II
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Pendant les trois jours qui s'étaient écoulés avant que Corbeau revint, le roi avait guéri de sa maladie ; il avait réfléchi sur ses actes et il s’était repenti d’avoir fait partir Corbeau ; quand il le vit revenir, il se sentit partagé entre la compassion et la joie, et lui dit : « C'est grâce à vous que le jeune garçon n’a pas été ramené ici au moment où J'étais irrité et où certainement je l’aurais fait périr sous les coups. Or j'aireçu de lui un bienfait et j'ai pu renaître à la vie; si, au lieu de le récompenser, je l'avais fait périr, ma perversité aurait été grande. » Alors le roi eut des remords au sujet de tous ceux qu'ilavait fait périr injustement en diverses occasions ; il leur fit des funérailles honorables et exempta de taxes leurs familles en leur donnant en outre de l'argent; il désirait revoir Æ1yu (Jivaka) et voulait le remercier pour le bienfait qu’il lui avait rendu; il envoya donc des messagers qu’il chargea d'aller chercher Xi-yu (Jivaka) ; bien que celui-ci sût que le roi était guéri de sa maladie, il conservait encore quelque reste de crainte et ne désirait plus revenir auprès de lui. Dans cette occurence, X’1-yu (Jivaka) se rendit de nouveau auprès du Buddha; il posa en signe d'hommage la tête sur ses pieds, puis illui dit: « O Honoré du monde, ce roi aenvoyé des messagers qui sont venus pour m’'appeler; dois-je partir ? » Le Buddha répondit : « X’i-yu (Jivaka), dans une existence antérieure vous avez fait le grand vœu de réaliser une action méritoire ; comment pourriezvous vous arrêter à mi-chemin ? Il vous faut maintenant repartir ; quand vous aurez guéri la maladie externe de ce roi, moi à mon tour je guérirai sa maladie interne. » Æ1yu (Jivaka) partit donc à la suite des messagers.
Quand le roi vit X'i-yu (Jivaka),il en eut une très grande joie ; il l’amena et le fit asseoir avec lui ; le tenant par le bras, il lui dit: « Grâce au bienfait que vous avez eu pour moi, j'ai obtenu maintenant une vie nouvelle ; comment vous récompenserai-je ? Je veux diviser mon royaume et
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vous en donner la moitié ; les belles femmes de mon harem,et tous les objets précieux de mes magasins et de mes trésors, je vous en donnerai la moitié; je souhaite que vous acceptiez. » X’i-yu (Jivaka) répondit : « J'étais autrefois prince-héritier ; quoique ce fût dans un petit royaume, j'aurais eu cependant une population et des richesses très suffisantes ; mais je ne me plaisais point à gouverner un royaume et c'est pourquoi j'ai demandé à devenir médecin. Devant voyager pour soigner les malades, que ferais-je d'un territoire, de femmes et de trésors ? Tout cela ne me serait d'aucune utilité. O roi ! précédemment, en consentantà cinq de mes désirs, votre maladie externe a été guérie; maintenant, si vous m'accordez un seul désir, votre maladie interne, elle aussi, pourra être supprimée. » Le roi répondit : « Je suis prêt à recevoir vos instructions : je vous prie de m’exprimer ce désir. »
Ki-yu (Jivaka)dit : «Je désire, Ô roi, que vous invitiez le Buddha à venir et que vous receviez de lui la sage Loi. » Il profita de cette occasion pour exposer au roiles mérites du Buddha etsa dignité d’une élévation toute particulière. En l’entendant, le roi dit tout joyeux: « Je veux maintenant envoyer mon ministre Corbeau, monté sur l'éléphant blanc, pour qu'il aille chercher le Buddha ; pourrai-je ainsi le faire venir?» Æ’i-yu (Jivaka) répliqua : « Point n’est besoin de l'éléphant blanc. Le Buddha comprend tout ; de loin il connaît les pensées qui sont dans le cœur des hommes ; contentez-vous pendant quelque temps de vous soumettre aux abstinences et aux purifications ; puis préparez des offrandes, brûlez des parfums et rendez hommage de loin en vous tournant du côté duBuddha; ensuite, mettez-vous à deux genoux et exprimez votre invitation : le Buddha viendra certainement de lui-même. »
Le roi suivit cet avis, et le lendemain même, le Buddha arriva avec son cortège de mille deux cent cinquante bhiksus. Quand il eut fini de manger, il expliqua au roi
Jes textes saints : alors l'intelligence du roi s’ouvrit et il -conçut aussitôt le sentiment de la sagesse sans supérieure correcte et vraie (anuttara samyak sambodhi); tous les habitants du royaume, grands et petits, acceptèrent tous
les cinq défenses, puis, après avoir rendu hommage avec
respect, se retirèrent.
