‹ Cinq années de séjour au CanadaChapitre 16 sur 28 · RE EE É RS · texte numérisé non relu

RE EE É RS

ge

© hs,

range om = 2

nt our hales ré des éléir pé otte

> de arail ville

fort eurs

peu évi, itaune uve.

Îles, et à

des

ais

seau de ligne; les uns arrivés récemment des ports de la Grande-Bretagne, d’autres attendant un vent favorable qui leur permette de gagner l'embouchure du fleuve.

L’eau s'élève, dans les marées ordinaires, à 17 pieds, et aux époques des équinoxes à 23 pieds. Quand on débarque sur les quais, on est quelquefois obligé de monter par une planche en pente longue d’une cinquantaine de pieds. Parvenu à terre , le voyageur est frappé du contraste de la ville basse de Quebec avec les ports maritimes des États-Unis. Les rues sont très étroites, et bordées de hautes maisons en pierres : de nombreuses charrettes courent très vite entre les magasins et les quais ; les charretiers se tenant debout sur leurs voitures, criant de toutes leurs forces, en français, et se fâchant lorsqu'un obstacle arrête leur marche au coin d’un passage étroit. La voic réservée aux piétons est très sale, à cause de l’eau qui filtre presque continuellement des flancs de la montagne; enfin Von est tellement heurté par les gens qui vont et qui viennent, qu’à moins d’être appelé par des affaires dans la basse ville, on y passe rarement beaucoup de temps.

Cependant, pour les commercans, c’est là le vrai noyau de Quebec. La bourse, la douane, les bureaux de banque, les comptoirs, les ma-

gasins , les greniers des principaux négociaus,

tout cela est réuni dans un petit nombre de rues étroites ou plutôt de ruelles qui entourent le fond du précipice rocailleux entre ses flancs et les bords du fleuve. La plus grande partie du terrain, sur lequel la ville basse est bâtie, a été prise en empiétant sur le lit du Saint-Laurent, et l’on continue à en faire autant pour agrandir les limites habitables. Dans l'intervalle d’une de mes visites à J’autre, elles ont été étendues; l’on a ouvert l’extrémité d’une rue qui se prolonge en tournant vers la rivière Saint - Charles. Audelà de la ville, dans cette direction, il y a une vaste plage sablonneuse, dont une partie est occupée par des chantiers de construction,

On va de la ville basse à la ville haute par la rue de la Montagne, nommée ainsi avec juste raison ; elle passe dans une espèce de crevasse naturelle sur le flanc du précipice. Ensuite elle décrit un détour angulaire, et continue à suivre Ja pente de la montagne, en devenant moins roide. À une pebte distance à gauche, en mon-

est là le douane , les magociaus , e de rues urent le flancs et arlie du ie, a été Laurent, agrandir d’une de lues; l’on prolonge les. Aul'y a une bartie est Lion, te par la ec juste crevasse suite elle à suivre t moins en mon-

pen

VOYAGE AU GANADA, 87

tant doucement la rue, on voit le château Saint- Louis, grand bâtiment, élevé sur le bord même d’un précipice qui a plus de 200 pieds de haut ; on peut même dire qu'il s’étend au-delà du bord, car sa façade de ce côté est supportée par des arcades en maçonnerie qui ont plus de la moitié de la hauteur du bâtiment, et dont les piliers descendent beaucoup au-dessous du bord des rochers. Sur le haut de ces arcades règne une longue galerie d’où l’on jouit de la vue de la baie et du pays vois château Saint-Louis est un ouvrage des Français; le grand nombre et la solidité des fortifications qu’ils avaient fait construire, prouvent le dessein de ceux qui avaient les premiers occupé Quebec, de se mautenir dans cette position. Maintenant le château a perdu son caractère guerrier ; il sert de demeure au gouverneur de la province.

A droite de la rue de la Montagne, le rocher, pendant une partie de la route, menace la tête du spectateur; près du sommet est l’ancien évéché, qui, aujourd'hui, est consacré aux séances du corps législatif. La ruc est terminée par la porte de Prescott où une large arcade cintrée donne passage aux voilures, el une petite porte

ra Le e Eu à Wu —

Page 1