‹ Cinq conférences sur l'encyclique de Léon XIII de la condition des ouvriers [microforme]Chapitre 50 sur 80 · LA ENCYCLIQUE DE LÉON XIII · texte numérisé non relu

LA ENCYCLIQUE DE LÉON XIII

l’ouvrier, travail des champs ou de l'usine, qui en est surtout la source féconde et nécessaire. Bien plus, dans cet ordre de chose, le travail a une telle fécondité et une telle efficacité, que l’on peut affirmer sans crainte de se tromper qu’il est la source unique d'où procède la richesse des nations. L’équité demande donc que l'Etat se préoccupe des travailleurs et fasse en sorte que tous les biens qu'ils procurent à la société, il leur en revienne une part convenable, comme l'habitation et le vêtement, et qu’ils puissent vivre au prix de moins de peines et de privations. D'où il suit que l'Etat doit favoriser tout ce qui, de près ou de loin, paraît de nature à améliorer leur sort. Cette sollicitude, bien loin de préjudicier à personne, tourrera au contraire au profit de tous, car il importe souverainement à la nation que des hommes qui sont pour elle le principe des biens aussi indispensables ne se trouvent point continuellement aux prises avec les horreurs de la misère.

Il est dans l’ordre, avons-Nous dit, -que ni l'individu ni la famille ne soient absorbés par l'Etat ; il est juste que l’un et l'autre aient la faculté d'agir avec

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