobiles; et les équipages placés bord contre bord combattaient comme sur terre* On éleva à Rome à Duilius une colonne rostrale.
(01. cxxx, * ; R. 496.)
Rome et Cartilage.— Le consul L. Cornélius Scipion conduit la flotte romaine sur les côtes de Sardaignc et de Corse qu'il n'enlève pas aux Carthaginois, mais d'où il emmène des milliers de captifs.
IIie SIÈCLE AVANT J. C.
(01. cxxx, 3.)
Grèce* — Mort d'Érasistrate, célèbre médecin grec, le premier, diton, qui ait disséqué des corps humains. Il est le chef de l'école des Méthodistes , opposée à celle des Empiriques.
(01. exxxi, 1 ; R. 499.)
toçypte. — Le poêle Callimaque de Cyrène qui a écrit dans presque tous les genres de littérature, qui même avait composé des ouvrages d'histoire et de grammaire, était, vers ce temps, en grande faveur à la cour d'Alexandrie, à cause de ses hymnes et de ses élégies.
Rome et Carthage. — Le consul M. Atilius Régulus ayant gagné une grande victoire navale sur les Carthaginois, en vue du mont Ecnome , près de la côte sud de la Sicile, porte la guerre en Afrique avec son collègue L. Manlius Vulso. Ils s'avancent jusqu'aux environs de Carihage , trouvent la plupart des villes sans murailles, et peu disposées à soutenir les Carthaginois. Manlius retourne seul à Rome.
(Ol. cxxxi, t; R. 500).
Aehéen». — Vingt-cinq ans après la reconstitution de la ligue des Achéens , un magistrat unique , nommé stratège , est placé à la téte du gouvernement fédéral.
Chine. — Fin à cette époque, ou cinq ou six ans plus tard, de la dynastie des Tchéou ; avènement de la quatrième dynastie, celle des Thsin, qui donne son nom au pays et dont le chef, Chi-Hoang-Tï, réunit sous sa domination tout l'empire, auparavant divisé en un grand nombre de principautés, et bâtit la fameuse muraille qui devait en couvrir les frontières contre les barbares de l'ouest et du nord. Elle a deux cent quarante myriamètres de long, de sept à huit mètres de haut, sur cinq de large;
en plusieurs endroits elle est double et triple.
Rome et Carthage. — Le Spartiate Xanthippe reçoit le commandement de l'armée carthaginoise.
Défaite et captivité de Régulus en Afrique.
(01. cxxx!, 3; R. Ml.)
Rome et CaKhnge. — Un naufrage ayant presque anéanti leurs forces maritimes, les Romains, en trois mois, forment une nouvelle flotte de deux cent vingt vaisseaux.
Les deux consuls forcent, au nordouest de la Sicile» Panorme à se rendre.
(01. cxxxi, 4 ; R. 50î.)
Rome et Carthage.— Les consuls avec deux cent cinquante vaisseaux portent encore les hostilités sur les côtes d'Afrique. Prise de quelques villes; naufrages désastreux.
— Le sénat renonce pour quelque temps à la guerre maritime.
(01. cxxxu, S; R. 104.)
Achéens. — Aratus soustrait au gouvernement d'un tyran Sicyone, sa patrie, et l'agrège à la ligue achéenne.
(01. cxxxu, 3 ; R. 505.)
Bactriane et Partble. — Le
Grec Théodote, gouverneur en Bactriane pour le roi de Syrie, y prend lui-même le titre de roi. L'empire bactrien qui n'aura que des rois grecs, dans sa courte durée (environ cent trente ans), s'étendra jusque dans l'Inde. Les semences de civilisation hellénique, jetées par Alexandre, ont fécondé et enrichi les régions asiatiques placées entre la vallée de l'Yaxarte et celle de PIndus. — Alsace , d'origine scythique , détache aussi les Pannes de la domination des Séleucides, et forme une monarchie indépendante. Ces deux révolutions ont eu peut-être lieu quel-
IIIe SIÈCLE AYANT J. C.
ques années plus tôt : la première en la seconde en 265.
Rome et Cartilage* — Le proconsul L. Cécilius Métellus bat les Carthaginois sur terre près de Panonne; il montrera, le jour de son triomphe a Home, cent quatre éléphants pris à l'enut mi.
(01. cxxxn, 4 ; R. 506. )
Rome et Carthage. — Le consul P. Claudius Pulcher qui s'est malgré les auspices engagé dans un combat naval avec les Carthaginois, près de Drépane, éprouve par son incapacité et sa présomption un immense désastre. L'autre consul sauve difficilement sa flotte d'un naufrage. Les Romains encore une lois renoncent à la mer.
nome. — Claudius Pulcher, qui seul comme consul pont nommer un dictateur pour remédier aux maux publics, ose choisir un des derniers du peuple , un scribe , Claudius Glicia.
(01. cxxxut, 1 ; R.
Carthage et Rome.— Hamilcar Barca est mis a la tête des troupes carthaginoises, en Sicile. 11 fait des courses sur la côte de Cumes en Campante et serre les Romains de près devant Panorme, en occupant la position voisine du mont Éryx.
L'épuisement des deux peuples, et aussi l'habileté des généraux qui commandent de part et d'autre prolongeront la guerre pendant six années encore.
Cartilage. — Naissance d'Annibal, fils d'Amilcar.
(01. cxxxui. 2 ; R. 509.)
Egypte et Syrie. — Antiochus Niéos, roi de Syrie, qui avait abandonné sa femme Laodice, pour épouser Dérénice, sœur du nouveau roi d'Egypte, Pioléniée Ëvergèle, est assassiné par Laodice, qui tue et Bérénice et l'enfant de Ré rénicc. Séleucus 11 Callinicos lui succède. La
vengeance du roi d'Ëgyptc frappe Laodice et les 'sujets du Séleucide, jusque dans Dabylone.
(01. cxxxiu, 3 ; R. 510.)
Aehéens. — Aratus est nommé pour la première fois stratège des Achéens. L'influence macédonienne domine à Corinthe.
(01. cxxxiv, 2; R. 512.)
AeliéenM et LaeédémonleiiB.
— Huit ans après la délivrance de Sicyone, Aratus, stratège des Achéens pour la deuxième fois, rend l'indépendance aux Corinthiens et les fait entrer dans la ligue achéenne. — Les Lacédémoniens, comme si l'indépendance du Péloponnèse était menacée par ces progrès des Achéens, s'emparent de Pelîcne, à l'ouest de Sicyone, et marchent contre Aratus; leur roi Agis est battu.
I.acédémone. — Agis médite la réforme des institutions de Sparte :
il veut les ramener aux principes de Lycurgue. Le nombre des citoyens actifs, d'origine Spartiate, était réduit alors à sept cents; cent familles seulement avaient conservé la possession des lots primitifs de terre.
Les propriétés territoriales, depuis la loi de l'épliore Kpitadès, pouvant passer aux femmes, une partie considérable des richesses étaient réunies entre leurs mains. La mère même et l'aïeule d'Agis avaient d'immenses domaines. 11 veut faire revivre les anciennes mœurs, ressusciter la petite propriété par une répartition nouvelle des terres, et admettre de nouveaux citoyens. Agis IV fait déposer son collègue Léonidas II, hostile à tout projet de réforme; le gendre de Léonidas, Cléombrotc est élu roi. Violente agitation causée parles propositions révolutionnaires de Lysandrc, dévoué a Agis.
Rome. — Outre le préteur de la ville, un second préleur est créé, piwlor peregrinus , pour régler toutes les affaires judiciaires qui con-
me SIÈCLE
remaient les étrangers et les procès île ceux-ci avec les citoyens romains, le sénat ne voulait pas laissèrent arbitrage aux riches de la cité que les Irangers choisissaient pour patrons.
(01. cxxxiv. 3 ; R. 513).
Rome et Cartilage.— Les Romains, pour la troisième fois, veulent courir les chances de la guerre sur nier; ils arment deux cents vaisseaux.
fOJ. cxxxiv. *; R. 5H).
Cartilage et Rome— Le consul ïutatius Caturus bat la flotte carthaginoise , près des Iles Kgatcs , au nord de Lilybée. Cartilage obtient la paix en renonçant à ses possessions (!e Sicile, et en payant un tribut.
La première guerre punique donne les deux tiers de la Sicile aux Romains, qui en font une province; l'autre partie reste à lliéron de Syracuse.
Carthaginois. — Les désastres de la première guerre punique jettent Carlhage dans une nouvelle lutte où son existence même est compromise.
Ses mercenaires révoltés en Afrique, fn Corse, en Sardaigne, engagent contre elle pendant trois ans et demi une guerre inexpiable.
Etollens et Achéens. — Pendant qu'Aratus est stratège des Achéens pour la troisième fois, les brigands :le l'Etolie menacent le Péloponnèse li'une invasion. Les Spartiates, alliés 'le la ligue, viennent a l'isthme sous la conduite d'Agis. Aratus, malgré les conseils d'Agis, ne veut pas remettre la fortune de la Grèce , sans nécessité, aux chances d'une bataille.
Laccdénionc. — L'absence d'Ages a laissé dans Sparte une libre • arrière aux partisans de la réaction. 1-e riche Agésilas, quoique parent du roi réformateur, encourage les mécontents. Retour d'Agis; il est jeté en prison ; sa mort violente, suivie du meurtre de sa mère et de son ùfule, qui s'étaient faites courageusement les complices de ses reformes.
Perffome. — Attale, neveu et successeur d'Eumène, commence à l»ergaïue un règne de quarante-quatre ans. il ht d'un domaine précaire un véritable royaume, amassa des trésors, enrichit la bibliothèque de Pcrgame, composa lui-même, dit-on, des livres d'histoire.
Rome. — Formation de deux nouvelles tribus, ce qui porte définitivement leur nombre à trentecinq (trente et une de la campagne, quatre de la \illc), qui embrassent tous les habitants du territoire romain (ager Iiomanus), jouissant du droit de cité.- Le territoire primitif avait été agrandi successivement jusqu'à cent milles au delà des murs de la ville, aux dépens des cités de l'Etrurie méridionale, d'une partie du pays des Latins, des Volsques, des Ausones, des Èqueset des Salmis.
