‹ Cinq cents contes et apologuesChapitre 164 sur 178 · VIII. KEN PEN CHOUO YI TS'IE YEOU POU P'l NAI YE · texte numérisé non relu

VIII. KEN PEN CHOUO YI TS'IE YEOU POU P'l NAI YE

Cf. n° 336 , dont le thème est semblable et la conclusion différente.

IV。 39d.

KEN PEN CHOUO P'l NAI YE (N"' 396-398).

Cf. Kalilah et Dimnuh (trad. Bickell, p. 2/19); La Fontaine, X, 3. ― Pour d'autres rapprochements, voyez Benfey, Panlschatantra, ■ , p. a 3 9-2 /il ; Taine, La Fontaine et ses Jables, p. 268-26/1.

Julien, Avndànas, 1,71.

n°* 1 3 1 et 367.]

Cf. n" 362.

Le dernier trait est dans le Pancatuntra, trad. Lancereau, V, fable 1 2 : L'aveugle , le bossu et la princesse à trois mamelles.

Ken pen cfiouo yi ts'ie yeou pou p'i nai ye tsa che ( Trip. , XVII , 2 , p. 8^ r°-v。) : Dans la ville de P'n-Jo-ni-sseu (Vârânasî) règne le roi Fan-cheou (Brahmadatta) qui maintient sa suzeraineté sur les rois voisins grâce à un c Levai intelligent qu'il possède; ce cheval étant mort, les rois voisins se révoltent et interdisent à Brahmadatta de sortir de sa ville. Cependant Brahmadatta réussit à se procurer un autre cheval intelligent et se rend dans un parc de plaisance hors de ville ; aussitôt les ennemis lui ferment le chemin du retour ; le roi fonce sur ceux qui lui barrent la route ; le cheval est atteint d'une blessure mortelle, mais, ne songeant qu'à sauver le roi, il se précipite dans un étang qu'il parvient à traverser en marchant sur les fleurs et les feuilles de lotus; à peine est-il rentré dans la ville qu'il meurt. Le roi Brahmadatta lui fait rendre de grands honneurs funéraires.

Dmjâvadâna , p. 5 1 o-5 1 5 où ce conte termine l'avadâna intitulé Cûdâpaksa.

Dans le Tch'ou yao king ( Trip. , XXIV, 6, p. 5 r°), ce récit est fort écourté : le marchand de chevaux , ignorant la valeur du poulain, le donne à un homme; quand, ensuite, le roi veut acquérir ce poulain, le marchand de chevaux est obligé de le racheter en livrant en échange cinq cents chevaux ordinaires.

KEN PEN CHOUO P'l NAI YE (N- 399).

Tibetan Tales , p. 296.

Daddabha jâtaka (Jâtaka , u" 392.)

Ken pen chouo yi tsie yeou pou pi tch'ou ni pi mi ye (Trip., XVI, 1 0 , p. 75 r°), oil le même récit est reproduit sous une forme identique.

T. Ill, p. 1-9.

L'intérêt que présente ce conte pour l'histoire de la légende de Rama me décide à en donner ici une traduction intégrale :

Histoire du roi Che-chô {Trip., XIV, lo, p. i r°).

Autrefois , au temps où les hommes vivaient dix mille ans, il y avait un roi nommé Che-chô (Daçaratha) qui régnait sur le Jambudvîpa. La première épouse de ce roi enfanta et nourrit un fils qui fut nommé Lo-mo (^Râma) ; la seconde épouse eut un fils nommé Lo-man (Laksmana ). Le prince-héritier Lo-mo avait une grande bravoure et une force égale à celle de Na-lo-yen [Nârâyana); en même temps il avait (le) Chan-lo 扇 羅 (? 、; il entendait les sons, il voyait les formes; ii était capable de mettre à mal n'importe quel (ennemi ) et personne n'aurait pu lui tenir tête. Or la troisième épouse (du roi Che-chô) enfanta un fils nommé Fo-lo-t'o (Bharata); la quatrième épouse enfanta un fi is qui fut surnommé « celui qui détruit les haines et le mal » (Çairugbna).

