‹ Cinq années d'administration grite ou Le Canada ruiné [microforme]Chapitre 20 sur 23 · Diminution du salaire du · texte numérisé non relu

Diminution du salaire du

LES MANOFAOYURES PRONISES.

Enfin, le programme libéral-

rit nous promettait un tarif prore à assurer l'établissement des manufactures en ce pays !

employés er Voilà la. grande promesse- To. Amélioration de nos voies de À communication intérieure pour faire prendre au commerce de l'Ouest la voie du St.Laurent ; go. ‘Opposition à ja construc” tion du Pacifique, par octroi du gouvernement, tantaue le Nord- Ouest ne sera pas suffisamment, CO” lonisé ; Jus. Au contraire, ils s'adoptent 90. Obtention du droit absolu de | aux exigences des revenus, des perégler nous-mêmes NOS relatior.s | soins, des ressuurces et des relacommerciales avec les autres pays tions de ces pays. L'on ne doit de manière à assurer l'élablissement évidemment 56 protéger que de manufactures en Canada. sur des objets que nous Au lieu de réduire Île nombre roduisons pas nous-mêmes: Le des minisires, les grits l'ont aug- ibre-échange convient atx namenté.—Première déception ! tions riches, dont les différentes Les grits demandaient la réduc- industries ont atteint un haut detion du salaire du Gouverneur gré de perfectionnement. Les peu- Alors, pourquoi avoir voté au Gou- | ples nouveaux oni besoin de proverneur, pour s0n voyage au Ma- |tection pour créer lenrs manu facnitoba, en 1877, en sus de ses $50,- | tuTes et développer leurs ressouT- 0 )0 de traitement annuel, une S0M | ces naturelles. me additionnelle A de 810,573.94 ? L'industrie française à pris 501 (Réponse No. 39 à un ordre de la | essor aus Louis IV ; elle est due Chambre du 25 nov. 1878.—Deutiè au système douanier du Grand me mensonge ! Colbert. Amédée Gabourd (? vol. Les adversaires du gouverne- Hist. de France, 3e Ed. p. | 1) ment conservateur réclamaient une s'exprime ainsi à ce sujet : « Colréduction du nombre des employés « pert imposà des règles sévères ublics ! 1,508 nouveaux ont été |‘ au travail, mais il $ attacha en appointés par eux {— Troisième du- |: mème temps, à Lui assurer le perie. « marché national. Les produits de js demandaient l'amélioration « J'industrie étrangère furent frapde nos voies de communication « pés de droits répulsifs qui en ren intérieure, pOur attirer le commer” « dirent Vimportation en France ce de l'Ouest ! Cependant M. Mac- |“ fort onéreuse.” kenzie détourné tout ce commerce Frappé de l'infériorité des maau profit des Américains, en leur nufactures françaises, Je grand permettant l'usage de notre paci- | ministre fit de prodigieux efforts fique Canadien, en creusant les pour les développer en les protéécluses du Fort Francis et en lais- geant contre la concurrente étrangère. il poursuivit, avec rigueur, les contrebandiers, à n d'empêcher les objets étrangers d'arriver en Oppositson à La coustruction g' : Wrance:. Cette protection assura Pacifique, comme inutile avant la|le développement des industries colonisation du Nord-Quest ! EL | françaises. Cette proteelion doit voilà qué les diminuer paturellement à mesure

en — a e =) a =) [er =) —

ri que l’industrie nationale peut sou-|les inonder et d'y empêcher l'étenir la concurrence ‘étrangère. | tablissement des manufactures. L'Angleterre a bien compris ce| Henry Clay vengea les Américains principe, et tandis qu’elle réclame | quelques années après (1824),, Ce

LL ardemment de toutes les autres|système, infâme est aujourd’hui d: nations l’abaissement des tarifs, prapqus. ponte Je Canada par les Les elle s’obstine à maintenir les siens | Etats Unis, à la connaissance de

assez élevés. pour empêcher les|notre, gouvernement, qui ne fait se. autres d'arriver chez elle; voilà |rien pour en arrêter les désastreux L a l'un des grands secrets de son |effets! La France s'insurge en ce or- omanipctence commerciale. moment en faveur de la protection.

La nation anglaise séduite par|Les Etats-Unis agissent de même.

| du les avantages du libre échange a | McKenzie refuse l'entrée des vins ON. abaissé ses barrières depuis peu. français, en. franchise, afin que la ces L'effet en fut désastreux pour elle; | France nous laisse arriver, avec sa À Le fer belge y arrive à si bas prix| nos. vaisseaux, sûr, ses marchés, bs0- que ses opérations minières sont|aux mêmes conditions que l’An- | tent arrêtées et que les grèves y sont à |gseterre. Ainsi, les Chantiers de —4| s be- l'ordre du jour Les théories libé-| navires sout suspendus, et des cela rales de Gladstone ont nuï consi-| milliers d'ouvriers se trouvent sans doit dérablement à L’Angleterre depuis | travail dans tout lé pays, mais que quelques années. | surtout à Québec et dans les Pros ne Napoléon IIL, ‘entrainé par les|vinces Maritimes. Ainsi, l’histoire É Le séduisantes théories libres-échan- | industrielle de l’Angletérre, de la | Das de gistes de Cobden, voulut les faire | Frañce et des Etats-Unis est là pour rentes essayer à la France, en dépit des! témoigner en faveur du système ut de- protestations de l’industrie natio- | protecteur, qui est une vérité frap- à es peu- nale. Les désastres financiers en | pante pour tous, excepté pour notre | e pro- furent la consévuence. . gouvernement, qui semble frapper | \nufac- . De fortes réclamations se produi- | de cécité. Au lieu d'élever notre | eSSOUT- sirent au corps Législatifs. Thiers | tarifsur des objets manufacturés en | qui connaissait le prix du travail | Ce pays, l’on impose des droits sur ris son et Pouyer-Quartier firent des dis-|le thé, le café, le sucre, etc, que | sat due cours, restés célèbres, pour le|nors sommes obligés d'acheter à | Grand rappel du traité, avec l'Angleterre. l'étranger. C'est le renversement 4 @ vol. Le peupie, aussitôt après SéJan, | du sens commun, c’est le sacrifice | cp. Hi s’empresse de récompenser ses |de nos intérêts les plus chers. + wCol- défenseurs : Thiers.est appelé à la] En vain réclame-t-on, M. Carth. nr. sévères présidence et Pouyer-Quertier est} wright'est sourd à la voix du peutacha en nommé ministre du commerce. | ple. Le 15 mai 1874 (Journaux C. sure lé Si l'Angleterre est arrivée à un|G: p.249) M. Baby propose de ne oduits de trés-haut degré de prospérité, elle | pas taxer le thé ni le café ; le gou-

