SI
(Ol. clvii, 2; n. 60V.)
Créée. — A la requête de Scipion Émilîen , fils de Paul Emile , ami de l'Acbéen Polybe , que soutient même Galon, les exilés grecs retenus eu Italie depuis dix-sept ans, obtiennent de rentrer dans leur patrie. 11 n'en restait plus qu'environ trois cents. — Polybe retourne en Grèce.
Rome et lîupaguc»— La guerre
contre les Cel libériens, malheureuse pendant deux ans , devient une cause d'effroi pour les Romains. Les consuls procédant a*ec sévérité à l'enrôlement sont jetés en prison par les tribuns du peuple. P. Cornélius Scipion Êinilicn, âgé de trentequatre ans, s'offre a partir comme lieutenant des consuls. — L'un des consuls, L. Licinius LucuHus, opposé aux Yaccéens , aux Cantabres , aux Celtibèrcs, se signale par sa cruauté, son avarice, sa perfidie. Le préteur Scrv. Sulpicius Galba est battu par les Lusitaniens.
Rome. — Un des consuls de l'année, A. Posthumius Albinus, a écrit une histoire romaine en grec.
(01. ci.vu. S; n. COS.)
Cartlinge , ftinuldic. — Les
Carthaginois, que Rome ne protège pas contre les empiétements de Masinissa, se défendent eux-mêmes quoique le traité de Zania leur interdise de faire ia guerre ; ils envoient cinquante mille hommes qui battent les Numides. Ce sera un prétexte de guerre pour le sénat de Rome.
Judée. — Plolémée Philométor juge le fameux procès que les Samaritains avaient entrepris contre les Juifs , en soutenant que leur temple de Gariziin , consacré à Jupiter Hospitalier, devait l'emporter sur celui de Jérusalem. Les représentants des deux paitics s'étaul engagés, sous peine de la vie, à justifier leurs prétentions par les termes de la loi de Moïse, comme les Juifs gagnèrent leur cause , les Samaritains furent punis de mort selon la convention.
Rome et Et*|i;igiie. — Lâcheté sanguinaire du préleur Serv. Galba:
il fait massacrer des milliers de Lusitaniens qui se sont rendus à lui volontairement et sans armes. Un de ceux qui échappent, Viriathe, commence déjà à punir ks Romains de leurs cruautés.
Myrte. — Le Sélcucide Démétrius Soier périt dans une révolte de ses
II* SIÈCLE AVANT J. C
soldats mercenaires. Ils acceptent pour roi Alexandre Bala, qui est soutenu par l'Égyptc, par Pergarae, par le Juif Jonalhas : Jonathas lui-même assiste à Ptolémaîs au mariage d'Alexandre avec la fille du roi d'Égypte.
(01. ci.vn, * ; H. 606.)
Achécna.— Diéos, un des bannis rentrés en Grèce, est nommé stratège.
Blthynlc* — Attale satisfait son ressentiment contre la Bithynie en favorisant l'usurpation du fils de Prusias , Nicomède , qui devient roi par un meurtre.
Rome. — Serv. Galba, qui pendant sa préture a fait massacrer les Lusitaniens, est poursuivi en justice par le tribun L. Scribonius Libo, comme violateur des traités : Caton, malgré ses quatre-vingt-cinq ans, soutient de sa parole l'accusateur.
Le coupable échappe, par ses largesses aux juges , ou par son éloquence. — Mort de Caton. Il avait subi la contagion des vices qui l'entouraient : la pratique de l'usure la plus Inique, sa parcimonie et sa cruauté à l'égard des esclaves, môme quelques scandales dans sa vie privée ternissent ses dernières années. Les Romains avaient de lui , outre un traité sur l'agriculture, une histoire en sept livres qui résumaient î 1w l'époque des rois de Rome ; 2° et 3° les origines des villes de l'Italie ; 4° la première guerre punique ; 5° la deuxième guerre punique; 6° et 7° les autres guerres jusqu'à la préturc de Serv.
