Expédition de César en Afrique
(oi. s; r 7M > £u M^te»"s Sciplon, beau-père de
«... , R. 708., Pompée, Caton , qui croit combattre
— L'Iduméen Antipater, encore pour la cause de la liberté , lu roi Hyrcan II, est récom- Afranius, Pétréius, et le roi de Mauppnse ues secours qu'il a fournis à rlta»je, Juba, qui espère ajouter a César dans la guerre d'Alexandrie Etats la Numidle, disposent des par le litre de procurateur de la ressources des deux provinces. — La Iodée. bataille de Thapsus (au sud d'Adrti-
Borne-Nommé de nouveau die rompuE* ^r^ZT^':11'
^olnr^C^lm^c srhV3. ? -.ras
le vainqueur.— La révolte delà dixiè- l'Afrim.P r , w « i • quittant
me légion est étouffée par un mot • ver 2r Ù i fJJ C?mme g,0U' lté auiritfis ' verne1ur »allustef rinstonen, qui se
lie, quintes. signalera par ses concussions^ -
nome et Asie. — César quitte César orSanise la Numidie en pro- Alexandrie (avril), traverse la Svrie vince ^aine. franchit le Pont-Euxin, tombe" sur a\* Pharnace , roi du Bosphore Cimmé-
rien et l'indigne fils de Mithridale. «M- ««m.* ; a. 71©.)
11 écrit à Rome (août) : Venitvidi, — César, rentré en Italie,
triomphe cette fois pour la guerre
AP civile (octobre).— Dans les fêtes don-
*°* nées à Rome , le poète mimique La-
(oi. cxxxxiu, s ; r. 70»;. bérius, chevalier romain, est forcé de
Rome. — César célèbre quatre ^ou,er ,ui m6me sur la scène le mime triomphes, sur les Gaulois, sur l'Ë- 3" U aVa!t comPosé- — Cicéron , ?yple, sur le Pont, sur l'Afrique : le s son ^a*on » défend contre les ^rclngétorix est égorgé; Arsinoé sarcasmes de César la mémoire de sœur de Cléopâtre et Juba roi de' sincère ami de ,a ,îbcrté- » *crlt Mauritanie ont la vie sauve. —le \t0rator Qin résume les principes de fils de J uba devait vivre heureux sous arl°rat°ire i et compose quelquesla loi romaine et écrire en latin une UDS 8158 ouvra&es de philosophie.
■ stolre d'Assyrie -César est nommé Rome et E«pa»ne.-Prlse d'ar- Pirle sénat dictateur pour dix ans, il mes des Pompéiens en Espagne
cl^mencc ^t un hommage Cnéus et Sextus. — En vingt-sent
^bhc de la bouche de Cicéron. jours, César transporte son armée
;>cours de Cicéron pour Marcellus de Rome aux environs de Cordoue?
■ Pour Ligarius, qui sont rentrés en Victoire à Munda t au sud de la Bél .ce comme tant d autres Pom- tique (avril); mort de Cnéus Pompée.
^ens. — Il ordonne la réforme du — Asinius Pollion est laissé en Esna- «lendner : pour mettre l'aunée de gne par le vainqueur.
Ier SIÈCLB AVANT J. C.
(01. eut**»*, i ; n. TH.)
Kgypte. — Gléopâtre qui a fait mourir son frère , le dernier Ptolémée, pour régner seule, vient à Rome.
Rome* — César, après la pacification de l'Espagne, est créé dictateur pour la vie, consul pour dix ans; il reçoit le titre héréditaire d'imperator. Antoine donne au cinquième mois, Quintilis, où il est né, le nom de Jullus (juillet). — Le dictateur projette de relever deux mémorables victimes de la jalousie romaine, Carthage et Corinthe. — Pendant ses préparatifs pour une expédition contre les Daces, au nord du Danube, et contre les Parthes,au delà de l'Euphrate, César, qui pouvait se croire en sûreté au milieu des républicains, comblés de ses faveurs, qu'ils ont sollicitées, et prêts à lui consacrer un culte comme à un demidieu, périt dans le sénat, à cinquantecinq ans, frappé do vingt-un coups de poignard ( ides de mars, ou 15 mars ): l'ambition plus que l'amour de la liberté a armé la plupart des conjurés.