Le roi, qui chérissait fort sa troisième épouse, lui dit : r Je ne vous refuserai aucune des richesses que je possède ; si vous avez besoin de quelque chose, je satisferai votre désir. » Cette femme lui répondit : «Je n'ai rien à vous demander (présentement); mais si, par la suite , j'ai quelque désir, je vous en informerai. » Or ii arriva que le roi tomba malade et que sa vie fut en péril : il désigna alors le prince-héritier Lo-mo comme son successeur sur le trône royal ; il lia ses cheveux avec une pièce de soie et plaça sur sa

tête la couronne céleste; toutes les cérémonies et les règles qui sont prescrites pour un roi furent observées.

En ce temps , la troisième épouse (" soignait le roi malade; elle put obtenir une légère amélioration de son état et prit confiance en elle-même à cause de ce résultat. Considérant que Lo-mo héritait de la dignité de son père, elle en conçut de la jalousie; elle déclara donc au roi : ç^Je vous demande d'exaucer le désir que vous m'aviez autrefois permis de formuler; je désire que mon fils soit nommé roi et que vous dégradiez Lo-mo. v A l'ouïe de ces paroles, le roi lut comme un homme qui étouffe et qui ne peut ni avaler (ce qu'il a dans la gorge ) ni le recracher; voulait-il dégrader son fils aîné, (il en était empêché parce qu')il l'avait déjà nommë roi; voulait-il ne pas le dégrader, (il en était empêché parce qu ) il avait autrefois promis d'exaucer le désir de (sa femme). Cependant le roi Che-chô, depuis son jeune âge et pendant toute sa vie, n'avait jamais manqué de bonne foi : en outre, c'est une règle absolue pour les rois que le roi (2) ne saurait avoir deux paroles et ne doit pas violer un engagement qu'il a pris auparavant. En vertu de ces considérations, le roi Che-chô dégrada donc Lo-mo et lui enleva ses vêtements et sa couronne.

Le second fils Lo-man dit alors à son frère aîné : « Mon frère aîné, vous êtes vaillant et fort ; en outre, vous possédez le don de Chan-lo : pourquoi n'en faites-vous pas usage et supportez-vous un tel affront ?» Le frère aîné répondit à son frère cadet : « Celui qui résiste à la volonté de son père n'est pas un fils doué de piété filiale. D'ailleurs, cette mère, quoiqu'elle ne m'ait pas enfanté, doit être considérée par moi comme ma mère puisque mon père l'honore et l'entoure de soins. Enfin mon frère cadet Fo-lol'o est extrêmement afl'able et docile et n'a en vérité aucune autre pensée. Présentement donc, puisque j'ai une grande force et que je possède le don du Chan-lo, comment pourrai-je me conduire à

(1) Le texte donne la leçon 小 夫人: mais il est question de la troisième épouse, et non de la quatrième. Celle-ci , d'ailleurs, ainsi que son fils, ne joue aucun rôle dans tout le resU' du conte.

(i) Au lieu de 法 , lisez 王 .

l'égard de mon père , de ma mère et de mon frère cadet , d'une façon indigne, et comment pourrais-je vouloir leur nuire? » Quand le frère cadet eut entendu cette réponse, il resta silencieux.

Alors le roi Che-chô bannit ses deux premiers fils; il les interna au loin dans une montagne profonde et ne leur permit de rentrer dans le royaume que lorsque douze années se seraient écoulées. Lo-7no et son frère acceptèrent sans haine la décision de leur père. Ils prirent congé en se prosternant de leur père et de leur mère et s'engagèrent au loin dans la montagne profonde.

Cependant P'o-lo-t'o , qui se trouvait précédemment dans un autre royaume, fut rappelé dans son pays pour y être nommé roi. Or Fo-lo-t'o avait toujours été animé de sentiments affables et respectueux à l'égard, de ses deux frères aînés; il conservait pour eux une profonde déférence. A son retour dans le royaume, et alors que son père était déjà mort , il apprit comment sa mère avait obtenu qu'il fût mis à tort sur le trône et que son frère fût dégradé et comment ses deux frères aînés avaient été chassés au loin; il conçut du déplaisir de ce que sa propre mère eût commis une action injuste et il ne vint pas s'agenouiller devant elle pour la saluer; il dit à sa mère : « Pourquoi vous ètes-vous conduite d'une manière si contraire à la justice, en sorte que vous avez comme incendié notre famille ? » Il alla ensuite se prosterner devant la première épouse de son père et redoubla à son égard de respect et d'obéissance.

