‹ ChrysippeChapitre 104 sur 166 · Cf. pins haut, p. 41, n · texte numérisé non relu

Cf. pins haut, p. 41, n

La divination est une preuve du Destin ; car elle n'est possible que si tous les événements futurs sont déterminés d'une façon rigoureuse ^

Cependant il serait inexact de croire que Chrysippe veut seulement substituer une conception d'ordre religieux aux conceptions d'ordre philosophique, telles que la « nature » d'Aristote, la « vérité » de Platon, la « nécessité » de Démocrite. Il a de bien autres prétentions : il prétend absorber toutes ces notions dans celle du Destin, et en montrer finalement l'identité. « Logos, vérité, cause, nature, nécessité, ne sont que des dénominations multiples du Destin, qui s'appliquent au môme être, pris sous des aspects différents. » Le Destin d'abord est Logos; car c'est en lui qu'il faut chercher « la raison suivant laquelle les événements sont arrivés, arrivent et arriveront >»2.

Il est la « vérité ». On peut rétablir, semble-t-il, de la façon suivante l'argumentation de Chrysippe sur ce point : le vrai et le faux n'existent que dans les exprimables ou événements exprimés par des verbes^, donc le principe commun de tous les événements, ce qui fait qu'ils sont vrais, par conséquent la vérité

1. Cf. la preuve développée par Chkysippe ap. Ets., Prsep. eu., IV, 3 (Arn., II, n° 939).

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