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L'OPTIMISME NÉCESSAIRE

Pendant que la plus grande partie des Editeurs cinématographiques européens se préoccupent justement de trouver à leurs œuvres un débouché nécessaire sur le territoire des Etats-Unis, une certaine inquiétude domine le marché. Chacun sent bien que notre continent ne consomme pas assez de films pour en rendre la fabrication lucrative, mais personne ne pense sérieusement à s'arrêter, pour une halte reposante, dans cette course effrénés h la surproduction. Et c'est de cela qu'est fait le malaise dont souffre notre industrie.

A l'autre rang des membres de la grande famille cinématographique, chez les loueurs de films, règne un désarroi profond. Les Editeurs s'étant partagés

en trois groupes importants

Pathé

frères, Société Gaumont, Union des grandes marques — commencent seulement à organiser la location sur des bases rationnelles. Tout laisse à supposer juo sous peu de mois, us auront créé un marché français moins anarchique qu'autrefois. Dans cet effort il paraît qu'ils travailleront avec le concours des Loueurs libres qui ont acquis depuis plusieurs années une expérience co nmcrciale solide et une clientèle dont ils savent spécifiquement les besoins. En tout cas, ils ne sauraient tout à fait se passer d'eux, et je dois à la vérité de

dire que la réciproque est vraie. Nous tendons peu à peu vers la méthode américaine selon laquelle le groupe des Editeurs ne connaît pas l'exibileur personnellement et cède sa production à un groupe exclusif de loueurs. Tout le monde se trouve bien là-bas de cet état de choses: je ne vois pas quelles raisons on pourrait bien objecter en France contre ce système.

Reste le monde nomb-rux des Directeurs de Ciné-Théâtres. Celui-là, d'une façon générale, fait de bonnes affaires. Il -est prodigieusement actif. Quelques entreprises sautent de semaines en semaines, mais sont vite remplacées par d'autres. Il s'en orée même de nouvelles et de fort importantes, individuelles ou collectives.

Jamais, en effet, la situation ne fut meilleure pour la mise en valeur des spectacles cinématographiques. Le choix des films est devenu considérable par la multiplicité des maisons d'édition, françaises, italiennes, américaines, anglaises, espagnoles, allemandes et même russes. La qualité des œuvres va croissant. Les facilités pour se procurer les programmes les plus riches et les plus variés augmentent tous les jours avec la location concurrentielle des Editeurs.

Quant au prix du matériel d'opération il ne fait que baisser, à tel point que le fabricant semble dire à l'acheteur: « Je te donne les appareils, ou je te les loue au meilleur marché pour que tu consommes du film. » Dans ces conditions assez

nouvelles, seul le prix des salles de spectacles ne baisse pas, les propriétaires n'ayant point coutume de restreindre leurs revenus.

Et le public reste toujours le bon public qui paie pour se donner les joies du rire et des larmes. Quelques esprits chagrins affirment qu'il se blase et fuit le spectacle. Rien n'est plus faux. Les salles de projections sont toujours pleines à Paris et en province, lorsqu'elles sont dirigées par un professionnel adroit, imprésario consciencieux, qui ne recule pas devant les frais puisqu'il sait que ses sacrifices lui seront largement comptés. Seules les petites entreprises ont à souffrir, car le cinématographe est un spectacle et dans cette sorte d'industrie chacun sait qu'il faut des capitaux.

Soyons donc optimistes. L'âge d'or de la Ginéniatographie est peut-être disparu: c'est l'âge d'argent qui commence.

G. DUREAU

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Avis aux Capitalistes

A céder parts de commandite représentant 23.333 fr. du capital de la Société Paillot et Cie, Cinéma Voltaire, rue de Charonne, 146. S'adresser à M. Ferret, rue Rochechouart, 66, à Paris.

La Succession de M. C. Breteau

Les nombreux amis qu'avait su s'attacher le regretté G. Breteau, trop brusquement emporté, apprendront avec plaisir que l'entreprise déjà prospère qu'il dirigeait à Montreuil-sous- Bois sera désormais continuée par M.

Decroix.

M. Decroix, qui possède à son actif cinq années de service à la fabrication des négatifs, mise en scène, chez Pathé frères, trouvera certainement une excellente carrière dans la maison à laquelle il apporte son activité éclairée.

Toutes les communications doivent lui être désormais adressées à l'usine et aux bureaux de Montrenil-soiis-Bois (Seine), 11 bis, nie de Fontenay.

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