Puis Fo-lo-{ 0 se mit à la tête d'une troupe armée et se rendit dans la région des montagnes. Il laissa ses gens en arrière et s'avança seul. Au moment où Lo-man vit venir son frère cadet, il dit à son frère aîné : «Vous disiez constamment autrefois que P'o-lo-t'o était juste, déférent , respectueux et obéissant. Maintenant il est venu avec des soldats et c'est sans doute pour nous faire périr, vous et moi. » Le frère aîné s'adressa alors à P'o-lo-t'o et lui dit : « Mon frère cadet , pourquoi avez-vous pris avec vous tous ces soldats ?» P'o-lo-t'o répondit : «Je craignais de rencontrer sur ma route des brigands, et c'est pourquoi j'ai emmené avec moi une escorte armée afin de me protéger. Je n'ai eu aucune

autre pensée. Je désire, mon frère aîné, que vous reveniez dans le royaume pour y exercer le gouvernement. « Le frère aîné répliqua : ç J'ai reçu autrefois l'ordre de mon père qui me bannissait au loin dans ce lieu. Comment pourrais-je maintenant revenir soudain? Si j'agissais ainsi de ma propre autorité, je ne pourrais plus mériter à bon droit le nom de fils excellent et animé de piété filiale à l'égard de son père. » Ainsi , malgré les efforts de Fo-lo-t'o qui ne se lassait pas de le prier instamment, Lo-mo resta inébranlable et s'affermit de plus en plus dans sa rësolution.

Voyant que les intentions de son frère aîné ne pouvaient être modifiées, Fo-lo-t'o obtint du moins de lui ses souliers , et, plein de tristesse et de chagrin , il les rapporta dans le royaume. H se mit à exercer par intérim le gouvernement, mais il avait placé les souliers sur le trône royal et, matin et soir, il venait se prosterner devant eux et demander des iiouvell(3s , exactement comme s'il eût été en présence de son frère aîné. H envoyait en outre très souvent des émissaires dans la montagne pour renouveler à plusieurs reprises sa demande à son frère aîné. Mais les deux frères aînés , considérant que leur père leur avait donné l'ordre de ne revenir qu'au bout de douze ans et que ce terme n'était pas encore nlleint , n'osaient pas contrevenir à cette injondion, tant étaient grandes leur piélé filiale et leur ioyauté.

Par la suite , les années sY'Coulèrent peu à peu jusqu'à atteindre le nombre fixé. Lo-mo, sachant que son frère cadet avait souvent envoyé des gens pour lui adresser avec instances la prière sincère de venir, sachant en outre qu'il témoi};iiait à ses souliers le même respect qu'il lui aurait témoigné à lui-même , fut touché des sentiments excellents de son frère cadet et retourna dans le royaume. Quand il fut arri\ é , son frère cadet voulut abandonner le pouvoir (" et le lui remettre ; mais son frère aîné déclina sa proposition en disant : ttiMon père vous a autrefois donné le pouvoir; je ne dois pas le prendre, v Son frère cadet insista pour le rendre en disant : « Vous êtes l'aîné par droit de naissance; celui qui doit régulièrement assumer la succession de notre père, c'est vous, v

(1) Au lieu de 泣 , lisez 位 .

Ainsi, lour à tour, lis cédaient l'un à l'autre. Enfin, le frère aîné, ne pouvant faire autrement, reprit le titre de roi. Les frères eurent entre eux une sincère harmonie et leur influence transformatrice s'exerça grandement : dans tous les lieux où s'étendit leur vertu , la multitude du peuple en bénéficia ; partout où s'appliquèrent leur loyauté et leur piété filiale, les hommes ne songèrent plus qu'à faire tous leurs efl'orts pour mettre en pratique la piété filiale et le respect. Envers la mère de Fo-lo-t'o , quoiqu'elle lui (、ùt lait un grand tort , (l'aîné) n'avait aucune pensée de rancune. Grâce à cette loyauté et à cette piété filiale , le vent et la pluie se produisirent aux temps opportuns; les cinq sortes de céréales parvinrent à maturilé en abondance; k's hommes ne souffrirent pas d'épidémies ; dans l intérieur du Jambudvipa, toute la population fut dix fois plus prospère et plus florissante que (Hiabitude.

T.III,p. 2.

Ta fang pieu Jo pao ngen king, 、I, 5, p. ! i^-b^: le nom de l'enfant j est Siu-chô-t'i 須閽提 (Sujâti); l'édition de Corée seule indique la variante chan 闘 au lieu de clw 闍.

