ORATOR, SIVE OE OPTIMO GENERE DICENDI AD M. BRIT«I
imprimé à Rome pour la première fois en 1469. en même temps que le Brutus.
Maintenant, comment et par qui ces traités de rhétorique furentils découverts? Ici nous nous trouvons arrêté par une difficulté. Deux philologues se disputent l’honneur de la découverte. Nicolas Niccoli et l’évêque de Lodi, Gerardus Landrianus. Lau-disPompeice èpiscopus. Le cas est grave, et nous ne pouvons guère er sortir qu’en nous retranchant derrière cette formule de droit qu interdit la recherche de la paternité; ou mieux, donnons les titres de chacun, et le lecteur jugera dans sa sagesse.
Nicolas Niccoli, l’ami d’Ange Poütien et du Pogge 1 2 * * 5. avait.
1 . L’un des ancêtres du prince Massimo, qui avait accueilli les imprimeur allemands, après leur sortio de l’abbaye de Subiaco.
2. Voici ce que dit Le Pogge, dans l’oraison funèbre qu’il prononça de ce
illustre philologue : * Quod autem egregiam laudcm meretur , sununam opcran curamque adhibuit ad pervestiyandos auctores gui ctlpa tempomm pencraïU.Qut in vc vcre possumus diccrey omnes libres ferc, gui novitrr, tum ab al iis rr/terf sunt, tum a me ipso, qui inlegrum Quintilianvm , Ciceronis nostri orationes Silium /lalicum, iVôm'um 4Ui rccl l um , Lucrct ii j •muUosguc prœtd H
Germannrum Gallontmqne c"gistulis inc diligenlia etipui, algue in Inet «I cxîuii, Ni co lai hujus impulsa, cohortatione et pœne verbo slia esst hiicrù
I.aiinis restitutos, etc. » Ce passage curieux et tout ce que nous pourrions erirain tics doctes écrits do Poli tien et de Victorius prouvent , il est vrai . le savoir el’ardeur qu’apportait Niccoli à la recherche et à la transcription des texte-» perdus mais il est évident que le fait considérable de la découverte des Traites de /{hetch viguc de Cicéron n’aurait pas été c uis par ses panégyriste*., s’il avait en lef moindres droits à la revendication d’une aussi précieuse trouvaille.
SU K M. T. CICÉRON
d’après quelques documents contemporains, trouvé à Lodi ce précieux Codex, contenant 1res de Oratore inlegerrimos , Brutum de Orr. Claris, et oralorem ad Brutum M. T. Qiceronis1. Il fait part aussitôt de sa découverte à son illustre ami Poggio, qui se trouvait à Londres, et celui-ci lui répond : de Oratore quod ais repertum esse Laudœ (mais il ne dit pas : par loi ) , idque Franciscain Barbarum teslari, credo quod illi affirmant et hoc magnum est lucrum. Et (Lett. xvn) : Tullii libros de Oratore perfectos, itemque Oralorem et Brutum , integros esse repertos summe gaudeo... Et plus loin (Lett. xix : cupio habere de Oratore , Brutum et Oralorem : ideo le rogo, ut illos ad me quamprimum initias.
Nicolas Niccoli a encore pour lui le témoignage de Christophorus Barzizius, homme docte et très-considéré, qui, dans une lettre que l'on a conservée, le remercie de l’envoi du manuscrit de Oratore , et lui promet de le lire et de 1 épurer avec soin.
Voyons, d’autre part, quels sont les témoignages militant en
faveur du savant évêque de Lodi.
Voici ce que raconte Flavius Blondus dans son Ilalia illustra ta :
Gasparinus Bergomensis , grammalicus rhelorque celeberrimus , Venetiis meliori solilo doctrina nonnullos erudivil... quum Philippus, Mediolanensium dux lerlius , Gaspannum Bergomo subdilum hominem invitum Mediolanensibus edocendis Padua et Venetia evocavit ; ubi id maxime adjumenti studüs éloquent iæ ullulit , quod repertus Laudœ a summo viro t.crardo Landrin.no , lune ibi episcopo, rnullis maximisque m ruderibus codex Ciceronis pervetustus, ct cujus lilleras velus- I tiores paucissimi scirent legere , ad \ jus perveniens manus inter itum evasit. Conlinebat is codex, prœter Rhetoncprum no vos et velcres, qui habebantur, 1res quoque de Oratore inUgerrimos , Brutum de Oratoribus Claris et Oralorem ad Brulam M. T. Ciceronis. Unde liberatus est bonus ipse vir Gaspa-
J. Calai. Mtdie. WW., tom. 11, fol. ôlfi.
ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE
ruius ingenli, quem assumpseral , labore supplendi, quood poteral, librorum de Oralore defeclus, sicut diu anlea in Quintiliani instilulionibus, multo labore suppleveral. El qwm nullus Mediolani esset qui ejus velusli Codicis lilleram adret legere. Cosinus quidam egregii ingenii Cremonensit très de Oralore libros primas transcripsit , mulliplicalaque Inde exempta omnem llaliam dcsideralissimo codice repleverunl.