L'enceinte sacrée de la ville ou pomœrium n'a pas changé. — Une révolte de Falérics , en Etruric , occupe six jours les deux consuls.
(01. cxxxv, 1 ; R. 515.)
Rome. — Livius Andronicus commence, un an avant la naissance du poète Ennins, à faire représenter des pièces de théâtre à Rome.
fOI. cxxxv, 2.)
Macédoine. — A Antigonc Conatas succède son fils Démétrius II sur le trône de Macédoine et dans ses prétentions à la suprématie en Grèce. Cependant il n'arrêtera pas les progrès de la ligue achéenuc.
(01. cxxxv, 3 ; R. 517.)
Cartilage et t:*pag ne.— ÏTamil-
car Rarca, un des généraux qui ont terrassé les mercenaires armés contre Cartilage, envoyé en Espagne, y fondera un empire punique. Il y a emmené son fils Annibal âgé de neuf ans.
atome et Ganlols. — Rome engage la guerre contre les Roïes et les
IIIe SIÈCLE AVANT J. C.
Ligures de la Gaule cisalpine, en deçà du Pô. C'est le commencement d'une lutte longue et meurtrière.
(01. axiv, 4 ; R. 518.)
Rome et Syracuse. — Le Grec Hiéron, roi de Syracuse, vient i Rome et y assiste aux jeux publics.
(01. cxxxn, 1 ; R. 519.)
Lacédémone. — Cléomène III succède à son père Léonidas ; il est marié à la veuve d'Agis , dont il reprendra les généreuses pensées de réforme, malgré l'inimitié qui avait séparé jusqu'à la mort Léonidas et Agis.
Rome, Corse et Sardaigne.
— La Sardaigne et la Corse, anciennes possessions de Carthage qu'une pertidie des Romains lui avait enlevées à la fin de la guerre des mercenaires, sont domptées par deux armées consulaires.
Rome et Gaulois. — Mouvement des Gaulois cisalpins pour envahir l'Italie centrale : il est sans effet.
(01 cxxxvi, 8 ; R. 520.)
Rome. — Les Romains n'étant en guerre avec aucun peuple , le temple de Janus, toujours ouvert pendant la guerre, est fermé pour la seconde fois depuis que Rome existe (la première fois sous Numa). — Soldat dans la première guerre pu* nique, le poëte latin Cn. Nœvius prend cette guerre pour sujet d'épopée.
(01. cxxxvi, S ; R. 581.)
Rome , Gaule cisalpine , Corse et Sardaigne. — Prise d'armes de la Sardaigne révoltée a l'instigation des Carthaginois, de la Corse et des Ligures qui habitent dans la chaîne septentrionale des Apennins.
(01. exxxvii, 1 ; R. 6S3.)
Rome et Gaulois. — Le tribun
C. Flamînius propose par une loi agraire l'établissement de colonies dans le territoire du Picénum qui touche au pays des Gaulois Sénons.
Ce sera pour les Gaulois d'Italie un prétexte d'agression.
(01. cxxxtu, « ; R. SU.)
Rome. — Le divorce de Sp. Carvilius est cité comme le premier exemple de répudiation légale.
(01. cxxxvu, 3 ; R. 525.J
Rome. — Les jeux floraux , représentations scéniques, informes et grossières, tiennent lieu aux Romains de comédies.
(01. cxxxvu, 4 i R. 616.)
Achéens. — Pendant quelques années, rapides progrès de la ligue achéenne; elle embrasse ou rattache a elle par des alliances presque tous les peuples de la Grèce centrale, môme du Péloponnèse ; mais Sparte , la Messénic, l'Elide et quelques parties de l'Arcadie , échappent à son influence.
Carthage et Espagne. — A la mort d'Asdrubal Barca, son gendre, Amilcar, lui succède dans le commandement des forces carthaginoises en Espagne.
Kplre. — La mort naturelle ou violente de Laodamie, dernier rejeton de la race royale d'Épire,fait substituer à la royauté un gouvernement électif. — L'Épire tombe sous l'influence des lllyriens et des Macédoniens.
Macédoine. — A la mort de Démétrius, son fils Philippe est trop jeune pour régner ; son frère , Antigone Dôson, est fait roi.
Rome et Ulyrle. — Le sénat romain , à la demande des États grecs de l'Adriatique, combat les pirates lllyriens ; deux consuls leur font la guerre.
(01. cxxxvu i, 1 ; R. 517.)
Rome , Grèce et Illyrle. —
IIIe SIÈCLE
Après les succès du consul Posthuraius en Illyrie , la reine Teuta demande la paix. — Rome envoie pour la première fois des députés à la Grèce. Ils sont accueillis avec honneur à Corinthe et assistent aux jeux isthmiques ; à Athènes , on les initie aux mystères.
(01. cxxxtui, « ; B. 5W.)
Aehéena et l^acédémone. —
Ara tus provoque imprudemment les Spartiates auxquels il prétend arracher de vive force la partie de l'Arradie où ils commandent. — Son incapacité militaire met en relief les qualités brillantes de Cléomène, roi de Sparte.
Carthage, Espagne et Rome.
— Asdrubal Barca est empêché, par un traité avec Rome , de s'étendre au delà de l'fcbre. Le traité protège tous les alliés des Romains sans nommer particulièrement la ville de Sagonte. — Carthagène (Carthage la neuve), fondée par Asdrubal dans une admirable situation maritime et continentale, au sud-est, deviendra la capitale de l'empire des Barca en tispagne. Cadix, ville phénicienne sur l'océan Atlantique, était trop loin à l'ouest.
Borne. — Outre le préteur urbanus et le préleur peregrinus , chargés à Rome de l'administration de la justice pour les habitants de la ville et pour les étrangers , le sénat crée deux nouveaux préteurs pour gouverner : 1° la Sicile , première province romaine; 2° la Corse et la Sardaigne, qu'une perfidie a fait passer des mains des Carthaginois sous l'autorité de Rome.
(01. cxxxvm, *; R. 530.;
Eacédémonc. — Cléomène , vainqueur des Achéens en Arcadie, revient sur Sparte avec des soldats dévoués, tue ou exile les éphores qui gOncraienl ses projets de réforme, et quand il a fait trembler les lâches Spartiates qui ont tué Agis, il dicte
des lois pour remettre en vigueur tous les principes de Lycurgue :
nouveau partage des terres, renouvellement de la population Spartiate, restauration de la discipline , de l'éducation , du pouvoir royal. — L'espérance de l'affranchissement social gagne tous les pauvres du Péloponnèse; ils attendent Cléomène comme un libérateur.— Jalousie d'Aralus et dangers pour la ligue achéenne.
Rome et «aulol*.— Les Gaulois Insubriens, au nord du PO, et les Boïes appellent de la Gaule Transalpine les Gésates, voisins du Rhône, pour les entraîner contre Rome.
Les Gésates entrent dans la vallée du Pô. Mais l'Italie entière prend les armes et s'associe à la cause romaine; près de huit cent mille hommes, selon un historien contemporain, le sénateur Q. Fabius Pictor,qui servait daus cette guerre, sont prêts à repousser les barbares. — L'un des consuls, Atilius Béguins, est tué :
l'autre, L. jEmilius Papus, qui avait été posté à Ariminum pour garder les passages du Picénum , bat les Gaulois. La guerre continue.
Borne. — Q. Fabius Pictor, le plus ancien historien romain, a écrit en grec. — Les peintures de Fabius Pictor dans le temple du Salut montrent que l'art était encore exclusivement inspiré par la religion.
Syrie.— Mort du roi Séleucus II, Callinicos ; avènement de Séleucus 111, Céraunos.
(01. «xxix, f .)
Achéens et Lacédémone. —
Cléomène poursuit ses succès contre les Achéens, dans l'Arcadie, dans l'Élidc, jusque dans l'Achaïe. Il leur oflïe ensuite la paix et son alliance s'ils veulent l'accepter pour généralissime et lui laisser le commandement du Péloponnèse. Aratus refuse de se dessaisir du pouvoir, ou plutôt de laisser tomber l'ouvrage de sa vie entière , l'indépendance de la ligue achéenne; il fait appeler, contre le
gO IIIe SIÈCLE AYANT J. C.
réformateur de Sparte , l'étranger Ils se déclarent , contre ce dernier, Antigone Dôson , roi de Macédoine, les protecteurs de 1 indépendance qu'il estime moins dangereux. hellénique.--L'inscription d Aduhs, 4 TT . . . en Ethiopie, ferait croire que Ptolé- Rhodes. — Un tremblement de ^ ^vn-Rète a soumis la Cilicie, la terre cause de grands désastres dans palllphViie, l'ionic, l'Heltespont, la l'île do Rhodes: le fameux colosse côle de"Thracc , qu'il a parcouru la est renversé. Les dons des peuples Mésopolaniie , ]a pabvlonic, la Sugrecs, animés d'une généreuse sym- siane la pcrse ja Médie, et toute palhie, couvrent toutes les pertes ia )iaute Asie jusqu'à la Bactriane.— qui étaient réparables. Le commerce |î;raloslhène de Cyrènc, géomètre, maritime rendra bientôt à cette ré- aslronomt% géographe, philosophe, publique son ancienne splendeur. grammairien et poéic, Agé alors de QO- cinquante-deux ans, était une des *~°m gloires littéraires du règne de Pto- (oi. cxxxix, 2; r. 532.) lémée Kvergèlc. 11 a créé un système Crèce et Macédoine. — Les complet de géographie , fondé sur nouveaux progrès de Cléomène, qui des bases mathématiques, qui resta enlève Argos aux confédérés achéens, pendant quatre siècles un ouvrage hâtent l'arrivée d'Antigonc Doson classique. — La décadence de l'Ecomme allié de la ligue. Malgré Uéo- gypte va commencer avec le règne de mène, les Macédoniens prennent pos- Piolémée Philopator, fils d'Evergèlc, session de l'isthme de Corinthe. Re- jeune débauché , entouré d'indignes traite de Cléomène vers le centre du ministres.
