XIII
P. 271 , conte 975, au lieu de 1 7 et 19, il faudrait 97 et 39.
XIIl, 10, p. lif-".
Ken pen chouo yi tsie yeou pou p'i nai ye tsa che {Trip., XVII, 2 , p. 68 '-" : dans ce récit Pukkusa apparaît sous le nom de Yuanman [= Pûrna?] ; le nom de Kâlàma est transcrit Kia-lo-mo.
Fo chouo tch'ang a-han king ( Trip. , XII, 9, p. 1 6 r°) : ici Pukkusa est appelé Fou-kouei 福 貴. —— Mahâparinibbânasutta, IV, a 1 et suiv. (trad. Rhys Davids, Buddhist Suttas, S.B.E., et Dialogues of the Buddha, part. 2 ).
No 78.
L'éloge du Gandhâra se retrouve aussi dans le Sûtrâlamkâra , conte n° 1, fin.
No 79.
Ken pen chouo yi ts'ie yeou pou p'i nai ye yao che, XVII, h , p. 65 v°à 66 r。.
L'ermite Cheng-k'ia 勝 估 (Çankha) a marché par mégarde sur le chignon de rermite Li-k'i-to 禾! J 棄 多 (Likhila). Celui-ci, irrité, fait le vœu que, si le soleil sort le lendemain, la tête de Cheng kie éclate; celui-ci ordonne aussitôt au soleil de ne pas paraître. Les hommes viennent le supplier de reprendre sa parole ; il se fait alors une tête de boue qui éclate dès que le soleil apparaît.
Cf. XXXVI, Q, lOQ^
[Pour Çankha et Likhita , cf. mp. , n" 53.]
Cf. ie Sudhanakumârâvadâna (analyse par Foucher, B.E.F.E.O., 1909, p. 12-18) qui se trouve dans le Divyâvadâna ; —— Mahâvastu (éd. Sénart, t. II, p. 9/1-105); — Bodkisattvâvadânahalpalatâ (n。 —— Bhadrakalpâvadâna (n。 29); —— Ken pen chouo yi ts'ie yeou pou p'i nai ye yao che {Trip" XVII ,厶, p. 5o r°-5 U t°) = Sudhana avadâna dans Kandjour (trad. Schiefner, Mémoires de l'Académie de Saint-Pétersbourg , XIX, n° 6, 1 8^3, p. xxvi-xlv, et Tib. Taies, p. Uk-']li)', — drame birman analysé dans le Journal of the Asiatic Society of Bengal, VIII , 1 83y , p. 536.
XXXVI, j, 98^-99'.
Iconographie : Boro-Budur [ap. Foucher, B.E.F.E.-O. , 1909 , p. 1 2-1 8 et fig. 6-9).
J.-J. Schmidt, Der Weise und der Thor, p. g 1-99.
Dans le Hien yu king {Trip., XIV, 9, p. 1 6 r°-i 7 r。), une histoire analogue est racontée, mais avec de notables variantes. On y retrouve cependant le trait de la princesse éclairant de nuit le visage de son mari, ce qui rappelle le conte de Psvché et de l'Amour dans Apulée.
Kusa jâtaka {Jâtaka , n° 53 1), où manque le trait dont nous venons de parler.
Sur la parenté de ce récit avec le conte européen de La belle et la bête, voyez Ralston , Tib. Taies, Introduction, p. xxxvii-xxxix.
Mahâvasiu (II, p. Zia 1 ; III, p. 1); Barth (^Journal des savants , 1899). , ,
An Eastern love-story, Kusa Jâtakaya, a Buddhistic Legend : rendered for the first time into English verses from the Sinhalese Poem of Alagiyavanna Mohottâla, by Th. Steele, 1871. 一 Compte rendu de cette publication par Reinhold Kohler dans Gottingtsche gelehrtt Anzeigen , 1 87Q , p. 1 qo5-i 226.
m LIEOU TOD TSI KING (N* 83).
Kandjour (trad. Schiefner, dans Awarische Texte, Mémoires de VAcadémie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg , t. XIX , n° 6 , 1878 , p. XLvi-L = Tih. laies de Ralston, p. 21-28).