Un témoignage aussi explicite, aussi circonstancié, venant d’un homme aussi sérieux que Blondus de Forli, appuyé sur ce fait incontestable que Gerardus Landrianus fut l'éditeur de ces deux traités, nous paraît devoir faire pencher la balance du côté de ce digne évêque.
Topica ad C. Trebatium. — La publication de ce petit Traité est due à Gabriel Fontana de Plaisance. La première édition connue est un petit in-4° de 20 ff. à 24 et 25 lignes par page, publié sans indication de lieu, sans nom d’éditeur, mais avec la date de 1472, et le caractère qui servit à imprimer (probablement à Venise) le Traité de Parlitionibus Oratoriis, édité par le même Fontana. Du reste, ces deux rares volumes se sont trouvés presque toujours réunis, et presque tous les bibliographes, Panzer et Maittaire, entre autres, n’hésitent pas a les présenter comme publiés simultanément par le même imprimeur, et. ne formant qu’un seul livre.
Nous retrouvons ce traité dans l'édition du de Oratore et de quelques autres parties, imprimée en 1485 à Venise, per Bar- Ihol. Alexandrinum el Andream Asulanwn, et dans celle publiée par Ant. de Strata, sans date, mais évidemment à la même époque : là elle est augmentée des commentaires de Georgio Vnlla.
De Partitioxe Oratoria nivr.oc.rs. — C'était une traduction d’un ouvrage grec perdu depuis, que Cicéron avait faite pour l’éducation de son fils. On donne parfois à ce traité une autre origine : Cicéron se promenait un jour avec un illustre jurisconsulte de ses familiers; celui-ci lui demanda d'improviser un discours sur les deux communs , et sur-le-champ, sans autre
SUR M. T. CICÉRON
secours que celui de son étonnante mémoire, et grâce à ses excellentes études des lettres grecques, Cicéron lui récita son Traité de Partitione : il faut ajouter que c’est incontestablement le moins parfait de ses ouvrages de rhétorique.
La première édition fut, nous venons de le dire, publiée par Gabriel Foutana Placentinus en 4 472, sans nom de lieu ni d’imprimeur; c’est un petit in-4° de 27 ff. non chiffrés, à 26 lignes par page. M. Brunet pense que Je caractère de cette rare édition est l'un de ceux qu’employait Zarot de Milan, dans l'imprimerie duquel Fontana paraît avoir été employé. Maittaire prétend que le caractère des Topica n’est pas le même que celui des Parliliones , au moins l’affirme-t-il pour un exemplaire qu’il a vu : sans doute il aura tenu entre les mains une autre ancienne édition.
De OpTIMO GENERE ORATORUM BREVJS DISPUTATIO. — AsCOnius Pedianus déclarait ce traité perdu : il fut retrouvé bien des siècles après lui et publié très-probablement pour la première fois avec le de Oratore et les deux traités précédents dans l’édition de Venise, 1485, que nous venons de signaler : beaucoup plus tard, en 1552 ‘, on le voit imprimé tout seul par le célèbre Vascosan, à Paris, in-4°, avec des commentaires d’Achille Stace1 2.
Liber de proprietatibus terminorum Ciceronis juxta ordinem alphabeti compendiose editus. In-4° de 32 ff. à 27 lignes, sans lieu ni date, mais imprimé avec les caractères d Uliic Zell de Cologne : ce traité, attribué à Cicéron , a été souvent réimprimé dans le xv' siècle. Une édition romaine en avait été donnée en 1487, sous ce titre : de Verborum Copia et de Eleganliu libri II. — Dernièrement une excellente édition en a été donnée à Levde en 1850, in-8”, par les soins du D' Mahne, sous ce titre : Quœ vulgo feruntur Synonyma ad L. Velarium , secundum edilionem romanum denuo excudi curavit G.-L. Mahne.
Orationes. — Cinquante-neuf de ces admirables discours, qui