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L' 1 D'autre part, la décomposition, lorsqu'elle se mel | À dans ces plantes, est aussi prompte que leur crois- | à sance à été rapide, [en résulte un dégagement de 1 miasmes putrides qui vicient l'air et apportent le germe $ de fiôvres pernicieuses dans les poumons les plus \ robustes et les plus sains. > On peut dire de toute personne qui à séjourné un à certain temps dans l'isthme de Panama qu'elle a le d germe du paludisme dans le sang. Certains tempéraments ne contractent pas les fièvres tant qu'ils restent dans le pays ; mais, ils ne sont pas plutôt arrivés à dans un climat tempéré, que la maladie se déclare. " La face blème et creuse des habitants indique suffi- ' samment la présence du poison dans leur système. Il ä ne saurait en être autrement. p
Un de mes amis, le D' L, Girerd, récemment encore
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chirurgien en chef de la compagnie du Canal, a fait ù Col égard une série d'expériences des plus concluantes, a examiné, à leur arrivée, le sang d'un cerlin nombre d'ouvriers destinés aux travaux du Canal; il a trouvé les globules dans une condition parfaitement normale de formation organique, Au bout d'un mois, il a examiné de nouveau le sang des mômes individus, et il a pu constater Ja présence du baccile de la fièvre des marais chez chacun d'eux,
Le Dr L, Girerd est un savant qui s'est fait une spécialité d'étudier les maladies par les instruments dioptriques : son livre intitulé Paludisme, publié à Paris en 1884, est une autorité sur la maticre. J'ajouterai, à ce propos, que le D'Girerd a poussé bien loin l'amour de la science : il n'a pas craint de cultiver et de s'inoculer ensuite le poison spécifique de la fièvre Jaune, ce qui lui à valu de contracter la maladie, sous une forme alténuée, il est vrai. C'est assez dire la confiance qu'on peut avoir dans les recherches scientitiques d'un tel homme et les renseignements qui en découlent,
Les eaux salées et les eaux fraiches, qui se mêlent à la végétation en décomposition des lagunes et des rivières, surtout sur les côtes battues par une marée semblable à celle du Pacifique, sont une cause qui ajoute à la virulence des fiévres contractées dans le pays.
Les Vents aussi ontune influence marquée sur le
développement de la malaria dans l'isthme de Panama. Il arrive souvent que l'état sanitaire se maintient excellent sur l'un des versants, alors que, sur autre, la fièvre jaune sévit avec intensité. Les indigènes, à Panama, considèrent le vent du sud comme très malsain. L& compagnie du Canal a fait construire, en dehors de la zone proprement dite des fièvres Es cieuses, des maisons où ses ouvriers sont, dit-elle, à l'abri dé la sa Mais où commence et où finit ï zone de ces fièvres ? Voilà, il me semble, ce qu'il faudrait av ini tout établir. À vrai dire, nul ne le sait,
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