‹ Cinq années d'administration grite ou Le Canada ruiné [microforme]Chapitre 4 sur 23 · DOMINATION , ANGLAISE · texte numérisé non relu

DOMINATION , ANGLAISE

-65,000 Frariçais $out abandonnés

“ de la mère-pâtrie et livrés à leurs

vainqueurs. , Durant quatre, ans, Murray les gouverne en militaire.

L'indomptable enfant des bois s’indignant quelquefois contre le

gragd Ononthio anglais, levait le

tomahäivk, les Canadiens réprimaient l’ardeur de leurs anciens alliés et toléraient leurs nouveaux maîtres, tandis que les Colons de la Nouvelle Angléterre levaient victoriausement ’étendard de la révolte, en 1775, pour ne pluspayer les taxes que la Or -parie voulaient leur imposer. Ils proclament leur indépendance et marchent dans la voie du progrès industriel,

Nos Canadiens, trahis par la

France malheureuse du temps, sont traités en vaincus, Une nuée d'aventuriers s’abattent comme des oiseaux de proie sur la Patrie. Le découragement dans l'âme, le, Canadien ra plus d'autre espérance que dans une uñion intime. avec les gardiens nés de sa foi ét de sa liberté ; le clergé joue alors un grand et noble rôle. Nos pères tournèrent leurs efforts vers les travaux des champs et ils formèrent sur les bords de notre grand fleuve, une nationalité forte et vioureuse, que le temps, les maleurs et les persécutions n’ont pu encore abattre. La Constitution de 1791 avait fait respirer un peu nos pères, bien qu’ils étaient encore systématiquement exclus de toutes les positions.

Jusqu'à 1848, il n’y avait qu'un

seul parti parmi les Canadiens, Cet-

te union nous a sauvés comme peu-

ple, quand toutes les circonstances | d

étaient çontre nous, et que le gouvernement responsable ne nous était pas encore octroyé. . Notre loyauté a 6té souvent mis à l'épreuve, mais l’honneur élant autrefois l'apanage de notre race, nous luttâmes pour nos nouveaux maîtres. Nos services rendus, nos actes héroïques @e 1812 et 1815 étaient déjà oubliés, longtemps avant 37-38. Les 92 résolutions où les droits des Cana-

diens sont affirmés et le gouvernement responsable ardemment sollicité, agitent le peuple.

Les batailles de St. Denis, de St.

‘Charles et de St. Eustache, etc., en ‘sont’ la Conséquence. ;

‘Les vrais patriotes étaient alors Papineau, Nelson, Cartier, etc.

- Nous avons conservé leurs traditions et les trois paroisses qui ont ‘Île plus combattu et le plus souf-

fert : St. Denis, St. Antoine et St.

Eustache sont restées depuis lors.

étroitement attachées à Sir George ‘Cartier, à son partiet à sa politi-

ue.

TLe parti Canadien s’est allié aux libéraux modérés et aux conservateurs du Haut-Canada, sous Baldwin.

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