(Voici) encore {ce qu’on raconte au sujet de) Fille-demanguier : dès sa naissance elle avait été extraordinaire ; quand elle fut grande, elle se montra intelligente ; elle avait étudié auprès de son père et connaissait bien la doctrine des livres saints; en ce qui concernait les théories du mouvement des astres, elle était même supérieure à son père ; en plus, elle était versée dans l’art musical et chantait comme un deva de Brahma. Des filles de kia-loyue (grhapati) et de brahmanes, au nombre de cinq cents, allèrent toutes auprès d’elle pour étudier et pour qu’elle fût leur grand maître. Fille-de-manguier, toujours suivie de ses cinq cents disciples, célébrait etrépandait la doctrine des livres saints; parfois, elle allait avec elles se promener dans les parcs et près des étangs pour y faire de la musique. Les gens du pays, qui ne comprenaient pas la raison de sa conduite, se mirent à dire des calomnies sur son compte ; ils prétendirent qu'elle était une fille de débauche et on surnommait ses cinq cents disciples « la bande des débauchées ».
A l’époque où Fille-de-manguier était née, dans ce même royaume étaient nées aussi,au même moment, Fillede-siu-man (sumanâ) et Fille-de-po-fan (udambara). Fille-
de-stu-man (sumanâ) était née dans une fleur de siuman; dans ce royaume, il y avait un kta-lo-yue (grhapati) :
chez qui on pressait (des fleurs de) stu-man (sumanâ) pour en faire une huile parfumée ; or, sur le côté de la pierre qui servait à exprimer l'huile, apparut soudain une excroissance qui, grosse d’abord comme une balle d’arbalète, augmenta de jour en jour jusqu à être comme le poing;
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à ce moment, la pierre éclata brusquement et on aperçut. dans l’excroissance de la pierre un conglomérat, semblable à la lueur d’un ver luisant, qui sortit comme une flèche et tomba à terre; au bout de trois jours, il donna naissance à (une plante de) stu-man (sumanû) ; trois jours après, cette plante produisit une fleur, et, quand la fleur. s'épanouit, il y avait au centre une petite fille ; le kia-lo-yue (grhapati) la recueillit et la nourrit; on la nomma Fillede-siu-man (sumanä) ; quand elle fut devenue grande, elle se trouva être d’une beauté remarquable; en outre, elle était capable et intelligente ; elle ne le cédait qu’à Fille-de-manguier.
En ce même temps, il y avait encore un brahmane; dans son étang à bains un lotus bleu poussa spontanément; la fleur en fut d’une grosseur toute particulière et augmenta de jour en jour jusqu’à devenir comme une jarre d'une contenance de cinq boisseaux ; quand la fleur s’ouvrit, on aperçut au centre une petite fille ; le brahmane la recueillit et la nourrit; on la nomma Fille-de-po-Fan (udambara) ; quand elle grandit, elle devint encore plus belle ; elle était capable et intelligente, tout comme Fillede-siu-man.
En entendant parler de la beauté sans rivale de ces deux jeunes filles, les rois des divers royaumes venaient à l'envi pour les demander en mariage; mais ces deux
jeunes filles répondaient : « Nous ne sommes point nées
d’un fœtus ; nous sommes sorties de la fleur d’une plante ; nous ne sommes donc point semblables aux femmes ordinaires; quelle nécessité y a-t-il à ce que nous suivions un homme de ce monde pour nous marier ? » Puis, quand elles entendirent parler de l'intelligence sans rivale de Fille-de-manguier et qu’elles apprirent que sa naissance avait été semblable à la leur, elles quittérent toutes deux leur père et leur mère pour aller se mettre au service de Fille-de-manguier et lui demander à être
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ses disciples ; par leur intelligence des livres saints et par leur sagesse, elles l’emportèrent toutes deux sur les cinq cents autres disciples.