J. Brutus du moins croyait tuer la tyrannie. Cicéron , qui n'a pas connu le complot, se réjouit de la mort du tyran dont il avait cependant ressenti et proclamé les bienfaits. —Indécision des meurtriers : les amis du dictateur, Lé pi de , son maître de la cavalerie , et Antoine , consul ,. empêchent l'abrogation de ses actes; célébration publique de ses funérailles. Les conjurés sont réduits à sortir de Rome. Toute-puissance d'Antoine; il abuse du testament de César. — Arrivée du véritable héritier de César, son neveu qu'il a adopté, Octave, âgé de dix-huit ans; il flatte la vanité de Cicéron, s'attache les vétérans césariens. — (Septembre.) Première Phi* lippique de Cicéron contre Antoine qui, ne songeant qu'à assurer son autorité personnelle, voulait dépouiller deux des meurtriers de César, des provinces que le dictateur luimême leur avait données, Junius Brutus, de la Macédoine, Déclmus
Brutus, de la Gaule cisalpine. La seconde des quatorze Philippiques, la plus virulente de toutes, n'a pas été prononcée en public. — Antoine se prépare à enlever de force la Gaule cisalpine à Décimus Brutus.
(01. clxxxiv, î ; R. 71*.)
Gaule. — Colonie romaine établie à Lugdunum, au confluent de la Saône et du Rhône, par Munatius Plancus, orateur distingué, disciple de Cicéron.
Rome* — Antoine assiège Décimus Brutus dans Modène; le sénat, entraîné par les Philippiques de Cicéron, le déclare ennemi public, lui oppose les deux consuls C Vibius Pansa et A. Hirtius; le jeune Octave, comme propréteur, leur est adjoint pour aller défendre un meurtrier de César. — Antoine, battu, lève le siège ; mais la mort des deux consuls, le concours de Lépide, d'Asinius Pollion, de Plancus, qui disposent de l'Espagne et des Gaules, le rendent redoutable encore après ses défaites. — Octave est négligé par le sénat, qui déjà le redoute : une députation de ses soldats exige pour lui le consulat, à dix-neuf ans. Il peut traiter d'égal à égal avec Antoine qu'il a vaincu ; leurs intérêts sont les mêmes contre les meurtriers de César, contre les défenseurs de la liberté républicaine. Accord entre eux et Lépide,, près de Bologne ; ils se donnent publiquement et avec Tassentiment de leurs armées la charge de triumvirs, pour cinq ans, afin de reconstituer l'État (novembre). Us frappent d'abord leurs ennemis par des proscriptions qui dépassent en cruauté froidement systématique tout ce qu'avait imaginé Sylla. — La morde Cicéron, sacrifié par Octave à la haine d'Antoine et de Fulvie, fait du grand orateur à son dernier jour un héros de la liberté (décembre).
(01. cutxxir, 8 ; R. 713.)
nome* — Octave et Antoine
Ier SIÈCLE AVANT J. C.
marchent en Orient contre les meurtriers de César. Cassius, gouverneur de Syrie, après avoir fait détester par ses exactions la cause républicaine, se réunit à Dru tus ; tous deux s'avancent jusqu'à Philippes, au sudest de la Macédoine. Cassius , puis firatus, dans les deux jours de combat, désespèrent de la fortune et se tuent. — Tous ceux qui ne veulent pas du joug des triumvirs vont se joindre en Sicile à Sextus Pompée, le dominateur de la Méditerranée—Horace, qu'un enthousiasme de jeunesse avait arraché aux paisibles études d'Athènes pour en faire un tribun légionnaire dans l'armée de Brutus,fut, de son propre aveu qui peut-être cache une flatterie, un soldat sans courage au combat de Philippes.
(Ol. o.xxxiv,*;R. 714 )
Rome et Italie. — Les soldats vainqueurs de Philippes reçoivent de César Octave, au nom des triumvirs, des terres en Italie. — L. Antonius, consul, frère du triumvir, sert les passions honteuses de Fulvie contre César Octave , en prenant partie pour les Italiens. Un coup de main lui livre pour un instant la ville de Home, mal défendue par Lépide. Il est moins à craindre à la téte de son armée en titrurte. Les troupes d'Octave l'assiègent dans Pérouse.
