‹ Cinq conférences sur l'encyclique de Léon XIII de la condition des ouvriers [microforme]Chapitre 25 sur 80 · XXIV ENCYCLIQUE DE LÉON XIII · texte numérisé non relu

XXIV ENCYCLIQUE DE LÉON XIII

C'est l'Eglise, en effet, qui puise dans l'Evañgile des doctrines capables, soit de mettre fin au conflit, soit au moins de l'adoucir, en lui enlevant tout ce qu'il a d'âpreté et d'aigreur ; l'Eglise, qui ne se contente pas d'éclairer l'esprit de ses enseionements, mais s'efforce encore de régler en conséquence la vie etles mœurs d'un chacun; l'Eglise, qu' par une foule d'institutions éminemment bienfaisantes, tend à améliorer le sort des classes pauvres ; l'Eglise, qui veut et désire ardemment que toutes les classes mettent en commun leurs lumières et leurs forces pour donner à la question ouvrière la meilleure solution possible ; l'Eglise enfin, qui estime que les lois et l'autorité publique doivent, avec mesure sans doute et avec sagesse, apporter à cette solution leur part de concours.

Le premier principe à mettre en avant, c'est que l'homme doit prendre en patience sa condition ; il est impossible que, dans la société civile, tout le monde soit élevé au même niveau. Sans doute, c'est Jà ce que poursuivent les socialistes ; mais contre la nature, tous les efforts sont vains. C'est elle, en effet, qui a disposé parmi les hommes dei différences aussi

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