‹ Cinq cents contes et apologuesChapitre 24 sur 178 · Sûtra du saint roi Ting-cheng {Mûrdhaja · texte numérisé non relu

Sûtra du saint roi Ting-cheng {Mûrdhaja

Le roi Ting-cheng , bien que puissamment rirhe, était ambitieux; possédant le royaume de l'Ouest, il conquiert ceux du Sud, de FEst et du Nord , vers lesquels se dirigent successivement sa roue d'or et ses six autres joyaux : un éléphant blanc, un cheval brun, une perie claire comme la lune, une épouse belle comme le jade, un sage premier ministre, un ministre chef d'armée. Il obtient que le sol se couvre de riz et qu'il y ait des arbres chargés de joyaux. Il cherche alors à s'emparer du trône de Çakra, mais aussitôt il est renvoyé sur la terre où il meurt de maladie.

à\. Sûtra du roi P'ou-ming, V anthropophage

Un roi à qui son cuisinier fait manger une fois de la chair humaine lui ordonne de lui en servir tous les jours. Il est chassé par son peuple. 11 jure d'immoler cent rois à ia divinité d'un arbre qui veut le réintégrer dans son royaume. Il est converti au bien par la conduite vertueuse du centième qui revient de lui-même se livrer à ses coups.

Histoire d^Ahgulimdla qui est le même roi dans une autre existence. Ce roi ne voulut accepter le festin offert par un autre souverain que s'il lui élait servi dans les latrines. Le souverain transforme ses latrines en palais, symbole de la souillure qui se transforme en pureté sous rinfluence de la religion.

42, Le Bodhisattva supporte avec patience les injures

Le Bodhisattva est un pauvre hère qui se retire dans un cimetière où on rinsulte; son seul désir est de sauver ces méchants.

â3. Chan{Çyâma)3 qui nourrissait son père et sa mère aveugles, blessé par le

roi de Kdçi

Chan, qui nourrissait son père et sa mère aveugles, meurt de la blessure que lui fait involontairement le roi de Kaçi qui chassait le cerf. En expirant îl charge son meurtrier d'annoncer la nouvelle à ses parents. Ils se lamentcat si douloureusement que Çakra ému rend vie à Chan.

àà. Le Brahmane qui supporte le 雲 affronts

L'ermite Ks.mlivàdin refuse d'indiquer au roi ia direction qu a prise un cerf poursuivi par celui-ci; le roi, irrité, coupe tuccessive-

ANALYSE SOMMAIRE

ment toutes les parties du corps du saint homme; Ksàntivàdia n,en conçoit aucun seutiment de haine et la prouve qu'il a pitié de ce méchant roi, cr comme une mère aimante a pitîé de son enfaalTï, c'est que du lait ruisselle (le ses bras. Le frère cadet de l'ermite survient et remet ses membres en place.

45. Uenfant abandonné par son père, puis par son père adopt if 、 et la fille du

brahmane 165

Un enfant (le Bodhisattva) est abandonne au moment où il vient de naître par son père , un pauvre homme. Il est recueilli par un riche brahmane qui n'a pas de postérité. Au bout de quelques mois, la femme du brahmane étant enceinte, l'enfant est de nouveau abandonné; il est allaité par des brebis, sauvé par le berger et repris par le brahmane. Quand le brahmane est devenu père d'un ills, il abandonne encore une fois l'etifant. Celui-ci échappe au danger d'être foulé aux pieds par des bœufs; ii est ramassé par un marchand, nourri par une veuve, et finit par être rendu au brahmane. L'enfant étant devenu grand , le brahmane cherche encore une fois à se débarrasser de lui en fabaudonnanl dans la montagne; cette tentative ayant été vaine, il décide de le faire périr en le chargeant de porter à un fondeur une lettre au vu de laquelle l'enfant sera jeté dans la fournaise; mais c'est le propre fils du brahmane qui porte la lettre et qui est tué. Plus résolu que jamais à supprimer le jeune homme , le brahmane renvoie à un de ses intendants qui doit le noyer au vu des instructions secrètes qui sont placées dans un sac scellé ; mais au cours du voyage le jeune homme passe la nuit chez un ami du brahmane dont la fille ouvre le sac sceilé et substitue à l'ordre meurtrier une lettre qui invite l'intendant à faire au jeune homme de riches présents pour qu'il puisse épouser la jeune fille. Le mariage a lieu et le brahmane meurt de fureur concentrée.

La femme du Bodhisattva , enlevée par un ndga, est retrouvée grâce au roi des singes i

Le Bodhisattva (appelé aussi le Révélateur) ()) abdique la royauté pour n'avoir pas à entrer en guerre avec son oncle ; ii se réfugie dans les montagnes avec sa femme; celle-ci est enlevée par un nàga, malgré l'opposition d'un oiseau gigantesque. Le Bodhisattva se met à la recherche de la reine ; un roi des singes qu'il a aidé à reconquérir son royaume lui prête son appui; la reine est retrouvée.

