‹ Cinq années de résidence au Canada [microforme]Chapitre 17 sur 32 · M RE · texte numérisé non relu

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tait pour demander des terres , obtenait une fl concession plus ou moins étendue suivant sa

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le tarif ci-après :

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Au mois de janvier 1810, ces droits furent élevés aux sommes ci-après , t l'on alloua à la classe pauvre des émigrans cent actes seulement.

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Aujourd’hui , comme st les malheureux émigrans pouvaient se procurer de l'argent plus facilement qu'autrefois, les droits ont été énormément accrus, ainsi qu'on peut le juger par le tarif ci-dessous , et le pauvre obtient seulement cinquante acres de terre gratis.

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LETTRE XXXIL. 165

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Ces sommes sont payables en trois termes égaux ; le premier, à la réception de l’avis que la concession est accordée : cet avis est donné aussitôt que le conseil à examiné les titres du demandeur, et déterminé la quantité de terres à laquelle il a droit, Le second paiement s’effectue au moment où l’on fournit son obligation de former un établissement sur les terres coticédées ; #t le troisième , lorsqu'on reçoit le fiat pour une patente.'l'out sujet anglais, quelle que soit sa croyance, en arrivant au siége du gouvernement du Haut-Canada, a droit à une concession de douze cents acres de terre dans les limites de la province, s’il a les moyens de les mettre en culture , et s’il consent à payer les droits requis.

Je ne conteste pas au gouvernement /e droit d'imposer des taxes aussi énormes sur des terres qu'il a bien chèrement achetées, et dont , par

conséquent, il peut disposer de la manière qu'il juge la plus convenable à l’accomplissement de ses desseins ; mais si le gouvernement anglais veut accroître la population du Canada , et rendre la possession de ce pays profitable à la mère-patrie, je doute que les mesures adoptées par le gouvernement Canadien soient dictées par la sagesse et par une saine politique. Depuis l'accroissement des droits, j'ai vu beaucoup d'émigrans arriver en Canada dans l'intention de s'y fixer ; mais lorsqu'ils ont vu quo le gouvernement, au lieu d'accorder gratuitement des terres à ceux de ses sujets qui sont dans la pauvreté , a établi l'usage de les vendre à un prix extravagant , ils ont immédiatement quitté cette colonie anglaise, et ont été augmenter le nombre, et accroître les forces de nos rivaux, déjà si formidables.

Vous ne devez pas cependant supposer que j'aie voulu peindre le lieutenant-gouverneur et je conseil comme une compagnie de spéculateurs terriens, qui disposent de leurs forêts de la même manière que :e feraient des propriétaires. Loin de là, il y a une grande différence dans la conduite et 11 méthode des

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uns et des autres. Si vous êtes disposé à donner au gouvernement vos capitaux, vous devez humblement le supplier de vous accorder des terres en échange, ct recevoir avec gratitude ce don de sa munificence ; si, au contraire, vous préférez traiter avec des particuliers , propriétaires de terres , les rôles sont changés. Au lieu de supplier, c'est vous qu'on supplie ; au lieu de recevoir une grâce, c’est vous qui accordez une faveur : enfin, au lieu d’être à la discrétion du lieutenant-gouverneur et du conseil, pour le choix des terres ct de leur position , C’est vous qui dans le dernier cas, choisissez la localité ét les terres à votre convenance.

Quant aux concessions gratuites de cinquante acres en faveur des pauvres émigrans, ceux qui connaissent le Canada savent que cette quantité est insuffisante pour faire subsister convenablement une famille même peu nombreuse. En conservant vingt acres pour le chauffage pendant un nombre égal d'années , ot partageant les autres trente en paccages, prairies et terres labourables, cela pourra risoureusement , avec beaucoup de soinset d'éco-

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