Rome et Orient.— Antoine appelle à son tribunal , en Cilicie , la reine d'Ëgypte suspecte de complicité avec le parti républicain vaincu à Philippes; il se laisse prendre aux charmes de Cléopâtre, âgée alors de vingt-huit ans.
(O!. cuxev, 1 ; H. 715.)
Borne* — Après la mort de Kulvle, qui voulait armer Antoine contre César Octave, les deux triumvirs se réconcilient par le mariage d'Antoine avec Octavie, sœur du jeune César. — Cornélius Népos écrit en
langue latine l'histoire des principaux personnages de la Grèce et de Home, même de ses contemporains.
— L'amitié du chevalier Mécène, conseiller d'Octave, est acquise au poète Horace.
Rome et Italie. — Issue terrible de la guerre de Pérouse , non pour L. Antonius qui, forcé de se rendre, obtient son pardon , mais pour Pérouse elle-même : la population, pendant le siège, a été décimée par la famine ; la ville est détruite.
Rome et Parthes. — Labiénus, ancien lieutenant de César dans les Gaules , sert de guide aux Partîtes pour envahir la Syrie.
(01. clxxxy, 1 ; R. 716.)
Rome. — Octave et Antoine concluent la paix avec Sextus Pompée, qui afTamait Rome en retenant les blés de la Sicile et de l'Afrique.
Rome et Parthea. — P. Venlidius, lieutenant d'Antoine, bat les Parthes , les chasse de la Syrie , tue leur guide Labiénus, pendant qu'Antoine passe l'hiver avec Octavie a Athènes.
Rome et Pont. — Antoine donne tour à tour le vain titre de roi de Pont a un fils de Pharnace et au Syrien Polémon.
(01. cwxxv, 3 ; R. 717 )
Judée. ~ Un lieutenant d'Antoine, Sosius, détruit en Judée le parti d'Antigone, qui est vaincu, assiégé dans Jérusalem, et mis à mort.
— Le fils d'Antipater, Hérode l'iduméen, procurateur de la Judée, après avoir défendu la couronne de son maître, le roi Hyrcan II, contre Antigone, neveu d'Hyrcan, et contre les Parthes, obtient pour lui-même du triumvir Antoine et du sénat le titre de roi. Jl épouse Mariamne, fille d'Hyrcan , commet d'atroces cruautés quand la victoire lui a ou-
Ier SIÈCLE AVANT J. C
vert les portes de Jérusalem, qui ne voulait pas d'un roi de race étrangère. Il ne se maintiendra sur le trône qu'à force de crimes. Son règne C3t un fléau qui dure environ quarante ans.
Rome* — César Octave divorce avec Scribonia qui lui adonné Julie, pour enlever a Tibérius Gandins Néron et épouser lui-même Livfe , mère de Tibère depuis quatre ans et enceinte de Drusus. -— Nouvelle guerre maritime contre Sexlus Pompée.
Rome et Parthes. — Campagne victorieuse de Ventidius contre les Parthcsqui perdent le fils de leur roi, Pacorus : il s'arrête au milieu de ses succès pour ne pas donner de l'ombrage à Antoine. — Antoine, qui veut en personne enlever la ville de Samosate à Antiocbus, le roi rebelle de la Comagène, région eupbratésienne , est réduit a se contenter d'un tribut* Il permet à son lieutenant de venir triompher à Rome.
(01. ctxxxr, 4 ; R. 718.)
Rome. — Antoine vient à Tarante, accompagné d'Octavie , qu'il ne ramènera pas en Orient, pour concerter avec Octave les moyens de combattre Sextus Pompée et pour renouveler le triumvirat dont la cinquième année expirait 2 ils se continuent pour cinq ans dans cette magistrature , le nom de Lépide est conservé dans l'alliance. — Octave fait de grands préparatifs maritimes contre Sextus Pompée. — Térentius Varron, qui avait achevé depuis peu de temps son traité de Lingua la tin a, à quatre-vingts ans travaille encore à son traité de Re rustica.
Parthe*. — Abdication d'Orodès, qui est inconsolable de la mort de son (lis Pacorus; son autre fils Phraate, qui lui succède, le fait étrangler.
Rome et Germains.— Agrippa,
lieutenant d'Octave, consul, va combattre les Germains au delà du Rhin pour la sûreté de la Gaule.
