‹ Cinq années d'administration grite ou Le Canada ruiné [microforme]Chapitre 13 sur 23 · ET ES · texte numérisé non relu

ET ES

de

1874-75, soit: 84#1,906,415.15. Ce | propose le 6 mai courant, P.414 ües qui constitue pour la première an-| votes et délibérations Ç. G) que née de leur règne, $87,220,509.24 |‘ cette Chambre. n’acquiesse rs d'augmentation. aux amendements faits par Le Sé- Non contents d'augmenter les | nat au bill (52 du chemin du Pacidépenses et ie placer une légion |que) ” et sa majorité moutonnière, d'employés de-plus que leurs: ad-|grossie de M. Béchard, votre déversaires, nos gouvernants, pour | puté, étouffe la voix de nos libresse débarrasser des chercheurs de sénateurs. Les esclaves qui nous places; créèrent le gouvernement | représentent ploient l'échine. Nous de Keewatin, dont le coût annuel sommes vendus ; nôs intérêts sont sera de 865,000 tandis qu’un seul |livrès à nos ennemis. magistrat et quelques officiers de L'ÉMIGRATION

peus suffiraient pour maintenir| . à ordre dans ce territoire inhabité.| qui en 1872, la dernière année du règne conservateur ne coûtait que

La Gour Suprême, où nos grits C | vont s'asseoir si heureusement | $8277,268 pour 36,901 émigrants,soit avec un salaire de 87,000 par an-|$7.66 par tête, a coûté en 1875, : née, est une invention libérale | $302,770 pour 16,038 émigrants,soit pour laquelle la Puissance paie |$18.50 par tête ;eten 1876 €385.- $56,000 par année, 815, pour 10,901 émigrants, soit

Nos grits criaient fortement | $26.55 par tête ; ce: en 18/7 elle

nous a coûté $229,652 sans résul-

contre l'annexion du Manitoba c .

vers 1870 et ils viennent, (en Mai|tats pratiques, les émigrants passant, en partie, vers. l'Oues: des

1878,) d'acquérir lous les territoires ; du Nord-Ouest.jusqu'aux mers po-|E. U. (Comptes publics p. 110). C'est ainsi que M. MacKenzie en.

laires.

A la page 424 des votes et déli-| tend l'économie, ‘bérations de 1878, le 7 mai, je FAUX-FUYANTS GRITS. constate une octroi de $12,000 par à. < À mille au Canada Central, sur une| M- Béchard nous a dit tantôt que distance de 120 milles, soit 81.440 | S0n gouvernement avait été obligé 00Q pour favoriser un chemin de |d'endosser les obligations du passé fer local dans Ontario, et le 7 mai | 2t que Sir John avait gouverué par 1878 M. MacKenzie et ses fidèles, | la Corruption. Le premier minisrejettent la motion Cameron de-|tre donna un démenti formel à mandaut à ce qu'aucune subven- | Cette accusation, le 28 février dertion ne soit accordée à ce chemin, | "ier, en plein parlemsnt, en réponà moins que la Compagrie ne se|s° au Dr. Tupper. “Je n'ai jamais conformât aux dispositions de j’ac- dit que l'ancien gouvernement étail te des chemins de fer, corrompu,” affirme MacKenzie.

Le même jour, 7 mai 1878, le Cuacune des assertions de M. gouvernement rejette la motion |Béchard, l'esclave du gouverne- Bowell qui voulait, avec prudence, | Ment actuel, comme il l'a admis que l'on ne sacrifia pas nos lisses | lui-Mème, est controuvée par les d'acier, sans étre certain qu'elles |feits., Il nous accuse d'avoir, les seraient employées dans un but |P'emiers, imposé la taxe sur le tautile et non pas pour d’autres fins | Pac et lors du règne libéral de 1863, que celles proposées. . [je vois que cette taxe fut imposée,

Sourd à la voix de la justice, M. |à Cette époque, pour la première McKeuzie tient son fouet levé sur | f0is. De fait, nous lisons dans le la tête des grits et ceux-ci, courbés | tarif d'alors : en esclaves,sous la volonté du mai | Pour le droit de manufactre, ruinent notre pays, démorali-| turer du tabac... . 8100.00 sent nos populations, détruisent | Pour le droit de vendre du notre commerce, anéantissent nos! tabac... … 20.00 manufactures. En vain le Sénat, | Sur chaque livre de tabac veut-il relever la tête et conjurer| haché, euc., manufactu-

J'orage. M. McKenzie se lève et! ré dans le pays... $ 0,10

D à j ne

Sur toute autre description

de tabat, par livre... 0.10 Pour pérmission de’ faire

des presses à tabac, par

presse. LL, 20.00

. Etc., Etc.

