‹ Chronologie universelleChapitre 38 sur 136 · Italie. — Le refus du droit de · texte numérisé non relu

Italie. — Le refus du droit de

01 clxxu i n 663i £Ué arm,e les alliés itaIiens contre

OI.clxx„,1,R. 663.) Rom^ La guerrc sodale a ^

Rome. — Les censeurs L. Lici- foyer chez les Marses; elle embrasse

mus Crassus et C. Domitius Ahénc~ toutes les régions sabelliennes.

barbus font fermer à Rome les écoles Désastre et mort du consul Ruttlius-

de rhéteurs, qui pervertissent les son lieutenant Marius, d'origine ita-

mœurs et l'instruction de la jeunesse. Tienne, attaque sans vigueur le chei

— Les publicains dont les exactions des alliés , Pompédius Silo. Quel-

avaient été arrêtées en Asie par le qnes succès permettent au collègue

vertueux P. Rutilius, lieutenant du de Rulilius, L. Julius César, de faire

proconsul Q. Mucius, le font accuser donner par la loi Julia le droit de

de concussion devant les tribunaux, cité aux Latins, et aux alliés restés

composés de chevaliers , leurs parti- fidèles.

(ll8î,pIe ÛcC f311^08' <lui Rome, Rlthynle et Pont. —

atteignait à la perfection de la mo- Après que Tigrane d'Arménie,

1" SIÈCLE AVANT l. C.

de M ithridat e,a chassé Ariobarzane Ier de la Cappadoce, Mithridatc dépouille Nicomède III, le nouveau roi de Bitbynie : celui-ci vient en suppliant à Home. Le sénat décrète que les deux rois seront rétablis. •

(Ol. cuzii, 4; R. 666J

Italie. — Les deux consuls romains commandent dans la guerre sociale. L'un L. Porcius Caton, est tué cbe* les Marses : persévérance heureuse de son collègue C. Pompéius Strabo. Depuis que .Mari us a renoncé au commandement, brillants succès du patricien Sylla en Campauie et chez les Samnites.

(01. cLiiui, i ; R. 667.)

Egypte. — Un prétendu testament du Lagide Alexandre, frère de Ptolémée Soter ou Lathyros , fils de holémée Physcon, n'est invoqué par les Romains que pour obtenir quelques sommes d'argent

Italie* — l e proconsul C. Pompéius et Sylla, élevé au consulat, éteignent les derniers feux apparents delà guerre sociale, excepté en Campanie. Presque tous les alliés obtiennent le droit de cité. — Ils voteront à Rome dans des tribus séparées, après les autres.

Rome. — Marins et Sylla se dispatent le commandement de la guerre contre Mitbridate. Chute sanglante du tribun Sulpicius, partisan de Marius, lorsque Sylla entre dans Rome à la tetede son armée, récemment victorieuse des Italiens. Fuite de Marius , d'abord sur les côtes de l'Italie à Minturnes, ensuite sur celles d'Afrique à Garthage. Sylla laisse cependant arriver au consulat L. Cornélius Cinna, dévoué à Marius.

Rome et Pont. — Mithridatc chasse encore de la Bithynie et de la Cappadoce les rois amis de Rome. Il défait Aquilius commissaire du sénat en Asie, pénètre jusque dans la Pliry-

gie, la Carie , la Lydie, dépendance?

des provinces romaines. — Il trouve des cœurs et des bras avides de vengeance et de liberté, quand il envoie aux villes grecques d'Asie l'ordre d'immoler les Romains ou Italien* qui les oppriment : quatre -vingt mille sont massacrés.

(01. clxiui, S ; R. 668.)

Borne. — La guerre fait fuir d'Athènes le chef de l'Académie , Philon, qui vint s'établir à Rome.

11 fut un des maîtres de Cicéron, avec le Rhodien Molon, célèbre rhéteur.— Pbotius Gallus est le premier à Rome qui enseigne la rhétorique latine. — Lucullus se fera suivre en Orient par un disciple de Philon, Antiochus et par le poète grec Archias.

Rome, Grèce et Pont.— Sylla va combattre en Grèce le général de Mitbridate , Archélaos. 11 assiège Athènes révoltée. I! envoie son questeur Lucullus réunir une flotte sur les côtes de l'Égypte et de la Phénicie, pour préparer le passage en Asie.

Rome et Italie.— Le consul marianiste L. Cornélius Cinna promet aux Italiens l'exercice réel du droit de cité romaine et demande qu'ils soient répartis indistinctement dans toutes les tribus, où ils constitueront la majorité par leur nombre. Sou collègue Octavius, soutenu par le parti des anciens romains, le chasse de Rome. Le titre de consul lui est enlevé par le sénat. Cinna , avec une armée d'Italiens, rentre en vainqueur à Rome, accompagné de Marius, qu'il a rappelé d'Afrique. Cruautés qui signalent le triomphe de Marius et de ses partisans. Les proscriptions atteignent surtout les nobles, dans leur vie et dans leurs biens. — Le grand orateur Marc Antoine est une des victimes.