XXXVI, -4, ii''-i2\
Voyez dans le n° 5oo (t. 111, p. 386 et suiv.) une allusion à ce récit.
Sseu fen lu ( Trip. , XV, p. 3 v"-6 r。) : Le roi Cheng-yuan (triomphe-haine), qui règne à Padmavatî donne la moitié de son royaume à son ministre Che-yen-feou-p'o-ù qui prend pour capitale la ville de Dîpavatî, Ce nouveau roi de Dîpavatî engendre un fils qui devient buddha sous le nom de Dîpamkara Buddha. Le roi Cheng-yuan invite ce Buddha à venir à Padmavatî et monopolise toutes les fleurs de son royaume pour les lui offrir. Cependant un opulent brahmane nommé Sseu-che { sacrificelibéralité, Yajnadatta) a promis des richesses considérables et la main de sa propre fille Soii-lo-p'o-t'i (Suravatî) à celui qui, dans une assemblée de maîtres éminents, ferait preuve des connaissances les plus remarquables. Un homme fort laid est en passe de gagner le prix lorsque survient un jeune étudiant (mânava) nommé Mî-h'ie (Megha) qui triomphe aisément de lui. Megha refuse cependant les récompenses auxquelles il a droit et se contente d'accepter cinq cents pièces d'or qu'il doit donner à son ancien maître pour prix de ses leçons. La jeune fille qu'il a repoussée désire lui faire un présent et va cueillir dans le jardin de son père des lotus merveilleux, à savoir cinq fleurs sur une seule tige et deux fleurs sur une autre tige unique. Pendant ce temps, Megha est parti et est arrivé dans le royaume de Po-mo (Padmavatî) où il apprend que Dîpamkara Buddha va faire son entrée; il désire lui offrir des fleurs, mais il ne peut s'en procurer aucune à cause de l'interdiction que le roi a fait proclamer d'en vendre à tout autre qu'à lui-même. Survient la jeune tille : Megha lui achète ses cinq fleurs de lotus pour le prix des cinq
cents pièces d'or qu'il a gagnées et il accepte de présenter en même temps au Buddha les deux autres lotus de la part de la jeuiifi fiHe elle-même. Quand arrive Dîpamkara Buddha, Megha lui jette les sept lotus qui se transforment aussitôt en un dais immense de douze yojanas de superficie qui suit le Buddha dans tous ses déplacements. En outre , pour imiter les gens de la ville qui étendent leurs vêtements neufs sous les pieds du Buddha, il enlève un de ses deux vêtements de peau et le jette à terre ; mais ce vêtement est enlevé par les gens de la ville; il prend alors son autre vêtement et le dépose sur un endroit boueux, et, comme ce vêtement ne suffit pas, il se prosterne de manière à ce que sa longue chevelure couvre l'espace resté nu. Le Buddha pose le pied gauche sur ses cheveux et lui prédit qu'il sera plus tard le Buddha Çâkyamuni. Le brahmane laid , qui a été autrefois vaincu dans la discussion, intervient alors et se plaint que Megha lui ait ravi la récompense qui devait lui revenir. Ce brahmane n'est autre que Devadatta. La jeune fille sera plus tard Gopâ.
Histoire de Sumedha dans rintroduction au Recueil pâli des Jâtaka (trad. Rhys Davids, Burlclhist Birth Stories, p. 3-3 1). L'histoire du lotus en est absente , on n'y voit que l'histoire de la chevelure répandue sur la boue (p. 1 1).
Mahâvaslu (éd. Sénart, I, p. aSa-a/iS); — Divyâvaclâna ,
Fa-hien (tr. Legge , p. 38); Hiuan-tsang [Mémoires, t. I, p. 97 ; Vie, p. 76).
