‹ Cinq années d'administration grite ou Le Canada ruiné [microforme]Chapitre 1 sur 23 · Cinq années d'administration grite ou Le Canada ruiné [microforme] · texte numérisé non relu

Cinq années d'administration grite ou Le Canada ruiné [microforme]

1" Ge Club a l'honneur d'offrir aujourd’hui le discours que l’un de ses membres a prononcé à une grande assemblée tenue à St. Alexandre d'Iberville, sous la présidence de F. Ouimet, Ecr., Maire, le 26 Mai 4878. C’est un fidèle résumé’ de toute l'administration grite depuis l'avénement de M. MacKenzie au pouvoir ; c'est une page éloquente,

savante èt complète,mais lugubre, des affaires de notre pays.

Lé Canada prospère autrefois, a vu, en cinq ans, s'évanouir ses richesses, son commerce, ses industries et ses espérances.

__ Ce discours indique clairement les causes du mal actuel et suggère les moyens de guérir ia plaie profonde faite à notre patrie par

les grits.

Nous espérons que les élecceurs sauront gré au Club d’avoir placé sous leurs yeux un état si complet, et en mème temps si impartial, de

là situation actuelle,

Voici ce discours tel que rapporté dans les journaux de Montréal :

A1. le Président et Messieurs,

x.er soir, la tempête sévissait avec une violence non pareille ; le «Ciel, tourmenté par l'orage, était : enteu. On'aurait dit les cataractes de la colère céleste s’entronvrant pour abimer le monde ! La foudre a,emporté les miasmes et la corruption que assiégeaient l'air, l’on : respire plus à l'aise aujourd’ hui ; ün fardeau de moins écrase nos :,. épaules. Le calme x succédé au ‘#ifement aigu des vents. Hélas !

Ahpitre joug nous ‘blesse cependant d’une manière encore plus @ruelle ! C’est le despotisme polik que du gouvernement actuel.

HSCA

Comme Horace Vernet qui sollicitait la faveur d’être attaché au mât d'un navire agité par louragan,afin d'imprimer plus vivement dans sa mémoire l'horreur de la tempête, pour la copier ensuite, avec plus d’exactitude sur ces toiles fameuses, je voudrais avoir saisi, moi aussi, toute l’horreur de la situation politique de mon pays, afin de pouvoir la retracer plus vivement à vos yeux et l’imprimer plus profondément dans votre mémoire et dans vos cœurs. J’appélle de tous mes vœux le calme. Muis auparavant il faut que le peuple se lève dans sa majesté outragée at qu'au milieu des orages de sa Colè-

re, il chasse les miasmes délétères de la politiqegrite,et quil fasse dis- ‘paraître impitoyablement ses maitres, ses despotes, j'allais dire ses tyrans. )

Page 1