(01. CLXXitf, 8 ; R. 669.)

Rome. — Le vieux Marius, après

1" SIÈCLE AVANT J. C

avoir pris possession pour la septième fois du consulat avec Cinna , meurt de débauches à Rome ; son parti garde le pouvoir. Valérius Flaccus qui lui succède comme consul se fait donner la mission d'aller combattre Milhridate en Asie ; il est tué par un de ses officiers, Fimbria, qui saisit le commandement.— Cinna restera au consulat les deux années suivantes.

Borne, Grèce et Pont. — Malgré la présence au Pirée d'Archélaos qui était plus utile aux Athéniens que le philosophe Aristion leur chef, Athènes est prise d'assaut, et inondée de sang par Sylla. Archélaos perd deux batailles en Béotie , à Chéronée et à Orchomène.

(01. clmiii, 4 ; R. 670.)

Pont, nome. — Les succès de Fimbria, général du parti marianiste, en Asie, retardent la marche dé Sylla contre Milhridate.

Syrie. — Le roi Antiochus XII est tué dans une bataille contre les Arabes.

(01. clxtiv, 1 ; R. 671 .j

Rome* — Cinna, consul pour la quatrième fois, est tué au milieu de son armée italienne, soulevée. Un général marianiste, C. Papirius Carbon, reste seul consul,

Rome , Créée et Pont.— Sylla, ayant passé eu Asie, se débarrasse de Fimbria, bâte la paix avec Mithrtdate, le fait renoncer à la province romaine d'Asie, à la Bilhynie et à la Cappadoce, dont les rois sont rétablis. L'Asie est rançonnée par le vainqueur.— Sylla, au retour, enlève d'Athènes la bibliothèque d'Apellicon de Téos, qui contenait plusieurs ouvrages d'Aristote et de Théophraste, encore inconnus, et les envoie à Rome.

(01. Clxxit, S ; R. 67Î.)

Arménie, Syrie* — La Syrie,

dernier débris de l'empire séleucidc, épuisée par les guerres civiles, toujours renouvelées entre les faibles descendants de ses anciens maîtres, se donne au puissant roi d'Arménie, Tigrane, qui la fait jouir de quelques années de repos.

Italie, Rome. — Le proconsul Carbon et le parti marianiste se préparent à la guerre contre Sylla, qui approche de l'Italie avec ses troupes victorieuses, gorgées du butin de l'Asie et de la Grèce. Pompée, à vingt-trois ans, forme dans les régions italiennes, où avait combattu avec succès son père C. Pompéius Strabon, une armée qu'il met au service de Sylla. Sylla, rentré en Italie, ne trouve pas d'abord de résisistance sérieuse; il bat i'un des consuls, L. Norbanus; l'autre, L. Scipion, est abandonné par ses troupes. — Le marianiste Sertorius passe en Espagne. — Incendie du temple du Capitole par la négligence des gardiens.

(01. cixxiy, 3 ; R. 673 )

Italie. Rome. — Sylla assiège dans Prénestc, au sud-est de Rome, le jeune C. Mariusqui s'est fait nommer consul avec Carbon, élu pour la troisième fois. Il sauve Rome d'une invasion de Sam ni tes par la victoire de la Porte Colline; réduit le jeune Marius à se tuer quand , vainqueur des Italiens, il revient devant Préneste. Carbon , forcé de fuir de l'Italie, meurt en Sicile , par l'ordre

de Pompée, lieutenant de Sylla.

Sylla prend le tiire de dictateur qui n'avait été donné à aucun citoyen depuis les grands périls de la guerre punique. Par les tables régulières de proscription, il semble faire du meurtre et de la spoliation un système de gouvernement ; tant de sang versé épuise les forces du corps social, sans rendre la liberté à ceux qui survivent. Ses lois ne donneront pas une supériorité durable à l'aristocra-

I" SIÈCLB AVANT 1. C

lie. Le scandale de ses mœurs prises et ses crimes publics leur Oient toute autorité.

(Ol. cucxit, *;R. 671.)

Egypte. — A la mort de Ptolénée Soter et de son compétiteur Alexandre 11 qui était son neveu, le ils Illégitime de Soter, le jeune Pto- • mée Dionysios ou Aulète, n'est pas reconnu dans toute l'Égyple; il pas- ^ra une partie de son règne en sollidtations auprès du sénat romain ;>our être affermi sur son trône.

tome. — Le vaniteux Pompée, qai commandait sans titre légal en Afrique, obtient à vingt-quatre ans, du dictateur Sylla , pour de minces succès, les honneurs du triomphe. — le rhéteur latin Otacilius Plolus, maître de Pompée, est le premier rils d'affranchi qui ait écrit une histoire. L'histoire, la science du droit, I éloquence, étaient les seuls arts libéraux (artes ingentuv, libérales) (*our les Romains.