47. L'homme tombé dans un ravin qui , sauvé par un "nge, le tue pour le

manger 178

Un singe a sauvé, au péril de sa vie, un homme qui était tombé au fond d'un ravin; épuisé de fatigue , il s'endort; l'homme le tue pour satisfaire son appétit.

(') Dans la tratluclion des Cinq cents contes, t. I, p. 178, lignes iS-ii, au lieu de r^les révélateur&w , lisez «ie Révélateur».

Les deux nâgas et le cobra venimeux i8o

Deux nàgas (le Bodhîsattva et Ananda) sont outragés par un cobra venimeux ; l'un d'eux ( Ananda ) voudrait faire périr le cobra; l'autre 一 (le Bodhisattva) endure les injures avec patience.

Lex animavkx reconnaissants et l'homme ingrat 183

Un religieux sauve un chasseur, un corbeau et un serpent qui sont tombés dans un gouffre. Le corbeau vole une pierre précieuse sur la tête de la reine et l'apporte au religieux \ celui-ci en fait don au chasseur qui le dénonce : le religieux est sauvé par imtervention du serpent qui lui fournit un remède grâce auquel il guérit le fils du roi piqué par le serpent (cf. n° 35).

Un fils de ndga, saisi par w/i charmeur de serpents, danse pour la foule

sous la forme d'un ndga 188

Par Fentremise d'une tortue, la fille du roi Angada épouse un roi nâga. Le fils de cette union renonce à monter sur ie trône à la mort de son père et mène une vie ascétique sous la forme d'un serpent ; il est saisi par un charmeur de serpents qui l'oblige à danser pour amuser la fouie ; il est délivré par son grand-père maternel le roi Aùgada.

Le tigre qui a avalé un os et le passereau qui le lui retire de la gorge . . . igS Après avoir délivré le tigre d'un os qui s'était mis en travers de sa gorge , le passereau rengage à ne plus tuer d,ètres vivants : îe tigre lui répond qu'il a bien de la chance d'avoir pu s'échapper de sa gueule.

Le Bodhisattva et son frère dans le royaume des hommes nus ig5

Le Bodhisattva et son frère vont commercer dans le royaume des hommes nus. Le Bodhisattva se conforme aux mœurs de ce royaume et ainsi se fait aimer des habitants; sou frère aîné, qui a prétendu reprocher à ces gens leurs usages , se voit boom de tous.

Le brahmane qui s'accuse d'avoir volé de Veau dans un étang xc^j

Un brahmane s'accuse cTavoir volé (le l'eau dans un étang. Le roi lui dit d'attendre dans son parc le moment d'être jugé et l'y oublie pendant six jours. Quand on va le chercher, le brahmane tombe d'inanition. La reine se moque de lui; le roi lui fait des offrandes. Dans une existence ultérieure le roi devient le Buddha ; mais avant d'alleindre à rillumlnatioa, il passe par six années d'ahslinence afin d'expier la faute qu'il a commise en oubliant le brahmane pendant sii jours; quant à la reine qui est devenue Yaçodhara, elle est punie do ses moqueries en étant enceinte de Râhula pendant six ans (cf. l. III, p. i36).

Sdtra de l'expiation de la famille des Çdkyas ao3

Destruction Je la ville des Çàkyas par le roi Virù'lhaka. Dévouement inutile de Maliànaman qui obtient qu'on laisse sortir les civils

ANALYSE SOMMAIRE

et qui , eu invoquant le Buddha , entre sous l'eau et périt en attachant ses cheveux à une racine d'arbre. Par la suite le roi Virùdhaka est

puni de sua crime. Avadàna expliquant pourquoi trois villes des Çàkyas ont éprouvé chacune un sort dilVérent.

55. Le Bodhisattva enfonce una aiguille dans chaque pore de sa peau 212

Pour ôtre admis à entendre une stance résumant les enseignements du Buddha , le Bodhisattva consent à enfoncer une aiguille dans chacun des trous de sa peau où il y a un poil.

56. Le roi-singe qui fait traverser une rivière à cinq cents singes 216

Le Bodhisattva , étant un roi-singe , sauve cinq cents singes en leur faisant traverser une rivière sur un pont improvisé formé d'une corde de rotin et de son propre corps. Il se livre au roi du pays pour que celui-ci pardonne aux autres singes d'avoir volé des fruits dans son parc. Le roi, admirant qu'un animal ait des sentirnenls supérieurs aux siens , ordonne qu'on nourrisse ies singes dans

son royaume et que dorénavant on ne leur fasse aucun mal (cf. t. I, n*" 18 et 57),

57. Le roi'Cerj qui fait un pont de son corps jjour sauver (Tauires cerfs, - . • 2i8

Une troupe de cinq cents cerfs se trouve cernée ; le roi des cerfs se place sur la corde qui ies enserre et fait échapper tous les autres cerfs qui passent sur son dos. Le roi des hommes, louché de son dévouement, renonce à la chasse (cf. n。 18, et n** 56).

