‹ ChrysippeChapitre 26 sur 166 · De put., 14; Abs., H · texte numérisé non relu

De put., 14; Abs., H

6. Sur l'utililé des punaises, des mouches, delà qaeaedu paon, Plot., i d. Arn., II, 334, 25).

r.epl ç6c7£wç et des çuîixâ. Si le premier livre des deux ouvrages contient en effet une cosmologie, dont les traits sont les mêmes, la comparaison des autres livres est impossible. Contentons-nous de noter ce trait fort remarquable que ces traités, qui ont pour objet la physique, commencent non par l'établissement des principes abstraits, mais par une histoire du monde, une cosmologie descriptive, une cosmologie à la façon des anciens poèmes hésiodiques et orphiques ^

Ilepl 0£Ûv.

Nous avons deux plans, et deux résumés du I" livre de Chrysippe sur les Dieux. Le premier est dû à Cicéron 2, le second à Philodème 3, Gicéron y distingue deux points : d'abord l'affirmation que toutes les forces de la nature sont des êtres divins, ensuite l'assimilation des dieux populaires par une interprétation symbolique à ces forces divines. Le résumé de Philodème ne parait d'abord se rapporter qu'au deuxième point : c'est une énumération des dieux populaires avec leur assimilation aux forces naturelles; pourtant en le

1. La distinction des deux principes itoioùv et -jtâtyyov est vers la fin (Tipoç Toi tIXei) du premier livre (cf. ci-dessus p. 62, n. 1).

2. De Nat. D., I, 15, 39 sq. (Arnim, II, 315, 25; cf. 316, 12) : haec quidem in primo de natura deorum.

3. De Pietate, 18 (Arnim, II, 315, 2 sq.); cf. 1. 3 : èv tw Ttpwtw jiepi 6e(Sv. Ce traité, d'après son contenu, est identique au De Natura Deorum cité par Cicéron.

lisant avec plus d'attention, on remarque que le premier sujet y est traité à l'occasion du second'. Cicéron avait une raison d'isoler le premier point : l'exposition est faite en effet par un Épicurien qui veut montrer l'absurdité des dieux abstraits et irreprésentables du stoïcisme, et pour cela il en montre la nature indépendamment de leur assimilation aux dieux populaires.

L'exposé de Philodème suit donc sans doute de plus près Chrysippe, et nous pouvons considérer ce premier livre comme une espèce de lexique comprenant les multiples interprétations physiques que le stoïcisme avait trouvées de la nature de chaque dieu, sans être gêné par leurs contradictions. A cette occasion se présentaient des développements sur la nature divine des forces cosmiques et même des tentatives d'explication allégorique de mythes^.

1. GicÉBOif, l*' point : les forces divinisées sont la raison, l'âme de la natare, le monde, l'i;^-^o't:xryi du monde, le destin, la nécessité, le feu, l'air, la terre, le soleil, la lune, les étoiles, l'univers, les hommes immortalisés. 2* point : les Dieux cités sont : 1» Jupiter (l'éther), Xeptnne (le icvEûoa qui circule à travers la mer), Cérès; 2» Jupiter assimilé au destin.

Phuodème : i^ Zeus (= logos, âme du monde, destin, nécessité, et à cette occasion, il démontre que le monde est Dieu;; 2» Arès; 3» les dieux assimilés aux éléments, Héphaistos, Kronos, Rhéa, Zeus -, 4<> nouvelles catégories d'assimilation .Zeus (air autour de la terre), Uadès (airobscnr\ Poséidon (dieu de la terre et de la mer) ; 5° le soleil, la lune, les astres, les hommes immortalisés.

2. Le mythe de Rhéa à la fois mère et fille de Zeus (Philod., De Pie-

Le deuxième livre, d'après les témoig-nages concordants de Cicéron et de Philodème, a pour objet l'interprétation allégorique des fables poétiques sur les dieux ^ Philodème, plus précis que Cicéron, groupe en deux classes les poèmes étudiés : d'abord Orphée et Musée, puis Hésiode, Homère, Euripide « et d'autres poètes » 2, Sous quelle forme se présentait cette interprétation? Était-ce un commentaire continu ou un choix d'épisodes? Sans doute l'un et l'autre, suivant la nature du poète étudié. Cornutus, qui a souvent suivi Chrysippe, nous donne, dans son abrégé de théologie, le résumé d'un commentaire continu de la théogonie d'Hésiode qui peut sans doute donner une idée du commentaire de Chrysippe 3. Au contraire, parmi les nombreuses sources qui nous ont conservé les allégories stoïciennes d'Homère, dans les commentaires sur Homère, les Allégories homériques, la Vie et la Poésie d'Homère du pseudo-Plutarque, il n'y a pas trace d'un commentaire continu de ce genre, mais seule-

tate, 13; Arnim, II, 316, 20sq.); les exposés de Cicéron et de Philodème sont confirmés par Diogène (VII, 148; Arnim, II, 305, 26) sur le monde substance divine.

1. Cic, ibid., 41 (Arnim, II, 316, 11); Philod., De Piel., 13 (Armm, II, 316, 16).

2. La façon dont Cicéron présente ce second livre : « fabellas ad ea accommodare,quae ipse primo libro de diis immortalibus discerat », conlirme notre opinion que le premier livre était un lexique destiné à préparer les interprétations du second.

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