Galba. — Le tribun Calpurnius Pison Frugi fait établir, pour le jugement des crimes de concussion qui étaient toujours portés devant l'assemblée du peuple, un tribunal permanent, quaestionemperpetuam. Calpurnius avait composé des Annales»
Rome et Cartilage. — Commencement de la troisième guerre punique. Les deux consuls L. Marcius Ccnsorinus et M. Manilius sont
envoyés en Afrique. Carthage, dans l'espoir d'échapper à une lutte fatale, consent à livrer trois cents otages, toutes les armes et les machines de guerre ; mais quand les consuls demandent aux Carthaginois d'abandonner leur ville et de vivre loin de la mer, le patriotisme fournit encore des ressources à ce malheureux peuple pour résister pendant trois ans. Les consuls assiègent Carthage sans succès. — Mort de Masinissa, âgé de plus de quatre-vingt-dix ans.
Son fils Micipsa lui succède.
Rome et macédoine* — Un
Pseudo-Philippe, Andriscos, s'allie aux Thraces contre les Romains.
(01. ctvm, 1 i R. 607.)
Achéens. — Damocrite, un des bannis rentrés en Grèce, est nommé stratège.
Rome et Carthage* — Le consul Calpurnius Pison dirige sans vigueur le siège de Carthage. Indiscipline de l'armée romaine.
Rome et macédoine* — Andriscos, après avoir battu un préteur romain , est pris par Q. Ccécillus Métellus. Les Macédoniens deviennent tributaires.
(01. cltiii, î ; R. 608.)
Achéen*.— Dléos est de nouveau
nommé stratège.
Rome et Carthage* — P. Cornélius Scipion Émilien , consul , presse le siège de Carthage, enveloppe la ville , malgré son immense enceinte et son double port, par terre et par nier.
(01. ctvui.S. R. 609.)
Egypte et Syrie. — Alexandre
Bala, usurpateur du trône de Syrie, et Ptolémée Philométor, défenseur du prince légitime, Dénié tri us II, fils de Démétrius Soter, meurent en combattant.— Le Séleucide Démétrius II Nicator soutient une guerre de six
IIe SIÈCLE AVANT J. C.
ans contre les partisans de la maison Bala, et contre Tarn bilieux Diodote Tryphon, Syrien d'Apamée.— Ptolémée Philométor avait épousé sa propre sœur Cléopâtre et en avait eu un fils. Ptolémée Physcon, enfin seul roi par la mort d'un frère, dont il est l'ennemi depuis vingt-deux ans, contraint Cléopâtre à devenir sa femme ; 11 tue dans ses bras le fils de Philométor. Il se fait détester de tous par la licence qu'il permet à ses soldats mercenaires.
Rome, Cartliage et Grèce*-—
Scipion Émilien, proconsul, presque au début de la nouvelle campagne, emporte d'assaut Cartilage : Hasdrubal qui avait dirigé la défense nationale avec énergie se livre de lui-môme aux Romains. Sac épouvantable, destruction complète de l'ancienne rivale de Home. Formation d'une province romaine d'Afrique. — Les éternels différends entre les Achéens et les Spartiates sont l'occasion d'une nouvelle intervention romaine. Le proconsul Métellus descend de Macédoine avec son armée ; il est vainqueur des Achéens qui ont pour stratège Critolaos, près des Thermopyles, à Scarphée. Critolaos s'empoisonne.
Diéos, qui commande après lui, arme jusqu'aux esclaves, perd, contre le consul L. Mummius , la dernière bataille livrée par les Grecs, à Leucopétra près de Corinthe. Destruction de Corinthe. Organisation de la nouvelle province, qui reçoit le nom d'Achaïe. Les riches dépouilles de la Grèce, vases, tableaux, statues d'airain et de marbre, sont envoyées à Rome. — Polybe, qui a assisté avec Scipion à la destruction de Carthage , revenu en Grèce a assisté à la ruine de Corinthe : il a contribué par son influence auprès des commissaires romains à adoucir le sort de la Grèce asservie. — Clitomaque, philosophe carthaginois qui était alors à Athènes avec Carnéade, après la ruine de Carthage, envoie comme consolation à ses compatriotes captifs, ses traités de philosophie.
(01. citiii,4; R. 610.)
Rome et Espagne*— Le consul Q. Fabius Maximus Emilianus. frère de Scipion Êmilien second Africain, est envoyé contre le Lusitanien Viriathe, qui a déjà battu deux préteurs et est maître des régions occidentales de la Péninsule.
(01. eux, 1.)
Judée et Syrie.— Diodote Tryphon, prétendant au trône de Syrie, prend par trahison le chef des Juifs, Jonathas, et le fait égorger avec ses enfants. — Tryphon est roi. — Simon, le seul qui reste des cinq fils de Mathathias, est nommé souverain
Îtontife et général par le peuple juif. I chasse enfin les Syriens de la citadelle de Jérusalem. Les Juifs commencent à goûter les douceurs de la paix.
