‹ ChrysippeChapitre 11 sur 166 · Ind. herculan., col. 41 (Arn., II · texte numérisé non relu

Ind. herculan., col. 41 (Arn., II

cours est mentionnée par ï Index d'Herculanum d'une façon qui fait songer à la fameuse promenade de Kant '. Il parait s'être occupé avec prédilection de pédagogie tant théorique que pratique : il s'efforce dans la question du salaire dû au maître, de sauvegarder à la fois ses intérêts et sa dignité -.

Le trait le plus important de cet enseignement, c'est son caractère à la fois dogmatique et spéculatif. La tradition sophistique d'un enseignement uniquement pratique, indépendant de toute science, s'est perpétuée jusqu'à l'époque de Chrysippe ; cet enseignement, avant tout formel, consistait dans des exercices rhétoriques, où l'on apprenait à soutenir avec une égale habileté le pour €t le contre sur une même question; l'école d'Aristote, qui dès ses débuts avait admis des exercices de ce genre 3, se tranforme de plus en plus en une école de rhéteurs ^. D'autre part, l'Académie, à partir d'Arcésilas, reprend le procédé sophistique de Gorgias : disserter contre toute opinion proposée, et aussi, semble-t-il, en faveur de toute opinion. De tels procédés d'éducation témoignaient non seulement (et peut-être

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