NOT EYE CERIDS SIN A0 ED O0 TE
Autrefois dans le royaume de Xi-pin, vivait l’arhat Li-yue (Revata), qui se tenait assis en contemplation dans la montagne. Or un homme qui avait perdu son bœuf et qui le recherchait en suivant ses traces, vint à passer par l'endroit où se trouvait l’arhat. En ce moment, Li-yue faisait bouillir des herbes pour teindre son vêtement. Or le vêtement se transforma de lui-même en une peau de bœuf; la teinture se changea en sang ; les plantes tinctoriales
que (larhat) faisait cuire devinrent la chair du bœuf; le
bol que ZLi-yue tenait dans ses mains devint la tête du
bœuf. Quand le propriétaire du bœuf (eut vu ce bœuf), il
se saisit aussitôt de (l'arhat Zi-yue) (2), le chargea de liens
et l’amena au roi. Le roi le jeta en prison. Pendant
douze années, (Li-yue) fut constamment valet (3) de pri- (1) Cf. le n° 124, t. I, pp. 395-396. |
(2) I prend l’arhat Li-yue pour le voleur qui lui a dérobé son bœuf et c'est pourquoi il le traite comme un malfaiteur.
(3) Je suppose qu'il faut lire Ë# au lieu de RE. Plus loin, on trouvera le terme LE] L' qui s'applique à un serviteur et non à un surveillant.
son ; il donnait à manger aux chevaux et enlevait leur crottin.
Or, il y avait cinq cents disciples de Li-yue qui avaient obtenu la dignité d’arhat. Ils avaient cherché à voir où était leur maitre sans parvenir à le savoir. Quand les causes produites par des actes antérieurs furent près de prendre fin (1), il y eut un de ces disciples qui vit que son maitre se trouvait dans la prison (du royaume) de Æïi-pin. Il vint donc dire au roi: « Notre maître Li-yue est dans la prison du roi; je désire que vous lui rendiez justice. » Le roi envoya un émissaire dans la prison pour y faire une enquête. Quand l’envoyé royal fut arrivé dans la prison, il vit seulement un homme qui avait l'air affaibli par le chagrin et qui avait une barbe et une chevelure extrêmement longues; cet homme était valet de prison ; il donnait à manger aux chevaux et enlevait leur crottin. L’émissaire revint dire au roi: « Dans la prison, il n’y a aucun
religieux cramana ; seul s’y trouve un valet de prison. » Le bhiksu, disciple (de Li-yue), insista auprès du roi, disant: « Je désire simplement, à roi, que vous donniez un ordre aux termes duquel seront autorisés à sortir de la prison tous les bhiksus qui s’y trouvent. » Le roi rendit alors cette ordonnance : « Tous les religieux sont autorisés à sortir de la prison. » Aussitôt, dans la prison même, la barbe et les cheveux du vénérable Li-yue tombèrent spontanément, un käsäya revêtit son corps ; lui-même bondit dans les airs où il accomplit dix-huit transformations surnaturelles. À cette vue, le roi s’écria que jamais il n’avait rien vu de tel et il se prosterna à terre des cinq parties de son corps; puis il dit au vénérable : « Je désire que vous receviez la confession de mes péchés. » Aussitôt Li-yue redescendit et reçut sa confession ; le roi
(1) C'est-à-dire quand les malheurs qui avaient atteint Li-yue, à cause d'un acte qu'il avait commis dans une vie antérieure, furent près de prendre fin.
lui demanda alors : « Pour quelle cause, produite par un acte d’une existence antérieure, vous êtes-vous trouvé dans la prison et avez-vous enduré des peines pendant plusieurs années ? » Le vénérable répondit: « Dans une existence antérieure, j'avais moi aussi perdu mon bœuf ; je le recherchai en suivant sa trace et je vins à traverser une montagne ; je vis un Pratyeka Buddha qui était assis en contemplation dans un endroit solitaire; je me mis à Paccuser faussement pendant tout un jour et toute une nuit. Pour cette cause, je tombai dans les trois. voies mauvaises où j'endurai des tourments sans nombre ; ce qui me restait de malheurs à souffrir n’était pas entièrement terminé, et c'est pourquoi, même après que j'eus obtenu la dignité d’arhat, je fus en butte à une accusation calomnieuse. »
CPRIDS SIN AD D
Autrefois le roi Po-sseu-nt (Prasenajit) avait une fille nommée Lai-Pi (Rati) qui avait dix-huit difformités, en sorte qu’elle ne présentait plus figure humaine; tous ceux qui la voyaient étaient épouvantés. Alors le roi Po-sseu-ni (Prasenajit) fit appeler dans tout son royaume les fils de bonne famille qui étaient pauvres et orphelins, dans l'espoir qu'on lui en amènerait. Or, sur un côté de la place publique, il y avait le fils d’un notable qui, orphelin et réduit à ses seules ressources, ne subsistait qu’en mendiant des aumônes. Quand les racoleurs le virent, ils l’emmenèrent et le présentèrent au roi. Le roi prit cet homme, le fit entrer dans le jardin postérieur et traita l'affaire avec lui en ces termes : « J’ai engendré une fille qui à un extérieur si affreux qu’on ne peut la montrer en