(01. cnx**t, i ; R. 7i9.)
Rome et Cappadoee* — Antoine dépose et fait mourir le roi Ariarathe VII qu'il avait choisi six ans auparavant , pour lui substituer Archélaos, netil-fils du général A renélaos que Mithridate envoya à la tête de ses armées en Grèce contre les Romains.
Rome, Egypte et Part h es. —
Antoine commence avec Cléopâtre la vie inimitable en Egypte. — Avide cependant de conquêtes, il attaque les Parthes, mais entre trop tard en Médie, et échoue au siège de Phraata.
Forcé de battre en retraite, il déploie les qualités d'un grand général et les vertus d'un héros dans une marche pénible de trois cents milles pendant vingt et un jours, au milieu des attaques continuelles des ennemis. — Mais au lieu de donner à son armée un repos nécessaire en Arménie , il cause la mort de plusieurs milliers d'hommes pour aller passer l'hiver auprès de Cléopâtre.
Rome et Sicile.— Octave doit à Agrippa, après de très-pénibles efforts, les succès de ses flottes contre Sextus Pompée, qui fuit vers l'Orient où il mourra en aventurier. — Lépide, qui a eu sa part de danger dans la réduction de la Sicile, voit Octave lui débaucher son armée. Son ancien collègue le dépouille de la dignité triumvirale, mais lui laisse jusqu'à sa mort la charge de grand pontife.
(01. ci.xxxvt, 1 ; R. 720.)
Rome et Italie* — Pour assurer la tranquillité de l'Italie, les lieutenants d'Octave combattent les Salasses, dans les Alpes occidentales; lui-même il attaque, à Test de l'Adriatique, les Japodeset les Dalmates, au uord les Pannoniens. Ces expé-
Ier SIÈCLE AVANT J. C.
ditlons seront renouvelées l'anneé suivante.
(Ol. CLxxxrx, S ; R. 711.)
Rome. — Mort de l'historien Salluste.
Rome et Arménie* — Honteuse expédition d'Antoine , alors consul , en Arménie : il prend en trahison le roi Artavasde et le fait charger de chaînes.
(OI. ctxxxvi, * ; R. m)
Rome* — Grands travaux sous le second consulat d'Octave, pendant lédilité d'Agrippa : restauration des aqueducs et de la cloaca maxima ; construction de trois portiques et de la bibliothèque d'Octavie. Le soin de composer la bibliothèque sera donné a, G. Melissus de Spolète, affranchi de Mécène, grammairien et auteur de petits poèmes bouffons.
Rome et Partîtes. — Antoine s'avance jusqu'au fleuve Araxe, affluent de la mer Caspienne , comme s'il allait pénétrer au cœur du pays des Partbes. Il ne dépasse pas la Médie.
(01. cuxxTii, 1 ; R. 718.)
Egypte* — Antoine envoie en Égypte la bibliothèque de Pergame qui contenait deux cent mille volûmes.
Rome* — Les amis d'Antoine , particulièrement les consuls de l'année, Cn. Domilius Ahénobarbus et G. Sosius, ne peuvent empêcher qu'il soit déclaré ennemi public. — Octave, au moment où expire le terme des cinq années triumviralcs, se fait désigner pour le consulat de l'année suivante avec M. Valérius Messala Corvinus , un de ces vaincus de Pliilippes qui , désespérant de la liberté , s'attachaient au parti de l'ordre. — Antoine fait craindre d'abord a l'Italie une soudaine invasion. Il vient jusqu'à Corcyrc, à
l'entrée de la mer Adriatique , mais l'approche de l'automne et le désir d'attendre Cléopâtre, qui veut avoir part à la lutte, le ramènent sur les côtes du Péloponnèse; il passe l'hiver à Pat ras, en AchaTe.
Rome et Egypte. — Antoine a rompu complètement avec le gouvernement de Rome et avec Octave en célébrant à Alexandrie ses triomphes pour les prétendues victoires sur les Partîtes , en partageant aux enfants qu'il a eus de Cléopâtre les provinces romaines de l'Orient, en signifiant à Octavie l'acte officiel de divorce.
(01. clxxxyii, S; R. TSt.)