(01. cliz.S ; R. 611.)
Rome. — Trois tribunaux permanents ( quxstioncs perpétua; ) , sont créés pour poursuivre les crimes: 1° de majesté, ou attentat contre le gouvernement? 2° de brigue, ou attentat contre la probité des élections ; 3° de péculat , ou détournement de deniers publics; ils étaient jusque-là réservés au jugement de l'assemblée du peuple.
nome et i:«ypte. — Députation romaine reçue avec la plus grande humilité par Ptolémée Physcon : elle a pour chef le second Africain qui a emmené avec lui le philosophe stoïcien Panétios, digne par son caractère , son esprit , sa science , de l'amitié de Scipion et de Laelius; il est auteur d'un traité de Ofjiciis.
Rome et Eepagne. — Campagne du consul Q. Cœcilius Métellus le Macédonique.
Rome et ciaule. — Le consul Appius Claudius Pulcher combat les Salasses, nation indocile des Alpes occidentales.
IIe SIÈCLE AVANT J. C.
Rome et Mtaeédolne. — L'armée du nouveau Pseudo-Philippe, est taillée en pièces par les troupes J'nn questeur. La Macédoine , enfin tacifiée, devient province romaine.
(01. eux, 3 ; R. 613.)
Rome et Espagne. — Le proconsul Q. Cœcilius Métellus combat avec succès les Celtiberes , pendant que Fabius Maximus Servilianus , consul, esi opposé aux Lusitaniens et à Virîathe. — Des congés multipliés désorganisent l'armée du proconsul.
(01. eux, 4 ; R. 614.)
Rome. — Lorsque des députés de Macédoine viennent se plaindre des exactions de leur préteur 1). Junius Silanus,T. ManliusTorqualus, le père du magistrat coupable, demande à le juger lui-même et le condamne ; quand Silanus s'est donné la mort il n'assiste même pas a ses funérailles.
Rome et Espagne. — Honte égale de deux généraux romains : le consul Q. Pompéius Rufus, après une grande défaite sur le territoire des Numanlins, aux sources du Douro, se fait payer un traité de paix par les barbares; le proconsul Q. Fabius Maximus Servilianus subit les conditions du traité que Virîathe veut bien conclure avec le peuple romain.
(01. eu, 1 ; R. 615.)
Chine. — Avènement de l'empereur Hiao-Wou-Ti, qui régnera jusqu'à l'an 87.
Rome et Espagne. — Q. Servilins Cœpion succède à son frère Fabius Servilianus en Lusiianic. In assassinat le délivre de Viriathc.
(01. ci.*, S ; R. 616.)
Rome. — La loi Gabinia établit
l'usage du scrutin secret pour l'élection des magistrats , afin de rendre plus libre le vote des pauvres, qui n'osaient pas refuser leurs suffrages à de riches citoyens dont l'appui leur était nécessaire. — Un édit du préteur des étrangers bannit de Rome et de l'Italie les astrologues dits Chaldéens. — Le poète tragique Attius, né d'un fils d'affranchi , et Pacuvius, âgés, l'un de trente ans, l'autre de quatre-vingts ans, font représenter chacun, la même année, une de leurs tragédies sur la scène romaine. Attius, traversant l'Italie pour se rendre en Asie, visite à Tarentc le vi'Hix Pacuvius.
siome et Espagne. — La transaction vénale de Q. Pompéius avec les Numanlins est rompue par le consul M. Popilius Lœnas ; la guerre qui recommence , est conduite sans succès pendant deux ans par M. Popilius.
(01. cr.x,3; R. 61*'.)
l'arthes , Nyrie. — Le roi de
Syrie, Démétrius 11 Nicator, ayant été fait prisonnier par les Parthes, qu'il était allé attaquer sur leur territoire, son frère Antiochus quitte la ville de Sida, en Pamphylie, où il vivait (d'où son surnom de Sidélès), pour prendre le gouvernement royal.
— Démétrius sera dix ans captif."
Fermante. — Mort d'Attale II , avènement d'Attale 111.
Rome et Espagne. — Le consul D. Junius Drutus envoyé en Lusitanien donne des terres, mais loin de leur pays, sur la côte de la Méditerranée , aux anciens compagnons de Viriathc qui acceptent la domination romaine; il les établit à Valence.