-\X\ I , ,1 , 2 ''-3 où le te\to est indiqué comme provenant du Ta fanfr pien pao ngen king, mais est différent.

Cf. Schmidt, Dsanglun, p. \\v et suiv. (dans le mongol seul), et le correspondant chinois dans Trip. , XIV, 9 , p. 9, n。 7 du Hien yu king.

Iconographie : Grûnvvedel , Buddh. Stud., fig. i38 , p. yo. ce. n。

Julien , Les Avaclânas n。 IM ).

Cf. Mahaushadha and Vtçâkhâ dans Tibetan Tales . p. 1 66- 1 Go = Schiefner, Mél. As. , YII , p. y 1 D-y 1 6.

T. ni, p. 2.

T. III, p. 3.

I , p. 68-70 et Sàlikeda jàtaha 乂 Jàtaka

Cf. n° 8, et infra, t. Ill, p. i3.

Mahdnmmagga jâtaha (^Jàtaka ii。 546).

Benfey, Kl. Schr., 3 , 1 65 , i yd , 199. ― Jewish Encyclopœdia, I, 2 —— Zachariae, Zur Geschichte vom ivcisen Haikar, Zeitschrift des Vereins fur Volkerkunrk , XVIII, 1908, p. i 7 -i-i ^5.

Mahâvastu, II, 86 ; mais les énigmes, d'ailleurs souvent inintelligibles, sont toutes différentes.

Çukasaptati , hS^-h^^ nuit (Benfey, Ausland, 1859, n° 20). Schmidt, Die Çukasaptati , p. 68. Benfey admet que l'histoire hindoue est le prototype de celle de Haikar; c'est peu admissible.

Bruno Meissner, Quellenmlersuckungen zur Haikar Geschichte, Z.D.M.G., 189/1, ^LVUI, 171-197 ( version arabe ) .

Pour cette application du principe d'Archimède , cf. la note t. III, p. 5.

Dans rhistoire du sage Akhikhar(i), dont les papyrus araméens d'Assouan semblent attester i,existence dès le v" siècle avant l'ère chrétienne, Akhikhar, trahi par son neveu Nadan , a été condamné à mort par le roi d'Ass\ rie , mais il est sauvé par le bourreau qui le met dans une cachette sous terre. Le roi d'Egypte , croyant mort le sage conseiller du roi d'Assyrie , propose à ce dernier une tâche, en apparence impossible, qui est de construire une forteresse entre le ciel et la terre ; le roi d'Assyrie regrette de n'avoir plus auprès de lui Akhikhar pour le tirer d'embarras ; on lui révèle alors qu'Akhikhar n a pas été mis à mort; l'habile vieillard est envoyé au roi d'Egypte : il se déclare prêt à accomplir la tâche demandée; il y parvient en effet par an moyen bien connu puisqu'on le retrouve dans la vie d'Esope, de Planude, que La Fontaine a rendue classique. On sait d'ailleurs que cette vie d'Esope dérive directement de l'histoire d'Akhikhar. Nous avons donc ici bien nettement le thème (lu vieillard qui a été caché sous terre et qui

(i> Voyez HUloire et iagesse d'Ahikar rAstyrien , traduction par François Nau , Paris , 1909. La date de cet ouvrage a donné lieu à des discussions qui sont loin d'être terminées ; il n'en est que plus intéressant d'établir un parallélisme entre ie thème principal de ce livre et celui d'un conte de l'indo.

sauve le royaume en donnant la solution de questions auxquelles personne ne sait répondre.

Dans la Çukasaptatt (trad. Richard Schmidt, p. 68-71), le roi Nanda, de Pàtaliputra , a fait jeter dans un puits son ministre Çakatàla dont les avis lui ont déplu : le bruit se répand que Çakatâla est mort ; pour savoir si le roi iNanda est réellement privé de son sage conseiller, le prince de Vangâla lui demande de résoudre successivement deux énigmes : entre deux juments toutes semblables, quelle est la mère et quelle est la fille ? dans un bâton parfaitement régulier aux Jeux bouts, quelle est la tète et quelle est la queue ? Personne ne pouvant répondre à ces questions, on retire Çakatàla du puits et il les résout.

