‹ Cinq cachets inédits de médecin-oculistes romains publiés et expliquésChapitre 1 sur 10 · DE MÉDECINS- OCULISTES ROMAINS · texte numérisé non relu

DE MÉDECINS- OCULISTES ROMAINS

On sait que les oculistes romains possédaient des cachets ou tablettes en pierres gravées, sur lesquels étaient inscrits les noms des collyres ou topiques oculaires qu’ils employaient habituellement, et le plus souvent aussi celui du médecin. Caylus, Saxe, Walch, Tôchon d’Anneci, MM. Rever, Botlin, Johanneau, de Saint-Mêmin et d’autres savans en ont publié un nombre considérable. Selon notre calcul, ce nombre s’élève actuellement à 40. M. de Sainl-Mêmin le porte à 41. Mais, d’après notre conviction, cet antiquaire a fait un double emploi qui Ta induit dans une erreur d’autant plus excusable que probablement il n’a pu, comme nous l’avons fait, consulter tous les ouvrages originaux. Outre ces cachets, il existe deux vases destinés à contenir un de ces topiques oculaires et qui portent en inscription ces mots grecs: ’làrovoc Avjuov, Lycium dejason. Millin et Tôchon les ont décrits, et ce dernier les a expliqués.

Grâce à la bienveillante obligeance de MM. du Mersan, conservateur adjoint au cabinet des médailles de la Bibliothèque du Roi, Raoul-Rochette, conservateur du même cabinet et secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts, de M. le docteur Daremberg, bibliothécaire de l’Académie royale de médecine, et de M. Adrien de Longpérier, premier employé du cabinet des médailles, j’ai pu réunir successivement les empreintes ou copies de cinq cachets du même genre encore inédits. Je m’empresse de faire part de cette découverte au public, en donnant de suite à chaque pierre le numéro d’ordre qu’on doit lui assigner

dans la série des cachets qui sont actuellement connus. A l’exemple de Saxe et de Tôchon, je les désignerai par le nom de la ville près de laquelle elles ont été trouvées, ou bien encore par le nom de celle où elles ont été déposées dans les collections publiques ou particulières d’antiquités.

Pour point de départ, j’ai pris les trente cachets publiés et numérotés par Tôchon, et j’ai continué la supputation jusqu’aux derniers cachets publiés en 1841 par M. de Saint-Mêmin, comme il suit :

'Iolitovoç Avi c/ov. Cette inscription, n’appartenant pas à un cachet, ne doit pas entrer en ligne de compte. A.-L. Millin , Description d’un vase trouvé a Tarente. Paris, 1814, in-8°. — Tôchon d’Anneci, Dissertation sur l’inscription

GRECQUE T dicrovoç Aux./0V, ET SUR LES PIERRES ANTIQUES QUI SERVAIENT DE CA¬ CHETS aux médecins-oculistes. Paris, 1816, in-4°.

1 à 30. Tôchon, p. 60 à 72.

31. C.-G. Lenz, dans Millin, Magasin encyclopédique, 1809, t. i,

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