Péloponnèse. ct Wacedolllc. Lcs
Rome et caulols. — Le consul jnat.<$(|0mens sc rendent maîtres de plébéien C. Flaminius , l'ancien tri- rAl.ca<iio sur les Spartiates, ils ocbun dont la propositon agraire avait cupcnt Mantinée. Cléomène est réprovoqué la prise d'armes des Gau- ^()UV recniter son armée, a lois, au mépris des auspices , porie afl-ramCUjr des Idiotes. La destrucla guerre chez les lnsubricns, au ljon de Mégalopolis , ordonnée par nord du Pô. 11 est vainqueur sur ^ cst un crimc sans profU . course l'Adda. stérile jusqu'à Argos.
222» Rome et Gaulois. — Le consul (oi. cxxxtx, S;R. 533 ) M Claudîus Marcellus ayant tué de Egypte. — L'empire des Lagidcs sa main, près de Clastidium, au nordest dans toute sa splendeur, à l'épo- est du pays des Ligures, le chef des que de la mort du troisième roi Pto- Gaulois, Viridomar, rapporte à Home lémée Évergète. A 1 intérieur, un ies troisièmes dépouilles opimes. riche commerce relie l'Egypte à ,,,0-0x1 l'Éthiopie, à la Libvc , a l'Arabie, Syrie. — Le roi de 5>ync, fcélcuaux Indes. Par la Cœiésyrie, la Plié- eus Céraunos , meurt assassiné en nicie et l'Ile de Cyprc, les Lagidcs Phrygie , au début d'une guerre
qu .
neure, depuis la Pamphylie jusqu'à Antiochus lll, est proclamé pai l'ilellcspont; l'occupation de Ly- l'armée de Syrie. Antiochus donne simaehic, clef de la Chersonèsc de les principaux gouvernements, l'Asie Thrace , d'OEnos et de Maronée sur Mineure à Achéos, la Médie à Mole littoral thrace de la mer tigée, ct Ion , la Perse au frère de Molon , de quelques Cycladcs, les rendent rc- Alexandre : tous trois se révolteront, doutables même au roi de Macédoine. 11 épouse la Ollc du roi de Pont.
IIIe SIÈCLB AVANT J. C.
(01. cutix, 4 ; R. 53V.)
Achcens ^ Iiacédésnone et viucédoinc. — Los Macédoniens , alliés de la ligue achéenne, entrent enfin en Laconic; leur victoire décisive au nord du pays, à Sellasie, sur Cléomène, met la Grère a leur merci. Cléomène fuit en Egypte où il mourra. Antigone Dôson vient a Sparte, déclare abolies les lois, c'està-dire les réformes de Cléomène; la royauté est suspendue. La ligue achéenne nomme Antigone généralissime de ses forces de terre et de mer. — 11 est bientôt rappelé dans son royaume pour combattre les lllyriens.
Carthage et Kspagne. — Le fils d'Amilcar Barca, Annihal, succède a Asdrubal , son beau-frère , dans le commandement des forces carthaginoises en Espagne. Pendant deux ans il combat les peuples non soumis, et concentre à l'est de Ja Péninsule , dans Carthagène, de grandes ressources pour une guerre nouvelle.
Rome et Istrle. — L'Istric, près des Alpes Juliennes, au nord-est de la Gaule Cisalpine, est conquise par les Romains.
Maeédoiuc — Après la mort de son oncle , Antigone Dôson , a\éncment du jeune Philippe 111, âgé de quinze ans, au trône de Macédoine.
fWaeédolne 7 Achéens et Ktolleng. — Les Etoliens qui prétendent à la possession dcJ'foidc et de la Messénie, rompent ouvertement avec la ligue achéenne. Aratus, stratège des Achéens, est défait à Caphyes, en Arcadie , par les Étoliens, et fait alors appeler le roi de Macédoine , imprudence ou lâcheté que lui reproche bien justement l'historien de cette époque, le Grec Phylarque. Commencement de la guerre sociale, ou guerre des alliés, contre les Étoliens , qui durera trois ans :
Philippe est entouré de ministres qui le trahissent.
Thrace et Aale Itllnenre. —
De grands intérêts mari limes mettent aux prises deux puissantes républiques': Byzauce , qui veut avoir le monopole du commerce de la mer Noire; Rhodes, dominatrice du bassin oriental de la Méditerranée.
Prusias, roi de Bithynio, se déclare contre les Byzantins. — Mithridate IV, roi de Pont, est en guerre avec la république maritime de Sinopc, sur la côte de Palagonie.
(01. cxl, S ; R. 596.)
Kffypte et Laeédcmone. —
Cléomène meurt, à Alexandrie, dans un commencement d'émeute qu'il avait fomentée contre son hôte, le roi Ptolémée Philopator.
Espagne et Cartilage. — Annibal assiège Sagonte, à l'est 'du pays des Olcades, près de la mer Méditerranée, ville alliée des Romains.
Après huit mois, Sagonte est prise et saccagée. C'est une déclaration de guerre contre Rome.
KEIyrle et Ronie. — Le sénat char.e les deux consuls de la guerre contre les lllyriens , infidèles aux traités. Démétrius de Pharos, vaincu, se retirera auprès du roi de Macédoine, Philippe.
Tiaeédémonc. — Après la mort d'Archidamos V, frère d'Agis IV, dernier descendant des Proclides , Lycurgue , qui n'est pas de la race royale, corrompt les éphores et se fait élire roi. — Cléomène est le dernier descendant des Agides qui ait régné à Sparte. Son pupille , Agésipolis, élu roi à la nouvelle de sa mort, est bientôt privé du trône par l'autre roi Lycurgue, qui reste seul maître du pouvoir. Avec Agésipolis, finit la race des lléraclides. — Lycurgue se déclare pour les Étoliens contre les Achéens et Philippe de Macédoine.
IIIe SIÈCLE AVANT J. C.
(01. cxl, S ; R. 537.)
Cartilage et Italie. — Annibal,
après s'être assuré de l'obéissance des Maures d'Afrique et des Espagnols , va porter la guerre en Italie avec une armée de mercenaires toute dévouée à sa fortune. Il ne prend pas la route de iner pour n'avoir pas besoin des vaisseaux de Carthage :
il espère, sur son chemin , entraîner les peuples gaulois contre Rome. — Passage des Pyrénées, du Rhône, qu'il remonte jusqu'à l'Isère; des Alpes , au milieu desquelles une marche pénible de quinze jours lui fait perdre une partie de ses troupes.
Cinq mois après son départ de Cartha<;ène , il est arrivé dans la vallée du Pô. — Journée près du Tésin, affluent septentrional du Pô, où est battu P. Cornélius Scipion. — Annibal franchit le Pô. Bataille de la Trébie, fleuve qui sort des Apennins, gagnée sur l'autre consul Tib. Sempronius.
içjpte et Syrie* — Prétentions rivales des deux rois sur la Cœlésyrie ou Syrie creuse. La guerre est heureuse d'abord pour Antiochus III.
Ktolle et macédoine. — Le
roi de Macédoine entre dans le pays des Étolicns, ennemis des Achéens.
Pcrgame. — Le roi Attale se sert des Gala tes mercenaires pour mettre sous son autorité les villes d'Éolide.
Rome. — L'époque d' Annibal a été racontée aux Romains par un contemporain, L. Cincius Alimentus, qui fut prisonnier du général carthaginois : écrivain perdu, cité par Tite Live.
(01. cxl, 4 ; R. 538.)
Carthage et Italie. — Après on séjour périlleux chez les Gaulois Cisalpins , Annibal traverse les marais d'Étrurie, le long des Apennins.
Il écrase l'armée du consul plébéien C. Flaininius près du lac Trasimène,
livre a ses troupes victorieuses les riches contrées qui sont à l'est des Apennins et passe l'hiver à l'entrée de l'Apulie. — Le prodictateur Fabius Maxim us pourvoit à la défense de Rome; politique de temporisation qui lui mérite le surnom de Cunctalor.
Chine.— La religion de Bouddha pénètre en Chine.
&gjptG et Syrie. — Antiochus, vaincu entre Gaza et le torrent d'Egypte, à Raphia, perd la Palestine, la Phénicie et ta Cœlésyrie qu'il avait un instant reprises aux Égyptiens.
Après sa victoire, Ptolémée Philopator s'abandonne* de nouveau à ses vices et à sa cruauté , et laisse régner ses courtisans. 11 persécute les Juifs dans toutes les provinces.
Ktollc, Grèce et Macédoine.
— La nouvelle des grands événements de l'Italie, qui doivent décider du sort de l'Occident pour Rome ou pour Carthage, et donner au parti victorieux, quel qu'il soit, des prétentions sur le reste du monde, hâte la conclusion de la paix entre le roi de Macédoine, ses protégés les Achéens et les Ëtoliens.
(01. mli, i ; R. 539.)
Carthage et Italie. — Pendant
un an les Romains ont sagement refusé de remettre leur existence aux chances d'un nouveau combat contre Annibal , qui occupe l'Apulie , le Samnium, l'entrée de laCampanic— Le consul plébéien Térentius Varron est cause de l'immense désastre de Cannes , en Apulie , où se fait tuer son collègue Paul Émile. — Rome ne pouvait, même après Cannes, être surprise par une attaque subite du vainqueur. Annibal passe l'hiver à Capoue. H restera encore douze ans en Italie.
Rome. — Comme après Trasimène un dictateur est nommé , Junius Péra. Le sénateur Fabius Pictor, historien dont les écrits sont perdus, est envoyé, après Cannes,
III* SIÈCLE AVANT J. C
pour consulter l'oracle de Delphes sur l'avenir de Rome.
Sicile. — Mort d'Hiéron, roi de la Sicile syracusaine : son petit-fils lui succède.
