MENTEUSE
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L'essence de Russie et aussi celle â'Àlleniàgne', fournies principalement par le PinuS SylVestris} sont de qualité inférieure parée qu'elles constituent un produit accessoire de la distillation sèche du 'bois en vue de la production de goudron et du charbon de bois.
Les possibilités relatives à une exploitation rémunératrice du camphre par voie industrielle reposent autant sur le prix moyen d'une bonne essence que sur les procédés employés.
L'effervescence suscitée dans le monde industriel à la suite des événements qui ont amené la hausse du camphre, les recherches nombreuses des savants et des techniciens qui se sont appliqués à réaMs-er la transformation du pinène en camphre, n'ont, pour ainsi dire, abouti à aucun fait scientifique bien nouveau, à aucune réaction ■originale.
Les multiples procédés mis au jour ne sont, en effet, que des perfectionnements, des variantes de réactions déjà connues.
On peut les diviser en deux grands groupes, suivant que l'essence est convertie, au préalable, en chlorhydrate de pinène ou qu'elle. subit l'action des acides organiques.
Je n'insisterai pas sur les conditions les meilleures à choisir pour l'obtention du chlorhydrate de pinène au moyen de l'essence. Le rendement dépend naturellement de la qualité de l'essence, de sa teneur en carbure utilisable et de la température à laquelle s'effectue la < hlorhydratation.
Il semble que nos essences les meilleures ne soient pas susceptibles de fournir plus de 65 à 70 p. 100 de leur poids en chlorhydrate.
Ce dérivé, que l'on considère comme l'éther chlorhydrique du bornéol, peut subir trois sortes de traitements pour aboutir au camphre. ,
Tels sont brièvement ênumérés, les multiples procédés qui ont été patentés depuis cinq à six ans, dans le but de
produire du camphre par voie industrielle, aux lieu et place d'une partie du camphre naturel.
11 serait quelque peu hasardeux d'affirmer que tous ont atteint le but visé.
Les prix élevés du camphre, grâce auxquels nous avons du l'éclosion de l'industrie nouvelle, pour des raisons qu'il est très difficile de dégager, n'ont eu qu'une durée éphémère. Seuls les établissements qui, à l'époque bénie de la grande hausse, se sont trouvés en présence d'un procédé économique bien étudié et ont su s'organiser pour satisfaire promptemont aux besoins du moment, ont pu profiter des prix rémunérateurs et amortir rapidement leur installation.
Si, actuellement, les circonstances ne se prêtent pas à de gros bénéfices, ils peuvent ou restreindre, ou arrêter leur exploitation et attendre des jours meilleurs.
Nous devons ajouter que le camphre qu'ils ont produit, à part son inactivité optique, possède en tous points les mêmes propriétés que le camphre naturel, lorsqu'il est suffisamment raffiné.
("est à peine si l'on y décèle des traces de chlore, de bornéol et de camphène.
Celles des usines qui ne sont pas encore sorties de la période de tâtonnement et d'essai ont peu de chances de réaliser des bénéfices pour couvrir les frais, parfois énormes, qu'a nécessités leur installation.
On a tenté d'assimiler l'industrie du camphre à celle de l'alizarïhe et de l'inâigoiine, et certains esprits enthousiastes n'ont pas craint de fêter ce nouveau triomphe de la science industrielle.
Pour ces deux matières, -la science et l'industrie ont eu, sans conteste, raison de la nature, et le record est resté au génie humain. La culture de la garance a totalement disparue du midi de la France, et i-'indigotine artificielle est en train de ruiner les vastes et nombreuses exploitations d'indigo des Indes, de Java et du Guatemala.
En sera-t-il de même du camphre? 11 serait téméraire de l'affirmer! Sans doute léê étude?, les essais multiples et tel efforts soutenus fpil ont été réalisée permettent, à l'heure présente, de sàvoire, à quelques centimes près, les prix de fabrication éventuels du camphre, d'après tel ou tel procédé. Mais ces prix sont intimement solidaires de ceux de l'essence de térébenthine. Or, cette essence a eu, jusqu'à présent, une production limitée, et ses cours sont sujets à. de nombreuses fluctuations, alors qu'anthracène, benzine et naphtaline, baâefi de la fabrication de l'alizarine et de l'indigo, sont plutôt l'objet d'une surproduction,
D'autre part, les régions actuellement productrices du camphre, émues de la concurrence qui leur est faite par le produit artificiel, baissent leurs prix et font force plantations en vue de suppléer, dans l'avenir, à l'insuffisance des f'êcoltes. Au Japort et â Formose, le gouvernement fait des sacrifices considérables pour repeupler de jeunes camphriers les régions déboisées.
D'autres pays qui, par leur climat et la nature de leur terrain, sont en mesure de cultiver le précieux Laurus eamphora, font de leur côté des efforts pour introduire chez eux ce nouveau genre d'industrie forestière.
C'est ainsi qu'aux Indes, à Ceylan, en Floride, au Texas, des milliers d'hectares ont été consacrés à la culture des arbres à camphre.
'Pour parer éventuellement à la disette de matière, certains auteurs prétendent que des jeunes plants de cinq à six ans sont susceptibles de donner à la distillation un rendement rémunérateur. Il en est même qui affirment que les feuilles et les rameaux du camphrier arrivé en plein épanouissement, lorsqu'ils sont cueillis judicieusement, peuvent fournir par distillation, pendant de longues années, de notables quantités de camphre.
