WOU FEN LU (N
Sseu fen lu [Trip., XV, 6 , p. 6 r°), où ies gâthâs sont différentes.
Cf. n"' 1 3 1 et 395.
No 369.
Cf. S. Levi, Wang Hhien-ts'e , dans Journ. As. , 1 ()oo , I, p. 33o , n. 1 ; S. d'Oldenbourg, dans Journ. Roy. As. Soc, 1898, p. 609- 5 1 6 ; T. Tokiwai , Studien zuni Sumâgadhâvadâna , p. 1 2-1 5 ; —— et inf. n° 698.
Dans le Che song lu (Trip. , XVI, 7, p. 87 v°), cette histoire est racontée de la manière suivante : Au temps des générations passées, le roi d'un royaume fut piqué par un serpent venimeux ; un maître qui savait guérir les morsures venimeuses fit la conjuration ch&k'ie-lo (châgala, du bouc) et obligea le serpent venimeux à venir; il avait disposé auparavant un grand feu: ii dit au serpent venimeux : « Préférez-vous entrer dans ce brasier ou ravaler votre venin ? » Le serpent venimeux fit cette réflexion : «Puisque ma salive est épuisée, à quoi me sert la vie ? C'est pourquoi , en ce qui concerne la proposition de reprendre ce que j'ai craché, je ne saurai ravaler cela ; je préfère mourir en entrant dans le brasier. » Ayant fait cette rétlexion, il se précipita dans le feu. — Le Buddha dit aux gens assemblés : «Ce serpent, c'est maintenant Çâriputra; cet homme, dans ses existences passées, gardait ce qu'il avait accepté et abandonnait ce qu'il avait rejeté ; maintenant aussi il agit de même. »
On trouve dans ce conte l'idée populaire que le serpent est capable, en suçant son propre venin , de guérir la blessure qu'il a faite, idée qui se retrouve dans le Pancatantra (trad. Dubois,