‹ Cinq années de résidence au Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 17 sur 38 · A { \ NE · texte numérisé non relu

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soins des laboureurs habiles et industrieux, produiraient des épis aussi abondans que ceux de tout autre pays dans l'univers; mais je n'ai pas remarqué dans tout le Canada, Haut ou Bas, un seul acre de terre qui ne fût cultivé de manière à produire moitié moins de grain qu'il produirait certainement avec des soing mieux dirigés, Aussitôt que la terre est défrichée, on y sème de l'orge, et on y plante du blé d'Inde. Ces semences se succèdent pendant trois ou quatre ans sans interruption, et sans que la terre reçoive aucun labour. A l’expiration de cette période , les mauvaises herbes ont cru rapidement , et le fermier est encore forcé de se servir de la charrue , qui , à la vérité, est un instrument bien peu commode à manier au milieu des troncs d'arbres ; néanmoins elle rend des services essentiels , en retournant sous la terre une partie du sol, qui sert à couvrir une autre récolte que le fermier ÿ met toujours ; sans donner une seule pensée aux jachères d'été ou à rien de semblable. L’«nnée d'après , les racines de l’arbre sont plus avancées en putréfaction , et la charrue, par con-

séquent, devient aussi plus efficace. Ontente

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une autre récolte, et on agit ainsi pendant 15 ou 20 ans, sans employer le moindre engrais, ni sans changer l'espèce des semences; et cela jusqu'à ce que le sol se trouve complètement épuisé. De cette manière, mille acres d'excellent funds sont rendus incapables de produire méme les choses les plus nécessaires à la vie ; tandis qu'avec Ja culture convenable, la fertilité de ce sol se serait accrue clique année au grand avañtuge di propriétaire.

Dans toutes les parties de l'Amérique, la qualité du sol est constatée, plus par les bois qu'elle produit, que par l'apparence de sa superlicie, ou Ja nature de son interieur. Le terrain qui produit les noyers , les châtaigniers et le jonc, ei estimé le meilleur. Celui qui est convert d'érables, de hètres et de cerisiers, esi considéré comme de seconde classe : les parties où croissent le chêne , l'ormeuu et le frêne , sont estimérs excellentes pour le fro-

ment, mais inférieures pour tout autre opé-

ration d'agriculture. Les terres où l'on voit croître le pin, la cigué , le cèdre, méritent à peine d'être reçues à titre de présent. Il est néanmoins difficile de choisir une étendue con- Tous I 11

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