Syrie. — Antiochus, avec de grandes forces, va attaquer en Asie Mineure le rebelle Achéos contre lequel il est soutenu par Attale, le roi de Pergame. Achéos résistera deux ans dans la ville de Sardes.
éâ 1 «J •
(Ol. exu, S ; R. 540.)
BUhynle. — Le roi Prusias fait expier une fois aux Galates leurs fréquentes invasions sur ses terres.
Carthage et Macédoine. —
Traité d'alliance entre Annibal et le roi de Macédoine, qui engage avec lui ses alliés, les Grecs.
(01. csli, 3 ; R. 541.)
Carthagc , Rome et Sicile.—
Le consul M. Claudius Marcellus est envoyé en Sicile, contre le parti syracusain, qui s'est prononcé pour Annibal. Siège de Syracuse, bientôt converti en blocus ; il durera deux ans.
Syrie, Bactrlens et Parthea.
— Antiochus, n'ayant plus à combattre de gouverneurs rebelles, engage la guerre avec le roi des Partîtes, Arsace, et le roi des Bactriens, Euthydème; mais il finira par reconnaître l'indépendance de ces deux États.
(01. «xu, 4 ; R. B4S.J
Carthage et Italie. — Annibal passe l'été dans le territoire de Tarente, espérant qu'une trahison lui livrera cette place qui le mettrait en communication avec la Sicile et les peuples grecs. — Dans le même été, la guerre commence entre Philippe et les Romains.
Grèce et macédoine. — Philippe s'aliène une partie des Grecs
en faisant mourir le vieil Aratus par le poison.
Chine.— L'empereur Chi-Hoang- Ti fait brûler tous les livres que les lettrés ne parvinrent pas à cacher, a l'exception de ceux qui traitaient de médecine et d'agriculture. Les livres de morale et d'histoire furent particulièrement proscrits : l'empereur disait que ces livres donnaient aux peuples quelques leçons utiles, mais aussi leur apprenaient l'esprit de désobéissance et de révolte. Beaucoup même de lettrés périrent : dans la capitale seulement , quatre cent soixante furent envoyés au supplice.
Un des ministres de cet empereur invente cependant l'art de fabriquer le papier et de l'employer pour écrire avec des pinceaux et de l'encre, au lieu des tablettes de bambous sur lesquelles on gravait les caractères.
(01. czi.it, 1 ; R. 543.)
Rome et i:**pngne9 Sicile.—
Mort des deux frères, Puhlius et Cornélius Scipion, qui depuis quatre ans combattaient ensemble contre les Espagnols et les Carthaginois. L'Espagne semble perdue pour les Romains.— Malgré les nouveaux moyens de défense que le génie d'Archimède, grand géomètre , a donnés à sa patrie , Syracuse est prise par le proconsul Marcellus. Mort d'Archimède, dans le sac de la ville.
(01. cxtu.l; R. 544.)
Carthage et Italie.— Les proconsuls Q. Fulvius Flaccus, Appius Claudius Pulcher, arrachent enfin Capoue à Annibal.
Rome. — Le jeune Cornélius Scipion, fils de Publius, s'offre à vingt-quatre ans pour le commandement de la guerre d'Espagne, où avaient été tués son père et son oncle.
Rome et étoile. — Au milieu des hostilités contre le roi de Macédoine, traité de Rome avec les Étoliens, qui
IIIe SIÈCLE AVANT J. C.
n'ont jamais été que des ennemis pour les peuples grecs.
Syrie. — Expédition d'Antiochus le Grand contre les Parthes, les Pactriens et l'Inde. Cette guerre durera jusqu'en 205.
(01. cxm, 3 ; n. 5'.5.)
Actaécns.— Philopœmen, Arcadien de Mégalopolis, reconstitue la cavalerie des Achéens , deux ans avant d'être élu stratège.
Rome et Kgpagne, Sicile. —
Carthagenc, la place d'armes d« s Carthaginois , est surprise par le jeune Scipion. — Reddition d'Agi igente au consul M. Valérius Laevinus.
Soumission complète de la Sicile.
(01. ex ut, 4 ; R. 546.)
Cartilage et Italie—Les deux consuls restent en Italie pour surveiller Annibal ; l'un d'eux, Q. Fabius Maximus, recouvre Tarente :
c'est son dernier fait d'armes.
fOl. cxliii, 1 ; R. 5V7)
Cartilage et Italie. — M. Claudius Marcellus périt dans une embuscade dressée par Annibal.
Grèce , Macédoine, Orlené et Rome, — Les Achéens entre doux ennemis, les tëlolicns qui ravagent leur pays par le nord, et Machanidas, successeur de Lycurguedansla tyrannie que celui-ci a exercée à Laeédémone, ont encore recours à Philippe.
Philippe descend en Grèce, mais les Etoliens sont soutenus par le roi de Pergame, Attale,qui redoute l'agrandissement de la Macédoine dans la mer Egée et en Thraco , et par la flotte romaine de Sulpicius. Attale et Sulpicius passent l'hiver à Egine.
—Pendant l'absence d'Altale, Prusias de Bithynie envahit son royaume.
(01. ctliii, 2 ; R. 5*»8.)
Cartilage et Italie. — Le frère d' Annibal , Asdrubal , qui était par-
venu, comme lui par terre, d'Espa* gne dans la Gaule cisalpine, trouve la mort dans l'Ombric, sur les bords du fleuve Métaure, petit affluent de l'Adriatique, où deux armées consulaires se sont réunies pour le combattre.
Egypte et Syrie.— Antiochus III le Grand enlève la Judée a Ptolémée Philopator.
Grèce. — Mort du philosophe
stoïcien Chrysippe, de Cilicie, qui avait succédé à Cléanihe , disciple direct de Ztfnon, dans l'enseignement du Portique.
ï. — Les Romains frappent de la monnaie d'or.
(01. exi m, 3; R. 549.)
Home et ftiimldic. — Cornélius Scipion quitte un instant l'Espagne et s'aventure audacieusement sur la côte d'Afrique pour aller gagner a l'alliance romaine un roi des Numides, Syphax.
(01. cxLiii, 4 ; R. 550.)
Egypte. — A la mort de Ptolémée Philopator, qui laisse un enfant de cinq ans, Antiochus le Grand, roi de Syrie , et Philippe , roi de Macédoine, conspirent la mine dcsLagides et le démembrement du royaume.
Antiochus convoitait surtout la Cœlésyrie, et la partie du littoral de Cilicie et de Carie, où les rois d'Egypte , depuis Ptolémée Lagos , avaient des possessions.
Rome et Afrique. — Alors qu'Annibal a encore le pied sur le sol de l'Italie, Scipion consul est autorisé, malgré l'opposition des temporisems du sénat, à aller préparer en Sicile une grande expédition contre l'Afrique carthaginoise. Il a pour préfet de la flotte son ami Lœlius , pour questeur l'austère Caton.
Rome et Créée, Haccdolnc.
— Le traité de paix, conclu par les Romains avec Philippe, comprend
IIIe SIÈCLE
les Grecs alliés de Rome, Atlalc, roi de Pergame, et le roi de Bithynie, Prusias.
(01. cxt.iv, 1 ; R. 8SI.)
Rome et Afrique.— Expédition de Scipion, proconsul, en Afrique, environ cinquante ans après celle de Régulus.
nome. — Le poète Ennius, né à Rudia, ville du pays des Salcntins, dans la Grande-Grèce, qui devait chanter la gloire des Scipion, est amené de la Sarclai gne à Home par le questeur Caton.
(01. cxi.iv, 2 ; R. 53Î.)
Rome et Afrique. — Laelius, lieutenant du proconsul Scipion, et le roi numide Masinissa , ennemi personnel de Syphax qui s'est dévoué à la cause carthaginoise, défont et livrent à Scipion le roi Syphax.
— Annibal est arraché enfin à" l'Italie, seize ans après avoir commencé la guerre. Les succès de Scipion le rappellent à la défense de Cartilage.
Rome. — Q. Fabius Maxim us Cunctator meurt à soixante-deux ans.
(01. exi.iv. S; R. 553.)
Chine. — Avènement de la cinquième dynastie, celle des Han, qui donnera trente-deux empereurs à la Chine et régnera quatre cent vingtdeux années, jusqu'à l'an 220 après Jésus-Christ. Les rois particuliers des provinces chinoises sont moins nombreux et moins puissants.
Kgypte et Syrie. — L'Étolicn Scopas, avec des mercenaires grecs, a;de Ptolémée Y Épiphane à reprendre la Judée sur les Syriens.
Grèce. — Nabis, tyran de Lacédénionc depuis la mort de Machani- (las, lente de surprendre Messène.
L'Arcadicn Philopœmen, qui n'était pas alors en charge, sauve la ville,
sans le concours du stratège des Achéens, Lysippe.
Rome et Afrique. — Le soi t
de Carthage se décide a Zama , a cent vingt kilomètres à l'ouest de cette ville ; les habiles dispositions d'Annibal ne l'empêchent pas d'être battu par Scipion. — Annibal rentre à Carthage , trente-six ans après avoir quitté l'Afrique pour suivre son père en Espagne.
(01. cmv, 4; n. 554.)
Rome et Cartilage* — Scipion dicte la paix à Carthage. Les Carthaginois ne gardent rien hors de l'Afrique, livrent leurs vaisseaux, payent un tribut, soutirent le rétablissement de leur ennemi Masinissa dans le royaume de Numidic et ne feront plus la guerre sans le consentement de Rome.
Rome. — Le poète Na?vius qui a expié par l'exil les critiques mordantes que, dans ses comédies, il prodiguait aux grands de Rome, surtout aux Métellus, meurt malheureux à Utlque, sur la côte carthaginoise.
(01. cxlv, 1 ; R. 555.)
^STple. — Des députés viennent dire au sénat romain, de la part du roi Ptolémée Épiphane, que les Athéniens ont demandé son appui contre la Macédoine, mais que le roi Ptolémée ne veut envoyer en Grèce ni flotte, ni armée, sans l'assentiment de Rome.