Rome et Egypte. — La flotte de César Octave , consul , commandée par Agrippa , gagne sur Antoine et sur Cléopâtre , qui ont réuni toutes les forces maritimes de l'Orient, une victoire à Actiuin, dans le golfe d'Ambracie (septembre). Cette journée pouvait n'être pas décisive si Antoine, même vaincu , s'était mis à la tete de son armée de terre, rangée en bataille sur la rive. Il fuit à la suite de Cléopâtre vers PËgypte. — Activité du vainqueur, moins cruel cette fois qu'après Pliilippes. Kn allant passer l'hiver à Samos, il domine la mer Égée où Antoine aurait encore pu songer à redevenir le mattre. — Un commencement de révolte dans ses armées le rappelle en Italie. Il ne reste que vingt-sept jours à Brindes pour pacifier la péninsule. — Il se moutre encore a la province d'Asie et à la Syrie, et passe en Ëgypte.
(01. clxxxvii, 8; R. 725.)
Rome et Egypte.— Antoine ne peut fermer l'entrée de l'Egypte à Octave. Trompé par Cléopâtre il se tue, à cinquante-trois ans. Cléopâlre n'espérant pas séduire son vainqueur se donne la mort; elle n'avait que trente-neuf ans. — La mort de Cleopâtre entraîne la réduction de i'E-
I* flÈCLE AVANT I. C
gypte en province, — Le chevalier Cornélius Gallus , poète , né à Fré~ jus en Gaule , ami de Virgile, en est le premier gouverneur. — Octave passe l'hiver en Asie. — La fondation de Nicopolis, sur le golfe d'Ambracie, et les jeux actiaques rappelleront aux Romains la date de la fondation de la monarchie.
(01. clxxxvm, * ; R. 716.)
Rome* — Octave, revenu en Italie, célèbre trois triomphes : pour la guerre contre les Dalmates; pour Àctium; pour l'Égypte (août). La guerre est suspendue en même temps dans toutes les parties du monde; le temple de Janus est fermé. L'empereur [imperator) César Octave se continue neuf ans de suite dans le consulat (de Tannée 31 à l'année 23). — Denys d'Halicarnasse , futur historien des Antiquités romaines , prépare les éléments de son ouvrage qu'il écrira en grec.
(01. clxxxviii, 1 ; R. 717.)
Judée. — Le tyran des Juifs, Hérode, dans ses fureurs sanguinaires, ordonne la mort de sa femme Mariamne qui est de la maison des Maccabées, et bientôt celte de sa bellemère et des deux fils qu'il a eus de Mariamne.
Rome* — César Octave, consul avec Agrippa, fait faire le dénombrement de tous les citoyens de Rome, de tous les sujets de l'empire.
Exerçant les pouvoirs de censeurs, ils réforment le sénat, l'ordre équestre, les lois et voudraient les mœurs. — Agrippa donne à son collègue avec l'assentiment des sénateurs le titre de prince du sénat (princeps senatus), qui lui conférait le droit d'opiner le premier, c'est-à-dire d'entraîner à son avis l'assemblée.
(01. cutxxvut, î ; R. 7t8.)
Rome.— Comme récompense de
la paciûcatlofc du monde, de l'ordre rétabli dans le gouvernement des provinces et dans l'administration de la justice, de la souveraineté rendue à Rome, qui avait craint un instant la domination de Cléopâtre, l'empereur César Octave reçoit du sénat le titre d'Auguste, différent de celui de roi, et qui, n'étant la désignation d'aucun pouvoir connu, créait un idéal nouveau et laissait le champ ouvert aux prétentions du despotisme, aux exagérations de la flatterie. — Les poètes apprirent à faire d'Auguste un Dieu. — Après une feinte abdication, Auguste, déjà nommé prince du sénat, reçoit le gouvernement de l'empire pour dix ans. Il prend le pouvoir proconsulaire dans les provinces. 11 a l'air de partager le gouvernement avec le sénat auquel il laisse le soin des provinces du centre , mais il se réserve celles où résident les légions, où est la force. «^-Il visite la Gaule, où quelques mouvements des Aquitains avaient fourni la matière d'un triomphe au consulaire Valérius Messala Corvinus, protecteur du poète élégiaque Ti-
(01. clxxxvui, S ; R. 729.)
