‹ Cinq années de séjour au Canada (volume 3)Chapitre 23 sur 26 · été ardin · texte numérisé non relu

été ardin

ttenne de ment r les viron roits , te de lévamonoit le € 0ps plus son , t ce erent Newinui,

que

rmai

cure ndis

avec un de mes compagnons de route. Dans les rues, par lequelles je passai, je remarquai avec plaisir une grande apparence de propreté et d'élégance dans les bâtimens. Les maisons sont, en général, construites en briques et peintes en rouges avec des lignes blanches sur le mortier qui les unit.

L'Hôtel de la Cité est un fort vaste bâtiment de cinq étages. Il contient soixante -treize chambres. C’est le meilleur hôtel de la ville, ct il est fréquenté par les personnes les plus considérables du pays. La salle à manger est grande, commode et bien meublée. Mais les chambres à coucher , comme presque toutes celles de l'Amérique, ont des lits sans rideaux et des draps en toile de coton : elles sont sous tous les autres rapports , absolument dénuées de meubles, et fort inférieures à celles qu'on trouve dans les plus modestes auberges de l'Europe.

Tout le monde se réunit à des heures fixes pour les repas : le déjeùner à huit heures ; le dîner à deux heures après midi ; à sept heures le thé ; et le souper à onze heures du soir. Les comestibles sont de fort bonne qualité à l'ex-

DT MT En AERE EE T0 CULTURE SU ces I mr RENE

see 22 EE ET

ception des végétaux, qui sont d’une qualité médiocre, peu abondans, et qui généralement manquent dans le pays. Là , comme dans tous les autres lieux des Etats-Unis, où j'avais passé , chaque convive se sert lui-même. Il indique au domestique le plus à sa portée le plat qui lui convient, et se le fait apporter. Avant d’avoir vu cet usage pratiqué à New-Yorek, je m'imaginais qu'il était seulement particulier aux auberges où je m'étais précédemment arrêté ; mais je suis maintenant convaincu qu'il est général sur le continent Américain. La dépense pour la table et le logement est de dix dollars par semaine : le vin et toute autre espèce de liqueurs se paient séparément. Ce scrait envain que vous attendriez pendant votre dîner un verre d’ale ou de bierre : on n’y sert aucune boisson de cette espèce ; on y boit généralement de l’eau mêlée avec des liqueurs spiritueuses : pour en obtenir, il faut appeler le garçon, lui dire son nom et le numéro de l'appartement qu'on occupe dans l'hôtel, et lui donner l’ordre de vous apporter à boire. I] transmet cet ordre

alité raledans avais [l in- > plat \vant >rek , ticument aincu Cain. nt est toute parédriez

de cette rèlée

ob-

e son | u’on re de prdre

au comptoir : alors l'on vous apporte l'espèce et la quantité que vous avez demandées.

Les Américains ont à peine avalé le dernier morceau , qu'ils quittent la table , sans aucun égard aux règles de politesse et d’étiquette qu'on observe en Europe, et qu’ils regardent comme destructives de la liberté et de l’indépendance. Ils se rendent immédiatement dans la salle commune pour y fumer leur cigarre.

Les édifices publics de New-Yorck sont nombreux ; mais tous sont construits d’une manière fortsimple, etaucun ne mérite une mention particulière, si ce n’est l’hôtel-de-ville , bâtiment vaste, d’une architecture élégante et construit en marbre blanc. Cet édifice est consacré à l’usage du Conseil commun, des cours de justice et des divers bureaux attachés à ces départemens. Il y a aussi plusieurs appartemens pour la commodité des membres de ces tribunaux ou administrations. J’assistai à une audience d’une des cours de justice : je fus fort étonné de voir les juges , les conseillers, les jurés et les spectateurs tous vêtus de la même manière. Il me semble que cette uniformité de costume, ces fracs et ces redingotes, qui

ne permettent pas de distinguer les magistrats et les gens de lois des autres assistans, font perdre aux premiers une partie de la condition et du respect auxquels leurs lumières et leur sagacité leur donnent des droits.

Si l’on peut juger des sentimens religieux des habitans de New-Yorck, par le nombre des édifices consacrés au culte divin , nous devons en avoir une très-haute opinion ; il y a dans cette ville quatre-vingt-deux églises ou temples de diverses sectes. Mais ma résidence, dans ce pays, a été trop courte pour que j'aie pu apprécier l’état de la morale et de la religion chez ses habitans.

