‹ Cinq cents contes et apologues (volume 3)Chapitre 12 sur 72 · INST · texte numérisé non relu

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Dans une naissance antérieure, un Asura avait été un pauvre homme qui demeurait au bord d’un fleuve et s’occupait à le traverser en transportant du bois mort. Un jour que l’eau du fleuve était très profonde et était impétueuse, cet homme fut à plusieurs reprises emporté par l’eau ; il perdit alors tout ce qu'il tenait dans les mains et son corps fut submergé; emporté en tourbillonnant par le courant, c’est à grand’peine s’il put en sortir. En ce moment un Pratyeka Buddha, qui avait pris la forme d’un cramana, vint en sa demeure pour mendier de la nourriture ; le pauvre homme lui en donna avec joie; quand {le Pratyéka Buddha) eut mangé et eut fait ses ablutions, il plaça son pâtra dans les airs et s’en alla en volant. À ce spectacle, le pauvre homme prononcça le vœu que, dans

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une naissance ultérieure, son corps füt de haute taille de manière que les eaux les plus profondes n’allassent pas au delà de ses genoux. Par l'effet de cette cause, il obtint. un corps si immense que les eaux des quatre grandes mers ne pouvaient aller au delà de ses genoux; quand il était debout dans la grande mer, son corps dépassait le Sumeru; ses mains s’appuyaient sur les sommets des. montagnes et il regardait au-dessous de lui les devas

Trayastrimças. Doit-on donc s’étonner si le Buddha, qui, pendant des kalpas innombrables a accumulé les plus.

grands vœux, remplit tout l’espace par son SL de la Loi (dharmakâya) ?

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