(Ol. cl»xv, 1 ; R. 675.)

Asie romaine. — Mytilène , la seule ville d'Asie qui restait en hostilité contre Home après la guerre tieNithridaie, est assiégée et éprouve U rigueur des vainqueurs.

Borne* — César fait ses premières armes au siège de Mytilène; il J mérite une couronne chique. — ' iréron, à vingt-sept ans, plaide pour Sex. Rose i us , accusé de parricide , r0!itre Cbrysogonus , affranchi de Svtia. Il va ensuite visiter Athènes; ne reviendra que dans trois ans à Home» — Sylla , dictateur et consul fn même temps , restitue l'adminis- ■ation entière de la justice au corps eu sénat, qui la gardera dix ans, au ' réjudice de Tordre équestre ; il ^ilîtle lribuuat plébéien.

•eytben.— Ils envahissent l'Inde.

(oi. clxit, t ; r.

Judée. — La veuve d'Alexandre Jannée, Alexandra, qui aura jusqu'à sa mort, pendant neuf ans, l'autorité au nom de ses jeunes fils, abandonne le gouvernement aux pharisiens, laisse impunies les violences qu'ils commettent contre leurs ennemis, les saducéeus.

Rome. — Sylla, en abdiquant la dictature, fait sans danger l'épreuve de sa force : trop de gens à Kome et en Italie étaient intéressés à ce qu'il vécût, pour qu'on osât attenter à sa vie. H sera redouté jusqu'au dernier jour. — Cicéron, à Athènes, fortifie son esprit dans le commerce d'Antiochus, philosophe distingué de l'ancienne Académie, et de Zéuon l'épicurien.

(01. cutxv, 3 ; R. «77.)

Rome. — Mort de Sylla « comme un bon citoyen, dans le sein de sa ville. » (Corneille.) 11 avait laissé des mémoires souvent cités par Plutarque. — M. jEmilius Lépidus, consul avec Q. Lutatius Catulus , prétend annuler les actes du dictateur; il attend à peine la fin de son année consulaire pour engager la guerre civile. Catulus, assisté de Pompée , qui a une armée à lui depuis les guerres civiles, le chassera de l'Italie. — Le sénat envoie contre Sertorius, en Espagne, Q. Cœcilius Métellus, le fils de Métellus le Numidique. — Cicéron parcourt toute l'Asie dans la compagnie de plusieurs orateurs et philosophes; à Rhodes, il jouit de l'intimité d'Apollonius Molon, qu'il avait entendu à Rome; et de Posidonius, Syrien d'Apamée, disciple du stoïcien Panétius, versé a la fois dans la philosophie , les mathématiques et l'astronomie. — L'histoire romaine de Salluste dont nous n'avons que des fragments, commençait a la mort de Sylla.

114 Ier SIÈCLE *

(01. clxxy, 4 ; R. 678.)

Rome. — Cicéron quitte l'Asie et revient à Rome.

Rome et Asie» — Le proconsul P. Servilius, envoyé contre les pirates, les combat trois ans sur les côtes de Cilicie et de Pamphylie, dans les montagnes de l'isaurie, d'où lui vient son surnom d'Isauricus; il n'en purge pas l'Orient.

(01. cixxvi, 1 ; R. 679.)

Rome et Espagne. — Le sénat adjoint à Mélellus pour combattre Sertorius, auquel est venu se réunir un lieutenant de Lépidus Perpenna, Pompée, simple chevalier, qui reçoit des pouvoirs consulaires, quoiqu'il n'ait pas encore exercé de magistrature élective.

("01. cc xxvr, 8 ; R. 680.

Rome. — Les trois principaux orateurs de Rome occupent en même temps de grandes fonctions publiques : G. Aurélius Cotta est consul ; Hortensius , qui tenait le premier rang , est édile ; Cicéron exerce la questure en Sicile , à Lilybée, où il ne restera qu'un an. — Le consul C. Aurélius Cotta rend aux tribuns, avilis par Sylla, le droit de haranguer le peuple et d'aspirer aux charges. Nouvelles distributions gratuites de blé au peuple.

Borne, Thraec— Les invasions des peuples barbares du mont Rhodope, en Macédoine, occupent les armées romaines. Le consulaire Ap.

Claudius livre plusieurs combats aux Thraces.

Syrie. — Antiochus l'Asiatique, petit-fils du roi séleucide Antiochus le Cyzicénien, vient à Rome où il reste deux ans pour réclamer la Syrie que gouverne le roi d'Arménie Tigrane.

(01. clxxvi, S i R. 681.)