En ce temps, le Buddha était entré dans le royaume de Wei-ye-li (Vaiçâli); Fille-de-manguier, emmenant avec elle ses cinq cents disciples, sortit à sa rencontre ; elle lui rendit hommage de son visage, puis elle se mit à deux genoux et lui dit : « Je désire, à Buddha, que vous veniez demain dans mon parc pour y manger. » Le Buddha accepta par son silence. Fille-de-manguier, étant revenue chez elle, fit tous les préparatifs de l’offrande. Quand le Buddha vint et entra dans la ville, le roi du royaume était aussi sorti de son palais pour venir à sa rencontre ; après lui avoir rendu hommage, il se mit à deux genoux et l'invita en disant : «Je désire que vous veniez demain dans mon palais pour y manger. » Le Buddha répondit : « Fille de-manguier m'a précédemment déjà invité ; vous venez après elle ». Le roi reprit : « Je suis le roi du royaume ; c'est de tout mon cœur que je suis venu vous inviter, à Buddha, et j'espérais certes que vous accepteriez. Fillede-manguier n’est qu'une fille de débauche ; chaque jour avec cinq cents autres femmes débauchées, ses disciples, elle commet des actions illicites. Comment pouvez-vous me rejeter pour accepter son invitation ? »
Le Buddha répliqua : « Cette fille n'est point une fille débauchée. Dans une vie antérieure, elle s’est acquis un grand mérite pour avoir fait des offrandes à trois cent mille Buddhas ; autrefois en outre, elle, ainsi que Fillede-siu-man (sumanâ) et Fille-de-po-l'an(udambara) étaient trois sœurs: Fille-de-manguier était l’ainée; (Fille-de-) siu-man (sumanâ) était la seconde ; (Fille-de-) po-Pan (udambara) était la plus jeune; elles étaient nées dans une famille puissante et fort riche ; se donnant l'exemple l’une à l’autre, ces trois sœurs faisaient des offrandes à cinq cents bhiksunis, et chaque jour elles leur préparaient
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à boire et à manger et leur faisaient des vêtements ; veillant à toutes les choses qui pouvaient leur manquer, elles les leur fournissaient aussitôt; cela dura jusqu’à la fin de leur vie. Ces trois sœurs avaient constamment formé ce vœu : « Nous souhaitons, dans notre vie à venir, rencontrer le Buddha, obtenir de naître par transformation spontanée, sans passer par l’état de fœtus et à l'abri de toutes les souillures. Maintenant, conformément à leur ancien vœu, elles sont nées précisément à l’époque où je suis sur la terre. D'autre part, quoique autrefois elles aient fait des offrandes aux bhiksunis, cependant, comme elles étaient les filles d’une famille puissante et riche, elles tenaient des propos trop libres; parfois elles se moquaient des bhiksunis, disant : « O religieuses, voici longtemps que vous avez l’air chagrin ; vous devez désirer vous marier ; mais, retenues par nos offrandes et nos soins, vous ne pouvez pas donner libre cours à vos passions. » Voilà pourquoi maintenant ces jeunes filles subissent cette peine ; quoique chaque jour elles louent la doctrine des livres saints, elles sont en butte sans motif à l’accusation de débauche. Quant à ces cinq cents disciples, elles aussi avaient uni leurs forces à celles de ces jeunes filles, Les avaient aidées à faire des offrandes et y avaient pris plaisir d’un même cœur; c'est pourquoi, maintenant, elles sont nées avec elles; le fruit de leurs actions les a suivies.
« Ai-yu (Jivaka), en ce temps, était le fils d'une pauvre famille ; voyant Fille-de-manguier faire des offrandes, il en conçut beaucoup d’admiration etde joie ; mais, comme il ne possédait rien, il se mit à balayer constamment pour les bhiksûünis ; toutes les fois qu’il avait rendu la place propre et nette en balayant, il formulait ce souhait : « Puissé-je balayer aussi promptement toutes les maladies et les impuretés qui sont dans le corps des hommes en ce monde. » Fille-de-manguier, qui avait compassion
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de sa pauvreté et qui approuvait ses efforts, l’appelait tou- Jours son fils ; quand une bhiksunî était malade, elle chargeait toujours Æ’1-yu (Jivaka) d'aller appeler le médecin, puis de composer la potion ou le remède; elle disait: «Puissiez-vous, dansune existence ultérieure, obtenir avec moi le bonheur produit par cette bonne œuvre. » Quand K'i-yu (Jivaka) allait chercher un médecin, tous ceux que soignait celui-ci guérissaient; Â’i-yu fit alors ce vœu : « Je souhaite être, dans une existence ultérieure, un grand roi-médecin, soigner toujours les maladies des quatre éléments composant les corps de tous les hommes et guérir tous ceux auprès de qui j'irai. » Grâce à toutes les causes provenant des temps antérieurs, il est donc maintenant devenu le fils de Fille-de-manguier et tout s’est passé conformément à son vœu primitif. »
Ayant entendu ces paroles du Buddha, le roi se mit à deux genoux, se repentit de ses fautes et ajourna son invitation au lendemain. Le lendemain, le Buddha arriva avec tous les bhiksus dans le parc de Fille-de-manguier ; il exposa à cette dernière tout le mérite qu’elle s'était acquis par son ancien vœu; en entendant les textes saints, ces trois filles sentirent leur intelligence s'ouvrir et elles se réjouirent en même temps que les cinq cents disciples ; elles entrèrent en religion pour pratiquer la bonne conduite et s’y appliquèrent avec énergie et sans relâche ; toutes obtinrent la sagesse d’arhat.