Rome et Canlolfl. — Le soulèvement des Gaulois cisalpins contre les Romains commence une rude guerre de plus de quarante ans. Rome ne triomphera que par les divisions intestines des barbares.
Rome et Macédoine. — Peu de
mois après la conclusion de la paix avec Carthage, la guerre est déclarée au roi Philippe, qui a secouru Annibal en Afrique. Le consul P.Sul-
II!" SIÈCLE AVANT J. C
picius Galba se fait donner le com- venait de gagner avec les Rhodlens,
mandement. 11 passe l'hiver à Apot- sur les flottes de Philippe, les ba-
lonie, sur la côte de Tlllyrie grecque, tailles navales de Lada près de Milet,
Le roi de Macédoine renonce à ses et de Chios, est accueilli par le peuple
projets sur l'Orient, pour défendre d'Athènes, qui l'a appelé dans ses
son royaume. murs , comme le bienfaiteur des
rergmne. — Le roi Attale, qui Grecs.
SECOND SIÈCLE AVANT J. C
APERÇU GÉNÉRAL
Rome asservit les nations, s'enrichit de leurs dépouilles, apprend leurs arts et leurs vices.
D'innombrables guerres se succèdent sans interruption : guerre de Macédoine d'abord contre Philippe, qui s'était allié aux Carthaginois durant les succès d'Annibal ; puis contre son fils Persée que défait Paul Emile ; guerre de Syrie contre Antiochus dit le Grand, qui envahissant la Grèce avait voulu recommencer contre Rome la seconde guerre punique, sans Annibal, et qui en fut puni par Scipion l'Africain et par Scipion l'Asiatique. Les Romains font aussi la guerre aux Achéens , aux Espagnols , à la Corse , à la Sardaigne , à Carthage. Carthage est détruite, Corinthe tombe; Numance a le même sort. Guerre contre les Thraces, contre les Cimbres, contre Jugurtha ; guerre à toutes les contrées alors connues et accessibles. On en excepte ces régions de la haute Asie, de l'Inde et de la Chine, qui avaient aussi alors leurs révolutions politiques et militaires, préludes de bouleversements dont le contre-coup sera ressenti plus tard par le colosse romain, et ces Germains sous la main desquels il devait tomber. Des peuples asiatiques et africains deviennent tributaires de Rome; d'antiques empires ne sont plus que des provinces gouvernées par des proconsuls.
Les hommes qui ont donné à Rome l'empire du monde menacent déjà sa liberté. Puissants par l'éclat des services et des triomphes, par des noms anciens et par une opulence nouvelle dont leur apprend à jouir une éducation plus cultivée, par la gloire de leurs aïeux et même encore par l'imitation de quelques-unes de leurs vertus, ils s'élèvent avec splendeur , an milieu de la multitude des prolétaires et des esclaves ; et s'ils ne se hâtent pas d'envahir l'autorité suprême, ils pourraient déjà se la disputer entre eux. La
ir SIÈCLE AVANT J. C« 87
lutte ardente qu'engage Caton le Censeur contre les deux Scipion, au sénat et au forum , par ses paroles et par ses actes , a un caractère pacifique et une grandeur toute morale. Mais quand les Gracques osent réclamer des garanties contre l'oppression; quand ils s'effravent des progrès de la corruption , ils paraissent des ennemis de la tranquillité publique: on les massacre impunément sous les yeux du peuple qu'ils avaient voulu régénérer par le travail, et qui préfère à la vie laborieuse des champs la vie paresseuse et dégradée de Rome. Tel devint bientôt le discrédit des opinions civiques, que Marius, tout vainqueur qu'il était de Jugurtha et des Cimbres, malgré l'effroi qu'inspirait son caractère ambitieux et cruel, no réussit qu'à Gétrir la causo populaire et à se perdre lui-même en paraissant l'embrasser.
Cependant les mœurs romaines, en s'aflaiblissant, se polissaient du moins: les arts étaient cultivés; pour mesurer le progrès du goût et de la langue, mais non de la verve comique , il suffirait de comparer aux pièces de Plaute celles qu'écrivait Térence dans la société des Scipion. Moins élégant, mais plus austère, plus savant et plus laborieux, Caton l'Ancien, guerrier victorieux en Espagne et censeur incommode à Rome, honore ce siècle par un grand nombre d'écrits utiles, dont la plupart sont perdus.
La littérature grecque ne pouvait plus prétendre à des succès. Les discordes sanglantes d'Alexandrie effrayaient les savants, qui presque tous désertèrent TÉgypte et transportèrent le goût des arts dans l'Asie Mineure et dans les îles voisines. Nicandre , Bion et Moschus sont les poètes grecs de cet âge ; on peut citer, entro les prosateur^, le mythologue Apollodore, le grammairien Aristarque, l'astronome Hipparque, et au-dessus de tous, non pour l'élégance de son style, mais pour la force de sa pensée et pour la sagesse de ses jugements politiques, Polybe, chez lequel on regrette seulement cet accent de liberté qu'avait autrefois en Grèce la muse de l'histoire.
(01. cxly, *; H. 656.)
Kiolle* — Le stratège des Ëtoliens, Damocrite, les engage à s'unir aux Romains contre Philippe de Macédoine.
nome et macédoine. — Le
proconsul Sulpicius, chargé de combattre Philippe de Macédoine, tra-
verse rillyrie et pénètre par les monts Candaviens dans la Dassarétie, qui touche à la Macédoine; mais l'hiver et la disette le forcent de rétrograder sur Apollonie. — Campagne perdue du consul Yilllus.
(01. cxlv, 3 ; R. 657.)
Egypte et Syrie. — Le roi de
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Syrie, Antiochns, enlève au roi d'Egypte la Cœlésyric. Los Juifs qui Tout aidé dans coite conquête retournent volontiers sous sa domination. Jl leur laisse leurs lois et les exempte de tribut pour trois ans.
Lacédcmone. — Philippe fait alliance avec Nabis, tyr«m de Lacédémono.
Pcrgame. — Lo roi Attalo, allié des Komains, vient prendre position dans l'Ile d'Egine.
Rome el Jlacéilolne. — Le consul T. Quinclius Flamininus force le passage des défilés d'Antigonie, et pénètre à la suite de l'armée macédonienne dans la Thessalie, où Atrax qui lui résiste est assiégée. Au lieu de retourner à Apollonie, il vient hiverner dans la Grèce centrale, où il s'empare d'Élatée , surprend Thèbes et cherche à détacher les Grecs de l'alliance du roi de Macédoine.
Borne. — Le tribun Porcins Léca fait décréter qu'un citoyen romain ne pourra être battu de verges.
(01. cxlv, 4 ; R. 558.)
Pergame. — Aliale, revenu malade de Thèbes, meurt a Pcrgame, regretté pour sa justice, sa douceur et sa munificence; Eumènc II, l'aîné de ses lils, lui succède.
Rome et Eapagnc. — Le sénat, croyant l'Espagne soumise, y a envoyé deux préteurs pour organiser le pays en province. Soulèvement des Celtibérions à l'est et des Lusitaniens à l'ouest. La conquête est remise en question : la guerre durera soixante et dix ans, dans un pays de montagnes, sans grandes villes, habité par des races belliqueuses qui n'avaient jamais réellement subi le joug des Carthaginois.
Rome et Gaulois. — Les deux consuls de l'année sont chargés de la guerre contre les Insubres, les Cénomans, les Ligures et les Boïes.
Rome et Macédoine. — Philippe, sortant de la Macédoine, et le proconsul Flamininus, de la Grèce,
livrent en Thcssalie la bataille de Cynocéphales , où la phalange fut rompue par les légions. Trêve pour préparer la paix définitive. Le vainqueur passe l'hiver à Athènes.
(Ol. lxlvi, 1 ; n. 559.)
Raef rîane et Inde. — L'Inde est attaquée, mais sans succès, par le roi de Bactriane qui est un prince d'origine grecque.
Cartilage. — Annibal, qui par de vigoureuses et sages mesures a rétabli la concorde et ranimé la prospérité nationale, devenu l'objet des poursuites jalouses du sénat romain, va se réfugier en Syrie.
Rome et Grèce. — Aux jeux isthmiques, le vainqueur de Cynocéphales proclame l'indépendance des cités grecques, en Thessalie , dans la Grèce proprement dite, et en Asie. Roms , par ce décret , songeait inoins à atteindre Philippe qu'Antiochus III , qui franchissait nicllespont et enveloppait avec toutes ses forces Lysimachic , grande ville grecque de la Chersonèse de Thrace.
Thcssalie. — Assujettie depuis Alexandre le Grand aux rois de Macédoine, la Thessalie recouvre sa liberté par un décret du sénat de Home et se donne un stratège.
(01. cxlvi, 2; R. SCO.)
Rome et Grèce. — Agésipolis, roi déchu depuis l'an 219, s'adresse à Flamininus pour Être rétabli sur son trône. Un sénalus-consulte déclare la guerre au tyran de Sparte, Nabis. Dans l'assemblée des Acbéens, à Corinthc , les Grecs oITVent leur concours au proconsul, qui cependant entre bientôt en conférence avec le tyran : Argos seule recouvre son indépendance.
Rome. — Consulat de deux austères romains, M. Porcius Caton et Valérius Flaccus : émeute de femmes pour l'abrogation de la loi Oppia, qui a été volée pendant la seconde
IIe SIÈCLE AYANT J. C.
guerre punique afin de limiter la valeur des ornements d'or ou d'argent qu'elles pouvaient porter.
(01. cxlvi , 3 ; R 561.)
Chine. — Avènement de l'empereur Hocî-Ti, qui mettra fin à la proscription des lettres, les rétablira dans tous leurs honneurs et fera rechercher les livres perdus. Le livre des Annales sera ainsi retrouvé et ù peu près rétabli dans son intégrité.
Kçtypte. — A la mort d'Ératosthène, la fameuse bibliothèque d'Alexandrie est dirigée par Apollonius, de Rhodes, Alexandrin de naissance, disciple du poêle Gallimaque, auteur lui-même de plusieurs ouvrages de poésie, qu'il composa surtout à Rhodes; de là , son surnom. On a de lui un poème des Argonautes.
