IV. ià
quet a lieu; un brahmane nommé Lao-tou-tch'a 勞度差 (Raudrâksa) arrive en retard; il réclame le cadeau de cinq cents pièces d'or qui a été fait à tous les autres convives , et , comme Po-p'o-li ne peut les lui donner, il lui déclare que, dans sept jours, sa tête se brisera en sept morceaux. Po-p'o-li est saisi de crainte, mais un deva , qui n'est autre que son ancien disciple, vient le réconforter en lui apprenant que ie brahmane est impuissant et que le Buddha seul mérite qu'on ait confiance en lui. Po-p'o-li envoie alors auprès du Buddha seize de ses disciples parmi lesquels se trouve Mi-le (^Maitreya). Mt'-Ie et ses compagnons deviennent tous des çramanas. Visite du Buddha au vieux Po-p'o-li, puis au roi Tsing-fan (Çuddhodana). La tante et nourrice du Buddha, Mo-ho-po-chô-po-t'i (Mahâprajâpatî), offre au Buddba, puis à l'assemblée des religieux , une étoffe couleur d'or quelle a tissée elle-même ; Mi-le (Maitreya) se revêt de cette étoffe et va mendier sa nourriture dans la ville. Histoire du perceur de perles (semblable au récit du n° Zio6). Anil'uddha raconte une histoire des temps passés (semblable au récit du n° /io6). Le Buddha intervient à son tour et raconte une histoire des temps à venir pour montrer que Mi-le sera plus tard le Buddha Maitreya.
Dans la seconde partie de ce récit on remarque la comparaison qui sert à montrer l'utilité de l'union entre frères : un seul fil ne suffit pas à attacher un éléphant; mais plusieurs fils réunis forment un lien qu'un éléphant ne saurait rompre. — Ailleurs , on trouve une autre comparaison : un fagot est en train de flamber ; si on sépare les brindilles de bois qui le composent, elles s'éteignent l'une après l'autre (Ken pen chouo yi ts'ie yeou pou p'i nat ye yao che; Trip. , XVII , 4, p. 7 r°).
Dans la note a de la page 53, nous avons indiqué les textes parallèles en pâli et en chinois.
Voyez encore Hiuau-tsang ( Mémoires , Irad. Julien, t. II, p. 58) ; Spence Hardy, Manual of Buddhism , p. 288.
Iconographie : Bharhut (Cunningham, XXVIII , en bas et à droite) ; —— tambour du slûpa de Dhruv ïîlâ à Mathurâ(ap. Vogel , dans B.E.F.E.-O., 1908, p. fi g. 6 , à droite); ― Vincent
A. Smith, A history of fine art in India and Ceylon, p. 109, fig. 60. ― Fouclier, Les bas-reliefs du slûpa de Sikri (Journ. as" sept.-oct. 1 ()o3 , Hg. 3 et p. a 10 , n. 1); A. G. B. G., fig. 2/16.
T. III, p. 69-70.
Cf. le n" 70.
Cf. Avadâna çataka, trad. Feer, n" 1 3 , p. 6 1-6 4 (qui cite des textes parallèles) = Trip. , XIV, 1 0 , p. 28 i'。.
T. III, p. 78-79.
Iconographie : Foucher, Tentation (丄 G, B. G., fig. 201 suiv).
T. III, p. 79-8â. .
T. III, p. 80-81,
Avadâna çataka (trad. Feer, n° 5 7 1 , p. -2^ 1-226 = Trip. , XIV, 10, p. 68 r°).
T. III, p. 85-86.
Cf. le n° 1 00.
Le premier récit se retrouve dans le Tch'ou yao king (Trip" XXIV, 6 , p. 28 v°-2 9 r°); dans cette autre rédaction , nous avons l'explication d'un passage qui restait obscur dans le Tsa pao tsang king; en effet, d'après le Tsa pao tsang king, Nanda rentre dans sa maison pour remplir le bol du Buddha; quand il ressort , il présente le bol au Buddha qui refuse de le recevoir; Ananda ne veut pas non plus l'accepter et dit à Nanda : «li vous faut rapporter ce bol à l'endroit où se trouve la personne qui l'a donné. ,, 一 Cette réponse d'Ananda est inintelligible; elle s'explique au contraire fort bien si on admet le récit du Tch'ou yao king; pendant que Nanda est entré dans sa demeure , le Buddha part et se rend au
tk.
jardin Ni-kiu-lei (Nyagrodha); quand Nanda ressort , il ne voit plus le Buddha; Ananda l'invite alors à aller à la recherche du Buddha pour lui rendre son bol; Nanda se trouve , par i-e stratagème, obligé de s'éloigner de sa maison et de sa femme.