K gypte* — Le premier gouverneur de l'Égypte, Cornélius Gallus, par les scandales de son administration, dignes de Térentius Varron en Espagne, de Salluste en Afrique, provoque son rappel; accusé dans le séuat, condamné, dépouillé de ses biens, il échappe au déshonneur par une mort volontaire.
Rome. — Les muses qui perdent dans Gallus un poète élégiaque, ont alors Properce, qui suit Tibulle et précède Ovide.
(01. clxxxtiu, 4 ; R. 780.)
Espagne. — Auguste, pendant que ses lieutenants combattent les Salasses dans les Alpes , va en personne frapper les Astures elles Can-
l*r SIÈCLE AVANT J. C.
tabres attaqués dès l'année précédente.
Rome. — Après ces campagnes,
le temple de Janus est fermé, pour la seconde fois depuis qu'Auguste gouverne.
(OL. cutxxix, 1 ; B. 731.)
Arable et Home. — Le chevalier m\us Gallus, gouverneur d'Egypte, par Tordre de l'empereur, porte le premier la guerre chez les peuples pacifiques de l'Arabie sabéenne, dite heureuse f qui voulaient recevoir en échange des produits de leur pays ou de ceux de l'Inde , non les produits de l'Europe civilisée, que leur offraient les Romains, mais seulement les métaux, l'or et l'argent — Strabon, le géographe, était alors en Égypte.
Espagne. — Quand Auguste a quitté l'Espagne , nouveaux mouvements des Ganta bres et des Astures.
Home. — Virgile, déjà en faveur par ses Églogues et par ses Géorgiques, commence à écrire YÉnéide.
(01. cvxTXtx, t) R. TSÎ.)
Rome. — Le sénat donne à Auguste , pour la vie, la puissance tribuniticnne, qui rend sa personne sacrée et lui livre les comices populaires. — Il ne se fait pas élire consul pendant dix-sept ans. — Il perd son neveu et son gendre Marcellus , jeune homme de vingt ans qu'Octavie avait eu d'un premier mariage avant d'épouser Antoine.
(01. clxxxix, « ; R. 783.)
Rome. — Conspirations de Fannius Cœpion et de Muréna contre la vie d'Auguste. — Plancus et Paulus Lépidus, deux anciens proscrits, sont les derniers censeurs.
Rome et Ethiopie.— Les Éthiopiens envahissent le sud de l'Égypte
romaine , sous la conduite de leur reine Candace; Us sont repoussés par le gouverneur GalusPétronlus.
(01. clxxxix, * ; R. 714.)
Orient et Rome. — Auguste parcourt la Grèce, passe l'hiver à Samos pour régler les affaires de l'Asie. — Tous les peuples de l'Orient sont a ses pieds.
(01. exe, 1 ; R. 735.)
Rome. — La fille d'Auguste, Julie, mariée à Agrippa après la mort de Marcellus, lui donue un petit-fils Caîus.
Rome et orient. — Auguste ne quitte pas l'Asie; Samos est encore son séjour pendant l'hiver. 11 envoie le fils de sa femme Llvie, Tibère, âgé de vingt-deux ans, en Arménie, pour établir dans ce pays un roi dévoué à la cause romaine, Tigrane, frère et ennemi d'Artabaze. Il agrandit le territoire du roi de Cappadoce, Archélaos, qui régnera encore trente-cinq ans.
Rome et rorthe». — Auguste reçoit des Parthes les aigles et les étendards conquis par eux sur Crassus et sur Antoine.
(01. exc, 3; R. 736.)
Rome. — Auguste , après deux années données à l'Asie, s'achemine vers l'Italie. Il rencontre en Grèce le poëte Virgile, le décide à revenir avec lui ; Virgile meurt à Brindes ; il sera enseveli près de Naples. — Auguste prend le titre de préfet des mœurs et de consul à vie.
Rome et Espagne. — Agrippa, par la réduction définitive des Cantabres, pacifie la péninsule.
(01. exc, 9 ; R. 737.)
Rome. — Auguste se fait renouveler l'exercice du pouvoir pour
I" SIÈCLE AVANT Jf. C.
cinq ans, après lesquels il le prendra encore pour cinq, puis pour dix encore, de manière à prolonger indéfiniment l'usage de la monarchie. — Il associe Agrippa à la dignité tribuni tienne. — Ses lois fiscales contre les célibataires et les veuves ont pour objet de multiplier les mariages. — — Mort du poCte Tibullc.
