IV. Q
No 70.
Cf. t. Ill, p. 69-70.
Le lion monté sur un éléphant est un motif extrêmement fréquent dans Fart hindou et tibétain (cf. Grûnwedel, Althuddhistische Kunst in Indien , fig. 6/1). Actuellement, les Hindous y voient une représentation de la victoire remportée par la philosophie brahmanique sur le bouddhisme (cf. Bloch, Z. D. M. G. , LXII, 1 908 , p. 372-873). On peut se demander si ce n'est pas en réalité le récit dont nous avons donné la traduction qui explique ce motif de décoration.
Ken pen chouo yi ts'ie y cou pou pi nai ye yao che ( Trip. , XVII , 4, p. 58 v°-59 r°) : cinq cents marchands sont cernés par un boa monstrueux : pour les délivrer, un lion monte sur la tête d'un éléphant et, au moment où il est en présence du boa , il se dresse sur ies pattes de derrière et le frappe à mort avec ses pattes de devant; mais réiéphant meurt parce que les pattes de derrière du lion se sont enfoncées dans son crâne et le lion lui-même est tué par le souffle empoisonné qu'exhale le nâga.
XXXVI, a, 109".
No 73.
On trouve un exemple analogue de changement de sexe ayant pour cause une action méritoire d'une femme dans l'avadâna de Rûpavalî [Divyâvadâna, n" 32, p. /»73).
Cf. Fo chouo long che niu king, Trip. , VI, 7, 1 1-1 a* (Nanjio, Catalogue, n° 297) et Fo chouo long che p'ou sa pen k'i king, th., 1 9'-i3* (Nanjio, ih., n° 298).
Les trois rencontres : Tch'ou yao kmg [ Trip., XXIV, 5, p. 4i3 v°). On trouve plus fréquemment les quatre rencontres (XIII, 10 ,
: vieillard , malade, mort, religieux) suivies ou précédées de la scène du labourage, puis de la contemplation sous l'arbre [Kc7i pen chouo yi ts'ie yeou pou p'i nai ye p'o seng che, Trip., XVII, 3 , i2*-i3", dont l'ombre reste immobile.
Scène du labourage : I.-J. Schmidt, Der Weise und der Thor, conte 3o, p. sSs.
Iconographie : Sur une des photographies de Boro-Budur dont nous devons le cliché et l'expiication à A. Foucher, on voit figurée la rencontre du vieillard [B.E.F.E.-O. , 1909, p. 22, fig. 11, registre supérieur). 一 Ajantâ, frise sculptée sur la façade de la cave I. — Scène de labourage, Foucher, A.G.B. , 1. 1, fig. 1 76, p. 3/i2. — Dans une grotte de Yun-kang , près de Ta-t'ong fou , sont représentées les quatre rencontres (Chavannes, Mission archéologique dans la Chine septentrionale, pl. GVIII, CIX et CX). — [A Touen-houang (Musée du Louvre).]
Buddhacanta d'Açvaghosa (trad. Cowell , p. 3o-35). Les quatre rencontres dans la Prédiction de Dipamkara (trad, du tibétain par Feer, Annales du Musée Guimet, V, p. 3 08).
XIII, 10, à6.
Ken pen chouo yi ts'ie yeou pou p'i mi ye p'o seng che ( Trip., XVII, 3, p. 1 li^-i 5"^) : les quatre devaputras qui supportent les pieds du cheval Kanthaka pour éviter que ses sabots résonnent sur le sol se nomment Pei-ngan 愤岸, Kin-ngan 近 岸 (var. Yen-ngan 延 岸), Hiang-ye 香葉, Cheng-hiang-ye É 香葉.
Iconographie : a. Sommeil des femmes : grottes de Yunkang (Chavannes, Mission archéologique en Chine septentrionale , pl. CX).
b. Sortie de la ville (Mahâbhiniskramana ) : grottes de Yun-kang (Chavannes, ibid., pl. CXI); bas-reliefs du Gandhâra (Foucher, A. G.B. G" p. 357, fig. 183; T. Bloch, Einjluss der altbuddhistischen
Kunst auf die Buddhalegende , Z\ Z). !/. G., LXII , 1908, p. 870- 37.3 et planche).