58, Le cevj bienfaisant > le corbeau serviable et l,homme ingrat 220

Un cerf a sauvé un homme qui se noyait et demande pour unique récompense à rhomrae , qui lui offre d'être son esclave, qu'il ne signale pas sa présence dans la région. La femme du roi, ayant vu ce cerf en songe , désire avoir sa peau et ses cornes pour s'en faire un vêtement et une parure. En échange d'une préfecture , d'un vase d,or et d'un vase d^argent , i^homme qui avait été sauvé par le cerf le trahit et devient aussitôt lépreux. Un corbeau pique l'oreille du cerf qui n^eatend pas venir le roi , prêt à ie tuer. Le cerf demande qu'on l'épargne un instant et fait le récit du sauvetage. Le roi, ému, interdit la chasse au cerf dans son royaume et sa femme meurt de rage en apprenant sa magnanimité.

59. Les marchands en proie aux femmes démoniaques et le roi-cheval volant

qui les sauve as^

Des marchands sont ea proie à des femmes démoniaques : un cheval merveilleux (le Bodhisattva) sauve ceux d'entre eux qui se cramponnent à lui et leur fait traverser ia mer (cf. le n。 87).

60. Le Bodhisattva, étant un roi-poisson, sauve d'autres poissons aa6

Le Bodhisattva étant un roi-poisson sauve tous les poissons en compagnie de qui il avait été fait prisonnier dans un filet.

Le roi-tortue , les lézards et les éléphants 227

Une tortue (le Bodhisattva ) prévoit les maux qui seront causés par un lézard; relui-ci, en effet, provoque une panique dans un troupeau d'éléphants en tombant dans l'oreille de l'un d'eux; les tortues sont foulées aux pieds par les éléphants.

Le roi-perroquet qui feint d'être mort 228

Un roi-perroquet, assis sur un baton de bambou tenu par deux autres perroquets, se tenait toujours sur ce véhicule et, par groupe de cinq cents, les autres lui apportaient leurs oSrandes. Pour éprouver la sincérité de leur affection , il feint un jour d'être mort. Ses sujets rabandonnent aussitôt et se choisissent uu autre roi. Comprenant la vanité de tout attachement, il s'envole dans la solitude.

La colombe qui cesse de manger pour maigrir et s'échapper entre les

barreaux de sa cage 380

La colombe (ie Bodhisattva), capturée avec ses compagnes, cesse de manger et se fait maigrir assez pour pouvoir sVchapper à travers les barreaux de sa cage (cf. le n° 29),

Le s dira du roi-abeille 282

Lu religieux qui s'endort toutes les fois qu'il veut se livrer à ia méditation est tenu réveillé par un autre religieux qui s'est transformé on abeille et menace de le piquer ; mais l'abeille à son tour s'endort après avoir trop mangé du suc des lleurs.

65. Suh^a des trois choses qui provoquèrent le rire du Buddha â36

Le Buddha rit en voyant un vieux marchand de poisson se lamenter sur la morl de son ills; ce rire a trois causes : 1。 la stupidité du marchand qui s,afflige de la mort de son iils en tuant lui-même une multitude de poissons ; 2° ie contraste entre le malheureux poisson qu'on vend et le roi tout-puissant que ce même poisson était dans une existence antérieure; 3° ia singularité qu'il y a à retrouver sous la forme de ce poisson un être qui avait eu la forme bumaine et s'était longuement appliqué à rëtude delà sagesse. ― Ce récit est mal fondu avec un autre dans lequel le Buddlia retrouve sous la forme d'un porc ua homme qui, dans une existence antérieure, avait négligé les pratiques bouddhiques.

Sûlra du jeune enfant qui, dès quil entendit la Lot, l'expliqua 3/10

Un jeune enfant est tué au moment où il venait d'entendre réciter le livre saint de la Prajnapàramita ; il renaît dans le ventre d'une femme qui, pt^ndant quelle est enceinte , se trouve capable de rt»clter la Prajfiiipàramita; quand elle a accouché, elle perd sa sciorico, mais le Ills qu'elle met au monde récite dès sa naissance la iVajùJipàramitâ; cet enfant convertit au Grand Véhicule une multitude de personnes.

ANALYSE SOMMAIRE

67. Sûtra du Bodhisattva sacrifiant $a personne pour sauver des inar-

ch ands 2^5

Le Bodhisattva est allé sur mer avec cinq cents marchands; pour calmer une torapêle qui menace d'engloutir le bateau, il se fait égorger au-dessus des eaux. Ému de son dévouement, Çakra lui rend la vie.

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