XXXVI, k, 43"; XIII, 10, 2^-3' et /i5\
Iconographie : Bas-reliefs du Gandhâra dont trois publiés et expliqués minutieusement par Foucher(i. G. B. G., tome I, fig. 189, i/io , 1^1); — une dalle chinoise gravée de l'année 5 63 p. C. (Ghavannes, Mission archéologique clans la Chine septentrionale , pl. GCLXXXIV, registre supérieur). —— Le religieux hindou Gunavarman (367-^81 p. C.) avait représenté par la peinture dans un temple de la ville qui est aujourd'hui Chao-tcheou fou (prov. de Kouang-tong) «la scène de Dîpamkara et du jeune étu-
diant répandant sa chevelure » ( Toung Pao, 190/1 , p. 1 99-200). Voir Lecoq , Chotscho, pi. q3.
La première partie de ce conte est le Makhâdeva jâtaka [ Jâtaka, 11° 9); — cf. Makhâdeva sutta, n° 83 du Majjhima Nikâya.
Iconographie : Bharhut (Cunningham, XLVIII , 2).
La seconde partie est le Nimi jâtaka [Jâtak'a, n° 5 1 1). Voyez aussi le récit de la visite de ce roi aux enfers dans le Makhâdevasutta.
XXXVI, 3, 67b; XXXVI, 4, i8b-i9'.
Ta nie pan king, XI , 6 , 5 7 • ; Yi tsou king, XIV, 5 , 5 9
La Fontaine : Le savetier et le financier.
KIEOU TSA P,l YU KING.
Ce récit se retrouve à la fin de notre n° hio.
A la page 348 , lignes li-8 , il est question des vingt-cinq dieux qui sont affectés cinq par cinq aux cinq défenses. Nous trouvons deux listes différentes de ces dieux; d'après la première qui est conservée dans la Ts,i fo pa p'ou sa so chouo ta t'o lo ni chen tcheou king ( Trip. , Tokyo , XXVII, 7, p. 1 9 v 。; cf. Nanjio, Catalogue, n° Zi/iy), les cinq dieux qui président à la défense de tuer sont : 1° Po-tch'a-lo 波卩 羅; 2° Mo-na-sseu 摩 那期; 3。 P^o~heou-m 婆 B 侯那; Hou-nou-tch'a 呼奴 卩乇; 5° PUo-tch'a 頗羅卩 :^; les cinq dieux qui président à la défense de voler sont : 6。 F" chan 法 善 (excellence de la Loi); 7° Fo nou 佛 奴 (esclave du Buddha j; 8° Seng hi 僧 喜 (joie du samgha); 9。 Kouang ngo 廣 額 (large front); 1 0° Ts'eu cAct,' 慈善 (excellence de la compassion); les cinq dieux qui président à la défense de commettre des actes de débauche sont : 11° Tcheng kie ^ 潔 (chaste et pur); 1 2° IVou yu 無欲 (sans désirs); 1 3° Tsing kie 淨 潔 ( calme et pur); i k。 PFoM jan 無 染 (sans contamination); 1 5。 Tang ti 蠻 fl^ (iavé et nettoyé); les cinq dieux qui président à la défense de mentir sont : 16° Mei p'n 美 音 (beau son); 17° Che yii 實語 (parole véridique); <』。 Tche tclie 質茴 (réel et droit); 19。 Tche to 直答 (réponse franche); 20° Ho ho yu ft 合語 (parole affable); les cinq dieux qui président à la défense de boire du vin sont : ai。 Ts'ing sou 淸 素 (pur et simple); 22。 Pou tsouei 不
138 KIEOU TSA P'l YU KING (N° 89).
醉 (pas ivre ) ; 23。 Pou lomn 不亂 (non désordonné); Wou cke 無失 (sans faute); 2 5° Hou h'ai 護 戒 (qui protège ies défenses). —— La seconde liste nous est fournie par le Fo chouo kouan ting king ( Trip. , XX\ II, G , p. 3G r"-v° ; cf. Nanjio, Catalogue, n° 167); elle est reproduite dans le Fa yuan te hou lin [Trip, , XXXVI, 10, p. 26 v°) et dans le dictionnaire numérique Ktao tch'eng ja chou (s. v. «les vingt-cinq dieux protecteurs des défenses») :
I. Défense de tuer : 1° Tch,(i-tch,ou-p,iiu-t,o—" 察為 愈 他尼; 2。 Ch(m-to4;~chou-t'o~ni 輸 多利輸 陀尼; 3。 PV-Zeowtckô~na-che-po 毗 樓遮那 世波; k。 A-Mo"g 昏" 阿 陀龍摩 抵; 5。 Po~lo~houan-ni-ho~/o 婆 羅桓尼 和婆.
