‹ Cinq années d'administration grite ou Le Canada ruiné [microforme]Chapitre 14 sur 23 · LE CRI D’ALARME · texte numérisé non relu

LE CRI D’ALARME

Justement alarmés des conséquences desastrsuses pour notre pays, de la politique grite, des

ommes de cœur ont, en vain, essayé de rémédier au mal. Dans ce but, McCarthy pousse un cri de détresse. 52 députés réponden:, mais M. Béchard et 85 de ses collègues restent sourds à la voix de cette sentinelle de nos droits et votent contre la motion McCarthy, laquelle se lit comme suit à la

. 431 des votes et délibération de a C, C. du C., le 7 mai 1878 :

“Résolu : Que cette Chambre regrotte qu’en face Ges déficits annuels survenus depuis que l’administration actuelle est au pouvoir ets'élevant à $3,360,812.62 (ainsi qu'il appert aux comptes publics.) les dépenses publiqnes n'ont pas été d'ninuées de manière à les limiter aux revenus et qu'au lieu d'adopter pratiquement une politique de retranchement, le gouvernemet a dépensé plus en 187475, 1875-76, 1876-77 que le montant le plus élevé qui avait été dépensé avant 1874-75.’

Cette motion est perdue parle vote mème de ceux qui, le 5 Mai 1870, sur une motion analogue de l'Hon, A. A. Dorion, avaieñt voté le contraire. Malheureusement, M Béchard est un de ceux là! Où est dons sa belle indépendance d'autrefois ?.….…. Il vous l’a dit:

il est l'esclave de M. MacKenzie ; il se courbe toujours ; le maître est là ; l'humble serviteur ne fait qu'obéir.

Hélas ! les plaintes et les suppli cations du pays qui demande !'ñstamment des rélormes, ne sont plus entendues. Un nuage fatidique couvre la vue de nos gouvernants Ils ne voient ni les malheurs de la situation présente ni nos désastres financiers, ni les larmes de ceux qui ont faim, et qui gémissent, sans ressources et sans travail.

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