Il restera deux ans utilement eu Espagne.
(01. clx. 4 ; R. 618.)
Kome. — D'après la loi Cassia, les suffrages pour les jugements publics, dans les affaires de majesté,
IIe SIÈCLE AVANT J. C.
brigue , péculat , concussion , seront donnés au scrutin secret.
nome et i:<«pngne. — Le consul C. Hostilius Mancinus est vaincu et chassé de son camp par les Numantins. Trailé de paix ignominieux que ne ratifie pas le sénat. Tibérius Gracchns, questeur du consul, a dû se faire garant du traité auprès des Espagnols , qui avaient gardé un pieux souvenir de son père.
(01. cuti, 1 ; R. 619.)
Rome et Kapugne» — Campagne heureuse du proconsul D. Junius Brutus contre les Gallécicns au nordouest de l'Espagne.— Le proconsul M. jEmilius Lépidus éprouve contre les Vaccéens une défaite semblable à celle de Mancinus contre les Numantins. Mancinus, livré aux Ntiinantins, au nom du peuple romain, pour le trailé que le sénat désavoue, est renvoyé avec mépris par les vainqueurs, comme les consuls des Fourches caudines furent renvoyés par les Samnites.
(01. clxi, 2 ; R. 620.}
Chine. — Sous l'empereur Hiao- Wou-Ti, pour la première fois, une guerre de frontières est engagée avec des Tartares de race turque, les Hioung-nou qui dominent au nordest de la Sogdiane , et reçoivent le tribut de trente-six peuplades. Ils diffèrent des autres nations tartares, en ce qu'ils vivent dans des villes et s'adonnent à l'agriculture : on a cru cependant que ce peuple était la souche de la nation des Huns. — Les Hioung-nou, refoulés à l'occident, rejetteront les Yue-ti ou Scythes sur les Pannes cl les Bactricns.
— L'empereur Wouli fait rassembler tous les débris des anciens livres qui avaient échappé, a la destruction ordonnée par Thsin-chihoang-Ti; ils sont la source des recueils plus ou moins authentiques des antiquités chinoises. 11 abolira le droit d'aînesse.
Judée. — Simon, comme son frère Jonathas, meurt en trahison.
Il est égorgé avec doux de ses fils par son gendre , le gouverneur de Jéricho. Jean llyrcan succède au pouvoir de son père. Nouvelle guerre avec le roi de Syrie Antiochus Sidé tès.
Rome et Illyrle. — Le consul Fnlvius Flaccus, envoyé dans l'Illyric barbare, soumet les Vardéens.
(01. clxi, 3 ; n. 6Î1-)
Rome. — Commencement de la guerre des esclaves en Sicile , contre leurs maîtres les propriétaires romains. Ils auront pour chef un Syrien Kunus, qui s'appellera le roi Antiochus. Enua, au centre de l'Ile, Agrigente, Tauroménion, à la côte orientale, bientôt Messine, sont saisies par les esclaves.
Rome et Espagne. — Scipion Êmilien , élevé pour la seconde fois au consulat sans l'avoir brigué et en dépit de la loi, qui ne permettait plus d'être deux fois consul, est envoyé contre Numance. Au siège de Numance, sous les ordres de Scipion, combattent: le jeune Jugurtha, neveu du roi de Numidie, Micipsa; l'Italien Marins d'Arpinum , âgé de vingt-trois ans; Scmpronius Asellio, tribun militaire, qui a fait l'histoire des événements auxquels il a pris part; le poêle Lucilius, chevalier, âgé de seize ans.
(01. ct.xi, * ; R. 62Î.)
Rome. — Le consul Pison , envoyé contre les esclaves, reprend Messine. — Tribunal de Tibérius Sempronius Gracchus , descendant des Scipions par sa mère Cornéhe.