Le Buddha dit à Ânanda : «Il vous faut conserver ces enseignements pour les exposer aux disciples des quatre classes, et ne pas les laisser se perdre. Que tous les êtres vivants veillent bien sur leurs actes, leurs paroles et leurs pensées et qu'ils ne se laissent pas aller à l’arrogance et à une trop grande liberté ; pour avoir autrefois raillé des bhiksunis, Fille-de-manguier fut en butte maintenant à l'accusation calomnieuse d’être une débauchée. Il vous faut donc veiller sur ce que font votre corps, votre
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bouche et votre pensée ; formulez toujours des souhaits excellents ; ceux qui vous entendront se réjouiront en votre compagnie et accepteront avec foi et joie (votre exemple). Ne faites pas d’accusations calomnieuses, car vous tomberiez dans les enfers où vous subiriez les autres punitions telles que celles de naïtre en qualité d'animal ; puis, après avoir passé ainsi des centaines et des milliers de kalpas, votre rétribution serait d’être un homme pauvre et méprisé, n'entendant pas la vraie Loi, né dans une famille hérétique, rencontrant toujours un méchant roi et ayant un corps mutilé. Il vous faut done mettre en pratique ces enseignements, les retenir et les réciter et, pendant tous les temps à venir, ne jamais permettre qu'ils se perdent. »
Alors Ânanda se leva de son siège ; il rendit hommage aux pieds du Buddha en appuyant sur eux sa tête ; il se mit à deux genoux, joignit les mains et dit au Buddha : « O Honoré du monde, quel est le nom qu'il faut donner au sûtra où est exposé ce point important de la doctrine ? » Le Buddha répondit à Ânanda : « Le nom de ce sûtra est : Sûtra de l’avadäna de Fille-de-manguier et de Æi-yu (Jivaka), Mettez en pratique la doctrine qui vient de vous être montrée ; faites des offrandes aux bhiksus et aux bhiksunîs ; donnez des remèdes, allez chercher des médecins ; réjouissez-vous avec les autres de ce que, pour avoir fait (autrefois) un vœu, ils obtiennent maintenant une récompense. Observez bien tout cela. »
Quand le Buddha eut prononcé ce texte sacré, la grande assemblée composée des huit catégories qui sont les hommes, les devas, les nâgas, etc., ayant entendu ce qu'avait dit le Buddha, se mit avec joie à pratiquer ses préceptes.
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LE SÜTRA DU PRINCE HÉRITIER SUDÂNA (Stu-la-na).[1].
(Trip., VI, 5, pp. 90 v°-95 r°.)
Voici ce que j'ai entendu raconter: Un jour le Buddha se trouvait à Chô-wet (Grâvasti), dans le Tche-houan (Jetavana), dans l’a-lan (aranya) d’A-nan-pin-lch'e (Anâthapindada) ; il se trouvait alors en compagnie d’une multitude innombrable de bhiksus, de bhiksûnis, d’upâsakas et d’upâsikâs et était assis au centre de ses disciples des quatre catégories; or, le Buddha se mit à sourire, et, de sa bouche sortit une clarté de cinq couleurs. A-nan (Ânanda) se leva de son siège, disposa en bon ordre ses vêtements, joignit les mains, se mit à deux genoux et dit au Buddha : « Depuis plus de vingt ans que je suis aux côtés du Buddha, je ne l'ai jamais vu rire comme aujourd’hui. Maintenant, à Buddha, pensez-vous à quelque Buddha du passé, du futur ou du présent ? Il faut que vous ayez eu quelque idée spéciale ; je désirerais en être informé. » Le Buddha dit à Ânanda : « Je ne pensais point à un Buddha du passé, du futur ou du présent; j’ai songé aux circonstances dans lesquelles, il y a de cela d'innombrables asamkhyeyas
(1) Ce sûtra (Nanjio, Catalogue, n° 254), a été traduit sous la dynastie des Ts'in occidentaux (385-431) par le cramana Cheng-kien, qui écrivait entre 388 et 407 p. C. Il correspond au fameux Vessantara jâtaka.
Que signifie le nom de Siu-ta-na qui est ici donné au prince héritier ? Il semble bien que, pour celui qui a fait cette transcription, l'original sanscrit devait être Sudâna (excellente charité) ; cependant cette transcription parait ètre fondée sur une forme altérée d’un original qui pourrait être Sudanta (aux belles dents) ou Sudânta (le bien duompté). (Cf. Foucher dans BEFEO, 1901, p. 353, n. 2, et 1903, p. 413, n. 7); voyez aussi Sylvain Lévi (Journal asialique, mars, avril 1900, p. 324, n. 2).