Borne, Rlthynle et Pont. —

Nicomède , de Bithynie , institut par testament le peuple romain soi héritier. Mithridate alors rompt 1; paix, envahit la Bithynie et l'Asi< romaine. — Les deux consuls L. Li cinius Lucullus et M. Aurélius Cott; sont chargés de la guerre, l'un avei la province de Cilicie , l'autre ave< celle de Bithynie. Mithridate , vain queur de Cotta, près de Chalcédoine est enveloppé par Lucullus , à Cyzique, sur la Propontide.

Rome, Espagne et Pont. — Le;

pirates, maîtres de la Méditerranée négocient sans effet une alliance tic Mithridate avec Sertorius.

(01. clxxvi, 4 ; R. 68J.)

Rome. — Troisième guerre servile : elle commence en CampanU avec Spartacus , esclave d'origine thrace, qui ne demande d'autre prta de la guerre contre les Romains que le retour dans la patrie : pendam deux ans il tiendra en échec les généraux de Rome.

Rome et Pont. — Le proconsul Lucullus épuise par la famine, en leur refusant le combat, les niasses innombrables de mercenaires réunies par Mithridate sous la ville de Cyzique.

(01. CLxxvii, 1 ; R. 683 J

Chine. — Des Chinois détruisent l'empire formé au nord-est de la Sogdiane par les Hloung-Nou.

Rome. — Spartacus bat deux consuls et un préteur.

Rome et Espagne. — Après huit ans de résistance aux généraux envoyés de Rome, Sertorius périt de la main de traîtres : Perpenna ne profite pas du crime, il est vaincu, pris, mis à mort par Pompée.

nome et Pont.— -Lucullus, qui

Ier SIÈCLE AVATfT J. C,

a commencé pendant l'hiver le siège d'Àinisus, sur la côte du royaume de Pont, est vainqueur de Mithridate à 'abira, sur le haut Halys, à l'entrée ée 1a Cappadoce. Mithridate fuit vers Arménie.

(01.CLxxvn,î ;H. 684.)

Rome. — Le préteur Grassus est moqueur de Spartacus dont la mort

? laisse à Pompée, qui revient alors d'Espagne, que la peine d'arrêter

uelques bandes d'esclaves indisciplinées et sans chef.— Métellus Pius, qui a si longtemps dirigé la guerre

tspagoe contre Sertorhis, est réduit à partager le triomphe avec I'ompée. Crassus, dont Pompée a rari aussi la gloire dans la guerre des esclaves , n'obtient le consulat pour Tannée suivante qu'en le partageant 3ïec Pompée, qui n'a passé par aucune des charges inférieures. - — Verres finit sa troisième année de rréture en Sicile ; il a mis le comble 2 il mesure de tous les abus, de tous !» scandales et de tous les crimes que les provinces romaines étaient habituées à subir de leurs cupides et cruels gouverneurs.

Berne 9 Arménie et Pont* —

Lncullus, après avoir montré les jrmes romaines jusque dans la petite Arménie, envoie son beau-frère Ap- ]hos Clodius sonder les dispositions ilu roi Tigrane : le prince, au lieu d'accepter les offres de Rome , se déclare ouvertement pour Mithridate.

Lucullus va enlever en personne la place d'Amisus. 11 emploie l'hiver à guérir, dans la province d'Asie, les oaux faits par la rapacité des publieras.

(01. clxxtu.3; R. 685.)

Jndée. — La mort d'Alexandra hisse une libre carrière aux rivaliés politiques et religieuses des pharisiens et des saducéens , les premiers sous le nom de l'aîné de ses fils, Hyrcau II ; les seconds sous ce-

lui de son second fils, Aristobule II.

Lutte sanglante entre les frères, dans laquelle interviendront les Romains.

Rome. — Les consuls M. Crassus et Pompée rendent au trlbunat presque anéanti par Sylla son ancienne dignité. — Affaire de Verras : Cicéron, édile désigné, l'accuse , au nom des provinciaux de la Sicile. Verrès a compté inutilement sur la vénalité des juges, qui appartiennent , comme lui , à l'ordre du sénat; effet produit par le premier discours de Cicéron : Verrès s'exile avant l'instruction complète du procès, dans lequel il devait être défendu par Hortensius. Cicéron a écrit depuis ses autres Ferrtn**. — Bientôt une loi du préteur L. AurétiusCotta, oncle de César , fait enlever aux sénateurs l'exercice exclusif des fonctions judiciaires, au partage desquelles sont admis les chevaliers et les tribuns du trésor.

(01. cuomi, 4 ; R. 686.)

Rome. — Dédicace du temple du Capitole, reconstruit après l'incendie de 83.

Rome et Arménie. — Lucullus prend l'offensive contre le roi des rois, Tigrane, qui se regardait comme le souverain de la haute Asie; il passe l'Euphrate, assiège Tigranocerte , entre les sources du Tigre et le lac Arsissa , et gagne , sous ses murs , une bataille sur Tigrane : les divisions entre les Grecs, colons de Tigranocerte, livrent cette ville à Lucullus.