Dans le Ken pen ckouo yi ts'ie yeou pou p'i mi ye tsa che ( Trip. , XVII, 1, p. 39 r°-4o 、「。), on trouve l'explication d'un autre passage obscur : quand la femme de Nanda voit que son mari veut sortir de la maison pour saluer le Buddha, elle craint d'être abandonnée par lui et le retient par ses vêtements. Nanda lui promet de revenir promptement, Sundarî prend alors du fard qu'elle se met sur le front (ou qu'elle lui met sur le front), et elle lui dit : « Avant que cette touche de fard ait séché , vous devrez être de retour; si vous êtes en retard , vous aurez à payer une amende de cinq cents kârsâpanas. »
Saundarunundakàvya , poème d'Açvaghosa sur ce sujet. Pour une imitation tokharienne, cf. Sprachreste, n° Sg-i/iS. — Samgâmâvacara jâtaka, introduction {^Jâtaka, n" 189). —— Nidàna-kathâ , p. y 1 , trad. p. 125. ― Mahâvastu, III, p. 170, cf. p. 43o. - Kseinendra, Avadânahalpnlatâ , n° 10. —— Beal, Romantic Legend, p. 369-878 = Fo pen king tsi king (Nanjio 680), Trip., XIII, 9 , p. 67 1^-63 v". — Manual of Buddhism, 3 10-Q 11. ― Che kia p'ou , XXXV, 1, 5i v". ― Pom yno king , VI, k , p. lo/i et io5. ― VUdâna (pâli), chap, m, § 2 , ne contient que la visite aux cieux des Trâyastrimças, p. 89-90°. — Cf. Pelliot, Journ. as., 1 9 1 /i , II, p. '
Iconographie : Foacher, L'art gréco-bouddhique du Ganâhârn , p. A 6/1-67 3 et fig. ! 23 'j-238. — Burgess, The buJdhist stùpas of Amaràvatî and Jaggayijapela, Londres, 1 887, pl. XLI, 5. —— Ajantà, cave XV I.
(jf. n。
Ken pen chouo y; ts'ie yeou pou p'i nai ye, Trip. , XVI, y , 101'. Dans B.E.F.E.-O. , VI, p. 1 8- 1 1) , Hub,"' a résumé l'histoire (rHatthaUvaka d'après ce texte.
TSA PAO TSANG KING Ml).
L'histoire tlu Yaksa Ajavaka est l'objet de I'Ajavaka sutta , qui fait partie du Sullanipâla; trad. Fausbôll , S. B. E" vol. X, p. 29. —— Spence Hardy, Manual of Buddhism, p. 969 , a traduit une version singhalaise de cette légende , empruntée à YAmâvatura.
Iconographie : la conversion du Yaksa Atavika est représentée sur un bas-relief de Sikri comme l'a reconnu A. Foucher ( L'art gréco-bo iiddhiq uc du Gandhàra , p. 5 09; Le$ bas-reliefs du stûpa de Sikri dans J. as. sept.-oct. 1 ()o3 , fig. 1 et p. 6-1 5 ). —— Il existe une illustration tibétaine de celle légende. Cf. Hackin , Mémoires concernant l'Asie cetUmle , t. II, p. 5 1 (Les scènes figurées de la vie du Buddha d'après les peintures tibétaines), et pl. XIÏ , n°, 108 à
T. III, p. 99-100.
Abrégé du Vidhurapandita jàtaka [Jâtaka, n" 5/i5、>. Cf. Fo chouo pou sa pen hing king [Trip. , VI, 5, p. h 5 v"- /16 r°).
Cf. Avndâna çataka (trad. Feer, n° 60, p. 1229-^3 i = Trip., XIV, 10, p. 69 v°); Schmidt, Der Weise und (1er Thor, p. 891- 898 {=Hien iju king, Trip., XIV, 9, p. 78 、。- ,k r。). 一 Cf. XVI,
9 , 60^, col. 19.
T. III, p. 101-102.
Hamsa" et Mahâhamsa jâlaka [Jàtaka , n°' 5 02 et 53/j ). Cf. XXXVI, k, 33b-3/i'.
Schiefner : Mahàkâtjâjana und Kônig Tshanda Pr ad jota; § ig , Pradjola s Tràume und derm Deutung (lurch Mâhâfiàtjâjana { Mémoires Acad. (le Saint-Pétersbourg , y série , t. XXII, n。 7, 1870 , p. h-j-bk). — Mahîçâsaka vinaya, XVI, 2 , 53 v°. —— Cf. notre n° 369 , t. II, p. 345 : Les onze rêves du roi Krliin.
2U TSA PAO TSANG KING (IV" Ml).
Firdousi, Le livre des rois , trad. Jules Mohl , éd. in-folio , t. V, p. 1 1 3-1 1 7 ; éd. in-i 2, t. V, p. 90-99 :
1. Un éléphant furieux et formidable sort par une étroite fenêtre, mais sa trompe reste dans le palais.
2. Le trône avait perdu son maître ; un autre était monté sur le trône d'ivoire et avait placé sur sa tête la couronne.
3. Quatre hommes tirent chacun vers soi une pièce de toile de lin qui ne se déchire pas.
II. Un homme altéré se détourne de i'eau ; l'eau court après lui.
5. Une ville magnifique a pour habitants des aveugles qui ne paraissent pas affligés de leur cécité.
6. Les habitants d'une ville sont tous malades; ils vont demander des nouvelles de sa santé à un homme bien portant; celui-ci leur apprend que ce sont eux qui sont malades.
7. (Jn cheval a une tête par devant et une tête par derrière; il broute avec sa bouche double, mais sa nourriture ne trouve pas d'issue pour ressortir de son corps.
8. Trois cruches sont placées l'une à côté de l'autre ; deux sont pleines d'eau; celle du milieu reste toujours vide.