Rome et Gaulola. — Guerre active dans la Gaule cisalpine. Le proconsul Valérius Flaccus tue aux Insubres et aux Boïes , près de Milan , dix mille hommes. Une armée consulaire dévaste le territoire des ttoïes.
Rouie. — Après avoir assisté à l'assemblée des Grecs à Corinthe, T. Quinctius Flamininus quitte la Grèce. Son triomphe à Rome dure trois jours. — Pendant le second consulat de Scipion l'Africain, les édiles curules réservent au sénat des places distinctes de celles du peuple dans les représentations scér.iques des grandes fêtes, dites Mégalésia, en l'honneur de la mère des dieux.
(01. cxlvi, 4.)
Egypte. — Le jeune Ptolémée Epinhanc épouse la lille d'Antiochus le Grand. La Cœlésyric et la Judée sont rendues alors à l'Egypte. La cour d'Alexandrie n'en sera pas plus amie des Séleucides.
(01. cxLvit, 1 ; R. 563.)
Grèce. — Philopœmcn défait Nabis, qui est tué bientôt après par
les tftoliens. Lacédémone est alors agrégée à la ligue arhéenne. — Le sénat pour retenir la Grèce dans son alliance, la fait parcourir par plusieurs ambassades. Kilo choisit pour cette tâche délicate les plus habiles et les plus insinuants, surtout Titus Quinctius Flamininus.
Rome et «yrlc— Antiochus, qui n'est même pas assuré de l'obéissance des peuples de l'Asie, prétend au rôle de protecteur ou de conquérant de la Grèce. Appelé par les Ètoliens, qui n'ont pas trouvé leur compte à l'alliance do Rome, il vient d'abord occuper l'Ile d'Kubée. Nouveau marié à cinquante ans, il perd des mois au milieu de fûtes à Chalris. Il vient de donner une de ses filles au roi de Cappadoce , Ariarathe IV, qui sera son allié contre les Romains.
(01. cxlvii, î; R. B64)
Grèce. — Le stratège des Achéens, Diophane, entraîné par les perfides conseils de Flamininus, aurait livré a une armée romaine la ville de Sparte, si Philopœmen, quoique simple particulier, n'était accouru avec quelques Grecs dévoués pour protéger son indépendance.
Rome et Gaulois. — Succès du consul P. Cornélius Scipion Nasira contre les Roïes : une partie de la peuplade s'expatrie, et va chercher une terre libre sur les bords du Danube.
nome et Syrie. — Antiochus combat en Acarnanie en faveur des Etoliens. Les armées romaines occupent la Thcssalic. Aux Thermopyles, le consul M. Acilius Glabrion, bien servi par le tribun légionnaire Porcins Galon, ancien consul, gagne une facile victoire sur ce rainas de soldats asiatiques. Une bataille perdue par la Hotte syrienne, dans une rencontre avec les vaisseaux d'Kumène de Pcrgamc et des Romains, fait fuir Antiochus en Asie. Acilius Glabrion entre en Étolic, où Héracléc est assiégée et prise.
IIe SIÈCLE AVANT J. C.
fOl. cxlvu. S; H. 565.)
Grèce* — Flamininus, commissaire romain, et le consul Acilius Glabrion veulent d'autorité faire rentrer à Sparte les bannis pour qu'ils en aient de la reconnaissance à Rome; Philopœraen s'y oppose.
Borne et Syrie* — Le nouveau consul, L. Cornélius Scipion, frère de l'Africain, qui le suit comme lieutenant, conclut une trêve de six mois avec les Étoliens, pour pouvoir aller chercher Anliochus en Asie. Avant l'hiver, il gagne sur les Syriens, et sans son frère, la bataille de Magnésie, près du mont Sipyle, en Lydie.
(01. cxlvii, 4; R. 866.)
Grèce. — Philopœmen, stratège dos Achéens, ramène lui-même à Sparte les bannis.
Rome. F. toit ens et Cialate*. —
Les deux consuls de l'année sont opposés aux alliés d'Antiochus. M. Fulvius Nobilior combat les Étoliens, assiège leur plus importante position , Ambracie ; ils sont domptés.
Cn. Manlius Vulso remplace L. Cornélius Scipion en Asie Mineure, s'y gorge de dépouilles, attaque les Gâtâtes, les seuls auxiliaires belliqueux qu'Antiochus ait trouvés en Asie.
Rome* — Fui vins Nobilior est accompagné en Étolie par le potfte Ennius; il consacre aux muses une partie des dépouilles de Mars. Luimême a écrit des Fastes.
(01. cvlvui, 1 ; R. 567.)
Grèce* — Pour régler un différend entre la ligue et Sparte, les Achéens députent à Rome Diophane, et Lycortas, père de l'historien Polybe.
Philopœmen, réélu stratège, marche contre Sparte , qui ne veut pas se soumettre à la constitution commune de la ligue, dont elle fait partie; il abolit les lois de Lycurgue.
Rome et Syrie. — Antiochus se résigne à un traité de paix avec les
Romains; ils lui enlèvent l'Asie Mineure jusqu'au Taurus, lui imposent un lourd tribut — L'allié persévérant des Romains, Eumène de Pergame, reçoit une grande étendue de pays, dans la Chersonèse de Thrace et en Asie Mineure; mais non les villes grecques, qui sont comme en Europe rendues à la liberté. — Ariarathe deCappadoce, l'allié, le gendre d'Antiochus , par l'entremise d'Eumène , qui va épouser sa fille , obtient un traité de paix moyennant soixante talents.
(01. cn.ru i, S; R. 668.)
Grèce* — Nouvelle députation des Achéens au sénat romain ; Philopœmen s'adresse en même temps à la cour d'Egypte, ancienne alliée de la confédération.
Rome et Ligures. — Les consuls M. j£milius Lepidus, C. Flamininus, sont envoyés contre les Ligures, les plus pauvres, les plus énergiques des habitants de la Cisalpine.
Rome* — Ces consuls ont tracé les grandes voies romaines, qui conduisent dans la Gaule cisalpine : 1° la voie Flaminienne, de Rome par l'Étrurie, et l'Ombrie, jusqu'au territoire d'Ariminum, près du fleuve Rubicon , limite de l'Italie au nord-est; 2° la voie Émilienne, d'Ariminum à Bologne , qui sera successivement continuée a travers la Cisalpine jusqu'à Aquilée. — Les deux Scipion, l'Africain et l'Asiatique , constamment cn butte aux attaques des tribuns Pélilius, et du haineux Caton, qui leur reproche leur luxe et leur goût pour les arts de la Grèce, sont réduits, l'un à s'exiler, l'autre à payer une amende qui le ruine.
Syrie. — Antiochus III le Grand meurt, tué par ses sujets, dans l'Elyniée, contrée limitrophe de la Susiane. Ses deux fils Séleucus et Anliochus régneront successivement.
(01. cxtAiu, 3 ; R 869.)
Rome. — Après la découverte
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des scandales impies et sanglants auxquels servait de prétexte la célébration des bacchanales, un sénatusconsulte les interdit à Rome et dans toute l'Italie. — Pour la première fois, des combats d'athlètes sont offerts en spectacle aux Romains par Fulvius, le vainqueur des Étoliens.
{01. ceux, 1 ; R. 571.)
BUhynle et Pergame. — La
guerre entre Prusias et Eumène fournira encore un motif d'intervention aux Romains.
Borne et Ujçures. — Les deux consuls, pendant plusieurs années de suite, sont envoyés contre les Ligures.
nome. — La censure de Porcius Caton et de son ami, l'austère Valérius Flaccus, utile et glorieuse par de courageuses réformes, suspend à peine les progrès de la corruption qui, née de la conquête, grandira avec elle. La basilique Porcia prouve que le réformateur ne manquait pas d'un goût délicat pour les arts. — Mort de Plaute, le premier grand poète comique qui ait écrit en langue latine. II était originaire de l'Ombrie et fut longtemps esclave.
(01. c*mr, 2 ; R. 871.)
Aehéens. — Philopœmen, étant stratège, à soixante-dix ans, devenu prisonnier de guerre d'une faction inessénienne , qui voulait livrer la Grèce à l'étranger, boit la ciguë. La mort du dernier des Grecs, hâtée peut-être par la présence de Flamininus en Grèce, est inutilement vengée sur les Messéniens par le nouveau stratège, son ami Lycortas; le fils de Lycortas, Polybe, au milieu du concours des Grecs, porta l'urne funéraire à Mégalopolis, patrie de Philopœmen.
Orient. — Le roi de Pont, Pharnace Ier, enlève de force l'importante place maritime deSinope; aussitôt Eumène et les Rhodiens envoient
Sorter leurs plaintes au sénat de orne.
Rome*— La peste, pendant trois ans, décime Rome et l'Italie. — Mort de Scipion l'Africain, retiré obscurément en Campauie, à Liternum.
(01. cxtiK, S; R 573.)
Cartilage. — Retiré auprès du roi de Hilhynie Prusias, mais menacé d'être livré à l'envoyé romain Flamininus, Annibal meurt libre par le poison.
(Ol. exux, 4 ; R. 574.)
Kgynte. — Avènement d'un roi enfant, Ptolémée Philométor.
Rome et ©rèee, Orient. — Les
ambassades affluent au sénat de la part d'Eumène, d'Ariarathc, roi de Cappadoce; de Pharnace, roi de Pont, qui se défendait contre ces deux rois ; des bannis de Lacéilémone ; des Acltécns, à l'occasion de l'affaire de Messène.
Rome. — Une loi consulaire refrène la brigue à laquelle se livraient les candidats aux charges publiques.
Une loi tribunitienne , loi Orchid, limite le nombre des convives et la dépense des festins.
(01. et, 1 ; R. 573.)
Aehéen*. — Callicrate, député de la ligue achéenne auprès du sénat, vient apprendre aux Romains à asservir promptement la Grèce.