Rome et Crète. — Le consul Q. Cœcilius Métellus combat les pirates dans la mer de Crète , où a été envoyé déjà M. Antonius le père du triumvir.

Syrie. — Les échecs de Tigrane permettent au dernier Séleucide, Antiochus XIII l'Asiatique, de rentrer en Syrie.

(01. clxxviii, i ; R. 687.)

Rome et Arménie. — Lucullus

116 Ier SIÈCLE AVANT J. C.

reste sur le territoire de Ttgrane, doute les effets de l'alliance des Ro-

assiége et preud pendant l'hiver la mains avec les Parthes.

place de Nisibe , près du Mygdonius. Rome ^ Crete# do

la Crète par Métellus.

(OU clxxviii, 1 , R. 688J 6tf*

Rome. — Les convois de blé (01. et»™, 4 ; R. eso.) qu'on envoyait de la Sicile et de Rome* — La vie des consuls et l'Afrique à Rome étant interceptés de plusieurs sénateurs est menacée par les pirates, le peuple de Rouie, par une conspiration de jeunes noaffamé, charge Pompée par la loi bles débauchés, criblés de dettes, Gabiniade purger la Méditerranée : écartés des charges pour crime de il use glorieusement des pouvoirs brigue et de concussion, P. Autroextraord inaires qui lui sont confiés ; nius, P. Sylia, Pison, Sergius Caulion moins de trois mois il en a fini na, connu déjà par plus d'un crime, avec les pirates sur une vaste éten- Ils ont peut-être pour complices Céduc de mer. 1 a Cilicie, leur princt- sar qui prend possession alors de pal repaire, explorée en tous sens, Fédilité, et le consulaire Crassus. — est ajoutée aux provinces de l'em- César sait se rendre populaire, il repire — César passe obscurément sa lève les trophées de Marius aux portes questure en Espagne, à l'âge où du Capitale; il tente vainement de Alexandre avait conquis le monde. se faire envoyer en Egypte, où les

rivalités domestiques et l'impuis-

RonieetAslc. — Le fruit des sance des Lagides semblaient donner

campagnes de.LuculIusest perdu par matière à une facile conquête,

l'esprit de révolte qui s'empare de , t n .

son armée : le général est dénigré Roi"c el Af""eT — 1 0,îîPfe ne

par les publicains et par les parti- Pours.wl Mithr.date au delà des

sans de Pompée qui veulent pour lui P"™"*™ cha nés du Caucase , dans

le commandement de la guerre. - le ™s des Albaniens et des Ibères.

Lucullus a pour successeur, d'abord, q r{ l'inhabile consul M. Acilius Gla-

l)rion# (01. clxxix, 1; R. 691.)

Rome. — Cicéron, candidat au consulat, l'emporte sur six compéti- (01. cixxv.u, 3; R. 6ê9.) teurs, parmi lesquels était Catilina;

— . , , ir ... il est élu à une grande majorité.

Rome. — La loi Hamlia, soute- Antonius, fils de l'orateur Marc Annue par le préteur Cicéron, bien ac- toine . qui s'était uni contre Cicéron cueillie du peuple qui ne voit dans avec Catilina , obtient à graud'neine 1 opposition des nobles que de la ja- la seconde place lousie personnelle, envoie Pompée

achever l'œuvre de Lucullus en ,.Bonic et Syrie. — Pompée, né- Asie, gligeant de poursuivre Miihridate, va

prendre pompeusement possession Rome, Arménie et Pont* — de la Syrie, dernier débris de Pem- Mithridatc, que l'incapacité d* Acilius pire des Séleucides qu'Antiochus Glabrion a laissé rentrer dans son l'Asiatique ne dispute pas aux Roroyaume et reprendre la Cappadoce, mains. La Syrie et la Phénicie formeest battu par Pompée, et forcé de ront une province, fuir dans le Bosphore ciminérien

où règne son fils Pharnace. Pompée s'avance vers l'Arménie, reçoit l'humble soumission de Tigrane qui re- Cnppndoce, — Ariobarzane ré-

(OU <xxx«, S ; R. 69î )

I" SIÈCLE AVANT J. C

signe le trône en faveur de son (ils Ariobarzane II.

Rome. — À la mort de Q. Ccecilîus Métellus Pius, la charge de grand pontife est donnée par élection à César, bien connu cependant pour ses débauches , pour la folie dissipation de sa fortune, pour son incrédulité religieuse. — Cicéron, consul , s'oppose à la loi agraire du tribun Rul lus, et empêche, dans l'intérêt du repos public, la restitution des biens demandée par les fils de proscrits. — La conjuration de Catilina, qui avait à Rome de nombreux partisans parmi les sénateurs, les chevaliers, les magistrats en charge, et comptait sur une armée italienne, particulièrement en Élrurie, est dévoilée en plein sénat par le consul.