(01. exc, 4 ; R. 738.)
nome. — Auguste et Agrippa font célébrer avec magnificence les jeux séculaires pour lesquels Horace a composé un chant national, Carmen seculare. — Le second fils d'Agrippa et de Julie, Lucins, est, dès sa naissance, adopté avec son frère par Auguste.
Rome et Orient. — Auguste visite la Gaule , Agrippa la Syrie et la Judée, où il est reçu par le roi Hérode, dont le principal conseiller Nicolas de Damas, poète tragique,, historien , rhéteur , mathématicien , philosophe, lui servira comme de guide dans l'Asie Mineure.
(01. «et, S ; R. 740.) Rome et Germanie. — Pendant qu'Auguste réside en Gaule, les fils de Livie, Tibère et Drusus, combattent les peuples de la Rhétie, au nord des Alpes. — Les Sicambres s'agitent a la frontière rhénane.
(01. cxci.3; R. 741.)
Rome et Espagne. — Les grands travaux des voies militaires qui reliaient à l'Italie et à Home, point central de l'empire, toutes les provinces, sont continués par l'ordre d'Auguste, pendant son voyage d'Occident, jusqu'à l'extrémité sud-ouest de l'Espagne, jusqu'à Cadix.
(01. cxci,4; R. 741.)
Rome.— Agrippa et Auguste re-
viennent en Italie, laissant paisibles et prospères les provinces qu'ils ont séparément visitées, l'un en Orient, l'autre en Occident. — Tibère est pour la première fois consul à vingtneuf ans.
Rome et Germanie.— Drusus reste à la frontière du Rhin pour combattre les Germains.
(01. cxcii, 1 ; R. 743.)
Rome* — Agrippa qui venait d'être continué pour cinq ans dans la dignité tribunitienne , au retour d'une pénible campagne d'hiver contre les Pannoniens, meurt en Campanie entre les bras d'Auguste, son beau-père, à cinquante et un ans, laissant deux fils, Gains et Lucins César. — La mort du vieux Mpide permet à Auguste de prendre le titre de grand pontife.
r Rome, Gaule et Germanie. —
Drusus, assuré de l'obéissance des Gaulois qui viennent d'élever près de Lyon un autel à Auguste comme à un dieu, va chercher les Germains Usi pètes jusque dans l'île des Bataves , ravage le territoire des Sicambres et revient à Rome.
(01. cxcii, J \ R. 744.)
Rome. — Auguste fait à Rome la dédicace du temple de Marcellus.
— Mort de sa sœur Oclavie.
Rome* Rai mat le, Germanie et Pannonle. — Drusus retourne contre les Germains et pousse presque jusqu'au fleuve Wéser ; son frère Tibère , qui vient d'épouser la veuve de Marcellus et d' Agrippa, combat les Daluiates et les Pannoniens.
(01. excu, 3 ; R. 743.)
Rome. — Célébrité du grammairien Hygin, d'Alexandrie ou d'Espagne, en faveur auprès d'Auguste qui lui confia le soin de la bibliothèque
lPr SIÈCLE AVANT J. C.
Palatine ; il a écrit d*utlle3 ouvrages sur la mythologie.
Rome , Dalmatle , ««aie et Germanie* — Auguste, Tibère, Drusus , sont en Gaule. — Tibère est envoyé* contre les Dalmates. — Drusus , alors préteur , tombe sur les Caltes et sur les autres peuplades germaniques, voisines du Rhin ; Auguste rapporte les dépouilles à Rome. — Drusus reste à Lyon, où est consacré en sa présence l'autel élevé par les Gaulois au confluent de la Saône et du Rhône, en l'honneur d* Auguste. — Un fils de Drusus, Claude, naît le Jour de la dédicace à Lyon.
fOI. excit, t ; R. 746.)
Rome* — L'Histoire romaine de Tite Live, à en juger par la fin des Epitome , s'arrêtait à la mort de Drusus. — Dédicace du temple de la Paix, dans le Champ de Mars.