Rome et Cisalpine.— Par ordre du sénat, quarante mille Ligures avec leurs femmes et leurs enfants sont transportés dans le Samnium ; sept mille encore , quelques mois après. Leur territoire est partagé entre des colons. La résistance des Gaulois cisalpins continue.
Rome. — Des ouvrages de Numa, découverts au pied du mont Janicule, sur la déclaration du préfet de la ville qu'ils renfermaient des choses contraires au culte établi, sont brûlés par l'ordre du senaf
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(01. cl, 2 ; n. 576.)
ivf acédolne. — La douleur d'avoir l'ait mourir son fils innocent, Démétrius, el de n'avoir d'autre héritier qu'un fils fratricide, hâte la mort de Philippe, roi de Macédoine.
Persée lui succédera.
Rome. — Pour mettre une borne à l'arbitraire et modérer l'impatience des ambitieux, la loi Vil lin y ou A nna- //$, règle l'âge ou on pouvait arriver aux charges publiques : vingt-sept ans, pour la questure; trente-sept, pour l'édililé curule ; quarante, pour la pré turc ; quarante-trois, pour le consulat. — Représentation à Home, vers ce temps, de comédies du poète Gaccilius, né en Gaule chez les Insubres, esclave comme Piaule, et ami d'Eunius.
(01. cl, 3 ; R. 577.)
Macédoine et Thessnlic. — La
Thessalie cesse d'avoir un stratège indépendant, elle retombe sous l'influence de la Macédoine.
Komc, Espagne et Istrle. —
Deux généraux reviennent vainqueurs, l'un du pays des Celtihères, l'autre de celui des Lusitaniens.
Tib. Seinpronius Gracchus , préteur, sait par de bonnes lois gagner les Ccltibèrcs à la paix. — L'Istric occupe pendant deux ans des armées consulaires.
(01. cl, 4 j n. 578.)
Rome Y Ligures et Sardai- (çne. — Une colonie est, établie a Lucques, au nord de l'Étrurie , à l'entrée, du pays des Ligures.— Tib.
Seinpronius Gracchus, qui a reçu comme préteur les honneurs du triomphe pour ses surcès en Espagne, emploie son armée consulaire contre les Sardes révoltés.
(01 cm, 1 R. 579.)
Rome et l,igureft. — Les Ligures tuent encore un consul romain.
(01. eu ,2 ; n. 580.)
Rome et Ligure m. — Les ravages commis par les Ligures sur le territoire de Lima, à l'embouchure de la Macra, et plus au sud jusqu'à Pise, au-dessus de l'embouchure de l'Arno, nécessitent une expédition consulaire. Une partie des Ligures sont désarmés.
Hyrle. — Séleucus Pbilopator est assassiné par son ministre Iléliodore, celui qui avait voulu briser les portes du trésor sacré de Jérusalem. Dans ce moment, son fils Démétrius était parti pour l'Italie, où il devait prendre comme otage la place du frère de Séleucus, Antiochus, que leur père y avait envoyé en iSti; Antiochus, qui est en roule pour regagner la Syrie, est mis sur le trône par l'influence des princes de Pergame; il a été surnommé Épiphanc.
(01. eu, 3 ; R. 881.,
Cartilage. — Des députés romain.",, envoyés d'abord auprès de Masinissa, vont se rendre compte de l'état de Cartilage , qui peut-être conspire secrètement avec le roi de Macédoine.
(01. cm, 4; R. 532.)
Rome et Syrie.— Antiochus Êniphane renouvelle les traités d'amitié avec les Romains.
(01. cul, 1 ; R. 583.)
Rome et !?Bact;dolne. — Eu-
mène, traversant la Grèce pour aller révéler au sénat l^s projets de guerre de Persée contre Rome, est, près de Delphes, enveloppé par desassassins, qui le blessent sans le tuer. 11 mettra toutes ses ressources a la disposition des Domains contre la Macé doine. — Commissaires romains envoyés en Grèce pour empêcher la formation d'une ligue nationale, qui pourrait soutenir Persée : ils parcou-
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rent nie do Céphalénie, l'Épire, l'Etolie, laThessalie; une confédération, qui a essayé île se constituer eu Céolic, est dissoute.
(01. cm, S; R. 581.)
, **yi»te 9 Syrie. — Antiochus Epiphaue profile de la jeunesse de l'toléméo Philométor pour attaquer la (kelésyrie égyptienne : cette invasion sera renouvelée pondant trois ans. — La cour d'Alexandrie se déclare pour les Romains , contre le roi de Macédoine.
Judée. — Sanglante anarchie de la Judée, depuis que le vénérable Onias, d'abord dépouillé des fonctions de grand prêtre par un de ses frères, Jason, qui établit dans Jérusalem les exercices et les spectacles profanes de la Grèce, a été assassiné par l'ordre de son jeune frère Mendias, aussi cupide que cruel.
Rome et Iflaccclolne. — Vingtsix ans après la conclusion de la paix entre Rome et Philippe de Macédoine, les hostilités s'ouvrent avec l'ersée. Campagne sans résultat, du consul P. Licinius. Il partage ses troupes, pour l'hiver, entre la Héotie et la Thessalie, qui souffrent cruellement de sa violence et de sa cupidité. Impuissance des consuls qui se succéderont pendant deux ans.
(01. eut, 3 ; R. 583.)
Rome et Ligures.— Un des consuls prend position en face des Ligurcs et passe rhiycr en armes près de Luna et de Pise, au nord de rEtrurie.
(Ol. cm, 4 ; R. 686.)
K§ryp*c et Syrie. — Pendant que l'Egypte est envahie par le roi de Syrie, les factions obligent le jeune Pioléméc Philomélor, qui était d'un caractère doux mais inerte, à partager le trône avec son frère Ptoléniée Evergète ou Physcon. Quand Antiochus s'est retiré, les deux jeunes
rois s'adressent aux Achécns, anciens alliés de l'Egypte, et a Rome, dans la crainte d'une nouvelle imasion syrienne.
Judée et ftyrlc. — Au retour, Antiochus entre dans la ville un Jérusalem en maître irrité, la traite comme une ville conquise : quatre - vingt mille hommes son tégorgésou vendus, le temple est pillé. Il croit anéantir les lois, les mœurs, la religion du peuple juif, en ordonnant d'atroces persécutions. Des troupes syriennes occupent une citadelle bâtie pour dominer la ville sainte.
Pcrgame. — Eumène doute un instant de In fortune de Rome, parce que la Macédoine résiste aux années consulaires. Il négocie avec Perséc.
Rome.— La loi Voconia qui empêche que les femmes n'accumulent trop de biens entre leurs mains par héritages ou par legs est inspirée et soutenue par Caton, âgé de soixantecinq ans. — Mort du poète En ni us : il fut enseveli à un mille de la ville sur la voie Appienne, dans le tom- Lteau de Scipion l'Africain, son ami, son protecteur et le héros de son poëme.
(01. cliii, 1 ; R. 587.)
Rome, lllyrle et Macédoine.
— Campagne décisive contre Perséc et ses alliés: activité du consul Paul Emile , malgré ses soixante ans. Les Romains avaient pénétré dès Pannée précédente en Macédoine , malgré l'obstacle des montagnes et les forces de Perséc. Le préteur Octavius va prendre le commandement de la flotte à Orée, en Kubée. Le préleur Anicius tombe sur le roi d'Rlyrie, Gentius, qui s'est déclaré tardivement pour Perséc, et ne résiste pas plus de trente jours. La phalange a le même sort qu'a Cynocéphales : victoire de Paul Ëmilc sur Persée à Pydua, dans la Piérie. Fuite de Persée à Amphipolis, puis dans l'Ile de Sainoihracc,où il se livre au préteur Octavius.
Rouie et Syrie. — L'Égypte,
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que la médiation des Rhodiens n'avait pas sauvée des coups d'Antiochus Épiphane, doit son salut aux audacieuses menaces du député de Rome, Popilius Lénas , qu'enhardit la nouvelle de la chule de Persée.
Antiochus, enfermé dans le cercle que trace la baguette du député romain, promet de ne plus inquiéter les Lagidcs.
Rome. — Sous la censure de Sempronius Gracchus, les affranchis, qui en se répandant dans toutes les tribus rustiques y avaient acquis de l'importance par leur nombre, sont renfermés dans une des quatre tribus urbaines qui ne votent qu'après les autres. — Mort du poète comique Caecilius.
Syrie* — Antiochus Épiphane, arraché en frémissant à la conquête de l'Égyptc, fait tomber sa colère sur la Judée; il profane le temple de Jérusalem et entre dans le sanctuaire.
(01. cliii, S ; R. 588.)
Rome et nithynle. — Prusias II vient avec son fils Niconiède adorer la majesté romaine et s'avilir aux pieds du sénat.
Rome et Cartilage. — Caton est envoyé avec d'autres commissaires pour apprécier les griefs des Carthaginois contre Masinissa. U trouve cette ville encore trop riche et trop prospère; et depuis il ne cessa de répéter : « 11 faut détruire Cartilage. > (Delenda est Carthago).
Rome, ^plre, «rèce, lllyrle et inaccdolue. — Paul Émile , proconsul , après être venu jusqu'à Pella et Amphipolis, en attendant les commissaires romains qui doivent régler le sort de la Macédoine, parcourt la Grèce, s'arrête avec respect à toutes les villes qu'ont illustrées le génie militaire , l'amour de la patrie , les beaux-arts, le culte des dieux. — .
La Macédoine et l'Illyrie perdent leur titre de royaume et sont partagées en districts. — Soixante et dix villes de l'Épire, dont une partie
s'était déclarée pour Persée, sont détruites. — Toutes les dépouilles ont été étalées aux yeux des Grecs.
— Le sénat enlève à l'Achale mille de ses principaux citoyens, comme suspects d'attachement pour Persée.