M. Béchard vous a dit aussi que les dépenses s’élevaient constamment de 1867 à 1873.

Les comptes publics démontrent au contraire, malgré les grands travaux exécutés par les conservateurs, l'invasion fénienne et l’annexion des Provinces, que les dépenses étaient bien moirdres alors qu’elles ne sont aujourd'hui La première année de la Confédération, d’après les données de M. Béchard, nos dépenses furent comme suit :

Etablissons la comparaison : Les grits nous promettaient l’économie, et cependanten 1873-74, leur première année de règne, ils dépensent, non seulement les sommes votées, mais ils se trouvent en face a’un déficit considérable, qui nécessite de nouvelles taxes sur les cbjets de première nécessité, tels que le thé, le café, le sucre etc.

Ainsi M. MacKenzie a augmenté les dépenses de plusieurs millions, comme je l’ai démontré plus haut, après avoir accusé ses prédecesseurs d’extravagance.

LE DEFICIT cette année est de 81,460,027.56,

malgré les taxes exorbitantes que,

nous payons au trésor fédéral. Nin encore satisfait, le quatre mai, le gouvernement, appuyé de sa majorité esclave, demande encore $848,290 d’estimés supplémentaires,et le surlendemain,au moment mème où un grand nombre de députés ont laissé la Chambre pour retourner chez eux, fatigués d’une si longue session, M. Ma:Kenzie vient encore,avec une autre. feuille supplémentairé démander $1,676.- 114.30 pour terminer l'année fisca le du 30 juin prochain ! En sorte

que le défleit réel de cette année se trouve porté à $3,284,431.59 ! ! !

M MacKenzie qui sait que son règne sera court, ne s’occupe guères de parer aux catastrophes de l’avenir. ‘Après avoir Yemäandé, dans son budget de 1877.78: 634,499.- 567.96 il ne s’rrrête pas là, i! réclame, par ses ‘estimés de 1878-79 l'énorme somme de $39.334,882.45 soit €4,996,557.69 d'augmentation.

(Voir Budget de l’année 1878-79.

NOTRE DETTE FEDERALE, Déduction faite de l'actif de la Puissance, est de $133,208,694.45 (appert au premier tableau des comptes publics de 1877.)

TRépartissez cela sur nos 4 millions de population et vous aurez une moyenne de $33.33 par tête. Où allons nous ?

Le peuple, fanatisé par l'esprit de parti, semble vouloir ne plus rien entendre. Bientôt il ne s’'appartiendra plus.

Notre crédit est affecté, notre honneur national foulé aux pieds, nos espérancés anéanties, nos manufactures détruites, la vertu politique bafouée, nos positions et nos Charges mises à l’enchère, des taxes exorbitantes pèsent lourdement sur nos épaules. Voilà à résultat de la politique grite de M.

| MacKenzie.

Si encore le gouvernement avuit un seul acte méritoire à son crédit, nous pourrions peut-être le sauver.

Hélas ! moins heureux que ce pénitent qui s’accusait d’avoir commis toutes sortes de crimes, mais quiau moins,avait pour les racheter, une bonne œuvréà son avoir, celle d’avoir sauvé une âme, sous | l-8 circorstances suivantes : dJ'é-

tais, dit-il, sur un baleiuier américain et comme il se trouvait à bord un incrédule, je pris le parti de le convertir, Je lui attachai un câble en dessous des bras et le plongeaïi à la mer. Le retirant, il ne croyait pas encore. Nouveau plongeon, même incrédulité.

Alors je remets mon incrédule à la mer. Quand je le retirai il respirait à peine, mais il était converti, il croyait! Alors content de sa foi, sûr qu'il mourrait en

om er

am

1877.) illions 4 une >, Où

prit de s rien appar-

notre aux anties, a versitions chère, ; lourlà t de M.

| AVuit rédit, auver.

ce pécommais acheavoir, , SOUS J'émérià bord de le n cât le ant, il iveau lité.

édule ai il conntent t en

QG rene

croyant, certain de son salut; je le

lançai définitivement au fond de

l'abime ! : :

Page 1