‹ Cicéron médecinChapitre 1 sur 53 · MINISTRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES CULTES · texte numérisé non relu

MINISTRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES CULTES

Monsieur le Ministre,

Je mets encore une fois sous la protection de votre nom et de votre titre un travail qui a pour but de prouver que les lettres et les sciences ne peuvent être séparées. Un des actes les plus importants de votre administration a montré que telle était votre pensée, et déjà les preuves de l’excellence de ce principe éclatent de toutes parts.

Si les Poètes de Rome vous ont paru dignes de votre bienveillant appui, le Prince des Orateurs Latins, chacun en conviendra sans peine, a plus de droits encore à votre suffrage.

De votre Excellence,

le très-humble et très-obéissant serviteur,

p. meniere.

Les médecins amis des lettres (il en est encore), ceux qui ont bien voulu encourager nos Études médicales sur les Poêles latins , ne refuseront pas, nous en avons l’espoir, de nous suivre dans la nouvelle voie que nous avons essayé de parcourir. Dans l’impossibilité de faire pour les prosateurs ce que nous avions fait pour les poètes, il a fallu choisir, et [parmi ceux-ci, l’œuvre complète de Cicéron renferme (une telle variété d’écrits que nous avons dû la considérer comme la fidèle représentation des travaux les plus estimés de cette grande époque littéraire, rout s’y trouve, en effet, et à un tel degré de perfection, qu’on ne peut rien désirer de mieux.

On comprendra sans qu’il soit besoin de le dire jue ce travail est le complément de la démonstration que nous avons entreprise, à savoir : que la

médecine et les médecins ont beaucoup à gagner ] dans l’étude des ouvrages de l’antiquité. Si le nouvel j argument que nous produisons à l’appui de cette thèse trouve un accueil favorable parmi ceux quelle doit intéresser davantage, nous nous féliciterons de j la faible part que nous avons prise à cette renais- j sance tardive des lettres latines dans la société médicale moderne.

On nous permettra d’ajouter que notre Cicéron médecin a trouvé des sympathies parmi les maîtres les plus autorisés en pareille matière; que nous | avons reçu avec un sentiment de profonde reconnaissance les conseils de M. \ictor Le Clerc, l’éminent doyen de la Faculté des lettres, et que MM. Quicherat, Daremberg et Bussemacher, ne nous ont refusé ni leurs avis ni leurs critiques. Trop heureux si nous en avons profité de façon à mériter l’indulgence du lecteur.

Page 1