II. Défense de voler : 6° T"no~a-p'"p,o-t,o 抵 摩阿田 Jfc 婆 IJk ; 了° A-sieou~€k(m-p,o~!(ht,o 阿 修輸婆 羅陀; 8° P'o - !o-nio t<in mâle et femelle, 婆羅 摩亶雄 唯; (/ P'o~h-mm-t;-p;-tch'ô 婆 羅
地稗 1^; 10° Na-mo-} 薩 -to-ije-chô 那 摩呼多 jé 舍.
III. Défense de commettre des actes de débauche : 1 1° Fo-t'osien-t'o-kou-to 佛尾 t 仙陀 樓多; 1 2° Pi-chô-ye-seou-to-p,o 稗 閽 耶藪 多婆; Nie-ti (ou ni)-li{-t'o-to-ye 湼 J 氐 (ou 坭) 醯環 i 多耶; i[i。 A-lo-to-lai-tou-yc 阿 邏多賴 都耶; 1 5° Po:lo-m-fo~ t'an 波 羅那佛 毚.
IV. Défense de mentir : 1 (■')。 A-t';-fnn-tchô-ch(w-i/e 呵 提梵者 珊耶; if Yi'n4,a;-lo-yi'"-t,aUo 因 É 羅因 臺羅; 1 8。 A-k,,'elan (ou fong)-che-p'o-to 呵 Ibp 嵐 (ou 風、 施 婆多; 19。 Fo-t'atimi-mo-to-tch'ô 佛蕓 彌摩多 1】 多; 20° To-lai-tch,a~^an-tch'a (ou mi)-
V. Défense de boire du vin : 21° A-mo-lo-sscti-teoii-ki 呵摩羅 斯 兜嘻; 2 2。 Nn-lo-men-chô~t(><m-t; 那 羅門閻 兜帝; 33° S"pt-ni-k'ieii-na-po 薩 | 零尼乾 那波; "。 Tch'a-pi-ckô (ou teou)pi-chô-lo 茶稗閣 (ou 阖) 呲 舍羅; 25° Kia (ou K'ie)-mo-pim-chô-ni-k'ie 加 (ou 伽) ^ 呲 那閽尼 仏
XXXVI, 4, 55"b, 56".
KIEOU TSA P'l YU KING (N°' 90-95).
Autre rédaction du n° 20.
XXXVI, à, 70^-7".
La fin dans Hiuan-tsang {^Mém. I, 69).
Cf. XXXVI, 3, p. 57b, et ZcA"(m/o 顯, XX, i, p. 106 a.
Le conte du Tsa pao tsang king analysé dans le tome III, p. 2 1 , est une autre forme de ce même récit.
Dans le texte, il y a un passage obscur relatif à un mécanisme à poissons. Je crois qu'on peut l'expliquer au moyen d'un autre passage qui se trouve dans le Ken pen chouo yi ts'ie yeou pou p'i 画 ye tsa che ( Trip. , XVII , 1, p. 7 v°) : dans une maison somptueuse, on a couvert le sol de lieou-li (vaidûrya) de manière à figurer un étang; en outre , on a disposé sur la porte des poissons mécaniques dont l'ombre se reflète dans le lieou-li, en sorte qu ils semblent nager dans l'eau ; l'illusion est si complète qu'un visiteur ôte ses souliers pour traverser l'étang qu'il croit voir. Dans notre conte 95 , il est probable qu il était question d'un trompe-l'œil analogue; la filie devenue reine habitait des appartements d'une magnificence telle qu'on pouvait y voir une semblable merveille. Le passage du Ken pen chouo yi ts'ie yeou pou p'i nai ye tsa che correspond (Tailleurs à un texte du hjotishâvadâna dans le Dmjâvadâna, p. 279, à un texte du Mahâbhârata, II, U'] et à un texte du Bien yu king ( Trip. , XIV, 9 , p. 68 v°; I.-J. Schmidt, Der Weise und der Thor, p. 354). Cf. Tibetan tales, p. 36i, et ia visite de la reine de Saba au roi Salomon.