Rome et Germanie. — L'ardeur infatigable de Drusus, alors consul, l'entraîne contre les Germains au ilela du Wéscr, jusqu'à l'Elbe. — C'est entre la Saale et le Wéser, au milieu de ses soldats, que la mort l'enlève à trente ' ans ; il laisse une nombreuse postérité.
(01. cxctii, 1 ; R. 7*7.)
nome* — Auguste feint encore nne fois de vouloir renoncer au pouvoir suprême qui lui est remis pour dix ans. — Un sénatus-consulte donne le nom d'Auguste au sixième mois de l'année, Sextilis, dans lequel il est né, et qu'ont rendu mémorable plusieurs actions glorieuses de sa vie.— Dénombrement nouveau dans tout l'empire, fait par Auguste sans qu'il prit le titre de censeur. — Réforme dans les lois ; règlements concernant Jes mœurs. — La mort de Mécène, qui ne voulut jamais un autre titre que celui de chevalier, prive les lettres (Tun protecteur éclairé qui lui-même essayait d'écrire. — Mort d'Horace,
un de ses plus heureux et désintéressés favoris.
Rome , Germanie et Pan* nonle. — Tibère est envoyé, après la mort de son frère Drusus, à la frontière du Rhin, pour tenir en respect les Germains. — Réduction de la Pannonie.
(01. cxcitt, t ; H. 749.)
Rome* — Tibère triomphe pour ses succès en Germanie, et exerce sou second consulat. — Après vingt-deux ans de travail à Rome, Denys d'Halicarnassc met au jour son histoire des Antiquités romaines.
(01. cxctn, 8 ; R. 749.)
Rome* — Tibère qui a déjà été deux fois consul , deux fois honoré du triomphe, qui vient de recevoir la puissance tribuni tienne pour cinq ans, voit avec jalousie les deux fils d' A grippa , désignés d'avance par Auguste a la faveur du sénat, et nommés princes de la jeunesse. — Il cherche un prétexte pour quitter l'Italie ; il restera sept ans dans l'Ile de Rhodes. — Au moment où Auguste appelle l'attention du monde sur ses petits-fils, il se réserve le consulat pour l'année suivante afin de les couvrir de son propre nom.
(01. «cm, *; H. 750.)
Rome. — Douzième consulat d'Auguste, après dix-sept ans d'intervalle; il donne la toge virile à l'aîné de ses petits-fils, Calus César.
(01. cxoit, 8 ; R. 758. )
Rome* — Auguste a pour la treizième fois la dignité consulaire, quand son petit-fils Lucius César reçoit la robe virile. — Le sénat et le peuple romain lui décernent le titre de Père de la Patrie : il a alors soixante-deux ans. — La dédicace du temple de Mars est célébrée par des
Ier SIÈCLE AVANT J. C
fêtes magnifiques. Combat de gladiateurs, et naumaehie au milieu du cirque transformé en lac.— Chagrins domestiques d'Auguste; il bannit sa fille Julie, à cause de ses débauches.
(01. cxcit. 4 ; R. m.)
Rome et Orient.— Auguste envoie en Orient son petit-fils Caïus César, pour étouffer les factions de l'Arménie; il lui a fait donner la connaissance géographique de ces contrées lointaines, par Denys le Périégète, auteur d'un Voyage autour du monde (Périégésis), en vers grecs, et par Juba , le fils du roi de Mauritanie vaincu à Thapsus par César, qui a écrit l'histoire des peuples orientaux.
C'est, suivant les calculs de Denys
le Petit, savant moine du vi* siècle , mort en 640 . dans la cent quator~ zième olympiade, répondant à la seconde moitié de l'an de Rome 753 et à la première de Tan 754, que Jésus- Christ naquit, le 25 décembre, à Bethléhem. L'ère chrétienne qui depuis Charlemagne est devenue d'un usage général chez les chrétiens, excepté dans l'Église grecque, commence six jours après , le r* janvier 754. Nous adoptons, comme une convention établie, cette date de Denys le Petit : bien d'autres sont proposées ; huit systèmes principaux s'appuient sur les noms les plus honorables do la science chronologique et de la théologie. Les Bénédictins, auteurs de VArt de vérifier les dates, plaçaient la naissance de Jésus-Christ le 25 décembre 747, l'an 7 avan* l'ère vulgaire.