‹ CinémaChapitre 2 sur 7 · INCOMPARABLE INNOCENCE · texte numérisé non relu

INCOMPARABLE INNOCENCE

sous le ciel turquoise du Nouveau Mexi que où mûrissent les oranges.

Ecran

p U yOR E O ^

V B T U ^CsN ^

Je vous ai vus je vous ai vus ô éphémères ô visages inaccessibles

cibles où bondit le désir cloîtré Je vous ai vus galerie préméditée et pathétique derrière des vitres pures satisfaites de vous exclure Vitres de limousine et de wagon à boggies Ecartement : 2 mètres Gare d'attache :

Paris Baudelaire, votre invitation au voyage ne vaut pas le billet de quai qui coûte 2 sous

spectacle naïf et silencieux des sleeping-

cars parfum solennel des gares visages de départ

Compagnie Internationale des Grands Express Européens Visages gantés de verre luxe vivant où je mire mon désir

en pleine danse brutale du 95 à l'heure visages que chaque aiguille penche sur la catastrophe

visages de toute ma vie prétextes nus

serre chaude des aventures j'en ai tant connus

Et d'autres où j'aurais voulu tout bêtement mourir mourir pour rire

comme dans les romans à 10 sous le

paquet Hélas ô cœur violent c'est donc tout ça cette volupté qu'elle n'arrive pas à s'exprimer

Visages hâlés

des mécaniciens dans le vent de leur machine et des garçons de la marine qui furent tendres pour leurs aînés Visages poudrés Visages déguisés

Visages piaffants

dans le Champagne des bals blancs

Visages indifférents

sonores comme l'écho

Il y en a beaucoup trop

visages de toute ma vie

farce de mes paradis

fichus

je vous ai vus

je vous ai vus éphémères

O visages inaccessibles

cibles

Et je compose ces funérailles

où je vous raille.

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'.. MAIS UN HOMME VEIL- LAIT SUR LA PRINCESSE JAUNE. C'ÉTAIT MAYO. IL DIT A L'ÉTRANGER QUI APPORTA LA HONTE ET LE DÉSHONNEUR : « LES POIGNARDS ENVELOPPÉS DE SOIE SERVENT A FAIRE HARAKIRI » ..

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