‹ ChrysippeChapitre 23 sur 166 · Ed., II, 111 (ARmii, m, 146, 29 sq · texte numérisé non relu

Ed., II, 111 (ARmii, m, 146, 29 sq

3. La définition de l'àupoirctoff-a !p. 40, 1.9sq.) est assez claire; c'est la disposition à être sans assentiment avant la compréhension ; puis du

§ 3. — Les Écrits physiques.

Notre connaissance de ce groupe d'écrits, tout imparfaite qu'elle soit, est un peu plus complète que celle du groupe précédent. Si le plus grand nombre n'est même pas connu par le titre, puisque le catalogue de Diogène n'en contient aucun, et que seulement dix-neuf sont cités par les auteurs postérieurs^, si même parmi ceux qui sont cités, les citations ne se bornent le plus souvent qu'à quelques lignes tout à fait insuffisantes pour donner une idée générale du traité d'où elles sont tirées, nous possédons cependant de quelques œuvres d'assez nombreuses citations et assez de renseignements sur leur plan pour pouvoir les reconstituer dans leur ensemble. De plus une circonstance nous est favorable; Ghrysippe avait coutume de repren-

principe (ay) So^àîieiv rbv ao»6v (1. 21) se déduit que pour le sage il n'y a pas d'apparence (1. 23) ni de présomption (tô [iviô' okaSat, 1. 24); il ne peut être réfuté (1. 27) ni séduit par la persuasion (1. 28), etc. La fin du développement (p. 41, 1. 15 sq.) est destinée à montrer pourquoi l'oii ne peut admettre cliez le sage les erreurs de vision ou de calcul qui sont pourtant non pas mauvaises («paù),a) mais moyennes (àvà [iédov).

1. Ce sont Ttepi Aù?avo[A£vou, TT. toO Ato^, 7t. Eîfxapjiévri;, tt. 'Evuirvi'tov,

TT. "EÇetOV, 7t. BSWV, Tt. TOÙ KSVOÙ, 7t. •AVir\rst(ùZ, 7t. x6<7jJ.OU, 7t. IJLavTlXïj;, 7t.

oÙCTÎa;, 7t. 7tpovota;, 7t. çûffeMç, ipudixà Çriri^ixaTa, çuTixat ôsa-eii;, çuoixat tiyya.1, 7t. twv àp/atwv (puffcoXoywv, 7t. \çria\i<7)y, %. «j^ux^î*

Si l'on juge par le nombre des traités logiques et parle fait que Ghrysippe écrivit plus de sept cents traités, le nombre des écrits physiques devait atteindre plusieurs centaines.

dre souvent, dans plusieurs traités, les mêmes sujets, sans apporter de changement ni dans les opinions, ni dans les expositions; ce renseignement qui nous est donné par Galien est au reste confirmé par les fragments que nous possédons.

Toutefois, il ne faut pas croire que nous aboutirons par là à une idée tant soit peu complète de l'activité Je Chrysippe en physique. Les extraits que nous en avons correspondent en elfet naturellement aux préoccupations des auteurs qui nous les ont laissés. Ces auteurs, particulièrement Plutarque etCicéron, vivaient à une époque où l'on s'intéressait moins aux principes rationnels de la physique qu'au tableau d'ensemble de l'univers qui en résultait et à la signification morale et religieuse qu'il prenait dans des doctrines telles que celles de la divination, des oracles et des songes. Aussi u'avons-nous ou à peu près que les titres des traités sur les principes de la physique : ztp\ c-jzixq, t.. •/.vic'j, r.. £Ç£wv, ■::. /.ivr^jEwç, alors que nos renseignements les plus nombreux portent sur des traités comprenant un tableau d'ensemble de l'univers : r=p: -psvcCaç, -tz: htiù't, T.. £'.[jLap|X£vir;ç, tzzçX çûjsuç.

Cette circonstance défavorable a pesé lourdement jusqu'ici sur l'interprétation d'ensemble de la physique de Chrysippe et de la physique stoïcienne en général, qu'on a une tendance fâcheuse à réduire k une puie et simple cosmologie ou description de l'évolution du

feu artiste. Mais nous devons remettre à plus tard le développement de cette idée, et nous borner à exposer ici le contenu des œuvres dont il reste quelques fragments importants.

Ilepi i^uffewç et çuaixà.

La distinction du nepl çjaewç dont nous possédons onze fragments et des çuaixà dont nous avons conservé huit fragments est, d'après Arnim [Fragm. , III, 204, 42), douteuse. Examinons d'abord les fragments des çuaixa.

Nous connaissons par Diogène ^ la suite des sujets qui y étaient traités : il s'agissait d'abord des diverses dénominations de Zeus, puis de la naissance du monde, dont le premier acte était la transformation du feu en eau par l'intermédiaire de l'air, et le second le développement dans l'humidité d'un germe qui donnait naissance aux quatre éléments.

11 s'agissait ensuite de la corruption du monde. Nous avons donc ici une cosmologie complète qui suit le monde depuis sa naissance jusqu'à sa fin et qui reproduisait et dans son contenu et dans sa forme la cosmologie de Zenon (cf. p. 180, 114). C'était sans doute à propos des quatre éléments considérés comme matière (zotouvxa xriv uXr^v, p. 180, 1. 3) qu'il introduisait la dis-

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