Loi agraire, portant qu'aucun citoyen ne retiendra plus de cinq cents jugera de terre du domaine public; l'excédant faisant retour a l'htat, devra être partagé entre les citoyens pauvres. Il a contre lui non-seule-
102 IIe SIÈCLE AYANT J. C.
ment le sénat, les chevaliers, les "ri- et par les rois de BithvniP à* p»m«
fait déposer et brise ainsi lui-même * *30.
l'inviolabilité tribunitienne. La loi fO].cuu,s-R «wi
votée les difficultés de l'exécution Kjrrpte. - Le neunlP rl'Ai*™,
Dle romai. Kt ^ml uvf a* rPeU" ,e f£u au Pa,ais e< * foîce à fuir pie romain, soient employées à four- en Cypre. Du lieu do «nn otîi «i
nirdcsmoyensdc cultureaux citoyens révèl.» encore ses iïLaL?, I m «.'ri! pauvres que la loi agraire mettra en i^iï^™(S?Zn™ÏÏ?» t
SHnion N,« ^ 1', . 8/and pontlfe les biieux débris a la malheureuse Se°nUaSmore de Crius^T ~ DePuis' Pendant p." ' ^
^^°.mQ -el. ******** - L« pro- Cléopâtre , nièce et seconde femme
consul fccipion, après un siège de de Physcon ; et les fils de Cléonâtre
quinze mois, réduit Numance , in- Ptolémée Soter ou Lathyros et
vestie de tous côtés et appauvrie de Alexandre , seront les héros de ces
aeienseurs par la famine plus que guerres civiles. L'histoire des derniers
par les combats, à se rendre à dis- Lagides, comme celle des dernière
^?det;uUpSeCOn(le tCrreUr dC R0mc ^eucides, est un tissu de crimes £
est détruite. de débauches qui révoltent la nature.
«orne et Pergame.- Attale III wllfl • , n
laisse par testament ses biens au» o- u e# 7T Jean «yrcan prend
Romains. ,e"S aUX ^™ ™* Samaritains, et renverse
Bsme Pt «vkIa An, . de fond en comble le temple de Ga- Démétrius Nicator était captif des
1 arthes, flatte le peuple et le sénat , ,Romo et reriçam©.— Le consu-
dans la personne de Scipion Émilien laire P- Licinius Oassus, savant ju-
à qui il envoie de riches présents. risconsulte, grand pontife, envoyé
contre Aristonic, est pris dans une
1 32. embuscade et se fait tuer, (oi. cuu, i ; r. 6ts.)
•a ™?m** — }* c°nsul Rupilius en- ,0l cvxtt . .* MR .
lève les deux forteresses des esclaves ^ f° ' 4 ' ** m )
Tauroménion et Enna, et met fin à — Mort d'Arlara-
la guerre servile. the v <Iui a combattu comme allié des
Romains, dans la guerre contre Aris.
131, tonic de Pergame. Sa veuve, pour
(oi. «jeu, « ; r. m.) régner seule, tue cînqMe ses fils ; le
l»omeetl.er«ame.-Aristonic, sl*^ ™* ro1'
qui se dit issu du sang royal de Per- Ariaratne YJ.
gamc, réclame le royaume, que s'at- ^ Marthe» et Scythes. — Les
tnbuent les Romains en vertu du Scythes ou Yu«-Ti attaquent les
testament d'Attale. — Les Romains Parthespour le combattre sont aidés avec Rome. - Rome et rit»..*
empressement par les villes de l'Asie, agitées par TexTcutl de * la Toi
IIe SIÈCLE AVANT J. C.
agraire de Tibérius Gracchus, confiée aux triumvirs : Fulvius Flaccus , Gains Gracchus etC. Papirius Carbon.
Il était difficile de retrouver les titres primitifs de propriété , pour distinguer le domaine de l'État, objet du nouveau partage, des domaines privés qui ne devaient pas être enlevés. Le deuxième Africain prend la défense des propriétaires qu'inquiète la loi ; il est trouvé mort dans son lit. On a soupçonné sa femme, sœur des Gracques. *
Rome et Ralinatc*. — Le consul Sempronius Tuditanus, envoyé contre les Japodes , n'est vainqueur qu'avec l'aide de D. Junius Brutus , celui qui a pacifié la Lusitanie.
Rome et Pergame* — Aristonic est vaincu et pris par le consulaire M. Perpenna. La mort de Perpenna laisse au consul M. Aquilius le soin d'amener à Rome Aristonic : Aristonic est égorgé dans la prison. — Formation de la province romaine d'Asie.— Mitridate V, roi de Pont, est récompensé du concours qu'il a prêté aux Romains par le don de la Phrygie; la Lycaonie et la Cilicie sont données à la maison royale de Cappadoce.
Syrie* — Antiochus Sidétès attaque les Parthes pour délivrer son frère Démétrius 11 Nicator. Trois combats ; prise de Babylone. Au moment où son frère devient libre , luimême est sur le point de tomber aux mains des barbares; il se tue.
