‹ Cinq années de résidence au Canada [microforme]Chapitre 19 sur 32 · acte errant » = amas es Fees -— x F · texte numérisé non relu

acte errant » = amas es Fees -— x F

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servations préliminaires sur la manière dont on obtient des terres de la couronne dans le Canada ; sur les obligations auxquelles les colons sont assujettis, le prix du travail, la manière de construire les habitations au milieu de ces déserts , et les dépenses que ces constructions exigent.

Les émigrans à leur arrivée à Québec , s'ils ont l'intention de former un établissement dans le Canada, s'adressent au gouverneur général pour en obtenir des terres ; mais toutes les démarches faites à Québec dans cet objet , sont toujours inutiles et souvent infructueuses, parce que legouvernement général se soucie peu d'intervenir dans l'administration de la province supérieure. Si l'émigrant ne veut pas aller jusqu’au siège du gouvernement du Haut-Canada, il peut faire connaitre ses intentions au bureau territorial du district dans lequel il veut se fixer. Ces bureaux ont une pleine latitude pour accorder toutes les demandes qui n’excèdent pas cent acres ; mais si on, veut obtenir une concession plus étendue , il faut nécessairement s'adresser au lieutenant gouverneur et au Conseil.

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LELTRE XXXIL. 177

Votre demande doit être présentée sous Ja forme d’une pétition. Si vous désirez obtenir de la couronne une concession! de 1 200 acrés ,

vous éprouvérez peu de difficultés , pourvu qué

vous consentiez à remplir les conditions dent j'ai parlé précédemment.

En général , les émigrans de la classe infériéuré arrivent à York dans les mois d’août et de septembre: aussitôt qu'ils ont obtenu leur lettre de concession , ils se dirigent vers le lieu: qui leur est assigné , et comméncent la

“pénible tâche de défricher leur domainé encoré

sauvage. Deux années sont accordées au colon, pour remplir les obligations attachées à la concéssion : elles consistent À construire sur chaque lot, une m ison de vingt pieds de long et de seize de large, à pratiquer un chemin' sur le front de l'établissement, à abattre les arbres sur trois acres et demi de terre dans chaque lot de cent acres. Ces trois acres et derhi de terrain, et celui qu'occupe le chiemin, qui est d'environ 120 perches de long sur deux de large, sont à peu près la 20.%° partie de la concession. Quand ces premières con-

ditions sont remplies, et que les droits établis Towe II. 12

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| 7è LETTRE XXX1IM.

pour chaque concession ont été acquittés entièrement , le colon reçoit son titre, et prend rang parmi les propriétaires terriens. Si l’émigrant veut qué tous les travaux préliminaires de l'établissement soient exécutés avant de conduire sa famille dans le désert inculte, il peut les faire faire pour la somme de 25 liv. st.; mais il doit prendre la précaution de faire un marché spécial pour chaque espèce de travail, et ne payer qu'après que les conditions du marché ont été pleinement exécuices. Il doit aussi prendre: rde de ne traiter qu'en présence de personnes dignes de foi, et dont il puisse, au besoin, invoquer le témoignage ; ou bien faire écrire les articles par une personne intègre , et au courant de ces sortes d’affaires. Quand on arrive sur une terre étrangère, on ne saurait trop prendre de précautions contre la mauvaise foi et l’esyrit de chicane des fripons qui abondent en tous lieux.

Si un émigrant, À son arrivée à York, n’a pas à sa disposition au moins 75 livres sterl. , il ne doit pas faire faire les premiers travaux de l'établissement à prix d'argent : ce qu'il a de mieux à faire, quand ses ressources sont

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bornées , c’est d'établir sa famille dans le logement lé plus voisin qu'il pourra trouver du lieu où est située sa concession , et d'aller ensuite, aidé de quelques personnes expérimentées, camper dans les bois jusqu'à ce que sa maison soit construite. Une cabane telle qu'il la faut à la famille d’un colon , pour son premier établissement, peut être achevée dans dix jours par quatre hommes, avec l'aide de quelques voisins.

Il est très-prudent de ne construire , dans le principe de l'établissement , qu’une modeste cabane , et cela pour plusieurs raisons , dont il suffira d'indiquer quelques-unes. Il arrive souvent que les colons, à leur arrivée, ne connaissant pas bien le pays, construisent dans une localité peu convenable, et qu'ils reconnaissent ensuite la nécessité de changer la situation du bâtiment : ne connaissant pas des prix des matériaux , ou des objets à employer dans la construction, ils sont exposés à être dupés ; ainsi tant qu’if n’ont pas acquis une certaine expérience , ils ne peuvent élever une maison commode , qu'en faisant des dépenses excessives et onéreuses. [ls éviteront ces

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