KIEOU TSA P'l YL KING (N。' 100-107).
S. Lévi, Notes sur les Indo-Scythes , J. As., 1896 , II, p. h'jU. Cf. t. m, p. 85-86.
Lou tche tchang tcho yin yuan king [Trip., XIV, 7, p. 77 r°- 80 v°; Nanjio, Catalogue, n° ^5 力: En un jour de fête, l'avare éprouve le besoin de se réjouir, lui aussi; mais il craint que, s il se livre au plaisir, soit chez lui, soit chez un autre , il ne soit entouré de gens qui lui demandent de partager ce qu'il boira et mangera ; il s'en va donc dans un lieu solitaire pour boire un peu de vin et manger des oignons et des grains grillés : quoique le régal soit maigre, puisqu'il ne lui a coûté que cinq pièces de monnaie, l'avare , qui n'est pas habitué à boire du vin, s enivre et se met à chanter en déclarant qu'il est infiniment plus heureux que Vaiçramana et même que Çakra ; Çakra entend ce blasphème du haut des airs et décide de le punir; il descend donc sur la terre et, prenant la forme de l'avare lui-même , il s'introduit dans sa famille où il se fait reconnaître comme le maître légitime. Ce thème est beaucoup plus développé que dans notre n" 106 ; par contre , le thème du chien doué de pouvoirs surnaturels est ici complètement absent. Le conte se termine par un appel à la justice du roi Prasenajit qui se déclare incapable de décider qui est le vrai et qui est le faux Lou-tche ; le débat est alors porté devant le Bouddha qui oblige Çakra à reprendre sa forme première. Lou-tche se convertit.
Dans le conte-prologue des Mille et une nuits (trad. Burton , 1. 1, p. a-i 0), le frère cadet du roi Shahryar constate de même rinfidélité de sa femme et s'en afflige jusqu'au moment où il s'aperçoit que le roi Shahrvar lui-même est odieusement trompé par son épouse.
Voir au sujet de ce conte le remarquable mémoire de M. Cosquin intitulé Le prohgue-cadre des Mille et une nuits , Les légendes perses et le livre d' Esther (extrait de la Revue biblique internationale, janvier et avril , 1909). Dans la Revue des traditions populaires (juillet 1909, p. 209-Q 18), M. Gaudefroy-Demombynes a traduit d'après le texte arabe le cadre du recueil des Cent et une nuits qui « paraît reproduire un original plus simple et plus candidement populaire que celui des Mille et une nuits v.
Dans le conte 87/1 (t. II, p. 359-860 et p. 36 厶 -365), on trouve le thème de la femme sur la chasteté de laqueile un oiseau est chargé de veiller; là aussi la vigilance du gardien est mise en défaut.
Cf. Hertel , dans Z.D.M.G., 1 909 , 86 ; 1911, kUo.
Autre rédaction chinoise du vi' siècle signalée par Ch. B. Mayhon (B.É.F.E.-O., t. VII, p. 36o-363).
Comparer dans le Samugga jâtaka (^Jâtaka, n° 436), l'histoire du démon tenant une femme renfermée dans un coffre qu'il avale; mais la femme a pu introduire à son insu dans le coffre un magicien avec lequel elle se livre au plaisir. C'est pourquoi , quand le démon va voir un ascète, celui-ci lui parle comme s'il s'adressait à trois personnes.
Dans le conte-prologue des Mille et une nuits (trad. Burton , t. I, p. 1 1-1 3 ), lorsque le roi Shahryar et son frère ont constaté qu'ils étaient trompés par leurs femmes (cf. les notes au n° 1 07), ils sortent du royaume : montés sur un arbre ils voient un ifrit qui porte sur sa tête un coffre de cristal; rifrit ouvre le coffre et en fait sortir une femme qu'il croit être seul à avoir jamais possédée ; quand I'lfrit est endormi , la femme oblige ie prince Shahryar et son frère à s'unir à elle, puis elle leur demande leurs anneaux
KIEOU TSA P'l YU KING (N" 110-111).
pour les joindre aux 670 anneaux de tous ceux avec qui elle a déjà trompé l'ifrit.
