Cf. Arnim, Fragm., I, p. x
l'objet des railleries des adversaires de Chrysippe'. Au temps d'Épictèle, ses œuvres étaient considérées comme des textes d'explication, que l'on étudiait dans les écoles, et sur le sens desquels on disputait sans s'entendre toujours^. Dès l'époque de Cicéron, on avait perdu le goût de ces formules sèches, de ces argumentations réduites au squelette qu'employaient avec prédilection Chrysippe et ses prédécesseurs ^ Cicéron comme Sénèque* préfère, particulièrement dans les questions morales, un exposé plus large, plus populaire, dont le type serait plutôt à chercher dans les diatribes c^Tiiques de Bien de Borysthène. Ce que l'on tirait des écrits de Chrysippe, c'était plutôt des citations de poètes qui encombraient ses œuvres 5. L'on comprend donc comment nous sommes réduits à une connaissance aussi imparfaite et fragmentaire : essayons cependant d'utiliser ces quelques données pour nous représenter du mieux possible, dans leur ensemble et dans leur détail, les écrits de Chrysippe.
1. Gal., De Hippoer.plac., II, 2(AaH., 11,237,4); Dioc. La., VII, 179 (Ar?i., II, 1, 20 sq.j; Gal., De diff.puls., 10 (Akk., 11,10,39 sq.).