BUT DE LA SOCIÉTÉ
Tous nous..voulons. le bien du pays ; {ous nous sommes avidés dé‘bonheur. Pour atteindre notre but, nous nous choisissons des mandataires qui sont appelés à gouverner età confectionner des lois.
La loi est la règle de notre conduite. Quand elle est bonne, le pipe est heureux ; quand elle n’est plus respectée, l'anarchie règne. Quand le gouvernement est corrompu, son exemple est néfaste. Nos représentants sont devenus une nécessité de moyens depuis que les comices populaires des temps anciens v’existent plus. Le mandat est inventé. La politique est l’art de gouverner les peuples et l’économie politique est celui d'enrichir les nations. Hélas ! l’on dirait que le pouvoir actuel s’est étudié à faire mentir ces principes au détriment des gouvernés.
Le peuple est roi un seul jour, ar chaque période de cinq ans.
e jour de royauté, c'est celui de
l'élection.
Mais cette royauté absolue, il la dépose sur la tête de ses représentants. Alors, ceux-ci, cinq ans, sont maîtres à leur tour. Ils peuvent endetter le peuple, l’appauvrir, le taxer. Leur vote est loi. Que d'abus résultent de ce système quand les représentants sout incapables ou malhonnètes, et qu’ils trahissent les intérèts populaires, dans leurs intérêts privés ! De nos jours le pavillon seul couvre la marchandise et dans natre étrange langage l’ondit que l'élection veut dire choix. Hélas! par une suite d'abus du mode électif, nous n’en avons plus que le nom, nous n’avons plus la chose.Le peuple pourtant se croit libre, et sa volonté est enchainée, pendant une lutte électorale, par une foule de moyens pervers mis à la disposition des candidats. La véritable liberté est l'absence de toute contrainte Or, la contrainte
———— ét te
électorale existe à un tel point qu'il wy a plus de liberté.
Nos préjugés, nos passions,notre fanatisme, notre aveuglement, notre esprit de parti nous perdent.
Aujourd’hui la liberté n’est plus qu'un mythe !
‘Notre système constitutionnel n’est plus qu’un leurre ! ‘a
La division politique est à son apogée.
L'élection semble une invention machiévalique.
La division entre citoyens d’un même pays est la source de la ruine de ce pays.
“La majorité fait le droit ”” est une aphorisme aussi faux que cet autre. “ La propriété c'est le vol.”
Mais les peuples se passionnant pour l'erreur, s’incorporent le poison des mauvaises doctrines courent à leur ruine, appellent sur leurs têtes d’inénarrables malheurs.
Le droit chrétien n'existe pius.
Pour le retrouver, il nous faut remonter au Moyen-Age, objet de tant de calomnies de la part des admirateurs outrés du droit moderne.
Remontons cependant un peu vers nos origines.
La lutte est la condition de l’humanité : chaque homme est soldat.
Il lutte contre tous les obstacles, contre la nature, contre les éléments, contre lui-même.
Le soc ne fait-il pas son sillon qu'en déchirant le sein de la terre ?
l'oiseau ne voltige-t-il pas qu’à for- -
ce de luttes ?
Le travail est une lutte aussi.
Quand la patrie est riche, qu’elle est satisfaite, le citoyen regarde au dehors pour y trouver des moyens nouveaux de mouvement ; l’inaction le tuerait.
Mais l’homme ne comprend pas toujours son origine, ni sa grandeur, ni son but. Il forfait à sa mission, souvent. Alors, le Ciel s'appesantit sur la terre.
Les bases des empires sont agitées. Les ruines s’amoncellent !
La décadence est proche. Le Canada semble oublier ses traditions.
Prenons garde !
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Cependant, *uprès du mal est le remède ; le dictame croît à côté du poison.
La vie d’un peuple estsemhlable aux ondes d’un grand fleuve. Ici d'eau claire, limpide roule tranquillement sur un lit de gravier, entre desrives enchanteresses, cou-
vertes de fleurs, d'arbres, de: frai-:
cheur et de vie, . | ii li Plus loin, la scène change d’aspect, les ondes paraissententrainer
vers un abîme caché, un gouffe in-|
connu. D'âpres collines, aux pics hérissés, encadrent. le fleuve. : La nature ici semble tourmentée. Au lieu du sourire de tantôt, elle présente l'image du désespoir.
Regardez ! voici l’abime ! la terreur !
Image trop fidèle de la vie des
tents, heureux, prospères, leur vie est calme comme l'onde d’un fleuve. paisible.