‹ ChrysippeChapitre 15 sur 166 · DioG. La., Vll, 179 (Arn., II · texte numérisé non relu

DioG. La., Vll, 179 (Arn., II

CHRYSIPPB. 2

hypothétiques, et dans le meilleur cas, ne dépassent pas une ressemblance de style ou de doctrine. Nous nous en tenons actuellement à ce qui est sûrement attribuable à Chrysippe.

Les circonstances étaient peu favorables, dès l'antiquité, à la conservation des écrits de Chrysippe ; le stoïcisme a toujours été vivant et se transformant ; il n'a donc jamais possédé comme l'école de Platon et d'Aristote, des commentateurs dont toute l'activité consistait à classer et à expliquer les textes des maîtres. Il est très remarquable que les principaux fragments de Chrysippe que nous possédons, sont dûs à ses contradicteurs, aux réfutations de Plutarque et de Galien. Ses œuvres n'eurent à l'époque hellénistique et romaine que peu de lecteurs ; s'il faut faire exception pour quelques-uns de ses traités, qui se trouvent dans toutes les mains*, Galien se vante comme d'un fait exceptionnel, d'avoir lu des traités logiques de Chrysippe 2, et Plutarque dans ses réfutations des stoïciens, parait se servir d'extraits de Chrysippe 3, Au reste la lecture devait en être rendue très pénible par un style obscur, et diffus ; l'argumentation était sans cesse interrompue par desétymologies, des citations de poètes qui faisaient

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