Voir encore le texte de la Brhatkathâmanjarî de Ksemendra traduit par J. Hertel {Zeùschrift des Vereins fur Vôlkerkunde , XIX , 1 909 , p. 88-8(j).
Cf. Hertel dans Z.D.M.G., 1911, hS^-Ulio.
Mas'oudi, Prairies d'or, trad. Barbier de Meynard , t. III, p. 228-235.
Kandjour (trad. Schiefner, préface à son mémoire sur Mahâkâ. tjâjana und Kôm'g Tschanila Pradjota, Mémoires de l'Académie des Sciences, Saint-Pétersbourg, 7° série , t. XXII, n° 7, 1876,
p. VI-VIl).
On retrouve dans la littérature arabe un thème analogue, celui du chameau égaré. Cf. René Basset, dans Mélmine, II, 188/1-1885, p. 507-517. M. Basset ajoute en note : «On trouve une imitation de cet épisode dans le conte de Zadig de Voltaire (chap, m) qui l'a évidemment empruntée à un texte oriental. J'ignore toutefois par quel intermédiaire. » Version judéoallemande (Israël Lévi dans Mélusine, II, i88/i-i885, p. 5/ii- 5/12) où, comme dans la forme kirghize (Radloff, Proben der Volkes Literatur, t. III, p. 889), ce thème est associé à celui de la jeune fille que plusieurs hommes ont respectée pour des motifs différents. (Cf. notre n。 1 17.)
Dans le d" 3yà (t. II, p. 368-870), ce conte reparaît comme un épisode de rhistoire de Miao-jong.
Paîicatantra (trad. Lancereau, p. 3oo-3o 1 ; cf. Benfey, I, p. /i 6 8-/169); La Fontaine, Le chien qui lâche la proie pour l'ombre. 一 Bibliographie détaillée dans le Loqmân berbère de René Basset, p. 162, n" 1 .
Cf. vol. II, p. 368.
Ge conte a été étudid par Benfey ( Orient und Occident, 1 864 , 2 , p. 1 33; réimprimé dans Kleiner e Schriften, III, p. 2 3 厶). Sur les variantes modernes , principalement en Finlande et en Russie , voyez Antti Aarne, Zum Màrchen von der Tiersprache [^Zeitschrift des Vereins fur Volkskunde , XIX, 1909, p. agS-SoS).
La Tradition (V, 1 89 1 , p. 2 1 6-220) donne un conte populaire moderne grec et un conte italien.
Kharaputta jâtaka (^Jâtaka, n。 386》
Dans la littérature brahmanique , le Harivamça (I, 2/1 , 2-1/1) nous rapporte l'histoire du roi Brahmadatta qui comprenait ie langage des animaux et ne voulut point en révéler le secret à sa femme (cf. E. Leumann, W.Z.K.M., VI, 1899, p. 3).
Introduction des Mille et une nuits : l'âne , ie bœuf et le laboureur. —— Straparola : Facétiemes nuits (hisl. 1 2 , f. 3); Barlnam et Josaphat, rédaction hébraïque : cf. Jacobs, Barlaam and Josaphat,
p. CXXIII-CXXIV.
Iconographie : Brique émaillée de Pagan (Grûnwedel, Buddhtstische Studim , fig. 33 ).
Cf. au sujet de ce conte les remarques de Cosquin [Les contes indiens et 1, Occident dans la Revue des traditions populaires , t. XXIX, mars 191/1, p. 99-101).
NMU.
Tsa pao tsang king [Trip., XIV, 1 0 , p. 7 v°) : le perroquet se nomme Houan hi cheou 歡 喜首. La cause de l'incendie est que deux bambous agités par ie vent se sont frottés l'un contre l'autre et se sont enflammés. Le dévouement du perroquet ébranle le palais de Çakra ; Çakra vient interroger le perroquet qui lui ré-
144 KIEOU TSA P'l YU KING (IV» 115-120).
pond que sa résolution est inébranlable et qu'il continuera son manège même dans une existence ultérieure. Çakra fait alors tomber une pluie abondante qui éteint l'incendie. XX, 1, io3b-io/i'.