Plusieurs écrivains ont reproché à la ville de New-Yorck, la malpropreté de ses rues.

Quant à moi, pendant mon séjour, je les ai trouvées, au contraire , extrêmement propres. Je n'ai remarqué rien de désagréable dans son enceinte, si ce n’est la liberté accordée aux cochons de parcourir la ville. Les boutiques dans les rues principales et spécialement dans Broadway , m'ont paru disposées avec goût, et présenter un aspect aussi agréable que varié. On à aussi représenté les bourgeois de New-

agisans , conres et

x des des >vOns dans tem-

nce,

j'aie reli-

ville 'Uues.

es ai pres.

b SON aux ques dans ; CL ié.

Yorck , comme fort négligés dans leur tenue.

Ils m'ont paru , au contraire, fort recherchés dans leur costume, et je n'ai vu ni dans Portland-Pluce , ni dans aucun des autres lieux où se réunit la bonne compagnie, de gentlemen plus élégamment vêtus et d'un extérieur plus agréable. Is ontla taille haute et élancée : mais ils sont, la plupart, mal faits. Ils différent en cela des dames qui, quoique assez grandes, ont généralement la taille et les formes fort élégantes. En revanche ils l’'emportent sur le beau sexe par la couleur de leur teint : les femmes y ont généralement la peau jaune, ce qui leur donne un air malade et le regard triste. Les dames se promènent , dans les rues, seules :

rarement on’les voit accompagnées de quelque cavalier. J'ai remarqué en général dans toute l’Amérique , que les hommes n’ont pas pour les dames cette attention et cette courtoisie qui distingent les Européens. Peut-être cette absence de galanterie tient-elle à leurs idées d'indépendance et de liberté ; ou bien à ce que presque tous les hommes occupés d’affaires commerciales ou politiques , n'ont pas le temps de chercher à plaire. Quoiqu'il en

soit, on peut dire que sous ce rapport, les Américains sont fort en arrière de nous.

Les principaux lieux destinés aux amuscmens publics, sont le théâtre et les jardins du Wauxhall. Le théâtre est un bâtiment d’une agréable simplicité : les décorations et les embellissemens n’ont rien de bien recherché, mais sont supportables. Il y a dans la troupe dramatique, plusieurs comédiens anglais , qui sont écoutés avec plaisir et dont on apprécie le jeu. Les jardins du wauxhall n'ont, avec ceux de Londres , de commun que le nom; et la comparaison n'est pas en faveur de ceux de New-Yorck.

La prison publique estun vaste bâtiment d’architecture dorique. Il est situé, à environ un mille et demi de la ville, sur une hauteur, dans un lieu qu’on appelle Greenwich, près des bords de l’'Hudson. On ne recoit, dans cette prison, que les individus condamnés à plus de trois ans de détention. Ceux qui doivent subir une moindre peine sont placés dans des prisons d’un ordreinférieur. Les prisonniers sont vêtus ct nourris dans l’établissement. On les emploie pendant la durée de leur réclusion , à des

travaux pénibles. Dans le cours de l'année 1814, il entra dans la prison de Greenwich, deux cent treize condamnés , dont 173 Américains, 15 Irlandais , 13 Anglais, 3 natifs de la Nouvelle-Ecosse, 3 des Indes-Occidentales , un Français, un Allemand, un Portugais , un Suédois, un Hollandais et un Ecossais. Cette énumération de condamnés dans l’espace d’une année, prouve en faveur des Ecossais, bien plus que ne pourrait le faire un grand nombre de volumes. En effet, le nombre des Ecossais établis dans l’état de New-Yorck est beaucoup plus considérable que celui des Anglais et des Irlandais réunis. On doit attribuer cette différence aux excellens principes moraux et religieux que les Ecossais reçoivent dans leur enfance. |

Je craindrais d’être inexact, si je donnais des détails plus étendus sur les habitudes, les mœurs , le commerce et la législation de l'état de New-Yorck. Ma courte résidence dans ce pays, ne m'a pas permis de m'instruire complètement sur ces divers points. Je me suis borné à dire ce j'ai vu et ce qui m'a plus particulièrement frappé.

Après deux mois d'absence , je rentrai dans le Canada : je revis l'établissement de mon père. Je me retrouvai dans le sein de ma famille avec ce sentiment de plaisir qu’on éprouve à revoir des objets qui nous sont chers et avec lesquels l'on vit dans cette douce intimité, dans cette parfaite union, qui font le charme de la vie domestique.

mon | fa Juve s et intiit le

Page 1