ent frapui en renn France

é des ma-

le doit à la protection. Ainsi en est-il des Etats-Unis. Dès après 1790, Les questions économiques y furent fortement agitées. Washington, Hamilion, Jefferson, etc.,

vernement, suivi de M. Béchard et de ses amis, nous impose cette taxe.

Le 30 mars 1836, (P. 252 Votes et

D. CG. C.,) M. Colby propose de ré-

le grand virent que le secret de la prospérité | duire le droit sur l'huile de charux efforts du peuple et de son indépendance | bon ; le gouvernement rejette catte us proté- reposaient dans la protection. Aussi| motion par une majorite de 60

nce étran-

ec rigueur,

d'empècher ’arriver en ion assura , industries æetion doit nt à mesure

es 1872, Hamilton, : secrétaired'état, fait un rapport au Congrès en faveur de l'imposition de droits élevés sur les objets de fabrique étrangère. L'Angleterre s’émeut, et à Mancheskt seulement, l’on souscrit un demi-million pour l’achat de marchandises, au rabais, destinées aux Etats-Unis, afin de

voix; un an après, il adopte la motion Colby 11

Pour favoriser les Américains M.

Cartbright ruine nos commerçants Canadiens. Ainsi comme l'a prouvé la Minerve dans l’article suivant “ilabalit ledroit de 10 p. 100 sur les thés venant des États-Unis que le Gouvernement Conservateur avait

M. a... CAS

imposé pour encourager l'importation directe de ja Chine et du apon et faire profiter notre commerce des bénéfices qni vout aujourd” hui aux Américains, la presse conservatrice

avertit le gouvernement rouge qu'il quent que le précédent:

allait tuêr ce commerce:

Kenzie se contenta de rire Les importateurs de thé dnrent fermer boutique les un$ après les autres et se réfugier aux États-Unis.

Avant l'abolition de ce droit, nous imporh ons ue la Chine etdu Japon

Unis pour $ 1,734,62 de théetrien des pays de production N'est-ce

pas que c'est admiräbl ?

les Etats-Unis qui vont acheter aux Antilles du sucre qu'ils nous reven-

dent et que jadis nous achetions directement nous-mêmes: PU Le tableau qui suit estaussi élo-

Mac Sucre, entré pour Ja: consommation venant

d'ailleurs que des Etats-Unis ou de l&

Grande-Bretagne :

Antilles. :

1BTMenssse sonsoust res D 919,517 187 D secs voonnre serre te 1,023,148 Te rrromneur nomme 868,846 TYPES és 610,716

Importations des 12 derniere mois :

En étudiant le tableau suivant, Dee. 29,964,053 82,009,591 e la

G.-Bretagne.…. 48,506,871 9,638,587

extrait des Rapports 4 commerces | Dog Inde... 11910:809 61,84

et de la navigation, ON comprendra toute l'ètendue des pertes que nous a fait subir M. Mackenzie :

Thé entré pour La consommation venant de la

TYPES 1876 seuvve eonnrons 0° RTS 948,259 177 sucosneee ennoseoer enr 418,806

Thé entré pour La consommation venant des Etats-Unis.

Importations de thé pour les 19 mois finissant le 30 Juin 1877.

Venant des Etats-Unis..ss. ñ,088,70? lbs.

venant de la Chinese 120,898 “ Venant du JAPON sresrereree 572,698 “

Montant du commerce avec la Chine.

1874 sosovnoee sense sense 81,263,728 18TDeeunne sonnonnes + 694,47?

1876 secooosnonense 971,314 1877 monese 455,709

Le commerce de sucre à été trai-

Va tué. Le sucre que nous importions brut des Antilles our le raffiner il, nous al-

ous l'acheter aux Etats-Unis et

en Angleterre, gucre avarié la plu:

jart du temps: En 1874, nous achetions aux Antilles pour 919;

1e comme celui du thé. Le tarif

Calculez maintenant C£ que nous payons aux pavires et aux marchands américains en fret et comniissions, el vous aurez le montant de ce que nous fait perdre M. MacKenzie. affaire ci est claire et sauie aux yeux de tout Le monde.”

Ce qu'il faut au peuple, c'est du travail, Car, le travail est la source la plus féconde de la richesse d'une nation ; de rien il crée. Cha-

ue journée d'homme perdue est une perte de un dollard pour le

ays. (Ce dollar est envoyé pour aire venir de l'étranger, un ebjet que cet homme aurait pu faire, pendant sa ‘onrnée perdue. Cet exemple suffit pour démontrer la nécessité absolue de

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