Le traître Callicrate aide les députés romains à choisir les amis de la liberté, destinés à un exil qui durera dix-sept ans. — Polybe, fils de Lycortas , un des exilés , trouvera à Rome une utile protection et une honorable amitié dans la maison même de Paul Émile , qui le donne pour conseiller politique et pour guide moral à ses fils.
Rome et Pergume. — Le sénat punit Eumène d'avoir, quand les chances de la guerre étaient douteuses, négocié avec Persée. Un décret interdit aux rois de venir à Rome. Son frère Attale, secrètement encouragé par les sénateurs à se saisir de la couronne , a la prudence ou la vertu de résister à la tentation.
Rome et Rhodes* — Les Rhodiens, qui avaient offert au sénat leur médiation lorsque Persée n'était pas abattu, sont traités en ennemis :
l'alliance qui durait depuis quatorze aus est brisée.
(01. cliii, 3 ; R. 580.)
Judée. — Un prêtre de Jérusalem, Mathathias, prend les armes pour la défense de sa foi contre le cruel Antiochus Épiphane. Il laisse cinq fils : Jean, Simon, Judas (Maccabée), Éléazar, Jonathas.
Rome* — Tércncc, né à Carlhage.
quelque temps esclave d'un sénateur de Rome, fait représenter à Rome , aux jeux de la féte des Mégalésia, sa comédie de VAndrienne, imitée des Grecs , qui avait eu déjà l'approbation du poëte comique Ca> cilius.
(01. cuti, 4 ; R. 590 )
Judée* — Une victoire de Judas Maccabée sur le général d'Antiochus.
IIe SIÈCLE AVANT J. C.
Lysias, qui avait le gouvernement des provinces en deçà de l'Euphrate, remet les Juifs fidèles en possession de la ville et du temple de Jérusalem que souillaient depuis quatre ans les troupes de Syrie. — Déjà les éternels ennemis des Juifs, Iduméens, Ammonites, Philistins, renouvellent leurs courses en Palestine.
Rome* — Représentation de VHécyre de Térence. Les Romains, pressés de courir à un combat de gladiateurs, ne la laissent pas achever. Elle ne fut goûtée qu'à la troisième reprise.
(Ol. cliv, 1 ; R. 891.)
Orient* — Eumène oppose aux prétentions de Prusias, aux invasions des Galates, aux révoltes de peuples asiatiques , l'intervention du sénat romain , auprès duquel il envoie ses deux frères.
Rome. — Marcius Philippus, censeur avec Paul Emile, établit à Rome un cadran solaire, plus exact que celui qui y avait été apporté cent ans auparavant.
Syrie* — Après une expédition contre le roi d'Arménie Artaxias, Antiochus Épiphane vient enlever les richesses sacrées dans le temple de Vénus Élymaïde , près de la Susiane. En mourant, il ne laisse pour héritier qu'un enfant de neuf ans, Antiochus Eupator.
(0t. en», î; R. 592.)
Cappadoee* — Le nouveau roi de Cappadoee , Arîarathe V, reçoit les députés romains et renouvelle l'alliance avec le sénat.
Rome , Corse et Ligure*. —
Les Ligures et les Corses occupent encore une dernière fois les armes romaines sous les consuls Tib. Sempronius Gracchus et M. Juventius Thalna. — Des colonies militaires , établies à Pise et à Modène, tiennent en respect les Cisalpins.
Rome. — Térence donne à la
scène sa comédie de VHeautontimoroumenos , empruntée au poète grec Ménandre.
(01. cliv, 8 ; R. 59S.)
«gyptc. — Après sept années de gouvernement en commun, rupture entre les deux frères qui régnent sur l'Égypte. L'aîné dépouillé vient en suppliant à Rome. Le sénat les décide à un partage; le plus jeune, l'ambitieux Évergèteou Physcon, régnera à Cyrènc ; l'aîné recouvre l'Égypte proprement dite. Physcon , mécontent de sa part, vient à Rome demander l'Ile de Cypre , dont il prendra possession malgré son frère, mais avec l'autorisation des Romains.
Rome* — L'élection des consuls ayant paru défectueuse au collège des augures, quoiqu'ils fussent partis déjà pour leurs provinces , ils reviennent et abdiquent. — Les clepsydres ou horloges d'eau , qui indiquaient l'heure par les élévations successives de l'eau qui entrait dans un vase en quantités réglées, ou par le mouvement d'une aiguille que cette eau faisait tourner sur un cadran gradué, sont introduites à Rome par Scipion Nasica. Au moyen de la clepsydre on distinguait les heures de la nuit comme celles du jour. Un esclave était chargé d'observer ces instruments et d'annoncer les heures du Jour.
Syrie* — A la mort de son neveu Antiochus Eupator, Démétri us Sotcr, fils de Séleucus Philopator auquel il aurait dû succéder, s'échappe de Rome où il était comme otage depuis treize ans, se débarrasse du jeune fils d'Antiochus et se fait roi.
(01. cl!t,4;R.W.)
Rome* — Après une délibération du sénat, le préteur M. Pomponius, dans l'intérêt de la moralité de l'État, bannit de Rome les philosophes et les rhéteurs qui faussent et amollissent l'esprit de la jeunesse. — Nouvelle loi somptuaire, ou loi Fannia, contre
IIe SIÈCLE AYANT J. C.
le luxe de la l a ble.— Comédies de Térence données à la scène : V Eunuque, imitée de Ménandre, elle eut un grand succès, dans le môme jour elle fut représentée et payée deux fois au prix de huit mille sesterces; leiJ/tormion, empruntée aussi à une comédie grecque.
0!. clv, 1 ; R. 695.)
Cappadoce* — Ariaralhe Y envoie à Home une couronne d'or.
Judée. — Judas Maccabée adresse une ambassade à Home, pour mettre sous la protection du sénat la nation juive. — Une bataille livrée contre le général syrien Bacchide coûte la vie au héros d'Israël. — Quelque temps dispersés, les Juifs mettent à leur tête Jonalhas , un des frères de Judas, qui, pendant vingt-quatre ans, remplira les fondions de général et de juge.
nome* — Mort de Paul Emile. — Térence donne à la représentation sa sixième comédie, les Adelphes, imitée de Ménandre, pour les jeux funèbres que les deux fils de Paul Émile, adopiés, l'un par les Fabius, l'autre par les Scipion, célèbrent en l'honneur de leur père. — 11 ne parait pas que les personnages puissants que Térence , dans son prologue, se fait gloire d'avoir pour conseillers ou collaborateurs littéraires, soient Scipion Emilicn, âgé seulement alors de vingt-cinq ans, ou Laelius.
(01. ct.v, 2 i II. 596.)
Pcrgame« — En revenant de Rome, où son frère le roi Eu mène l'avait envoyé quérir encore les bonnes grâces du sénat, Attale hérite du royaume de Pcrgame.
(01. cuv, 4 ; R. 598.)
Cappadoce* — Le roi Ariaralhe dépouillé par une faction que soutenait Déniélrius, roi de Syrie, vient a
Rome implorer l'assistance du séïia t qui lui fait rendre son trône. Attale Il de Pergame aide à son rétablissement.
Judée.— Un traité avec le général syrien Bacchide donne quelques années de repos aux Juifs qui combatten t pour l'indépendance sous Jonathas.
Ils renouvellent l'alliance avec le peuple romain. t
(01. cxvi, 1 ; R. 599.)
l'igypte. — Ploléméc Philométor a conlié l'éducation de son (ils an grammairien Aristarque , né dans l'Ile de Samolhrace, qui vint do bonne heure à Alexandrie, et se distingua dans l'étude critique des poètes, surtout d'Homère.
Orient. — Attale 11 Philadelpho, en guerre avec Prusias, ne conservera son royaume, ne sauvera sa capitale que par l'intervention de députés romains et du sénat, qui laisse ces rois impuissants de l'Asie escarmouche r pendant deux ans. — Mithridatc V, Evergète, roi de Pont, soutient Prusias.
Bome et » al mates. — Campagne pénible du consul C. Mareius Figulus contre les Dalmates, qui seront combattus ensuite par P. Cornélius Scipion Kasica.
loo*
(01. clvi, 2 ; R. 600.)
Orèce et Itome» — Des députés achéens viennent inutilement demander au sénat la liberté pour leurs compatriotes retenus eu Italie depuis douze ans, — Les Athéniens ayant une députation à adresser au sénat romain pour régler des intérêts particuliers, envoient trois philosophes : Carnéade, de l'Académie ; Diogène, stoïcien; Oitolaos, péripatélicien, qui scandalisent les vieux Romains par leurs sophisnics. Les sectes philosophiques de la Grèce, entrées avec eux dans Rome , n'en sortiront plus.
11° SIÈCLE AVANT J. C
(OU clvi, 3 ; R. COI).
Egypte. — Le roi de Cyrènc et deCyprc, Ptolëmée Physcon , vient encore à Rome adresser ses plaintes aux sénateurs , connue s'il était persécuté par son frère aîné, Pinoffensif lHolémée Philoinétor, roi d'Egypte.
Rome et Balmates. — Les
Dalmates sont à peu près soumis.
Rome et Gaule. — Le sénat intervient pour la première fois dans la Gaule transalpine à litre d'allié de Marseille; le consul Q. Opimius vient protéger cette république contre les attaques des Oxy biens et des Décéates.
nome. — Célébrité de Pacuvius, né à Brindes, neveu d'Ennuis. Il cxerc,a à Rome la peinture , et y fit représenter des tragédies. 11 se retira ensuite a Tarente.
(Ol. ci.vi, * ; R- 602.)
Rome et K*pagne. —Nouvelle prise d'armes des Espagnols contre lesquels il faut envoyer des consuls.
(Ol. clvii, 1 ; n. 603.)
Judée et Syrie.— Le gouvernement romain reconnaît pour roi de Syrie l'usurpateur Alexandre Oala, qui se prétend fils d'Anliochus Épiphane. — Alexandre attache a son parti le chef des Juifs Jonalhas, qui se fait donner par lui l'autorité dans Jérusalem. Les fortifications de la ▼Hle sainte sont relevées.