Cet avadâna est raconté par Hiuan-tsang (^Mémoires, trad. Julien , I, 335-337).
Sur le thème du trésor dangereux , cf. le 11° ao3.
Le stratagème par lequel cette femme affronte l'ordalie a passé dans le roman de Tristan et Yseult. Cf. Joseph Bédier, Le Roman de Tristan et Iseult , p. 189 , édition Piazza.
Vetâlapancavmçati (9' conte). ― Tuti-nameh (trad. Rosen , t. I, p. 268). ― Conte kirghiz des trois frères (Radloff, Prohen der VolksUteratur der tûrkischen Stàmme . . . , t. III, p. 889. — Version judéo-allemande et version midraschique publiées par Israël Levi [Mélusim, II, i88/i-t885,p. 54t-5/i5).
Comparez l'anecdote fameuse relative à Polycrate, tyran de Samos.
[(jf. parallèles indiqués par Hertei, , 1911, p. kko.
Histoire, analyse plus compliquée dans Trip. , IX, 69 r".]
Dans ie Kumbhakâra jâtaka {^Jâtaka, n° /io8), le roi Karan(j[u de Kalinga est devenu Pratyeka Buddha après avoir vu un manguier
KIEOU TSA P'l YU KING (N" 121-123). 145
dépouillé de ses fruits; le roi Naggaji de Gandhâra, après avoir entendu s'entrechoquer les bracelets d'une femme ; le roi Nimi de Videha , après avoir assisté au spectacle de vautours se disputant un morceau de chair; le roi Dummukha d'Uttaraparlcàla , après avoir vu un taureau transpercé par un autre taureau qui voulait avoir la même vache que lui.
Dans \ Uttarajjhaijamtikâ du jaina Devendra ( Jacobi , Ausgewàhlte Erzàhlungen in Mahârâ^tn , introduction à la neuvième section de ï Uttarajjhai/amsulta ) , on trouve l'histoire du roi Nami (= Nimi) qui devint Pratyeka Buddha pour avoir entendu s'entrechoquer les bracelets d'une femme [d. Jarl Charpentier, Studien zitr Indischen ErziihlungsUleratur , 1, Paccekabuddhageschichten j.
D'après le Ken pen choiio yi ts'ie yeou pou pi tch'ou ni p'i nai ye ( Trip. , W I, 10, p. 1 li , r°-\°), quatre Pratyeka Buddhas se trouvent réunis chez un potier : ils étaient autrefois quatre rois qui se nommaient respectivement Tchang-p'ing ij^ 瓶, 'I ch'eou-mien 醜 面 (laid-visage, Durmukha , en pâli Dummukha), Fan-cheou (Brahmadatta, roi de Vàrânasî), et Tchouang-cheng 壯 勝, roi de Ying-Io tch'eng 凄 ï 各城. Ils exposent les raisons qui les ont engagés à sortir du monde; ce sont exactement les mêmes que dans le n° ùo8 du Jâtaka pâli. Après avoir entendu les quatre Pratyeka Buddhas raconter leur histoire , le potier et sa femme entrent à leur tour en religion, tout comme dans le Jâtaka pâli.
No 121.
Cf. Diogène et sa lanterne.
Tambour qui appelle à la discussion. Cf. Ill, 291.
No 123.
XXXVI, II, àg'-5o'.
Sur l'arbre gigantesque issu d'une petite semence et sur l'emploi de cette métaphore pour expliquer que les actes peuvent entraîner pour leur auteur des conséquences en apparence disproportion-
lY. lu
nées, voyez les gâthâs Ken pen chouo yi ts'ie yeou pou p'i mi ye yao
che(Jrip., 皿, h,p. 3o V*).
IV。 m.
Cf. ie n" lioi où le récit est plus explicite; mais dans cette seconde version , on ne trouve pas le thème de la ville ensevelie sous une pluie de sable, thème qui n'est autre que celui de la destruction de Roruka.