Catilinaires de Cicéron ; il sauve sa patrie du massacre , du pillage, de T incendie. Catilina se rend au camp de Mallius. Ses complices à Rome , convaincus par les témoignages des députés allobroges sont, après une délibération du sénat et malgré l'opposition de César, préleur désigné , mis à mort dans la prison.

La guerre n'est pas dangereuse hors de Rome. — Cicéron , dans un intérêt de parti , défend contre une accusation de brigue L. Licinius Muréna, consul désigné pour l'année suivante, qui n'était pas innocent.— Naissance d'Auguste.

Borne, Asie, Judée et VonU

— Pendant que Pompée intervient dans les affaires de la Judée, au nom du roi Hyrcan, contre son frère Aristobule et prend Jérusalem après un siège de trois mois, Mi tu rida te, dans le Bosphore Cimmérien , médite d'entraîner vers l'Italie tous les peuples barbares de la vallée du Danube : la trahison de son fils l'oblige à se tuer pour n'être pas livré aux Romains. — Son fils , du consentement du sénat, reste sur le trône du Bosphore Cimmérien. — Pompée règle à son aise le sort de l'Asie : les rois, et les peuples alliés sont à ses pieds comme les sujets de Rome.

(01. clxxix, 9; H. C93 )

Rome* — Une seule bataille, gagnée par les troupes du proconsul Anlonius. ruine le parti de Catilina; il meurt, les armes à la main, à Pistoia en Étrurie. — Conflit entre César, préteur, et Caton, tribun du peuple, au sujet des propositions tribunitiennes de Métellus Nepos, ennemi de Cicéron. créature de Pompée. — Tentative de sacrilège et d'adultère du jeune patricien Clodius, dans la maison de César. César répudié sa femme. — Pompée revient triomphalement à travers l'Asie, et la Grèce, eu Italie.

(01. clxxix, 4 ; R. 694.)

Rome. — Pompée qui a déjà en deux fois les honneurs du triomphe, pour ses succès en Afrique du vivant de Sylla, pour la guerre d'Espagne contre Sertorius et Perpenna, entre à Rome en triomphateur, pour la réduction des pirates, la pacification de l'Asie, et la conquête du Pont; il se vantait d'avoir fait la guerre à vingt-deux rois de l'Orient, alliés de Mi th rida te.

(01. clxxx, 1 ; R. 698.)

Rome. — César revient en Italie ; formation du premier triumvirat :

accord secret entre César, Crassus, Pompée, pour se réserver le pouvoir. César obtient le consulat pour l'année suivante.

Rome et Espagne. — Campagne de César, propréteur, contre les Lusitaniens révoltés.

(01. clxxx, t ; R. 696,)

Rome. — César consul, malgré son collègue Bibulusetune partie de l'aristocratie, s'attache le peuple par une loi agraire ; il gagne les chevaliers par la réduction des fermages de l'Asie. 11 se fait donner les provinces des Gaules avec l'illyrie, c'est-

118 Ier SIÈCLE AVANT J. C

à-dire les moyens de devenir con- toyens , d'accord avec Pompée, qui

quérant. — Le début de la guerre redoute pour lui-même l'influence

des Gaules, par César, était le terme de Clodius, et avec le tribun Milon,

du grand ouvrage de Diodore de Si- obtient le retour de Cicéron, après

cile, Bibliothèque historique , qui seize mois d'exil. — Cicéron fait

contenait l'histoire universelle depuis sa cour à César en demandant au

le commencement du monde. Nous sénat que quinze jours de suppli-

ne l'avons pas en entier. — Nais- cations , ou actions de grâces aux

sance de l'historien T. Live à Padoue, Dieux, soient décrétés pour ses con-

dans la Gaule transpadane. quêtes des Gaules.

83 Home et «awle. — Rude cam—

rni r„„ s* n ébti P3*™ de César contre ,eS BelSes»

toi. cwxx, s, h. wi.) qui prenncnl jes prem|ers les armes

Rome* — Sous des consuls com- pour l'indépendance gauloise. Il fait plaisants, L. Calpurnius Pison et A. camper ses légions entre la Seine Gabinius, les triumvirs se servent du et la Loire dans le pays des Camutes patricien Clodius, à qui une adoption (Chartres) et des Turons (Tours), dans une famille plébéienne a permis d'arriver au tribunat, pour éloigner «*o« de Rome les sentinelles vigilantes de (oi. cum, 1 ; r. 699.) la liberté et des anciennes institu- rigypte. — Le roi Ptolémée Alitions républicaines, Cicéron et Ca- lètes est à Éphèse fugitif, pendant ton. Une loi du tribuu Clodius atteint que ses filles, Arsinoé et Cléopâtre, Cicéron qui, pendant son consulat, gouvernent à Alexandrie, a fait mourir des citoyens romains, les complices de Catilina, sans un Illde et Scythes.— Les Scythes jugement du peuple. Cicéron s'exile; Qul avaient soumis l'Inde après la il est forcé de sortir de l'Italie. Caton Bactriane , en sont chassés pour VIreçoit une mission pour l'Ile de Cy- cramadiiya, roi des rives de I Indus ; pre. Les consuls se font donner deux bientôt ils se soumettront a 1 empeprovinces lucratives , la Syrie et la reur de Lhwe. Macédoine. Rome. — Caton revient de l'Ile Rome et Gaule. - César n'est <}e CyPre' T> discours de Cicéron, parti pour la Gaule que quand Cicé- df provtnms consularibus est une