Démétrius II va recommencer un nouveau règne.
(01. cutin, 1.)
Judée. — Depuis la mort d'Antiochus Sidétès, la Judée n'a plus à craindre la domination syrienne. Le grand pontife Jean Hyrcan soumet les Iduméens à un tribut annuel.
(01. CLzut, S; R. 659.)
Racirlane et fteythen. — Les
Yuê-Ti ou Scythes qui se sont répan-
dus entre l'Yaxarlc et l'Oxus, détruisent le royaume de Bactriane, occupent la Drangiane et pénétreront dans l'Inde. Les écrivains grecs et romains les appelèrent Indo- Scythes.
Chine. — Tchhang-Kian, général de l'empereur Wou-Ti , envoyé en ambassade avec quelques officiers, vers les Yuê-Tl, ennemis du peuple puissant des Tartares Hioung-Nou, est pris par les Hioung-Nou, reste dix ans captif. Parvenu à s'échapper, il se rend chez les Yuê-Ti, et après une mission sans succès, revient par le Tibet. 11 rapportera de son voyage, après une absence de treize années, des connaissances géographiques nouvelles pour les Chinois.
Rome. — Le consul L. Aurélius Orestès, envoyé pour réprimer une révolte en Sardaigne , a pour questeur Caïus , frère de Tibérius Gracchus.
(01. clxiii, 4; R. 630.)
Rome et Gaule. — Le consul M.
Fulvius Flaccus, chargé de protéger Marseille contre les Salyens, bat le premier les Ligures transalpins.
Syrie. — Le roi Démétrius Nicator, détesté de ses peuples et de ses soldats, vaincu par un prétendant sé Jeu ci de que lui oppose la cour d'Egypte , est tué par sa femme Cléopâtre, jalouse de Rodogune, qu'il avait épousée chez les Parthes.
Cléopâtre, qui d'abord a été mariée au frère de Démétrius Antiochus Sidétès, en a eu un fils, qui sera roi plus tard. Elle tue Séleucus, l'un des enfants qu'elle a donnés à Démétrius; le second, Antiochus Grypos, ne restera roi qu'après trois ans de lutte contre le prétendant qu'ont suscité les Lagides.
(01. cuiv, î ; R. 631J
Rome. — Premier tribunal de
IIe SIÈCLE AVANT J. C.
Caïus Gracchus, plus éloquent, plus ambitieux, plus hostile aux riches que son frère Tibérius.
Rome et Baléares.— Le consul Q. Cœcilius Métellus va combattre les Daléares.
(01. clxiv, 3 ; R. 633.)
Chine. — Sse-ma-Thsian , l'Hérodote de la Chine, compose un grand ouvrage intitulé Sse-Ki, c'est-à-dire Mémoires historiques, et divisé en cinq parties dont la première comprend le récit des événements arrivés depuis l'an 2097.
Rome. — Deuxième tribunat de Caïus Gracchus. 11 exerce une sorte de souveraineté à Rome, s'attache les soldats, le petit peuple, les chevaliers auxquels il transporte l'administration de lajustice, rendue jusquelà par les sénateurs. L'aristocratie lui oppose un autre tribun M. Drusus qui présente, au nom des nobles, des lois plus démocratiques encore que les siennes, pour que le peuple soit reconnaissant non à un homme mais au sénat. C. Gracchus se laisse envoyer, par le sénat, en Afrique, pour la fondation d'une colonie à Cartilage. Son absence lui fait perdre la popularité.
Rome et Ci au le. — Le proconsul C. Sextius Calvinus, vainqueur des Salyens, même des Allobroges, au nord-est, fonde la première colonie romaine de la Gaule transalpine , Âqux Sextiœ (Aix).
\ sd I .
(01. clxiv, 4; R. C3V.)
Chine. — Un général de Pcmpcrcur Wou-Ti fait une grande expédition conire les Hioung-Noti, et les soumet. Dès lors la domination chinoise cherche à s'étendre vers l'ouest.
Rome. — Caïus Gracchus, après son second tribunat, n'espérant pas une troisième élection , laisse ses partisans occuper en armes le mont
Aventin. Le consul L. Opimius, son ennemi personnel , lui oppose la force; Rome est ensanglantée par la mort de trois mille citoyens. Caïus Gracchus se fait tuer. Mort de Fulvius Flaccus, personnage consulaire, un des chefs du peuple. Les lois de Caïu^ Gracchus seront successivement abolies ou modifiées.