Dans le Kandjour, l'iiistoire de Mahausadha et Virâkhâ a conservé trois des énigmes de notre conte, mais ne comporte pas le thème du sage ministre enfermé sous terre , car ici c'est l'ingénieuse Viçâkhâ , fiile du charpentier, qui répond de la manière suivante aux trois questions : de deux juments , quelle est la mère et quelle est la filie ? La mère est celle qui a le poil rude; la fille est celle qui a le poil doux. De deux serpents, quel est le mâle et et quelle est la femelie ? Si on caresse le dos des deux serpents avec une feuille de cotonnier placée à l'extrémité d'un roseau , celui des deux serpents qui ne supportera pas ce contact sera le mâle. Dans un bloc de bois de santal , quelle est la partie supérieure et quelie est la partie inférieure ? Si on jette le morceau de bois dans l'eau , l'extrémité qui correspond à la racine s'enfoncera. ( Schiefner, Mél. asiatiques de Saint-Pétersbourg , t. VII , p. 7 1 6-7 1 6 = Tibetan Tales , trad. Ralston , p. 1 6/1-1 60 = Ken pen chouo yi Is'ie yeou pou p'i nai ye tsa che, Trip. , W III , q , p. 35 r。).

Très analogue à ce récit est celui du Hien yu king (Trip., XIV , 9 , p. 厶^ V 。; I. -J. Schmidt, Der Weise und der Thor, p. 189-191) : le roi de Taksaçilà, voulant savoir si le roi de Çràvastî avait un sage conseiller, lui pose ces trois questions; à l'instigation de la sage P'i-chô-li {\ içâkhâ ?) , on répond : «Des deux juments, celle qui est la mère est celle qui repoussera vers l'autre l'herbe qu'on

lui donne à manger; la fille au contraire prendra toute l'herbe pour elle. Pour ce qui est des deux serpents, qu'on les place sur un morceau de toile de coton; la femelle ne bougera pas parce qu'elle se plaît à ce qui est doux et moelleux ; le mâle s'agitera parce que son naturel est rude et qu'il ne se trouvera pas à l'aise sur quelque chose de mou, En ce qui concerne la pièce de bois longue de dix pieds et parfaitement symétrique à ses deux extrémités, qu'on la jette dans l'eau , la partie qui correspond à la base enfoncera tandis que ia tête surnagera. »

Dans un autre conte du Hien yu king {Trip., XIV, 9, p. 8 v°; I.-J. Schmidt, Der Weise unci der Thor, p. 3/i-38 ), un génie de la mer se transforme de diverses manières et menace des marchands de les faire périr dans les flots s'ils ne répondent pas bien aux questions qu'il leur pose : «Y a-t-il personne dont l'extérieur soil plus effrayant que le mien ? Y a-t-il personne de plus maigre que moi ? Y a-t-il personne de plus beau que moi ? La quantité d'eau qu'on tient dans les mains est-elle plus considérable que toute l'eau de la grande mer?» Ces questions sont celles qui apparaissent aussi dans notre conte, de ia page 5 à la page 7 ; elles constituent l'élément religieux qui est venu s'agréger aux autres énigmes, lesquelles n'ont rien de spécifiquement bouddhique.

T. III, p. 9-10.

Cf. t. II, rf 358.

Avadana çataka , trad. Feer, VIII, 8 (78), p. 290-Q9Q.

T. Ill, p. 10-11.

Cf. le n° 3 9 et les notes.

Cf. le n° 28 et les notes.

T. III, p. 12.

(jf. le n° 28 et les notes.

TSA PAO TSAi\(, KING

T. Ill, p. i3.

Cf. ie n" 9 1 et les notes.

Cf. ie n° 5{j et les notes.

T. Ill, p. i3.

Cf. le n 。厶 0 0 et les notes.

Mâtuposaka jâtaka [Jâtaka n" 455).

Fo chouo p'ou sa pen hing king ( Trip. VI, 5 , p. kk \°-(x 5 r°) : Le roi Brahmadatta (P'o-mo-ta-to ■ 孽達多 ), de Vârânasî, a pris à la chasse un éléphant blanc à six défenses : il le relâche pour lui permettre de continuer à servir son père et sa mère ; au bout de douze ans, réléphant revient auprès du roi, comme il l'avait promis.