ron a quitté Rome. Il se présente

plainte nationale autant qu'une ven-

d'abord comme défenseur des Gau- £cance personnelle contre Pison et

lois transalpins, contre les Helvètes Gabinius, les consuls de 1 an 58 ,

et contre lisuèves germains: il re- complices de son ennemi Clodius

foule dans leurs montagnes lés Hel- <}ul renouvellent les excès de Verres

vêtes qui se préparaient a traverser dan| l? P^vinces de Macédoine et

toute la Gaule pour aller s'établir <** W1*'

sur la cOte de l'Atlantique. A la Rome et Gaule. — Après une

demande des Ëdues et des Séqua- courte campagne contre les Illyriens,

nés, qui habitent dans la vallée de César vient combattre les peuples

la Saône, il fait la guerre au Suève maritimes de l'Armorique, au nord*

Arioviste. — Ses troupes sont can- ouest de la Gaule ; réduction des

tonnées l'hiver au milieu du pays Vénètes. belge; lui-même il réside dans la 8S.

Gaule cisalpine. (0l. eumt , . R. 7000

gy# Rome* — Crassus et Pompée,

dans une conférence avec César, à

coi. clxxx, ♦ ; r. 698 ) Lucques , au nord de l'Étrurie , re-

. — Le parti des bons ci- nouvellent l'alliance du triumvirat 5

Vv SIÈCLE AVANT J. C.

tous deux se font nommer consuls.

— La lot du tribun Trébonius leur donne pour cinq ans , à Pompée la province d'Espagne, qu'il fera gouverner par ses lieutenants, pour rester a Rome ; à Crassus la Syrie avec la guerre contre les Parthes; la Gaule et la Germanie sont conser- Tées pour cinq ans à César. — Caton qui s'oppose à la loi est jeté en prison par le tribun. — La composition des tribunaux est rendue plus aristocratique par Pompée : les juges sont toujours pris dans les trois classes du sénat, de l'ordre équestre , des tribuns du trésor, mais seulement parmi les plus riches. — Inauguration du nouveau théâtre construit par Pompée. — Invective de Cicéron contre L. Calpurnius Pison, récemment rappelé de sa province de Macédoine. 11 compose ses dialogues sur l'éloquence : Trois livres de Oratore. — Virgile, né à Mantoue, dans la Gaule transpadane, prend la robe virile.

Borne , Bretagne et Gaule , Germante. — César va chercher au.

delà du Rhin les Germains Usipètes et Tenchthères , qui ont envahi la Gaule. — Courte expédition dans l'île de Bretagne . sanctuaire du druidisrae qui est la religion nationale des Gaulois. — Ses légions passent Thiver sur le territoire des

Rome et Kgrypte. — Gabinius, arec l'assentiment de Pompée, conduit une armée en Egypte pour rétablir sur son trône Ptolémée Aulète.

(Ol. ctxxxt, 3 ; R. 701.)

nome. — Caton parvient enfin a ra préture. — Cicéron ne s'honore î>as par la défense de Vatinius , de >caurus, et de Plancius. — Il cornose, en forme de dialogue, son ouvrage de Republica, qui ne nous est pas parvenu intact.

Rome ? Rretafrne et Gaule.

—Seconde expédition de César con-

tre les Bretons insulaires, sans effet.

— La révolte des Belges entraîne la dévastation de leur pays par les armées romaines.

Rome et Parthes. — Crassus part pour l'Orient; après une première course contre les Parthes au delà de l'Euphrate, il vient passer l'hiver en Syrie.

(01. cLxnti, 4 ; R. 701.)

Rome , Gaule et Germanie.

— César avec de nouvelles forces que lui envoie Pompée, combat les Suèves, maintient les Gaulois.

Rome et i»arlhea. — La présomption, plus que l'incapacité de Crassus, cause sa perte en Mésopotamie , à la bataille de Carrhes; sa mort. Les Parthes, vainqueurs des Romains, envahissent les provinces de Syrie et de Cilicie.

(01. clxxxii, 1 ; R. 703.)

Rome. — Clodius est tué par les gens de Milon. Anarchie à Rome; Pompée, est fait seul consul. — Cicéron ne sauve pas Milon de l'accusation de meurtre : sa Milonienne fut écrite après le procès. — Mort du poète latin Lucrèce , chantre de la philosophie d'Épicure, dans son poème, de Rerum natura.

