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orientale de l'isthme, est malsain, mais fertile. On cultive surtout la banane. 1] à 3,900 habitants, C'est
la capitale du district, Le port est un des meilleurs de
la côte; il est f ‘anc, aussi a-{-il pris le trafic qui se
faisait autrefois par Chagrés, la ville. I doit son double
nom au grand navigateur Christophe Colomb-et à
W.H.Aspinwall, l'un des fondateurs.de la ligne de che-
LÉ: min de fer américain de Panama, inaugurée en 1855, Le canal y commence et la voie ferée le traverse,
La. ville actuelle n'est point ce le 29 mai 1880. Pendant une ré l'isthme de Panama en mar en cendres. Cette perte coût:
francs.
Ile où je débarquai volution, qui éclata sur S 1885, Colon fut réduit Lau pays 6) millions de
Sata
: À l'époque de mon arrivée, l'ile ne comportait que à le seul établissement de Colon, Cette ile — qui, sur 4 certaines cartes, porte le nom de Manzanillo — ost e. de formation Coralioïde, c'est-à-dire qu'elle est le pro- F duit de ces infatigables travailleurs de la mer, les polypes. Elle n'a gucre qu'un kilomètre et demi de { longueur, ct une largeur moyenne d'un demi-kilo- } mètre. Sa surface, exhaussée tout au plus d'un mètre
au-dessus du niveau de la mer, grande terre p min de fer,
est rattachée à la ar un remblai sur lequel passe le che-
Colon s'étale sur la petite ile trée de la baie de Limon, d
milieu de Marécages, LA
de Manzanillo, à l'enans des terres basses, au
Sa voie principale — Front-strect — est parallèle au chemin de fer; là, autant de maisons, autant de buveltes. Ses rues ont une physionomie à part. Elles sont bordées de cases en planches non rabotées; on n'y
voit ni chevaux, ni voitures, mais des urubus qui
COLON-ASPIN WALL
méditent sur les toits, des co c hons maigres qui grognent, des poules qui gloussent, des chiens qui glapissent, et une infinité de crabes qui font rouler des Coquillages sous les pieds des passants.
Colon, même avant l'incendie, ne brillait guère par son architecture, Deux constructions, ornées chac une
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d'une double rangée d'arcades mauresques, rappelaient l'Espagne. La plupart dés maisons et des bouliques construites en bois devinrent la proie facile des flammes.
La palure est toujours en action sous le climat humide et brûlant de cette partie de l'Amérique centrale ; la végétation ne S'y arrête jamais, et des feuilles nouvelles remplacent successivement celles qui tombent, Le sol y est vingt fois plus productif que celui d'Europe. Les côtes et tous les endroits maré- Cageux Sont partout couverts de manglicrs ou palé- | tuviers. Le corossol des ma ‘ais et une foule d'autres végétaux viennent réunir leurs tiges à des lianes sarmenteuses et augmenter le méphitisme de ces terrains inondés en y interceptant l'air nécessaire à la vie, Des fougères arborescentes, des sensitives etune quantité de plantes curieuses par la singularité de leur feuillage où l'agrément de leurs fleurs, remplissent les forêts.
Pendant la saison chaude et soi-disant salubre, l'air est lourd et malsain il est délétère et pestilentiel
Pendant la saison humide, qui dure huit mois de Î
l'année,
Au centre de la ville est une lagune autour de laquelle, je dirai même sur laquelle sont jetées les maisons en bois, pêle-méêle, à Ja diable, sans ordre, Sans Symétrie, La lagune n'a d'autre débouché qu'un chenal fort étroit qui ne permet pas aux eaux sales,
fangeuses et putrides, de s'écouler librement. Ce cloaque divise la ville en deux, séparant le quartier blanc du quartier nègre,
Sur ces eaux croupissantes, aux miasmes fétides,
croissent de jeunes palétuviers, des nélumbiacées, des:
balisiers aux fleurs rouges, de beaux nénufars aux grandes feuilles rondes, à la fleur d'une blancheur éclatante, et üne quantité d'autres plantes ligneuses et herbacées, Une infinité de petits crabes rouges, aux pattes blanches et tachetées de points bleus et brillants, courent rapidement sur lesgouches vaseuses,
L'endroit le plus agréable à Colon est la Plage, qui se trouve à bonne distance de la ville et de sa lagune, Plus d'une demeure charmante s'élève sur ce rivage, maisons habitées pour la plupart par les employés du chemin de fer de Panama et le personnel des paquebots. , : ,
C'était un régal sans pareil pour moi d'aller, la nuit, par les grands clairs de lune, me promener en la saison chaude sur cette merveilleuse grève où déferlent sans cesse les énormes lames du vaste Atlantique ; j'aimais à voir leurs lourdes masses se soulever, bouillonnantes, et se ruer contre les bancs de corail du large, 6ù elles se brisent et projettent sur la rive leur longue lrainée d'écume blanche.
La ville avait alors, et elle a encore une fort belle église protestante, édifice gothique, construite en por-
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carrière sur la ligne même, à Buhio-Soldado.
Derrière l'église e{ sur la place communale qui fait
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ÉGLISE PROTESTANTE ol