Ce conte, qui s'inspire de ia piété filiale, se trouve en Chine antérieurement à toute influence bouddhique: il est figuré sur les bas-reliefs du Chan-tong qui sont du milieu du ii* siècle de notre ère (cf. ma Mission archéologique dans la Chine septentrionale , t. I, p. 1 0 2-1 53) et sur une dalle gravée qui paraît être de la même époque ( ci. mes Six monuments de la sculpture chinoise dans Ars Asiatica, II, 1 9 1 /i , p. 3-6 , où j'ai eu l'occasion , dans ia note 2 de la p. 5 , de traduire intégralement ie conte que j'avais simplement analysé dans le tome III de mes Cinq cents contes). — Dans notre moyen âge, voyez le tableau de lu Houce partie dont on trouve deux rédactions dans le Recueil général et complet des fabliaux des XIII* et xiv' siècles par A. de Montaiglon , l. I, p. 8-2-96 ; Jacques de Vitry, mort vers 12/10 (édition Th. E. Crane, 1890 , texte à la p. 121, notes à la p. 260 où sont cités de nombreux parallèles dans ia littérature du moyen âge ); Etienne de Bourbon, mort vers 1261 (éd. Lecoq de la Marche , 1877, P. 1 38 , 11" 161). - ~ Voyez encore Pio Rajna, Una versione rirnata dei sette savi, conte 11

m'potmo, avec observations de Gaston Pâris (dans Romania , X, p. 6-9 ) ; Kathâinanjari tamoule ( traduction anglaise d'extraits par Râjagâpola Mudaliyâr; reproduite pour notre conte dans Ars Asiatica, II, p. 6 , n. 2); frères Grimm , Kinder- und Hausmàrchen, n° 了8; Bernhard Schmidt, Gri'echische Màrchen , Sagen und Volkslieder (Leipzig, 1877, p. 26); Dozon, Contes albanais { Paris, 1881, n° 19, p. i63-i38). ― Cf. W.-A. Clouston, Popular Tales and Fictions , Londres 1887, vol. II, p. 872 et suiv. : The ungrateful son. Dans son livre sur Les fabliaux (1" édition , p. 167 et 1 68 , et 38 édition, p. qo 1-202 et p. /i63-/i6/i ), M. Joseph Bédier estimait qu'on ne pouvait citer de ce récit aucune forme orientale; on voit que cette opinion ne pourrait plus maintenant être soutenue.

T. III, p. i4-i5.

Trip. , XIV, 10, p. 60 \° = Avadâna çalaka , trad. Feer, p. 120- 1 22.

Cf. ie n" 12/1.

Siuan tsi po yuan king [Trip. , XIV, 10, p. 76 r"-'^^ r°K où le récit est fort semblable à celui que nous avons ici. Mais , dans YAvadâna çataka (trad. Feer, p. 297-301), nous trouvons de notables différences : la fille a été mariée par surprise à un marchand étranger nommé Ganga qui ne savait rien de sa laideur physique; d'autre part, quand la jeune femme a reconnu les inconvénients (le ses difformités, elle se pend ; le Buddha lui-même détache le lien qui lui enserrait le cou; elle fait des offrandes au Bhagavat et c'est alors qu'elle devient belle. — Dans le Hie" j/u king {Trip., XIV, 9, p. 10 v'-i 1 r°, cité dans XXXVI , h , 30', et cf. I.-J. Schmidt, Dev Weise und der Thor. p. /i5-5 1), la fille laide du roi Prasenajit est appelée P'o-chô-lo (Vajrà); sa mère n'est autre que Mo-li [Mdïmi).

TSA PAO TSAN(i KING (N° 編). 207 T. Ill, p. 21.

Cf. le n° 96.

T. Ill , p. 21-22.

Cf. le n" 3i.

T. ill, p. 99.

Gf. Irip., XIX, 7, 3/i\

T. Ill, p. a3.

Cf. Sûtrâlamhâra , trad. Huber, n° 65, p. 360-355 , où le jeune bhiksu est Cha-lo-na (Çarana), fils du roi Sou-p'i-lo (Suvîra).

T. III, p.

Sûtrâlamkàra , Irad. Huber, n° 78 , p. /i 2 3-42 6.

T. III, p. 2/1-25.

Gf. Trip., XXII, 5, 58 r°; XXXVI, 8, i/i r°.

Cf. Trip" XX, 1. 96^-97'.

T. III, p. 36-97.

Ce récit offre la particularité d'être, à l'exception du préambule, mis sous forme de gâthas.

