‹ ChrysippeChapitre 35 sur 166 · III · texte numérisé non relu

III

2. III, 126, 3. 12; cf. 125, 26; il est probable qu'il examinait tour à tour les remèdes des diTcrses passions.

3. Cf. III, 126,25,011 il explique le::aoà sûcïiv de la première définition delà passion ; 130, 8, sur la seconde définition ('j;X£ovâ2;o'j(7a àç^rî): les fragments 125, 12. 16. 20 se rattachent à la première définilioD; le fragment \îS, 22 (comparaison arec le coureur) à la seconde.

au point de vue stoïcien des diverses occupations possibles des hommes, tant dans la vie individuelle que dans la vie sociale), ne nous est malheureusement connu que par quelques fragments conservés dans un ouvrage de Plutarque et quelques sèches formules de Diogène Laërce. Parmi les divers genres de vie dont l'appréciation nous est connue, il n'en est pas un que Chrysippe juge incompatible avec la philosophie ou plutôt avec la sagesse : la vie royale, la vie de courtisan, les occupations politiques, les occupations commerciales^ sont successivement examinées et admises : il y met seulement cette condition que le sage en retirera quelque prolit 2.

Le quatrième livre du traité semble avoir eu pour principal objet la vie de loisir (c^^oXajTi/.oç ^foç). Chrysippe dénonce à ce propos l'erreur des péripatéticiens et des Épicuriens qui considèrent la vie de loisir comme appartenant au philosophe dès le début de son activité 3, Puis, pénétrant dans le détail de l'organisation des écoles philosophiques, il formule des règlements, aussi bien des règlements concernant la

1. La vie royale et la vie civile formaient deux objets du premier livre (Plut., De Stoic. repugn.,2; Arnim, III, 173, 3o sur la vie royale; Dioc, VII, 121; Arn.,I1I, 175,3 sur la vie politique); le commerce était examiné dans le second livre (Dioc, VII, 118; Arn., III, 172, 6).

2. Plut. (Arn., 173, 25 : xp^|AaTiW[Aevov ; 174, 1 : gvexa ■)(prni.«xia[i.o\)). Cf. STOhÉE, Ed., II, 7 (Arn., III, 172, 16), xp^ll^aTtatAoûî.

3. Plut., De Slolc.repugn., 2; ibid. 20 (Arn., III, 176, 15, 28).

vie matérielle' qu'un véritable programme pédagogique 2.

rispl Tîjç EloXiTeCaç.

Ce traité semble, d'après ce qui nous en reste, à rapprocher du précédent. Chrysippe s'y demandait non pas sans doute quelle était la nature du gouvernement, mais les règles de conduite à adopter par le sage vivant dans la cité. S'il affirme, en visant Épicure, que la vie de la cité n'a pas pour but le plaisir, cette affirmation n'est faite que pour amener une diatribe contre le luxe 3. La IloXt-îia de Platon a pu être pour lui l'occasion d'introduire un développement sur la communauté des femmes et sur l'inceste, dont il admet la légitimité*.

Des autres œuvres morales, nous pouvons connaître seulement quelques-unes des questions qui y étaient traitées, sans en comprendre du tout la composition ni le but. Le IIspl Atxawcnivyjç parait s'être^ occupé

1 . Sur le salaire du maître qui ne doit pas être exigé à l'eatrée dans l'école (Put., De Stoic. repttgn., 20; Ar>.. III, 176, 3).

2. Sur l'ordre des matières de l'enseignement philosophique, Plut., De Stoïc. repugn., 9 (Arîk., II, 16, 30); ibid., 10 (Arn., II, 90, 3).

3. Plut., De Stotc. repugn., 21 (Arn., III. 177, 10); la critique d'Épicure est suivie d'une citation d'Euripide et d'une anecdote sur Diogène qui doivent avoir fait partie d'un développement contre le luxe.

4. DioG. La., VII, 131; VII, 187 ^Arjt., III, 183, 8; 185, 17); Seuls Empiric, Math., XI. 192; Id., Pyrrh. Hyp., III, 246 (Arj*., 115, 20.25).

5. Explication de théodicée à propos des châtiments infligés par les Dieux, suivant Hésiode Tllt., De Stoic. repugn.; .Kny., II, 337, 35\

non moins de la justice divine que de la justice humaine. Sur la vertu même de la justice Chrysippe démontrait contre Épicure que, parmi les vertus, la justice n'existait plus si on admettait qu'elle était désirable, non par elle-même, mais pour le plaisir qui en résultait^.

Les autres fragments^ ne nous éclairent pas sur la marche et le sens de la pensée.

Le Ilspl AixatoauvY)? 'Kpoq nXaxwva n'est pas nécessairement différent du précédent traité. Il y parle, comme dans le précédent, de la crainte des châtiments envoyés par les dieux, mais pour se moquer de l'usage qu'en avait fait Platon pour inspirer la justice'' ; il y répète (mais la critique s'étend d'Épicure à Platon) que toutes les vertus sont supprimées si l'on admet un autre bien que l'honnête^. Au surplus, le contenu des autres fragments parait encore indiquer un examen de détail des doctrines platoniciennes sur la justice 5.

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