Rome et Gaule.— Le proconsul C. Domitius Ahénobarbus combat avec succès les Allobroges. Le consul Q. Fabius Maximus, près de l'Isère aflluent du Ithôue , écrase, avec les Allobroges , l'armée de leur allié Bituit , roi des Arvernes qui habitent dans les montagnes à l'ouest du Rhône.
(01. cur, 1 ; R. 635.)
Pont. — L'an 120 , ou trois ans plus tôt, avènement de Mithridate VI Eupator, surnommé le Grand,
(Ol.cwv, 2 ; R. 636.)
morne. — Marins, Italien d'Arpinum, tribun du peuple, ne se déclare pas sans réserve l'ennemi de l'aristocratie. — L. Crassus, à vingt ans, commence sa réputation d'orateur, en se portant pour accusateur de l'habile et éloquent C. Carbon, un des chefs du parti populaire.
(01. clxv, 3 ; R. 637.)
TVumldle. — Mort de Micipsa :
dans le partage de son royaume, il associe à ses deux fils , Adherbal et Hicmpsal , son neveu Jugurtha qu'il a adopté. Jugurtha tue Hiempsal, dépouille Adherbal, qui va se plaindre au sénat de Rome.
Rome et Gaule. — Le consul Q. Marcius Rex, vainqueur des peuplades gauloises qui touchent aux Alpes maritimes, colonise à l'ouest du Rhône la ville de Narbo- Marcius (Narbonne), près de l'embouchure de l'Aude.
IIe SIÈCLE AVANT J. C.
(01. cltt, ; ; R. 638.)
Borne et H nntldie. — Des ambassadeurs romains sont envoyas en Numidie pour faire rétablir Adherbal.
lia.
(01. clxvi, î ; R. 6*0.)
Rome. — Les censeurs L. Cœci- HusMétenus et C. Domilins Ahénobarbus effacent de la liste du sénat irente-deux membres indignes, interdisent à Rome tontes les variétés «Je jeux, que le mélange des peuples apportait dans la grande cité ; ils ne tolèrent que le joueur de flûte latin avre un seul chanteur, et le jeu de dés.
(01 ct.kvi, 8 ; R. 6*1.)
Rome et Scordisqucs. — Le
consul C. Porcius Caton est vaincu en Thrace, par les Scordisques , qui sont maîtres du pays jusqu'au Danube.
(01. clxti,*;R. 6'.2.)
Rome , Clmbrca et Teutons.
— Les Cimbres, venus avec les Teutons des régions septentrionales voisines de la Ltaltique , rencontrent pour la première fois une armée consulaire en lllyrie ; désastre du consul Papirius Carbon. Ils tournent les Alpes pour passer dans la Gaule transalpine.
(Ot. cuctii, 1 ; R. 6\Z.)
Rome et TViimidlc. — Jugurtlia attaque Adherbal , l'assiège dans tirta, malgré les injonctions du sénat romain. Adherbal pris est mis à niorl. La honte commence à être ressentie à Home : la Numidie est assignée a un des consuls pour l'année suivante.
Rome et 8cordlsqnes. — Les
Nordiques sont battus en Thrace par le consul Livius Drusus.
(01. ctTvu, S ; R. 6U.)
Rome et Nmnldle. — Le premier consul envoyé pour combattre Jugurtlia, L. Calpumius Bestla, conclut la paix avec lui, sans être autorisé par le sénat et le peuple romain.
Syrie. — Antiochus Grypos, après une lutte de trois ans, est obligé de partager le trône de Syrie avec son frère utérin, fils d'Amiochus Sidétès, Antiochus le Cyzicénicn.— Ils régneront ensemble dix-sept ans.
(01. ei.xvit, 3 ; R. 6*5.)
Chine. — La Corée est réunie à rempirc.
sionic et JVumldle. — Jugurtlia,
mandé à Rome pour éclairer le peuple sur la conduite des députés et des généraux envoyés en Numidie, ne craint pas d'y venir malgré l'évidence de ses crimes. Son or achète un tribun. A Home même, il ordonne un meurtre qui reste impuni. — Quand il retourne en Afrique, le nouveau consul S. Posthumius Albinus, chargé de le combattre, abandonne bientôt l'expédition, et en laisse le soin a un frère incapable, le préleur Aulus.
(01. cuva, * ; R. 646.)
