FAMILLE INDIGÈNE
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VOUS dans ses mains le viatique recouvert d'un linge éclaes et, | tant de blancheur, A Ja suite. arrivent d'autres per- ‘écède » sonnes portant des cierges. Ils vont, silencieux, tournette. nent un coin de rue, disparaissent, et, longtemps es on encore après Icur Passage, le tintement continuel de rarde
cette triste sonnette vous parvient à l'oreille, dans Ia
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nuit morne, disant qu'un être humain est sur le point de rendre son dernier souffle,
Tout le monde se découvre à la vue de ce lugubre cortège.
Les faubourgs de Panama n'ont rien qui rappelle les délicieuses senteurs qui me chafouillèrent les narines, le jour;de mon arrivée à Colon. Ils sont, en plus d'un endroit, laids, malpropres et puants. La cause en est aux autorités civiles. On prélève pourlant assez d'argent auprès des négociants et autres contribuables pour remédier à cet état de choses.
L'état de la voie publique est certainement un élément de la salubrité générale. Or, voici un fait qui donnera une idée de la désinvolture avec laquelle le Conseil entend ses fonctions municipales. Ceci se passait en février 1886, quand le comte de Lesseps, sous la conduite d'un évèque allemand, M. Thiele, de Costa-Rica, inspectait l'outillage pour les travaux du Canal. Dans une de mes promenades à travers la ville, jarrivai à une ruelle — qui va de la voie principale à la mer et passe derrière le cimetière protestant — dont les deux côtés étaient littéralement bordés de monceaux d'immondices mêlées à de la literie ayant servi à des pestiférés. J'avais sous les yeux un foyer permanent d'infection redoutable.
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