Rome et Gaule. — César , qui était venu à l'entrée de l'Italie, est rappelé au delà des Alpes par le soulèvement général des populations du midi et du centre , qu'a provoqué Parverne vercingétorix : il passera l'hiver en Gaule dans le pays des Édues, à Blbracte.

(01. eu»u, 1 ;R. 704.)

^ffypte. — Mort de Ptolémée Aulète. Nouvelles discordes dans la maison des Lagides. Cléopâtre, âgée de dix-huit ans, l'aînée de ses enfants f est forcée d'épouser un de

Ier SIÈCLE AVANT J. C.

ses frères pour être reine : bientôt privée du pouvoir, elle se retirera en Syrie.

nome. — Cicéron, proconsul en Cilicie, a de légers avantages sur les Parthcs; il demandera cependant les honneurs du triomphe.

Rome et Gaule. — César rompt la formidable ligue des peuples gaulois, sévit contre les alliés infidèles, montre partout les aigles victorieuses, enferme le vercingétorix dans Alésia, ville du pays des Mandubiens, près des Ëdues, et l'oblige à se rendre. — Celle fois encore il passe l'hiver en Gaule, chez les Belges.

(01. clxxxii, 3 ; R. 705.)

Rome. — On redoute le retour de César avec son armée. Déjà depuis un an, le sénat et le consul M. Claudius Marccllus avaient demandé qu'il quittât la province de Gaule. Proposition renouvelée par le consul C. Claudius Marcellus , combattue par le tribun Curion, jeune et brillant orateur, vendu à César. César, qui sollicite le consulat, veut bien renoncer à son commandement si Pompée abandonne le sien. — Les censeurs, Appius Claudius et Pison, font de nombreuses radiations sur les listes du sénat et de l'ordre équestre. — Salluste l'historien est chassé du sénat. — Mort de l'orateur Hortensius.

Rome et Gaule.— César pacifie et organise la Gaule transalpine, définitivement conquise après huit campagnes. La conquête lui donne à la fois le dévouement d'une armée victorieuse, enrichie de gloire et de butin, et l'attachement d'un peuple qui a éprouvé son génie militaire et sa générosité.

(01. clxxxiii, 4 ; R. 706.)

Rome. — Sénatus-consulte contre César qui garde sa province et son armée. Le soin de défendre l'État est

confié aux consuls et à Pompée. — - Marche de César à Ravenne, dernière ville de la Gaule cisalpine ; il reçoit les tribuns fugitifs Antoine ctQ.Cassius Longinus, ainsi que Curion. Il passe le Rubicon, limite de sa province, à la tête d'une année romaine; prise d'Ariminum ; course rapide jusqu'à Corfinium, au nord du pays des Samnites, où l'arrête quelques jours le consul L. Cornélius Lentulus.

Pompée a fui avec une partie du sénat et le consulaire Cicéron , en Campante, puis à Brindes( février), d'où il passe en Épire (mars). César vient un instant à Rome, où il prend l'argent du trésor public. Une marche de soixante jours sans combat lui a livré l'Italie. — 11 court en Espagne, combattre la véritable armée pompéienne sous les ordres d'Afranius , de Pétréius , de Térentius Varron, savant grammairien, agronome et bibliographe. — Au retour, il exerce à Rome onze jours de dictature, au profit de l'ordre. Désigné pour le consulat de l'année suivante avec Servilius Isauricus, il va a Brindes (décembre), précipite le débarquement de ses troupes sur la côte d'Épire, où Pompée, depuis dix mois, dans un pays ami, a pu se préparer à la défense ou à l'attaque.

(01. clxxxiii, 1 ; R. 707.)

Rome — Lenteurs et fautes de César, devant Dyrrachium : Pompée n'en profite pas. 11 cède aux conseils présomptueux des personnages consulaires, des sénateurs, des chevaliers, de la brillante jeunesse qui n*a jamais vu de combat , et se laisse entraîner en Thessalie, pour livrer une bataille décisive. Victoire de César à Pharsale (août). Cicéron, après la défaite de Pompée, est revenu à Brindes.

Rome et Egypte. — Pompée % fugitif, va chercher un asile sur la côte d'tfgypte, y trouve la mort, à cinquante-huit ans, par l'ordre des ministres du jeune roi. — César ar-

Judée. —

ministre d pensé des

Ier SIECLE AVANT J. C. 121

rive en Égypte. Guerre d'Alexan- trois cent soixante-elnn tm.~ .1... dne, le r* lapide meurt noyé dans cord avec I c o u ?s * soleil un iour le Nil - César est retenu à Alexan- sera intercalé tous les quatre ZI *

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Cléopâtre qui partage le trône avec oratoribus. ' am

son plus jeune frère.

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