Cf. le n° 3".

T. III, p. 99.

Gf. le n" liSli.

Cheou cheng king cité dans XXXVI , 1,61**.

Iconographie : Parapet de gauche , 1 galerie de Boro-Budur.

Gf. \en° h^li. — Kukkuta jâtaka [Jâkata, n° 383).

Iconographie : Bharhut (Cunningham, XLVII, 5). ― Au point de vue iconographique, la scène pourrait rappeler aussi la fabie

ésopique dont s'est inspiré La Fontaine pour écrire Le corbeau et le renard. Il est possible que le jâtaka et la fable aient leur principe dans une seule et même représentation figurée qui aura été interprétée de deux manières différentes.

T. III, p. 3i-33.

Voir les parallèles cités dans la note ad loc.

T. III, p. 32. — T. III, p. 33 etS/i.

Les deux récits sont fondus en un seul dans VAvacIàna çalaka (trad. Feer, p. 1209-2 1 2 = Trip. , XIV, 1 0 , p. 66 ,-67 1'°).

Le récit qui est ici résumé se retrouve dans XAvadàna çataka (trad. Feer, p. 2 i3-2i6 = r'")t;. . XIA , 10, p. 67 v°) : Sudatta pense qu'après avoir donné le Je lava na et des sommes considérables au Buddha et à ia communauté, il doit provoquer des actes plus méritoires encore ; il entreprend donc de quêter dans tout le royaume afin d'obtenir que les pauvres eux-mêmes fassent des dons. Une femme qui est dans la plus extrême misère ne possède qu'un seul morceau d'étoffe acquis par trois mois de travail; c'est son seul vêlement; elle le jette par la fenêtre à Sudatta et reste nue. Sudatta, ému do pitié, lui donne ses propres vêtements; elle meurt peu après et renaît dans la condition de devi. — Cf. Hien yu king [Trip. , \1V, (j , p. 3 i r"); I.-J. Schmidt, Der Weise und (1er Thor, [). 1/19-153. 一 Inf. , 1. Ill, p. 81, 1. 6, la phrase : «A l'imita tion de Sudatla ..." fait allusion à ce récit.

N" àOà.

Cf. Avadmin çntaka, trad. Keer, n" 28, |). 107-108.

Cl. Sàtràlamkàru , trad. Iliiher, p. 117-11',. ― 7W 尸., XX, XXXVI, à, 59".

TSA PAO TSANG KING (N" 405-406). 209 T. Ill, p.".

Sûtrâlamkâra , trad. Huber, n" 76 , p. /i 2 9-/1 33.

Le trait de la femme qui s'aperçoit du chagrin de son mari parce que les larmes de celui-ci coulent sur son bras, se retrouve dans un récit différent du H;cn yu king ( Trip. , XIV, 9, p. 3a r°; I.-J. Schmidt, Der Weisc und der Thor, p. làg).

XXXVI, /i, à8、 assez différent.

T. III, p. ài-Ù2.

Cf. XXXVI, 3, 55K

T. III, p. 'j"3.

Cf. m VI, à, 38b, 29b.

Tch'ou yao king ( Trip. , XXIV, 5 , p. 35 r°-36 r。). Wou tch'ang king cité dans XXXVI, 2 , 83**.

Him yu king [Tnp.fXW, 9 , p. 69,-72 v°; ce récit ne se trouve pas dans la version tibétaine), histoire de Po-p'o-li 波 婆離: A Vârânasî régnait le roi Brahmadatta; son premier ministre engendre un fils merveilleusement beau qu'on nomme Mi-le (Maitreya) parce que sa mère , au temps où elle était enceinte de lui , s'était montrée bonne et compatissante. Cet enfant grandit et sa réputation de sagesse devient si grande que le roi, craignant un futur rival , le mande pour le faire périr; afin de le sauver, on l'envoie auprès de son oncle Po-p'o-li (Bâvari) qui, dans le royaume de Po-li-fou-to 波 梨弗多 (Pàtaliputra), était un maître vénéré , toujours entouré de cinq cents disciples. L'enfant fait de grands progrès dans ses études; pour les fêter, Po-p'o-li projette de faire un banquet; ii envoie un de ses disciples inviter à la fête le père du jeune homme ; ce disciple meurt en chemin et renaît en qualité de deva. Le ban

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