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t. Pour la cosmogonie du livre I, Zenon et Archédème-, pour les deux principes, Zenon et Chrysippe; pour la roix, .Archédème, Diogène et Antipater: pour la vision, ApoUodore; pour le critérium, Antipater et Apollodore.
CHBTSIPPE. 3
raies, qui se trouvent, sauf une exception, dans le traité dePlutarque Sur les contradictions des Stoïciens.
Les fragments du livre I peuvent se diviser, d'après leur sujet, en deux groupes : d'abord deux fragments cosmogoniques, dont l'un, sur la nuit déesse primitive, ne peut être que l'interprétation d'un vers d'Hésiode, et l'autre explique comment les astres et le soleil s'allument par suite du mouvements Le deuxième groupe 2 porte sur le mouvement éternel du monde suivant lequel tout, jusqu'aux plus petits détails, arrive rationnellement (xaxà tov çûœswç as^cv). Ce livre I parait donc avoir contenu, comme le livre I des çuc7r/.â, toute une cosmologie.
Le livre IIJ (nous n'avons rien du livre II) ^ paraît
1. Philod., De Pietate, 14 (Arnim, II, 192, 22). Le second fragment (Pli;t., De Stoïcor. repugn., 41 [Arn., Il, 179, 30]) résume en une phrase ce qui, selon Diogène, faisait l'objet du livre I des ipuaixâ : le changement du feu en eau; puis la production delà terre, de l'air, de l'éther, et des astres.
2. Plut., De St. repugn., 34 (ârn., II, 269, 1 sq.), a ici conservé la suite des idées au moins d'une partie du livre. Le mouvement éternel est d'abord comparé à un xyxswv (breuvage composé de drogues qu'on mélange en les agitant) ; puis de la description du gouvernement du monde (oâiTto t^; twv oXwv o'ixovojjLta; JtpoayoÛGYi;), dont notre comparaison fait sans doute partie, il déduit qu'aussi bien les maladies que la santé, aussi bien le vice que la vertu, aussi bien les plus petits détails que les événements les plus importants entrent dans le plan de l'univers (1. 5 : xaTà Taûrriv (xriv olxovo(J.îav) ; 1. 7 : xaxà toùtov tôv Xdyov ; 1. 11 : xaTa xriv xotv^lv çûffivxaî xaxà tov êxetVT];),6Yov).
o. Ou plutôt le seul fragment que nous avons (Plut., ibid., 35; ArisiM, II, 339, 15) répète le fragment du livre I" sur le vice xatà xbv
avoir avant tout envisagé le monde comme une société d'êtres moraux liés les uns aux autres : le monde est un être intelligent en rapport de société avec les dieux et les hommes * ; puis viennent des fragments sur la condition de l'être raisonnable en général, qui, même lorsqu'il est insensé, est cependant supérieur à l'être non raisonnable^. L'on ne [sait où placer dans cette suite le fragment où Chrysippe accepte l'idée d'Heraclite que Zeus est la guerre ^ et la remarque sur le mépris des richesses^.
Le livre V avait sans doute pour objet la providence; nous savons par Philodème qu'il contenait une série d'arguments {\byo-jq kpwix) destinés à montrer que le monde était un animal raisonnable et un dieu^ ; mais surtout il contenait la solution de questions singulières, embarrassantes dans la théorie stoïcienne de la finalité, sur l'utilité des animaux nuisibles^.
L'idée générale qui inspire tous ces fragments est en somme la même ; tout dans le monde est raisonnable et répond à un plan providentiel.
Nous ne pouvons noiis prononcer sur l'identité du