‹ Cinq années de résidence au Canada [microforme]Chapitre 24 sur 32 · TA · texte numérisé non relu

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paysan. irlandais, obligé à un travail pénible

. et continuel sans aucune espérance d’amélio-

rer jamais mon sort , je chercherais quelques moyens d'arriver dans ce pays et je les trouverais sans doute, à moins qu'ils ne fussent hors de la sphère à laquelle les efforts de l'homme peuvent atteindre. Si je ne pouvais autrement pourvoir aux dépenses du voyage, j'irais pendant septans, sous l’habit d’un mendiant, solliciter les âmes charitables pour recueillir l'argent nécessaire à l'exécution de mon projet, Si même j'étais dans une situation semblable à celle d’un grand nombre de mes compatriotes de la classe moyenne, qui, chefs d’une nombreuse famille, ne possèdent qu’un modique revenu , à peine suflisant à leur existence , et ne peuvent espérer, quelques efforts qu'ils fassent , d'améliorer leur avenir, je me déciderais, sinon pour mon honheur, du moins pour celui de ma famille à passer dans le nouveau monde, où par leur industrie et leurs travaux , mes enfans pourraient acquérir un jour cette indépendance qu'ils n'obtiendraient jamais dans leur patrie. Mais si je possédais une propriété suffisante pour vivre dans une

certaine aisance, pour donner à ma famille une éducation convenable , et laisser à chacun de mes enfans un modeste héritage, satisfait

fussent de mon sort, je passerais doucement ma vie de dans la terre de mes aïeux.

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