Il est vrai que ces deux assertions sont
con I redites par divers expérimentateurs et, en réalité, il semble qu'on ne peut compter avec certitude que sur l'exploitation des arbres ayant atteint 40 à 50 ans,
Ceux-là seuls renfermeraient assez de matière pour pouvoir être traites avec profit.
Dans ce cas, si la consommation se maintient au niveau actuel, ou s'accroît, la lutte, pendant de longues années encore, restera ouverte entre fournisseurs du produit naturel et producteurs industriels.
L'issue dépendra nécessairement du développement qu'aura pris la culture des résineux et la fabrication de l'essence de térébenthine.
Pour pouvoir être employée avec succès, celle-ci devra être abondante, riche en pinène, et à des prix accessibles.
Il est juste d'observer que l'animation produite sur le marché par les demandes renouvelées de l'essence a. déjà, suscité l'intérêt des pays riches en forêts de pins.
Comme nous l'avons mentionné, l'Espagne devient, depuis quelques années, exportatrice de notables quantités d'essence, et l'Algérie va, de son côté, entrer dans une période de production intensive, le gouvernement algérien ayant autorisé le gemmage à mort de 7.056 pins maritimes, et le gemmage a vie de 14.053 autres arbres situés dans d'aiTondissement de Philippeville.
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Aux Indes, on envisage également l'éventualité d'une exploitation méthodique des résineux qui y poussent en grande quantité.
Le camphre ne semble donc pas prêt à faire défaut à brève échéance.
'C'est plutôt son emploi sur l'échelle actuelle qui pourrait être menacé, quelle que soit son origine.
Nous avons vu que 70 p. % du produit consommé entrent dans la fabrication du celluloïd.
Or, les fabriques de produits chimiques, sans cesse en éveil pour alimenter l'activité et susciter l'esprit d'invention de leurs chimistes, n'ont pas manqué de chercher des succédanés du camphre:
nombreux sont, en effet, les produits trouvés et préparés en remplacement de ce dernier. Nous ne citerons que l'éthylacétani-lide, la méthénylorthotoluylénédianine, la méthylbenzoyltrichloranilide symétrique, le mannol, etc.
L'avenir du celluloïd lui-même est d'ailleurs problématique.
La facilité avec laquelle il s'enflamme, les accidents nombreux auxquels il a donné lieu, l'odeur de camphre qu'il dégage ne laissent pas d'avoir des inconvénients pour son emploi.
Sa merveilleuse plasticité, sa blancheur, son beau poli, sa résistance à l'eau ont jusqu'à présent compensé les imperfcetions qu'on lui reconnaît et l'ont fait triompher des nombreux concurrents qui ont surgi dans ces derniè-
res années. Mais il n'en sera pas toujours de même, et, si l'on ne trouve pas un substitut susceptible de prendre sa place dans tous ses usages, il n'est pas impossible d'entrevoir le moment où plusieurs matières, ayant des qualités appropriées aux emplois auxquels elles sont destinées, ne le remplacent définitivement.
Quel que soit le sort qui lui est réservé, cette belle matière marquera dans l'histoire du camphre par les progrès incontestables qu'elle a provoqués, dans ce chapitre si captivant des composés lerpéniques, et par l'attention qu'elle a attirée sur les conditions de culture et de développement de toute une série de ■végétaux répandus sur les parties les 1 lus éloignées de notre globe.
A. Haller.
Brevets et Marques de Fabrique
Jacques GEVERS & Ce.
à ANVERS, 70, rue Saint-Jean
Inventions nouvelles dont les titres ont été publiés par le Gouvernement le 13 Octobre 1909.
218660. -- Wieder (H. G.), à Londres.
- Perfectionnement concernant les instruments reproduisant et enregistrant les sons.
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NOUVEAUTÉS DE LA SEMAINE
LE COLLIER de la VIERGE
PATHÉTIQUE - Superbe Affiche
Le Torero Alphonso aime la gentille se brise à terre; lui-même, blessé dans
Paquita. Un jour, il rencontre ta ciga- ta chute, s'évanouit, rière Juanita et en devient éperduemenl Sa douce fiancée, Paquita, se sentant
amoureux. La ©aip-rseieuse cigarière lui délaissée, vient prier Dieu. Elle trouve
I in 1 1 net de l'épouser s'il lui donne le eol- Alphonso évanoui. Elle s'adresse à la
lier précieux qui orne la s Sa tue de la Vierge avec une telle ferveur que ses
Vierge. voeux se trouvent exaucés. Alphonse lui
Mais, quand Alplionso apporte à l'in- est rendu; la Vierge bénit les deux flanconstante le joyau dérobé, Juanita se cr>,,
moque de lui. 11 retourne à ! "église el rat- Longueur: 185 mètres. Prix: 248 ïr. 35. tache le collier au oui de la Vierge. Dans Mot télégr.: COLLIER.
sa hâte, il l'ait chanceler la statue, -qui y compris teintures et virages
Dans les Gorges de l'Atlas
ATTAQUE D'UNE DILIGENCE - Exécuté par R. MOREAU
Sur des routes écartées du Sud Algé- Sites et costumes extrêmement pitto-
rien, mie diligence est, attaquée par des resqiies. Photographie splendide.
kabyles. Nous assistons a l^ûhjjsçade. Lui<aueur appra.rimalire: 166 mètres. Les voyageurs, emmenés en car tivile,
son! heureusement délivrés ,,ar le plus Prix; 223 fr, 50. MoLfélégr.: «DILIGENCE.
jeune d'entre eux. (,'/ compris tirages et teintures)