‹ Cinq cents contes et apologues (volume 3)Chapitre 36 sur 72 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

CITIBE NXEN 8 D: 70 re)

Celui qui alla sur la mer pour chercher de l’aloës (1).

Autrefois le fils d’un maître de maison était allé en mer pour recueillir de l’aloès ; après en avoir amassé pendant plusieurs années, il finit paren avoir une charretée qu'il rapporta chez lui ; il se rendit au marché pour le vendre ; mais, à cause de la cherté de cette denrée, en définitive,

il ne se présenta pas d’acheteur ; notre homme passa

donc plusieurs jours sans parvenir à s’en défaire; il se lassa de l'attente et en conçut du dépit ; or, il vit un homme qui vendait du charbon de bois et qui parvenait à sen défaire promptement: il pensa donc que le mieux était de brüler son aloès pour le transformer en charbon de bois et qu'alors il le vendrait promptement. Aussitôt il le brüla, le réduisit en charbon et alla sur le marché pour le vendre ; mais il n’en obtint pas même le prix d'une demi-charretée de charbon de bois ordinaire...

(1). Cf. Julien, les Avadänas, t. IT, p.38. La traduction de Julien est fautive parce qu ‘elle a méconnu le sens des mots {ch'en chouei désignant (le parfum) qui s'enfonce dans l'eau, c'est-à-dire l'aloès.

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(Erin, XXIV, Sp. 70 7)

Le voleur qui a dérobé une pièce de soie brodée et s’en sert pour envelopper des tapis.

Autrefois un voleur entra dans la demeure d’un homme riche ; il déroba une étoffe de soie brodée dont ilse servit pour empaqueter de vieux tapis déchirés et des objets de toutes sortes. Il fut un sujet de risée pour les gens sages.

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