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le Canada , sans attirer l'attention du gouvernement français. Peu de temps après la mort du marquis, sa patente fut renouvelée enfaveur de M. de Chauvin , officier de la marine française ; en 1600 , il fit un voyage en Canada , remonta leSaint-Laurent jusqu’à Z'adouac, où il laissa quelques-uns de ses gens et revint en France avec un chargement de fourrures. Cette opération donna des bénéfices si considérables, qu'ils l’engagèrent à faire l'année suivante un second voyage en Canada dans le même objet:
il lui réussit aussi bien que le premier; mais au moment où il se préparait à faire une troisième expédition , il fut forcé d'abandonner les travaux de ce monde pour aller en habiter un où ces occupations terrestres sont absolument étrangères. De Chauvin fut remplacé par M. de Chatte, gouverneur de Dieppe, qui résolut de former une compagnie de négocians et d’aventuriers de Rouen pour l'exploitation du commerce en Canada; mais de Chatte servécut peu à son prédécesseur. Il fut remplacé par Pierre Dugast, sieur de Mons, gentilhomme de la chambre du roi qui, en 1507.
obtint un privilège pour tout le vaste territoire
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compris entre le 4o° et le 46° degrés de latitude et une patente de lieutenant-général dans cette contrée ; patente qui l’investissait de l'autorité nécessaire pour coloniser le pays et convertir les naturels au christianisme. Le commerce du Canada s'était élevé à cette époque à un tel degré d'importance que de Mons forma une compagnie et résolut de tirer parti pour lui-même des grands avantages que lui donnait son privilège ; pour l'exécution de ce projet , il arma quatre vaisseaux et se réserva le commandement de deux : il fut accompagné, dans cette expédition, par SamuelChamplain , habitant de Brouage , ville à quelques lieues de La Rochelle , et par un gentilhomme nommé Pontrincourt. Un des deux autres vaisseaux fut destiné à faire le commerce de fourrures à Tadousac , et Pontgrave fut destiné à commander le quatrième : ses ordres portaient de toucher à Canso dans la Nouvelle Écosse ; de là de se diriger sur le cap Breton, afin de purger la mer entre cette côte et l’île de Saint-Jean de tous les bâtimens qui y navigueraient sans l’autorisation de de Mons. Le 17 de mars 1604.
de Mons partit lui-même du Havre-de-Grâce