Judée. — Jean llyrcan , grand pontife des Juifs , prend et détruit la ville rivale de Jérusalem , Samarie. — La Judée est troublée par les rivalités de deux sectes religieuses qui deviendront bientôt des factions politiques , les Pharisiens ainsi appelés d'un mot hébreu qui veut dire séparés, parce qu'ils affectaient de se distinguer du peuple, et les Saducéens, de Sadoc, leur chef. Les Esséniens vivaient en commun , s'appliquaient en dehors du monde aux vertus pratiques, à la tempérance et au travail.
Rome et C ltnforcs. — Le consul Silanus est battu en Gaule par les barbares.
IIe SIÈCLE AVANT J. C.
Rome et Numidie. — Le préteur Aulus; frère du consulaire Albinus, défait par Jugurtha, conclut une paix honteuse que ne ratifie pas le sénat.
Le nouveau consul Q. Cœcilius Métellus donne à la guerre une direction plus honorable et plus efficace.
Rome et geordlaques. — Une
armée romaine tient tôle en Macédoine aux Scordisques et aux Triballes.
(01. clxviii.Ï; R. 648.)
Judée. — A la mort de Jean Hyrcan, son fils aîné Aristobule ne se contente pas du titre de grand prêtre qu'avaient porté depuis soixante ans les libérateurs de la Judée : il prend celui de roi , tombé en désuétude chez les Juifs depuis la captivité de Babylonc. La royauté nouvelle qui devient héréditaire , est inaugurée
Sir des cruautés domestiques. Les accabées favorisent les saducéens contre les pharisiens*
Rome et Gaule. — Le consul L. Cassius Longinus se perd avec son armée en combattant, à la frontière des Allobrogcs, les Gaulois Tigurins de l'Hclvétie.
Rome et Kumldle.— Un lieutenant de Métcllus en Numidie, l'Italien Marius, s'est fait donner par le parti démocratique le consulat et le commandement de la guerre contre Jugurtha. Métellus reçoit néanmoins les honneurs bien mérités du triomphe et le titre de Numidique. Un jeune noble, Cornélius Sylla, sert comme questeur auprès de Marîus.
(01. clxviii. 3 ; R. 649.
Rome. — Le consul Q. Servilius Cœpion , assisté du grand orateur L. Crassus, âgé alors de trente-quatre ans, fait partager entre les sénateurs et les chevaliers les fonctions judiciaires qui avaient été transportées tout entières par une proposition de Galus G race h us à l'ordre équestre. — Naissance de Cicéron ( à Arpinum comme Marius) et de Pompée ; l'un de
famille nouvelle, l'autre d'une maison déjà illustre , tous deux chevaliers.
Rome et wumldle.— Les succès militaires de Marius décident le roi de Mauritanie, Bocchus, auquel s'est conûé Jugurtha, à livrer le roi de Numidie à Sylla, questeur dû proconsul. Cette trahison met fin à la guerre. Jugurtha mourra dans la prison de Rome.
(01. cuviti, * ; R. 650.)
Rome, Cimbres et Teuton».
—Grands désastres des Romains en Gaule : l'armée proconsulaire de Q. Servilius Cœpion, et celle du consul M. Manlius , perdent à Orange près du Rhône quatre-vingt mille hommes contre les Cimbres. Effroi de l'Italie: Marius qui n'a pas encore quitté la Numidie est élu consul, et chargé de commander en Gaule. — Depuis que le siège de Numancc avait fait appeler pour la deuxième fois, à la charge consulaire, le destructeur de Carthage Scipion Émilien, aucun consul n'avait exercé deux fois cette dignité, qui sera conférée six ans de suite à Marius.
(01. aux, *; R 68Î.)
Rome. — Lorsque Marius , qui attend à l'entrée de la Gaule transalpine les Cimbres et les Teutons, demande des secours à tous les peuples alliés de Rome , le roi de Bithynie lui fait répondre que depuis que les publicains , agents du fisc romain , pratiquent dans ses États la traite des hommes libres , les enlèvent, et les vendent comme esclaves, son royaume ne peut plus fournir de soldats. Le sénat ordonna alors de rechercher parmi les esclaves tous ceux qui pourraient prouver leur origine libre, pour leur rendre la liberté. — Mort du poète satiriqu Lucilius a Naples. — Une loi du tribun C. Domitius soumet à l'élection par le peuple les fonctions religieuses données jusque -la par cooptation.
II0 SIECLE AVANT J. C. 107