DE LA CONDITION DES OUVRIERS XXIII
droits naturels des individus, comnie dénaturant les fonctions de l'Etat, et troublant la tranquillité publique. Qu'il reste donc bien établi que le premier fondement à poser par tous ceux qui veulent sincèrement le bien du peuple, c'est l'inviolabilité de la propriété privée. À présent, expliquons où il convient de chercher le remède tant désiré.
C'est avec assurance que Nous abordons ce sujet, et dans toute la plénitude de notre droit; car la question qu's'agite est d'une nature telle, qu à moins de faire appel à la religion et à l'Eglise, il est impossible de lui trouver jamais une solution efficace. Or, comme c'est à nous principalement qu'ont été confiées la sauvegarde de la religion et la dispensation de ce qui est du domaine de l'Eglise, Nous taire serait aux yeux de tous négliger Notre devoir.
Assurément, une cause de cette gravité demande encore d’autres agents leur part d'activité et d'efforts. Nous voulons parler des gouvernants, des maîtres et des riches, des ouvriers eux-mêmes, dont le sort est ici en jeu. Mais ce que Nous affirmons sans hésitation, c’est l'inanité de leur action en dehors de celle de l'Eglise.